Kipour: 10 questions fréquemment posées

Chers amis, chères amies,
Dans quelques heures, yom kipour va commencer.
Voici quelques petits rappels ou quelques questions fréquemment posées.
Je formule le voeux que nous sachions profiter de ce jour de jeûne, nous émouvoir de la beauté de la musique et des textes, plonger dans nos réflexions et contribuer à l’expérience commune.
Gmar Hatima tova à toutes et à tous. Au plaisir de vivre avec vous ces moments particulièrement intenses.

  1. Que faire à la synagogue (ici, dans la salle qui nous accueille pour l’occasion) ? A la synagogue vous pouvez écouter les chants, qui sont orchestrés d’une façon particulièrement harmonieuse. Le rabbin fait des commentaires et donne des enseignements, vous pouvez quitter un moment la dynamique de groupe pour y réfléchir. Vous pouvez chanter en hébreu avec l’assemblée, et certains textes sont disponibles en translittération pour les personnes qui ont des difficultés avec l’hébreu. Vous pouvez lire les traductions en français ou les extraits de l’anthologie qui font partie du livre de prière, le MaHzor.
  2. Que faire si on me demande de participer activement? Dites « oui »! Que vous lisiez en hébreu ou en français ou que vous ouvriez les portes de l’arche, il est bon de monter à la Téva. Cela nous permet de montrer ensemble que la Torah n’est pas « une histoire de rabbins, de spécialistes ou de technocrates » mais qu’au contraire, « elle n’est pas dans le ciel », elle appartient à tous. Si vous faites partie de la communauté juive, vous pouvez participer en prenant des « rôles représentatifs » comme monter à la torah par exemple. Si ce n’est pas le cas, vous êtes les bienvenus pour d’autres actes, certaines lectures en français, enlever les ornements de la Torah, etc… Signalez-le aux personnes qui vous invitent à participer. Selon la coutume, suite à un honneur, on verse un don à la synagogue, chacun selon ses moyens, pour permettre à toutes ces activités de se poursuivre et à nos valeurs de continuer à rayonner. Ceci ne doit cependant pas être un frein à votre participation.
  3. Que ne pas faire à la synagogue? Tout ce qui est téléphone n’est pas d’actualité pendant les chabatot et les fêtes. De la même façon, il faut être conscient de la dynamique de l’office et ne pas la perturber. Dans nos communautés, on ne discute pas avec ses voisins pendant les offices, par contre on peut à bon escient échanger quelques mots ou parler doucement avec les enfants.
  4. Que comprend le jeune de Kipour? Le jeune de Kipour inclut la nourriture et la boisson, le fait de s’oindre le corps et tous les autres types de plaisir. Il commence ce soir à 19h16 et se termine demain à 20h19.
  5. Que se passe-t-il si on est sérieusement malade ou si on a un traitement? En cas de nécessité, protéger sa santé est un commandement, il est interdit de prendre des risques, il faut suivre les recommandations de son médecin.
  6. De quelle façon s’habille-t-on? On a coutume de s’habiller de blanc à Kipour, symbole à la fois du deuil et de la joie. On évite traditionnellement les chaussures en cuir.
  7. Faut-il amener son Tallit? Le tallit est important, on l’amène bien sur pendant la journée de Kipour, et on s’abrite sous ce même tallit à la fin de l’office au moment du chofar final, on y invite les personnes qui seraient seules ou n’auraient pas de Tallit. On amène exceptionnellement le tallit également le soir de Kol Nidré car cette cérémonie, bien que tard dans l’après-midi, se fait avant l’arrivée de la nuit.
  8. Les femmes peuvent-elles être sous le Tallit à la fin de Kipour? Oui, nous prions en assemblée mixte, les familles peuvent être réunies, les femmes qui le désirent peuvent elles-mêmes s’abriter sous leur tallit et y inviter leurs proches.
  9. Que recommandez-vous pour les enfants? Les enfants sont les bienvenus à la synagogue, il faut les amener en fonction de leur capacité de concentration, on peut amener des livres ou des jouets qui ne font pas de bruits. De la même façon, ils peuvent jeûner un peu en fonction de leurs capacités, à titre symbolique.
  10. Peut-on parler à ses voisins? Pendant les offices, il est recommandé de s’entre-aider pour la lecture de l’hébreu par exemple, ainsi que de se souhaiter chana tova, ou gmar Hatima tova. On félicite également nos voisins lorsqu’ils viennent se rassoir après avoir reçu un honneur, on leur serre la main et on leur dit « Hazak oubarouH » pour les hommes et « Hizki véimtsi » pour les femmes.

 

La Tsédaka, Changer le monde: Dracha de Roch Hachana

Chères amies, chers amis,

Que ce début d’année soit pour vous intense, et nous emmène vers un Yom Kipour plein de sens.

Voici la version écrite de la dracha que j’ai prononcée mercredi soir au MJLF-surmelin. Elle a été enregistrée au préalable au MJLF-Beaugrenelle, ce qui nous permet d’en avoir également une version vidéo.

Bien sûr, les versions vidéo, live et papier sont parfois différentes, en fonction du média et du moment.

Au plaisir de vous retrouver très bientôt pour Yom Kipour.

Êtes-vous certains que cette année encore le monde « penchera du bon côté », que les plateaux de la balance de la justice s’équilibreront ? Et qu’y faire ? Et votre voisin, juste à côté de vous sur ce siège, dans la synagogue parée en l’honneur des fêtes, sa vie penchera-t-elle du bon côté ? Et nous-mêmes, saurons-nous faire face aux évènements que la vie portera jusqu’à nous au cours de l’année qui vient ?

De quelle façon le monde devrait-il changer pour qu’il penche du bon côté ? Et qui pourra opérer ce changement ? Moi, en tant qu’individu, ou nous, en tant que société ?

Changer le monde c’est articuler la société et l’individu

Lorsque j’étais enfant, au talmud torah de l’ULIF, ma professeure , Laurence Benzaken, nous parlait du Maguen David comme du symbole de l’articulation entre la société et l’individu.

Le Magen David est composé de deux triangles, dont la pointe est tournée, pour le premier, vers le haut, pour le second, vers le bas. La pointe du triangle peut symboliser l’individu. Sa base peut symboliser le collectif. Le premier triangle nous enseigne donc que parfois, l’individu doit être positionné au-dessus du collectif, le second nous enseigne qu’au contraire, parfois, c’est le collectif qui doit prendre le pas sur l’individu. A l’époque où j’étais enfant, cela se traduisait dans notre société comme deux modèles politiques : celui du système communiste, dans lequel le collectif est prédominant, et celui du capitalisme, dans lequel c’est l’individu qui a le dessus.

Aujourd’hui, cette distinction semble dépassée, mais ce questionnement reste pertinent. Les solutions aux grandes questions que nous nous posons reposent-elles davantage sur l’individu ou sur la société ? Si nous souffrons, devons-nous nous tourner vers la thérapie et le développement personnel, nous occuper surtout de nous, pour mieux vivre la situation ? Ou devons-nous au contraire parler ensemble de nos problèmes et trouver des remèdes au niveau collectif ? Devons-nous nous tourner vers la méditation ou vers la révolution ? Devons-nous trouver un coach personnel ou fréquenter nos associations de quartier ?

La réponse rabbinique ne vous surprendra pas et je dirai bien sûr que ceux qui penchent pour la médiation ont raison. Et que ceux qui penchent pour la révolution n’ont pas tort. Et que ceux qui pensent à associer les deux sont sur la bonne voie. Car l’année à venir, nous dit la tradition, repose sur le travail intérieur, la téchouva (s’examiner soi-même), et la téfila (la médiation et la prière), mais également sur le travail collectif, le tikoun olam, la « réparation du monde » et la tsédaka, l’établissement d’une société juste.

La michna rosh hachana autant que la prière ountané tokef nous le rappellent tout au long de ces journées de mobilisation.

Les trois piliers du changement sont donc la téfila (prière, médiation, cri), la téchouva (introspection, travail sur soi) et la tsédaka (mobilisation pour la justice sociale).

On peut dire à ce sujet que Rosh Hashana étant l’anniversaire de la création du monde, c’est le moment de la mobilisation collective, centrée avant tout sur la tsédaka.

Lorsqu’on parle de changer le monde, on parle de faire entrer dans ce monde qui est le nôtre un monde idéal, qui n’existe pas encore, et c’est la définition même d’une utopie.

Comment faire exister ces mondes meilleurs dans nos esprits, pour pouvoir les amener, autant que possible, dans nos réalités ?

Le très beau texte de Michel Foucault peut nous être une inspiration, et inscrire le rêve juif dans la grande famille des rêves humains, qu’il définissait en ces termes, en  1966, sur France Culture :

« Il y a donc des pays sans lieu et des histoires sans chronologie; des cités, des planètes, des continents, des univers, dont il serait bien impossible de relever la trace sur aucune carte ni dans aucun ciel, tout simplement parce que ils n’appartiennent à aucun espace. Sans doute ces cités, ces continents, ces planètes sont-ils nés, comme on dit, dans la tête des hommes, ou à vrai dire, dans l’interstice de leurs mots, dans l’épaisseur de leurs récits, ou encore dans le lieu sans lieu de leurs rêves, dans le vide de leurs cœurs; bref, c’est la douceur des utopies. Pourtant je crois qu’il y a – et ceci dans toute société – des utopies qui ont un lieu précis et réel, un lieu qu’on peut situer sur une carte; des utopies qui ont un temps déterminé, un temps qu’on peut fixer et mesurer selon le calendrier de tous les jours. Il est bien probable que chaque groupe humain, quel qu’il soit, découpe, dans l’espace qu’il occupe, où il vit réellement, où il travaille, des lieux utopiques, et dans le temps où il s’affaire, des moments uchroniques. »

 

Les fêtes de Tishri sont sans aucun doute des temps hors du temps, où se créent tous les temps qui n’existent pas encore et que nous voulons inviter dans nos vies.

Nos synagogues sont des lieux hors des lieux, qui nous permettent de commencer à construire la réalité dans laquelle nous souhaitons vivre.

C’est dans cet esprit qu’Abraham Yoshua Heshel a écrit l’une de ses œuvres majeures : « Les bâtisseurs du temps ».

Et nous ne faisons pas autre chose en partageant nos semaines entre le travail des six jours et le repos du chabat.

Car il existe un temps pour tout, comme le dit l’Ecclésiaste, un temps pour faire vivre les rêves dans nos esprits, et un temps pour les faire vivre non plus dans nos esprits, mais dans la réalité de nos vies.

Et tel est le sens de l’obligation mentionnée dans la torah : « six jours, tu travailleras ». Ce travail n’est pas un travail de servitude, une avdout, mais un travail de construction du monde, une avoda. Ce n’est pas le travail d’un animale laborans, d’une personne interchangeable qui effectue un travail machinal qui disparaitra bientôt. C’est au contraire le travail d’un homo faber, une édification créative humaine qui dépasse la réalité de la nature et qui se transmettra aux générations future. Tel est le travail que nous devons faire pendant 6 jours, avant de faire le point chaque chabat, tel est la nature de ce que nous réalisons pendant l’année, et dont nous rendons compte à Rosh hashana.

Par notre action de cette année, avons-nous réussi à faire entrer nos rêves dans le possible, avons-nous tendu la main à des personnes qui sans nous auraient peut-être chancelé, avons-nous saisi la main de ceux qui pouvaient nous aider pour nous permettre d’avancer ?

 

Nous nous interrogeons aujourd’hui sur ce qu’est le travail, sa nature, son utilité sociale, la façon dont nous devrions le répartir, et la façon dont nous souhaiterions répartir les richesses de la société française autant que les richesses du monde, de la façon de les utiliser à bon escient.

L’idée de tsédaka nous invite à envisager la richesse comme un moyen de permettre la liberté.

La générosité est évoquée dans la torah lorsqu’on parle de la remise des dettes, de la chemita. Le deutéronome nous invite à faire avec lui le pari de la réussite. En ouvrant notre main à ceux qui ont tout perdu, nous leur donnons la chance de se relever, de se remettre à pied d’œuvre, de reprendre une action active dans la construction du monde. Et nous sommes certains qu’à l’arrivée de la septième année, ils auront réussi à rembourser leur dette. Et si tel n’était pas le cas, leur dette serait effacée, pour qu’ils puissent repartir avec une ardoise neutre, ouvrir une nouvelle page. N’existe-t-il pas un risque d’abus ? Le seul abus que la Torah envisage est celui du prêteur, qui pourrait refuser sa confiance. Des études récentes citées par Rutger Bregman dans son livre : « Les utopies pour ceux qui veulent les réaliser », prouvent qu’effectivement, à Londres, des SDF ayant reçu 3000 livres sterling se sont achetés des dictionnaires et ont réussi à mettre un toit au-dessus de leur tête.

La question est tellement sérieuse que pour nos commentateurs, la cause de la destruction de Sodome et Gomorrhe est justement l’absence de tsédaka, le refus de donner une nouvelle chance à ceux qui, malmenés par les circonstances de la vie, ont tout perdu.

Et nous en arrivons à la célèbre expression que cite le talmud chabbat : la tsédaka sauve de la mort.

C’est sans doute le cas dans l’exemple de Sodome et Gomorrhe.

C’est également ce que nous dit la prière ountané tokef, que nous chanterons demain.

La tsadaka sauve de la mort : il ne s’agit pas là d’une affirmation médicale. La tsédaka ne nous permet pas de lutter contre les maladies du corps. Mais elle nous permet de lutter contre une maladie qui nous touche trop souvent : le sentiment d’impuissance.

La tsédaka nous permet de nous sentir libres et vivants, de par notre pouvoir d’aider les autres.

Elle nous permet de nous sentir en sécurité, car grâce à elle, nous vivons dans un monde où celui qui trébuche et tombe n’est pas écrasé par la foule, mais relevé par ceux qui l’entourent. Et si cela nous arrivait à nous, des mains se tendraient pour nous secourir, de même que nous avons-nous même tendu la main vers d’autres en pareille circonstance.

 

La tsédaka sauve de la mort parce qu’elle nous éloigne de la fatalité, et nous rapproche de la liberté.

Elle est liée dans le talmud à cette autre phrase fondatrice : il n’y a pas de destinée pour israël. Quoi que dise l’astrologie, la psychologie, la sociologie, nous pouvons nous extraire des statistiques et garder notre liberté.

La misère est une menace pour tout le monde, et ce risque nous entraine dans une course à l’accumulation, alors que le sentiment de sécurité nous permet de travailler raisonnablement à la satisfaction de nos besoins réels.

L’argent nous permet de nous accomplir dans nos vies, et de nous mettre en relation avec les autres et avec notre liberté.

Il ne doit pas constituer un obstacle, comme dans la scène final du « Dibouk ». Le rabbin conduit une personne très aisée mais peu généreuse, devant la fenêtre. « Que vois-tu ? » « Des enfants qui rient, des hommes, des femmes, la vie ». Il la conduit vers un miroir. « Que vois-tu ? » « Je ne vois que mon image. » «  C’est exactement cela, parfois, il suffit d’un peu d’argent sur la vitre par laquelle on voit le monde pour que tout devienne opaque, et qu’on voit plus qu’une seule chose : soi-même. »

Revenons aux basiques. Comme le dit Hillel : si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?, nous souhaitons cette année veiller à notre propre bien-être, à celui de nos proches, à celui de notre communauté. Mais Hillel continue : si je ne suis que pour moi, que suis-je ? Tournant en roue libre, enfermé dans mon propre esprit, je reste loin de la vie et du mouvement. Nous devons nous occuper de nous-mêmes, mais aussi des autres, de nos proches, et de ceux qui le sont moins, de notre communauté, et d’autres communautés, dans le monde juif, dans le monde interreligieux et dans le monde associatif. Et Hillel de conclure : et si ce n’est pas maintenant, quand ? L’heure de l’action, c’est maintenant. Maintenant pour faire exister nos rêves dans nos esprits, pendant ces jours de fête, et pour les transposer dans nos réalités, lorsque le vrai « travail » reprendra.

Suivons donc la recommandation de Hillel, en nous souhaitant à nous-même, intérieurement, une année pleine de renouveau, puis en nous souhaitant mutuellement, les uns aux autres, une année de bonheur, avant de nous tourner vers ceux de nos voisins que nous connaissons moins et d’envisager de poursuivre nos actions, en nous mettant parfois sur le dessus du magen david, et parfois au contraire, en nous mettant en retrait, pour faire exister ensemble l’individuel et le collectif.

 

Chana Tova oumétouka

Fêtes 5778: Prenez date!

Alors que l’année commence, nous pouvons déjà nous préparer aux rendez-vous festifs de 5778.

Les offices de fêtes sont particuliers :

  • L’office du soir est très court (environ 40mn) et se prête bien à un moment de recueillement ou à un moment familial accessible aux enfants.
  • L’office du matin comprend les beaux chants du Hallel, ainsi que des éléments particuliers, comme l’utilisation du loulav à Soukot par exemple. Ce sont des moments plus intimes car il est difficile à certains d’entre nous de prendre congé de leur travail. Si vous en avez la possibilité, organisez-vous dès que possible pour que nous puissions compter sur vous pour le minian.
  • L’office du matin comprend également un Yzkor à la mémoire de nos chers disparus, vous pouvez venir dire leur nom à la synagogue.

Pour avoir accès aux derniers détails, vous pouvez vous abonner à ce site.

Si vous voulez nous aider, inscrivez-vous également sur le doodle suivant, pour que nous sachions que nous pouvons compter sur vous, que nous puissions éventuellement vous contacter pour vous proposer à l’avance l’un ou l’autre honneur. http://doodle.com/poll/zkkemh3fckhqc9vd

  1. Mercredi 20 sept 18h45, 21 sept 10h et 18h45, 22 septembre 10h                                                                                               Rosh hashana
  2. Vendredi 29 sept soir et samedi 30 sept matin                Kipour
  3. Mercredi 4 oct (18h45) / jeudi 5 oct (10h)                      Soukot
  4. Mercredi 11 oct (18h45) /jeudi 12 oct (10h)                   SimHat Tora
  5. Mercredi 28 fevr (18h45) / jeudi 1e mars (10h)              Pourim
  6. Pessah 30 et 31 mars (chabbat) (10h)                              PessaH
  7. Jeudi 5 avril (18h45) / jeudi 6 avril (10h)                        Fin de PessaH
  8. Samedi 19 mai (18h45) / dimanche 20 mai (10h)           Shavouot

Bienvenue en 5778 Chana Tova – שנה טובה

Chers amis, chères amies, que cette nouvelle année vous permette d’accéder à tout ce qui vous tient à coeur.

En guise de petit cadeau, un lien vers l’émission de ce matin sur radio judaïque FM, je remercie encore Léa Moscona pour son invitation. Vous pouvez réécouter l’émission en suivant ce lien.

Et en photo, la liste des chants de Tishri du CD de notre chère Hazanit, dont la beauté pourra faire le bonheur de ceux et celles qui souhaitent continuer à écouter notre liturgie.

Rosh hashana et la responsabilité humaine, demain à 9h30 sur judaïque fm

Chers amis, ce petit article express pour vous signaler que je serai l’invitée de Léa Moscona demain matin dans l’émission  » c’est nouveau, ça m’intéresse ».

http://www.judaiquesfm.com/emissions/23/presentation.html
L’occasion d’un petit re-centrage sur la fête de Rosh Hashanah, qui commence dans moins de 24h!

שנה טובה, לשנה טובה תכתבו

Bonne année 5778, que vous vous inscriviez dans une année de vie. 

SeliHot – Ce dimanche 9h45 à Nation

Ce dimanche à 9h45 auront lieux nos seliHot pédagogiques. L’occasion de découvrir ces belles prières, de nous projeter dans une année renouvelée, qui intègre réellement la réalité de l’année passée, nos nouvelles découvertes, nos nouvelles compréhension, et notre nouvelle condition si nos vies ont changé. Nous nous préparons à travers ces prières à la transition vers la nouvelle année, rosh hashana, yom kipour, et nous entendons le chofar.

Ce moment sera suivi d’un petit office du matin, qui permettra également aux parents de se familiariser avec les prières que leurs enfants apprennent au talmud torah.

Ce dimanche, 9h45, à Ganénou, premières seliHot pédagogiques.

Autres rendez-vous: mercredi 24 septembre 7h30 Surmelin et dimanche 27 septembre 9h45 ganénou.

 

Que signifie le judaïsme pour l’avenir de nos enfants – étude ce dimanche à Ganénou

Chers amis, chers amies,

Ce dimanche, notre Talmud Torah fera sa rentrée.
Nous enfants étudient le sens de leur identité, et nous avons la chance d’y contribuer.
Il nous appartient de leur montrer qu’ils ne sont pas seuls à étudier, et que nous aussi, nous nous posons des questions, nous cherchons des réponses, nous voulons mieux comprendre le monde et nous-mêmes.
Les cours rabbiniques à Ganénou poursuivent cet objectif.
Que vous soyez parent ou simplement intéressés par les thématiques, rejoignez-nous à 11h ce dimanche pour notre première étude participative. Nous réfléchirons ensemble au sens pour nos enfants de leur identité juive.

Ce dimanche:

Que signifie le judaïsme pour l’avenir de nos enfants ?                dim 17 sept

Autres rendez-vous:

Réunion du Talmud Torah           dim 8 oct

Cours pour les parents du talmud torah et de la communauté: Comment parler du Judaïsme libéral à nos enfants ?       dim 26 nov

Hanouka, Pourim, SimHat Torah : Qu’est-ce que la synagogue apporte à nos enfants ?               dim 17 dec

Venez chanter les chants de fin de Kipour

Ce vendredi à 18h, se tiendra notre dernière rencontre autour des chants de Roch Hachana et de Kipour.

Nous nous concentrerons sur la poésie liturgique de Moché Ibn Ezra, El Nora Alila, la seliHa « anénou » ainsi que les 13 attributs divin. Nous aurons l’occasion de parler de leur histoire, de leur signification, et surtout de les chanter ensemble.

Chacun est bienvenu, chacune est bienvenue.

Anénou est très simple à apprendre et peut être l’occasion d’un moment ludique avec les enfants y compris les tout petits, El Nora Alila est facile et les 13 midot revêt un degré de complixité un peu plus grand en termes de vocabulaire et de musique. A vous de voir ce qui vous convient!

Téléchargez ici la feuille chants de Tichri 4 – El Nora Alila, Anénou, 13 midot

El Nora Alila, Anénou, 13 midot

 

 

El nora alila
El nora alila, hamtsi lanou mehila bechaat haneïla, bechaat haneilaMetey mispar krou’im lekha ayim nos’im oumsaldim behila bechaat haneïla

ShofeHim lekha nafcham, mete picham veHaHcham vehamtsi’em meHila bechaat haneïla

Heye laHem lesitrah, veHaltsem mim’era veHatmem lahod ouleguila bechaat haneïla

Hon otam veraHem, veHol loHets veloHem asse bahem pelila bechaat haneïla

ZeHor tsidkat avihem, veHadesh et yemeïhem kekedem outHila bechaat haneïla

Kera na chenat ratson, veHashev she’erit hatson leahaliva ve’ahalah bechaat haneïla

Tizkou leshanim rabot, habanim veha’avot beditsa ouvtsahala bechaat haneïla

MiHa’el sar yisra’el, eliyahou vegavri’el basrou na hag’oula bechaat haneïla

http://www.daat.ac.il/daat/sifrut/maamarim/el-nora-2.htm

 

Anénou
13 midot

Ex. 34 :6 (et Nb 14 :18)

Adonaï Adonaï el raHoum véHanoun EreH apaim vérav Héssed véémet, notser Héssed laalafim, nossé avon vafécha véHata vénaké.

 

La Divinité passa devant lui et proclama: « ADONAÏ est l’Étre éternel, tout puissant, clément, miséricordieux, tardif à la colère, plein de bienveillance et d’équité; 7 il conserve sa faveur à la millième génération; il supporte le crime, la rébellion, la faute, (mais il ne les absout point)

 

http://www.nechama.org.il/pages/980.html

El nora alila – Moché Ibn Ezra (ami d’Abraham) a rédigé l’essentiel de son œuvre poétique après son exil dans l’Espagne chrétienne. Né à Grenade, il a du fuir la ville à l’époque de la conquête almohade. El Nora Alila ouvre la dernière partie du Jour de Kipour, la prière de « Néila ». On y entend à la fois l’espoir d’une fin joyeuse à ce jour de jugement et la gravité de ce moment, dernier instant avant la « fermeture des portes ».

 

אֵל נוֹרָא עֲלִילָה, הַמְצִיא לָנוּ מְחִילָה בְּשָּׁעַת הַנְּעִילָה:

מְתֵי מִסְפָּר קְרוּאִים, לְךָ עַיִן נוֹשְׂאִים וּמְסַלְדִים בְּחִילָה בְּשָּׁעַת הַנְּעִילָה:

שׁוֹפְכִים לְךָ נַפְשָׁם, מְחֵה פִּשְׁעָם וְכַחְשָּׁם וְהַמְצִיאֵם מְחִילָה בְּשָּׁעַת הַנְּעִילָה:

הֱיֵה לָהֶם לְסִתְרָהּ, וְחַלְצֵם מִמְּאֵרָה וְחָתְמֵם לַהוֹד וּלְגִילָה בְּשָּׁעַת הַנְּעִילָה:

חוֹן אוֹתָם וְרַחֵם, וְכָל לוֹחֵץ וְלוֹחֵם עֲשֵׂה בָּהֶם פְלִילָה בְּשָּׁעַת הַנְּעִילָה:

זְכֹר צִדְקַת אֲבִיהֶם, וְחַדֵּשׁ אֶת יְמֵיהֶם כְּקֶדֶם וּתְחִלָּה בְּשָּׁעַת הַנְּעִילָה:

קְרָא נָא שְׁנַת רָצוֹן, וְהָשֵׁב שְׁאֵרִית הַצֹּאן לְאָהָלִיבָה וְאָהֳלָהּ בְּשָּׁעַת הַנְּעִילָה:

תִּזְכּוּ לְשָׁנִים רַבּוֹת, הַבָּנִים וְהָאָבוֹת בְּדִיצָה וּבְצָהֳלָה בְּשָּׁעַת הַנְּעִילָה:

מִיכָאֵל שַׂר יִשְׂרָאֵל, אֵלִיָּהוּ וְגַבְרִיאֵל בַּשְּׂרוּ נָא הַגְּאוּלָה בְּשָּׁעַת הַנְּעִילָה:

 

Anénou – « Réponds-nous ! »

 

עֲנֵנוּ אָבִינוּ עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ בּוֹרְאֵנוּ עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ גּוֹאֲלֵנוּ עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ דּוֹרְשֵׁנוּ עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ הוֹד וְהָדָר עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ וָתִיק בְּנֶחָמוֹת עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ זַךְ וְיָשָׁר עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ חַי וְקַיָּם עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ טְהוֹר עֵינַיִם עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ יוֹשֵׁב שָׁמַיִם עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ כַּבִּיר כֹּחַ עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ לֹא אֵל חָפֵץ בְּרֶשַׁע עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ נוֹרָא וְנִשְׂגָּב עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ סוֹמֵךְ נוֹפְלִים עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ עוֹזֵר דַּלִּים עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ פּוֹדֶה וּמַצִּיל עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ צַדִּיק וּמַצְדִּיק עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ קָרוֹב לְכָל קוֹרְאָיו בֶּאֱמֶת עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ רָם וְנִשָֹּא עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ שׁוֹכֵן שְׁחָקִים עֲנֵנוּ. עֲנֵנוּ תּוֹמֵךְ תְּמִימִים עֲנֵנוּ:

 

13 midot – Est-ce Dieu ou Moïse qui a prononcé les 13 midot ? La tradition est partagée. Ces 13 qualités sont énumérées au moment du don des deuxièmes tables de la loi, les premières ayant été détruites suite à l’épisode du veau d’or. Elles sont un appel aux qualités divines, qui sont le fondement de sa bienveillance à notre égard. Leur récitation omet la fin du verset, et nous aurons l’occasion d’évoquer le sens de cet « oubli ».

 

וַיַּעֲבֹר ה’ עַל פָּנָיו וַיִּקְרָא
ה’ ה’ אֵל רַחוּם וְחַנּוּן אֶרֶךְ אַפַּיִם וְרַב חֶסֶד וֶאֱמֶת: נֹצֵר חֶסֶד לָאֲלָפִים נֹשֵׂא עָוֹן וָפֶשַׁע וְחַטָּאָה וְנַקֵּה )לֹא יְנַקֶּה – פֹּקֵד עֲוֹן אָבוֹת עַל בָּנִים וְעַל בְּנֵי בָנִיםעַל שִׁלֵּשִׁים וְעַל רִבֵּעִים.(

Vous êtes invités à une Bar/Bat Mitsva? Voici les réponses aux questions que vous vous posez!

Que dire à ses invités lorsqu’on célèbre la Bar ou la Bat Mitsva de ses enfants? Comment agir lorsqu’on est soi-même invité? Voici quelques mots sur la meilleure façon pour vous de participer à cette expérience avec le MJLF-est Surmelin. Voyez également la playlist suivante si vous voulez découvrir quelques chants et quelques moments phares de l’office:

1 Quel est le dress-code? Comment est-on censé s’habiller ?

Le plus important c’est de « s’habiller » de la volonté de découvrir un jeune qui prend sa place dans le monde des adultes, de « mettre ses vêtements de splendeur », ainsi qu’on le dit dans « LeHa dodi », c’est-à-dire une attitude intérieur de bienveillance et de partage, dans le respect de soi-même et des autres.

Pour ce qui est des habits extérieurs, je vous recommande de choisir une tenue dans laquelle vous vous sentez bien, et qui marque également l’importance de ce jour de bar/bat mitsva et de chabbat. Dans nos communautés, on ne considère pas que les femmes mariées doivent nécessairement se couvrir la tête, en revanche, nous respectons la tradition selon laquelle les hommes mettent une Kipa en signe de respect pour ce qui se passe dans ce lieu particulier. Des kipot (pluriel de kipa) sont disponibles à la synagogue.

D’une façon générale, les règles de l’habillement dans la tradition juive, que l’on nomme règles de « tsniout », sont des règles de comportement général, de respect de l’autre, de non sexualisation vestimentaire : nous nous rappelons du caractère sacré de la dignité humaine et du respect que nous avons pour nous-mêmes et pour les autres. Si vous respectez ce principe, vous ne risquez pas de commettre d’impair dans notre synagogue.

2 Quels comportements adopter pendant la cérémonie ? Le silence est-il de rigueur ?

L’accueil est important pour nous, et nous ferons tout pour que vous vous sentiez bien et que cette cérémonie revête pour vous le maximum de sens.

Nous vous proposerons un livre de prière : prenez-le, il comprend des traductions en français et des textes de méditations auxquels vous pourrez vous référer pendant l’office. Prenez également une kipa pour les hommes. Nous vous demandons également d’éteindre vos téléphones portables et de ne pas les consulter, mais au contraire de vous poser avec nous dans ce temps spécial.

Pendant l’office : Vous pouvez suivre dans le livre de prière, lire les textes de l’anthologie, chanter les prières que vous connaissez, fredonner les airs que vous souhaitez apprendre pour accompagner les chants, apporter votre voix au moment des lectures en français. Si le cœur vous en dit, il est recommandé de chanter spécialement avec le Bar Mitsva ou la Bat Mitsva, ou en alternance avec lui ou elle lorsqu’il s’agit d’un chant alterné (voir les vidéos d’aide). Il faut évidemment écouter le jeune lorsqu’il intervient, et si possible lui répondre. Nous apprécions particulièrement lorsque les participants s’entre-aident, n’hésitez pas à demander ou à proposer de l’aide, pour savoir où on en est dans l’office par exemple.

3 Comment faire de ce moment un temps privilégié lorsqu’on a de jeunes enfants?

Dans un premier temps, on s’assoit en famille tranquillement, on peut leur parler à voix basse pour les encourager à observer les objets de la synagogue, le livre de prière, ou leur raconter des histoires concernant des valeurs qui nous tiennent à cœur. Il est bon de dire aux enfants qu’à certains moments ils pourront eux-mêmes rejoindre le jeune sur l’estrade, cela leur permet de s’y préparer. Quand les enfants saturent, il est possible de sortir un livre d’enfant, un biberon, voire des petits gâteaux, éventuellement un puzzle ou des jeux très calmes. Les enfants ne doivent pas se promener dans la synagogue sans surveillance. Ils peuvent venir sur l’estrade s’ils le souhaitent et « explorer l’espace » dans le calme s’ils le souhaitent. En préparation : regardez les vidéos avec eux et apprenez quelques chants, cela vous permettra de faire de ce temps un moment familial significatif.

Vous avez d’autres questions? N’hésitez pas à les poser en commentaire!

Chant de Tishri 3: Kadish Hassidique et Shomer Israel

Ce soir, de 18h à 18h30, nous chanterons ensemble certains des chants et des airs les plus emblématiques de Rosh Hashana et de Yom Kipour, avant d’enchaîner avec un office spécial d’accueil des enfants.

Le Kadish

Cette prière écrite en araméen célèbre notre engagement indéfectible envers l’espoir d’un monde meilleur. Elle trouve sa source dans les psaumes, dans le livre de Daniel, et dans le midrash. Il constitue un dialogue entre celui qui le dit et l’assemblée qui lui répond et le soutien. Il s’agit soit de l’officiant (qui souhaite le bien de l’assemblée), d’un endeuillé ( qui reçoit le soutien de l’assemblée) ou d’une personne de l’assemblée (qui souhaite alors le bien-être du rabbin). Le Kadish Hassidique des fêtes de tishri est très joyeux et donne du rythme et de la convivialité à ces offices solennels.

Oz beyadéHa / ata véHartanou

Ces quelques phrases, au milieu de la Amida, sont spécifiques aux fêtes de tishri, nous les soulignons donc avec des chants spécifiques repris en chœur par l’assemblée.

 

Shomer Israël

Ce très beau Piout est très représentatif des seliHot. Il met en place un dialogue entre l’officiant et l’assemblée, qui s’associent pour demander au Créateur de prendre soin du peuple juif et lui permettre d’exister encore pour l’année à venir.

Chants de Tishri 3 à télécharger



A travers ces chants, nous aborderons le sens de cette année juive qui recommence dans quelques semaines, et nous nous préparerons aux offices de seliHot et à ceux de Rosh Hashana et de Kipour.

A tout à l’heure, et shabbat shalom à toutes et à tous!