Formation Bar Mitsva/parents – la pratique

Ce matin, nous avons partagé une grande heure de rencontre parents/jeunes/rabbins, dans le cadre de la formation Bar et Bat Mitsva du MJLF.
Ce temps nous a permis d’explorer différents aspects de la pratique.

  • Nous avons commencé par expérimenter différentes façon de chanter le Psaume 150 (Halélouya) et pu ainsi mesurer combien la pratique peut varier pour une même réalité « théorique ». Ainsi, nous avons une grande marge de manœuvre à la fois dans nos vies, d’une façon générale, et bien sûr également dans la façon dont nous nous approprions l’expérience de notre bar/bat Mitsva (pour les jeunes), ou de la Bar/bat mitsva de nos enfants (pour les parents).
  • Nous avons poursuivi par un brainstorming sur ce que représente pour nous le mot « pratique ». La complémentarité de la pratique et de la réflexion a été évoquée à cette occasion, autant dans le cadre de la tradition que dans les cadres des processus d’apprentissage: c’est en faisant que l’on apprend à faire, pas en apprenant par cœur les modes d’emploi.
  • Une partie plus théorique nous a permis d’aborder la différence entre les concepts d’avoda (service, service du temple service du coeur, accomplissement d’un seder de PessaH tourné vers l’accès à plus de liberté, « oeuvre ») et de avdout (esclavage, superstition, un seder de PessaH tourné uniquement vers la routine ou la soumission à des ordres extérieurs, « travail » selon Hannah Arendt, voir la partie 4 sur ce lien condition de l’homme moderne.)   , nous avons évoqué les dangers de la Amtssprache évoquée par Eichmann comme l’un des facteurs décisifs de déresponsabilisation, la langue du « devoir » qui permet de justifier n’importe quelle action, par opposition avec le langage de la responsabilité qui appelle au jugement libre. L’idée est alors que les libertés des uns et des autres trouvent des espaces d’expression compatibles.
  • La célèbre phrase de Hillel « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera? Si je ne suis que pour moi, que suis-je? Si je n’agis pas maintenant, quand? » ( Avot 1:14) a ensuite mobilisé toute notre attention, à travers quelques réflexions apparentées à celles de la communication non violente, puis à travers un petit commentaire initial, suivi d’un échange entre parents et enfants sur un modèle d’écoute alternative inspiré du coconseil (co-counselling/reevaluation counselling).

Merci encore à toutes et à tous, de tous les âges, pour votre participation, en particulier pour les Bné Mitsva venus du far-east ;-), et merci à Révital pour cette occasion unique de partager autour de ce moment merveilleux de la Bar/Bat mitsva.

 

 

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