Le Talmud, une leçon de vie -cycle 5782

Le Talmud est le cœur battant du judaïsme, nous l’étudions ensemble et nous le faisons vivre, tous les mois !

Cette année nous reprendrons des textes midrachiques, dans notre structure classique : présentation, hévrouta (étude par 2), discussion

ATTENTION, ce cours auparavant le mercredi passe au MARDI. Inscriptions sur ce lien: https://framaforms.org/inscription-talmud-2021-2022-1632237527

Où ?                      Zoom

Quand ?              1 Mardi par mois de 12h30 à 13h30 (accueil à 12h15)

12/10    « Respect de toutes et tous » Sanhedrin 4 :5

09/11    « La cause intérieure de l’amour » Sifra Kedochim

14/12    « Pourquoi le mal persiste ? Avoda zara 54:7

11/01    « Vérité ou Rahamim ? » Berechit Raba

08/02    « La paix est-elle possible ? » Mekhilta derabi ichmael

15/03    « Faut-il être Unis ? » Sifri devarim

12/04    « Torah et sociabilité » Eliyahou

10/05    « L’essence du judaïsme selon hôtel » Babli Chabbat »

14/06    « Ce qui détruit nos œuvres » Babli yoma

Cycle de cours: Notre judaïsme pour demain

Qu’est-ce que le judaïsme ? Qu’a-t-il été ? Que peut-il devenir ? Comment agit-il en nous ? 13 séances portant sur les éléments centraux du Judaïsme, pour une réflexion moderne et personnelle des grands piliers du judaïsme. Inscription Sept-dec sur le lien suivant: https://framaforms.org/inscription-venir-au-judaisme-1591048937

Où ?  Zoom

Quand ?  1 ou 2 Lundi par mois, de 19h (accueil 18h45) à 20h30

Les prochains rendez-vous :

11/10        Chabbat

08/11       Les commandements

22/11        L’étude

06/12       La synagogue 

03/01      Cycle de la vie

17/01       L’année juive

31/01       La Torah

07/03      La Torah orale

21/03      La prière

04/04     La Bible

09/05     Les bénédictions

23/05     Le Judaïsme libéral

06/06    Questions actuelles       

Les fêtes continuent… inscrivez-vous! (+chants, articles, seder de soukot)

Après l’effort, le réconfort… Soukot, SimHat Torah sont des moments merveilleux, plus intimes, ils sont « zeman simHaténou », le temps de notre joie. Venez découvrir le loulav, la souka, les danses et la reprise de la lecture de la torah…

Les lundi 20 et 27 à 18h30, discussion sur la fête puis très court office de 18h45 à 19h15, idéal pour les familles.

Les mardi 21 et 27 à 10h, offices avec les merveilleux textes spécifiques à la fête et le hallel.

Le minian est un devoir communautaire. voulez-vous, pouvez-vous contribuer à le garantir pour les fêtes? Ou plus simplement, voulez-vous me faire part de votre présence? Oui? Grand merci à vous, ainsi, ensemble, nous assurons la base du minian, permettant à toutes et à tous de se joindre à nous sur une base stable.

Inscrivez-vous ici svp: https://framaforms.org/minian-soukot-et-simhat-torah-1632040169

Tout pour préparer un seder de soukot pour petits et grands https://rabbinchinsky.fr/2020/10/02/comment-ca-un-plateau-du-seder-de-soukot/

Un article général sur les fêtes juives ici https://rabbinchinsky.fr/2017/05/30/%d7%9betes-soukot-pessah-chavouot/

Une feuille de chants à imprimer pour la fête et que vous retrouverez également à la synagogue: chants-courts-pour-soukot-et-simhat-torah-(translitt) avec-kidouch (hébreu et fr)

Vous cherchez des personnages symboliques à inviter? rencontrez nos Ouchpizot: meguila 14a les 7 prophetesses

Retrouvez les chants de SimHat Torah sur la playlist suivante ainsi que le hallel ici et les hakafot ici.

puzzle soukot simhat torah

vidéos de chants https://youtu.be/COdXxpczrag, https://youtu.be/c47bLWu4rD0, https://youtu.be/S_RSbPP44FE, https://youtu.be/A_fRMyWEqfw

On ne nait pas humain, on le devient : le temps du changement (dracha Kipour 5782)

On ne nait pas humain, on le devient : le temps du changement

Rabbin Floriane Chinsky http://www.rabbinchinsky.fr

C’est la fin du monde. Les astronomes sont unanimes, dans une semaine, une météorite va s’écraser sur la terre, les banquises vont fondre, le niveau de l’eau va monter, les océans vont envahir toute la terre ferme, seuls les animaux aquatiques pourront survivre. Comment annoncer cela sans déclencher une panique générale ? Tous les médias du monde s’unissent, pour qu’un imam, un pape et un rabbin puissent s’adresser à l’humanité.

Le pape commence : Ne vous inquiétez pas, la rédemption est proche, bientôt, nous rejoindrons le père dans les cieux, nous avons une semuaine pour nous confesser, communier, et nous garantir le paradis. L’Eglise mettra tout en œuvre pour que tout le monde y ait accès, vous pouvez dés maintenant vous inscrire sur l’application « vitemaconfession ». Rendez-vous dans huit jours, aux côtés de Saint Pierre.

L’imam poursuit : Chers coreligionnaires, les cinq piliers nous soutiendrons, déclarons l’unicité de dieu, faisons nos prières, donnons l’aumône, un pèlerinage virtuel à la Mecque est disponible gratuitement sur  pelerinage3D.org, jeûnons pendant les huit prochains jours, et nous nous retrouverons dans les jardins luxuriants du Janna.

Le rabbin conclut : cher.e.s ami.e.s, oui, une météorite va percuter la terre, mais tout n’est pas perdu, nous avons survécu au déluge, nous avons survécu à l’esclavage en Égypte, nous avons survécu à quarante ans dans le désert, à la destruction de deux Temples, aux exils et aux pogroms, nous avons survécu à la choa, nous pouvons survivre, il faut nous mobiliser. Que tous les scientifiques s’associent, que toutes les ingénieures se fédèrent, que les médecins et les chirurgiennes se préparent. Les autres, préparez leurs du café, des boulou et de la soupe de kneidleH, on s’y met, on a huit jours pour inventer la greffe de branchies.

(Il y a quelques stéréotypes dans cette blague, j’espère que les personnes concernées pourront m’excuser. Ce serait utile pour moi en ce jour de kipour, alors qu’un Temple protestant nous accueille) (Vous aviez peut-être déjà entendu cette blague, et cela ne me déstabilisera pas car vous le savez, « qu’est-ce qu’un juif ? Une personne qui t’interrompt au début de ta blague pour raconter sa version qui est meilleure ».)

Cette blague a une pertinence particulière aujourd’hui, même si je tiens à vous rassurer : d’après le dernier rapport du GIEC nous avons un peu plus que huit jours pour changer (qui sera débattu à l’Assemblée Nationale le 22 septembre). Nous avons plus que huit jours, et nous avons déjà commencé au cours des deux années écoulées.

L’humanité, et en son sein le judaïsme, rencontre parfois des crises, qui nécessitent des évolutions fortes, courageuses et drastiques. La spécificité de la pandémie est qu’elle nous a touché.e.s brutalement, nous, toutes et tous, directement. D’autres crises se profilent, qui ne nous atteignent pas encore aussi violemment, les atteintes du droit à l’avortement dans de nombreux pays (et C8 diffuse ce soir même un film américain anti-avortement), la crise climatique (ce soir exactement Greenpeace fête ses 50 ans), la menace des Talibans sur la démocratie, et d’autres. Au cours des deux dernières années, nous avons été aux prises avec des réalités inconcevables, et nous nous sommes adaptés à une vitesse époustouflante. La pandémie et les mesures prises pour la juguler nous ont transformés. Des règles de vie impensables, sont devenues admissibles, nécessaires et souhaitables, nous avons fait des sacrifices inimaginables auparavant, notre perception des sacrifices que nous sommes prêt.e.s à faire ont changé. Après ces périodes d’isolement, nous vivons ce soir un retour si vibrant et si attendu, ce retour également nous transforme.

Nous avons survécu à tout cela, même si de nombreuses blessures demeurent. Qu’apprenons-nous de cette expérience ? Sur notre capacité à changer, sur ce qui nous fait souffrir dans le changement, sur ce qui nous aide, sur notre capacité de réaction et de solidarité dans les crises ? Que savons-nous des blessures qui restent et de la façon dont nous pouvons les soigner ? Pouvons-nous appliquer notre capacité de mobilisation aux autres crises, avant qu’elles ne nous frappent, ou par solidarité, sans qu’elles ne nous frappent personnellement ? Pouvons-nous recycler l’urgence de dernière minute que nous avons vécue pour en faire une urgence préventive ?

Yom kipour est un jour d’anticipation, nous nous mettons face à la perspective du pire pour trouver l’énergie des changements nécessaires. Nous examinons nos actes passés pour les modifier et nous préparer au futur. Si nous mourions demain, quels seraient nos regrets ? Projetons-nous dans l’avenir et les difficultés qui nous attendent, qu’est ce qui nous manquera ? Qu’est ce qui nous aidera ? Revenons au temps présent : que pouvons-nous faire aujourd’hui pour minimiser les difficultés futures et augmenter les ressources. Saisissons-nous de tous les outils, et de ceux de notre tradition, pour créer maintenant ce dont nous aurons besoin demain. Reprenons ces questions jusqu’à demain soir, jusqu’à soukot, jusqu’à simHat torah et tout au long de l’année, pour porter les changements nécessaires.

En tant que communauté juive JEM, nous avons réinventé une convivialité en ligne avec nos cours, certains rendez-vous quotidiens, la diffusion des offices. Que devons-nous garder des créations de cette crise, que pouvons-nous créer de plus, et en quoi voulons-nous revenir aux pratiques du passé ? Et que pouvons-nous anticiper maintenant, pour protéger le futur ?

L’une des choses fortes que nous réalisons, c’est notre rassemblement de ce soir, pour qu’ensemble nous conjuguions nos forces pour réparer le passé autant que possible, vivre intensément le présent et préparer l’avenir. Quelle joie ce soir de voir rassemblés l’AJTM, Surmelin, et de nombreux nouveaux visages pour faire exactement cela, réparer le passé, vivre le présent, et préparer l’avenir. Pour ensemble associer Téchouva, téfila et tsédaka, téchouva – nous renforcer pour repousser l’irréparable, téfila – épancher nos cœurs et harmoniser nos espoirs pour favoriser la résilience après l’irréparable, tsédaka – l’entraide pour nous soutenir et que l’irréparable ne nous mette pas à terre.

Notre tradition nous dit : Vous pouvez changer. Nos communautés MJLF et AJTM ont changé, elles ont su se séparer, se réparer, et se retrouver, nous nous retrouvons ce soir, grâce à la force de tous les créateurs de communauté, les re-créateurs, et grâce à vous présent.e.s ce soir.

Notre tradition nous encourage : oui, le changement est possible, rien n’est irréparable. La plus forte image de cette force de vie qui nous anime est exprimée dans le livre d’Ezekiel. La vision d’Ezekiel nous parle de ce qui ne disparait jamais (les os), de ce qui fait vivre la vie en nous (le souffle) de ce qui nourrit notre force (une parole d’espoir), de ce qui nous relie (les tendons), de ce qui nous protège (la peau) :

Ezekiel 37 1 La main du Seigneur se posa sur moi et le Seigneur me transporta en esprit et me déposa au milieu de la vallée, laquelle était pleine d’ossements. Il me fit avancer près d’eux, tout autour; or, il y en avait un très grand nombre à la surface de la vallée, et ils étaient tout desséchés. Il me dit: « Fils de l’homme, ces ossements peuvent-ils revivre?  » Je répondis « Seigneur Dieu, tu le sais. » Et il me dit: « Prophétise sur ces ossements et dis-leur: Ossements desséchés, écoutez la parole de l’Eternel! Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements: Voici que je vais faire passer en vous un souffle, et vous revivrez. Je mettrai sur vous des nerfs, je ferai croître autour de vous de la chair, je vous envelopperai d’une peau; puis je mettrai en vous l’esprit, et vous vivrez; et vous reconnaîtrez que je suis l’Eternel. »

Savoir que ce qui nous fait revivre est de l’ordre du divin, du transcendant, de l’indestructible, voilà le but de l’opération, pour que ce qui semble mort puisse revivre. Ountané tokef nous dit : « Eternel tu ne veux pas la mort des morts, mais qu’ils reviennent à leur puissance de vie » (Ez 18 :32). Lorsque nous sommes morts, épuisés, éteints, kipour et ses textes nous poussent et nous incite : revenez à la vie, rien n’est jamais perdu.

Les rabbins bien sûr sont divisés sur cette question, et le talmud sanhédrin 92b nous propose différentes façons de voir le texte : Rabbi Eliézer dit : les morts que Ezékiel a fait revivre se sont levés et ont chanté un chant et sont morts à nouveau. Rabbi Yéhouda dit : en réalité c’était un exemple. Rabbi Eliézer le fils de rabbi Yossi de Galilée dit : les morts qu’Ezekiel a fait revivre sont montés en terre d’Israël, ont épousé des femmes et ont eu des enfants.

Quelle est la part de l’humour et du sérieux dans ces propos ? Je vous en laisse juges. Mais tous nous disent : il est légitime d’entretenir des visions de retour à la vie, et elles ont une part de réalité, ne nous résignons jamais.

Oui, le changement est possible, c’est ce que nous disons lorsque nous prononçons ces cinq mots que vous connaissez bien : chéma israel adonaï élohénou adonaï éHad (prononçons-les ensemble) soir et matin toute l’année, et de façon solennelle en ce jour de kipour. Ecoute Israël, l’éternel est notre guide, l’éternel est un.

La seule chose qui nous guide, c’est l’éternel, le transcendant, une chose qui nous dépasse, qui ne peut être abîmée, qui nous attend, un point de repère, que l’on peut voir de partout. La poète dit : Pour que ton sillon soit droit, attache ta charrue à une étoile. Notre seul guide est ce qui est éternel et ce qui est unique.

Lisez vos petites cartes et repérez le mot qui est le vôtre. Prononcez-le en français, maintenant. Prononcez-le en hébreu, maintenant.

  1. Ecoute – l’écoute – écouter en nous ce qui est mort, ce qui est vivant, ce qui veut renaitre
  2. Israël – l’identité en mouvement nous souvenir qu’Israël est la transformation de jacob, la réalisation de sa renaissance à lui-même
  3. Adonaï – l’aspiration infinie – rester ouverts à tous les possibles, à l’infini, à la transcendance, à la vie qui nous pousse toujours plus haut
  4. Elohénou – le chemin commun – guidés par une même aspiration, un même guide
  5. eHad – l’unité – en honorant nos différences

Ces mots sont de puissants mots de changement, ils nous tirent vers le haut, soutiennent nos ambitions. Nous les répétons sans cesse, et de ce fait ils sont aussi un socle, un ancrage, une stabilité.

Avec eux, tout est possible. Nous voyons le pire, et nous compatissons, Je suis juif, parce qu’en tous lieux où pleure une souffrance, le juif pleure. Nous voyons le pire mais nous ne nous laissons pas accabler, Je suis juif parce qu’en tous temps où crie une désespérance, le juif espère.  Nous ne nous détournons pas du pire, mais nous continuons inlassablement à construire le meilleur Je suis juif, parce que, pour Israël, le monde n’est pas achevé : les hommes l’achèvent. Je suis juif, parce que, pour Israël, l’Homme n’est pas créé : les hommes le créent. Voici ce qu’écrivait Edmond Fleg en 1928.

Nous écoutons la réalité (chéma), nous nous souvenons de notre identité (israel), nous nous souvenons de notre liberté et de l’infini des possible (adonai), nous restons ensemble autour d’un même guide (élohénou), nous restons unis (éHad). Ainsi, l’impossible devient possible. Par exemple :

  • Refuser de rester dans un confort paradisiaque et choisir de faire face à la dure beauté du monde ? évidemment, il s’agit de ? . (Eve)
  • Faire renaitre une langue après 2 000 ans ? facile. (hébreu, Eliézer ben Yéhouda)
  • Créer une langue qu’on peut apprendre en 150 heures, qui reste vivant plus de 130 ans, et soit parlée par 2 millions de personnes dans 120 pays ? Pas de problème (Espéranto, Zamenhof).
  • Créer une forme d’expression qui permet facilement à toutes de s’exprimer sans violence et la diffuser au niveau international ? easy (CNV, Marshall Rosenberg).
  • Prouver que le rabbinat au féminin est possible, conforme à la halaHa, rester engagée et pratiquante sans s’incliner ni face à l’indifférence de ses collègues, ni face au danger nazi, ni même à Auschwitz ? mais oui. (Régia  Jonas)
  • Elever trois filles en créant un groupe de musique yiddish et en réhumanisant des jeunes de banlieue par la philosophie ? bien sûr (Mano Siri)
  • Enseigner que tout est loi ? (Moïse) tout est amour ? (Jésus) tout est sexe ? (Freud) tout est relatif ? (Einstein)

Des révolutionnaires j’en vois d’autre dans la salle… oui, ah oui, et oui… Qui sait de quoi nous sommes capables ?

Ils ont changé le monde parce qu’ils ont pu contempler la gravité des violences qui les entouraient jusqu’au moment où des solutions leur sont parvenues.

Et si comme eux nous voulons continuer à faire changer le monde, posons-nous la question : comment allons-nous cultiver une telle force? comment allons-nous regarder le désespoir sans renoncer ? et comment allons-nous tenir ce grand écart jusqu’à ce que naisse une volonté créative inégalée ?

Nous sommes ensemble pour cela.

Surmelin/l’Ajtm, les nouveaux/les anciens, les pratiquants/ celles et ceux qui pratiquent autrement, les hébraïsants/les yaourtisans, les jeunes/les jeunes dans leur tête, les juifves/les amis, j’ai oublié quelqu’un ? quelqu’une ?

Alors, à notre coucher comme à notre lever, au début comme à la fin de nos vies, nous pourrons dire sans regret : écoute israel adonai élohénou adonai éHad. Nous aurons formé les juives et juifs, citoyens et citoyennes de demain :

  • Des linguistes et des pacifistes pour créer des langages pour rendre la coopération possible,
  • Des rabbins et des créateurs culturels pour continuer à créer les textes et les célébrations juives de demain,
  • Des prophètes et prophétesses pour parler au-dessus des ossements desséchés pour ranimer l’espoir,
  • Et même des scientifique, les ingénieur.e.s, les chirurgien.e.s, les cuisinier.e.s qui nous permettront de nous greffer des branchies pour respirer dans l’océan, si nécessaire, ou simplement des personnes respectueuses des ressources de la planète, ce qui nous permettra de continuer à respirer par le nez… et à faire entendre nos voix.

Demain soir, à 20h45, nous chanterons ensemble le chéma israel solennel qui conclura cette journée.

Disons-le une dernière fois ce soir, en français, puis en hébreu : écoute israel… chéma israel…

Gmar Hatima Tova ! Kipour à la Bastille 19h30 mercredi soir

Bonne année 5782! Yom Kipour est à la Bastille, adresse trouvable au secrétariat.

Nous commencerons kol nidré à 19h45, si possible venez plus tôt pour qu’il n’y ait pas trop d’embouteillage à l’entrée.

Nous serons principalement habillé.e.s en blanc, amenez vos tallitot pour le soir pour Kol Nidré,

Vous pouvez télécharger des translittérations ici (elles seront également distribuées dans la salle)

Roch hachana est à SURMELIN (Kipour sera à la Bastille) (les liens par email fonctionnent à nouveau pour le voir en streaming)

Jeudi matin office à 10h30 (chaHarit), puis Yizkor à 18h30, Neila à 19h30 et chofar final à 20h49. Pour vous préparer au jeûne, pensez dés aujourd’hui à vous hydrater, mangez des choses simples la veille du jeûne (sucres lents, pâtes, riz…) et peut-être une pomme avant d’entrer dans la synagogue.

Si le jeûne présente un danger pour vous, vous avez le devoir de manger, faites le juste un peu discrètement.

Si vous jeûnez pour la premier fois, vous verrez, c’est intéressant.

Plus on chante, plus on est debout et actif plus c’est facile.

Pour la fin du jeûne, je vous conseille d’avoir du bouillon.

Tsom kal (jeûne facile pour vous) et gmar Hatima tova (bonne fin d’inscription dans le livre de vie)

Playlist autour des prières sur youtube

Prières de Tichri /// Moment de pensée et de prière, Boker-Tov/seliHot

Drachot des années passées par écrit:

Textes divers:

Sources diverses:

Prenons-soin du monde… par gourmandise (discours Roch hachana 5782)

Aujourd’hui est le jour du jugement, nous jugeons nos vies. Non pas avec dureté, pour condamner, mais avec intelligence, pour comprendre et pour orienter.

Que sont nos vies ? Qu’est-ce qui fait que nous sommes nous-mêmes ?  

Notre désir, nos sentiments, nos valeurs, nos opinions, nos actions, notre environnement. Et surtout et avant tout, le fait que nous sommes libres d’analyser toutes ces choses : nous pouvons prendre conscience de nos désirs, de nos sentiments, de nos valeurs, de nos opinions, de nos actions et de notre environnement. C’est ce que nous faisons particulièrement à Tichri, nous commençons en cette soirée de Roch hachana.

Avons-nous vraiment du pouvoir sur ces éléments ? Peut-être que nous avons toujours les mêmes désirs, sentiments et pensées, nous agissons de façon toujours semblable ? Peut-être. Mais nous pouvons aussi changer.

Notre tradition considère que nous avons ce pouvoir, que la Téchouva, la téfila et la tsédaka permettent de repousser la fatalité de l’éternelle répétition de nos vies. (chanter)

Les textes traditionnels et les fêtes sont un point d’appui qui nous permet de prendre du recul et de faire téchouva, le retour sur soi. Les textes nous ouvrent à la pensée critique, les fêtes nous donnent le temps de nous y consacrer, à cette téchouva.

Les textes des offices, les chants et leur ferveur sont un point d’appui pour travailler nos sentiments et nos désirs dans la téfila, l’introspection et l’émotion dans la prière.

Les commandements de solidarité sont un point d’appui pour faire évoluer notre rapport aux autres et changer le monde grâce à la tsédaka, au partage solidaire des ressources.

Notre pensée, nos sentiments et nos comportements nous permettent de vivre pleinement.

Ils ont été mis à rude épreuve au cours de l’année écoulée, santé, santé mentale, espoir pour le monde ont été éprouvés par la maladie, par nos craintes, par les confinements, et par une actualité mondiale pleine de catastrophes climatiques et humaines, guerrières et économiques.

J’étais en train de penser à tout cela dimanche, sur le chemin de Beaugrenelle, pour inaugurer la journée de formation de nos enseignants (inscrivez vos enfants au talmud torah !).

J’ai constaté que mes pensées étaient sans cesse parasitées par un mécanisme de mes yeux et de mon cerveau : je lisais toutes les publicités. J’ai arrêté, puis ré-arrêté, puis ré-ré-ré arrêté, mes yeux revenaient sans cesse à leur travail de lecture.

Le neuromarketing était à l’attaque. Attrapant mes yeux, pour influencer ma pensée, mes sentiments, et mon rapport aux autres.

Je ne me suis PAS dit que j’étais faible et que je devrais aller voir un psy pour qu’elle m’aide à régler ce problème.

J’ai plutôt fait une petite recherche.

La publicité est un problème sérieux

D’après Michael Lowry « On estime aujourd’hui qu’une personne est exposée à environ 3000 messages de pub par jour voire 7000 selon certaines estimations » Voir également https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/les-francais-sont-ils-vraiment-exposes-a-5000-marques-par-jour-comme-l-affirme-francois-ruffin_3692799.html .

La publicité mène sa campagne contre mon monde intérieur.

Michael Lowry dit également « Il faut donc plutôt voir la publicité comme une maladie invasive, un virus pathogène se propageant à l’échelle du globe… et dans nos cerveaux. On sait depuis longtemps que la pub joue principalement sur le rapprochement entre désir sexuel et pulsion d’achat, que la publicité est intrusive et qu’elle a vocation à modifier nos comportements par le truchement de techniques de manipulation de nos émotions. » https://www.cairn.info/revue-ecologie-et-politique1-2010-1-page-11.htm?contenu=resume

La publicité s’attaque à notre désir et à nos émotions, pour manipuler nos croyances et nos valeurs, et contrôler nos comportements, elle est omniprésente dans notre environnement. Ce qui veut dire qu’elle chasse sur le terrain du cœur de notre humanité. Elle n’est pas vraiment compatible avec la téchouva, la téfila et la tsédaka.

Alice Miller nous instruit : « Ceux qui, depuis le début de leur vie, n’ont jamais eu le droit de ressentir leurs besoins vitaux authentiques doivent compenser cela en recherchant des substituts pour se satisfaire, sans pouvoir se rendre compte qu’ils entrent ainsi dans un cercle vicieux d’autodestruction. »  https://www.alice-miller.com/conclusion/

La publicité interfère avec notre perception de nos besoins pour nous vendre des substituts.

La question centrale est de rechercher nos besoins vitaux authentiques : respiration, température, boisson, nourriture, vêtements, mouvement, connexion aux autres, respect d’autrui, créativité… L’air, l’eau, la nourriture, la vie sont sacrés. Si vous cherchez une liste courte de nos besoins voyez les 14 besoins répertoriés par Virginia Henderson, si vous souhaitez une liste longue je vous conseille celle dressée par la Communication NonViolente de Marshall Rosenberg (https://construistavie.fr/communication-non-violente-etapes/ )

Ces besoins nous appartiennent, nous avons le droit et le devoir d’en prendre soin, en conscience, et donc de ne pas les déléguer. Si nous les déléguons à quelqu’un, cette personne a une emprise sur nous. Si nous les déléguons aux publicitaires, ils les utilisent pour nous manipuler. Au lieu d’être à l’image du dieu créateur, nous serions alors soumis à des visions idolâtres, nous retournerions en esclavage.

Notre tradition nous enseigne cela en nous répétant : prenez-soin de vos vies !

Le deutéronome nous dit :

Vous prendrez grand soin de vos âmes car vous n’avez pas vu d’image lorsque l’Eternel vous a parlé au Horev

 וְנִשְׁמַרְתֶּם מְאֹד לְנַפְשֹׁתֵיכֶם כִּי לֹא רְאִיתֶם כָּל תְּמוּנָה בְּיוֹם דִּבֶּר ה’ אֲלֵיכֶם בְּחֹרֵב מִתּוֹךְ הָאֵש » (ד’, ט »ו

Sois vigilante avec toi-même et prend bien soin de ta vie/ de ton âme.

הִשָמֵר לְךָ וּשְמוֹר נַפְשְךָ מְאוֹד » (ד’, ט’)

Chaque personne sera redevable à l’avenir de toute chose que son œil a vu et qu’elle n’a pas mangé. yérouchalmi kidouchin 48b chap 4 halaha 12

עתיד אדם ליתן דין וחשבון על כל שראת עינו ולא אכל    

Nous devons prendre soin de nos besoins authentique, de façon authentique, en pleine conscience de ces besoins. Nos besoins sont communs, ils nous rapprochent, si nous l’oublions, cela revient à commettre un vol vis-à-vis de toute l’humanité, et de la création elle-même. Comment développer notre conscience ? En prononçant les bénédictions.

Rabbi Hanina bar papa a dit toute personne qui jouit de ce monde sans bénédiction a commis un vol vis-à-vis de dieu et de l’assemblée d’israel. Babli BraHot 35b

א »ר חנינא בר פפא כל הנהנה מן העוה »ז בלא ברכה כאילו גוזל להקב »ה וכנסת ישראל

Avec une bénédiction, « barouH ata adonaï… », nous rattachons nos besoins authentiques à notre humanité. J’ai soif parce que je suis en vie, j’ai besoin d’amour parce que je suis un être humain, j’ai besoin de respect parce que je suis crée à l’image du créateur. Moi comme toutes et tous, moi, comme mes enfants demain. Dans la perspective du changement climatique, nous savons aujourd’hui que cette conscience est nécessaire. Sans cette conscience, nous volons le Créateur au sens propre, puisque nous faisons disparaitre les espèces végétales et animales, et bientôt peut-être notre propre espèce.

Greenpeace résume : « Si nous voulons avoir au moins 50 % de chances de limiter le réchauffement à 1,5°C, il ne nous reste plus que 440 Gt de CO2 à émettre à compter de… 2020. Or, sur la seule année 2019, les émissions mondiales dépassaient 40 Gt de CO2. En restant sur cette trajectoire, le budget carbone pour limiter la hausse des températures à 1,5°C sera épuisé dès le début des années 2030 https://www.greenpeace.fr/climat-5-points-cles-du-rapport-du-giec/

Cet été, le conseil d’état a condamné l’Etat à une astreinte de 10 millions d’euros tous les 6 mois jusqu’à ce qu’il fasse respecter les normes européennes de pollution de l’air.

Voilà le programme que nous fixe notre tradition, survivre, aider la création à survivre, vivre, vivre bien, vivre dans l’harmonie avec nos pensées, nos sentiments et nos actions dans le monde.

Ce n’est peut-être pas facile, mais c’est peut être aussi plus simple qu’on imagine.

Les revenus de la publicité en France seraient de 6 milliards d’euros. Cela fait lourd dans la balance, s’opposer au neuromarketing n’est pas facile.

L’histoire du judaïsme est d’environ 3000 ans. Cela fait également lourd dans la balance, et nous avons certainement besoin de tout cet appui pour faire face et prendre librement la responsabilité de nos besoins.

Parmi nos besoins, je rappelle qu’il y a le besoin de sécurité – et comment nous sentir en sécurité quand 3 millions de nos semblables meurent de faim chaque année ? Nous avons également un besoin de cohérence – et où est la cohérence lorsque la faim persiste alors que le cout de son éradication est trois fois moindre que le cout de sa persistance ? Nous avons besoin de sens – et où est le sens lorsque la publicité lorsque les dépenses publicitaires en France sont de l’ordre de 30 milliards chaque année, et que leur résultat est un assaut sur notre « temps de cerveau disponible » et sur les ressources naturelles (une lettre sur cinq dans le monde est de la pub !).

En ce jour de Roch hachana, nous inaugurons dix jours de réflexion intense sur ce que sont nos besoins réels, sur la façon dont nous voulons les satisfaire, sur l’impact de nos choix sur l’ensemble du monde. https://nosgestesclimat.fr/simulateur

Chaque année, à Roch Hachana, nous envisageons symboliquement que si nous ne sommes pas à la hauteur, la fin du monde se profile. Depuis quelques années, cette image devient une réalité.

Si vous m’élisez, mon programme est simple : remplacer la consommation d’objets par la consommation de notre créativité, la mise en œuvre de notre humanité, créons et profitons de pensée et de téchouva, d’émotions et de téfila, d’entraide et de tsédaka.

Nourrissons nos besoins authentiques.

Ce n’est pas si simple, cela demande certainement un recablage sérieux de nos circuits neuronaux et de nos circuits économiques. La publicité pourrait justement être mise au service de ce changement.

Alors, sur le chemin de Beaugrenelle, je pourrais alors voir sur les affiches du métro et dans les rues, des œuvres d’art, des citations d’autrices, des associations qui me proposeront d’aider ou de recevoir de l’aide.

En attendant, je continuerai cette année ce que j’ai initié l’année dernière, je recoudrai mes vêtements, je m’absenterai davantage de mon magasin de surgelés, et, dans mes promenades, je porterai mes yeux vers les feuillages verts des arbres, en saluant mes amis végétaux.

Et après tout, roch hachana ou pas, le meilleur du meilleur de la vie n’est-il pas de prendre soin de nos besoins vitaux, de choisir notre propre voie, de vivre nos sentiments, et de nous entraider ? Je veux le faire par altruisme, et je veux le faire par gourmandise.

Accueillons l’année 5782 en beauté, elle, ses 354 jours, 8496 heures, 509 760 minutes, 30 585 600 secondes

Je déclare officiellement l’année 5782 ouverte !

Chana Tova oumétouka !

Chana Tova! toutes les ressources

Bonne année 5782! Roch hachana est à SURMELIN (Kipour sera à la Bastille) (les liens par email fonctionnent à nouveau pour le voir en streaming)

Ce soir 19h, mardi 10h: Roch hachana 1, dans la solennité de la fête

Mardi 19h, mercredi 10h: Roch hachana 2, pour poursuivre cordialement notre chemin

RV ce soir à Surmelin avant 19h, nous commencerons avec AHot Ketana…

Seder de Roch hachana à télécharger seder-roch-hachana

Playlist autour des prières sur youtube

Prières de Tichri /// Moment de pensée et de prière, Boker-Tov/seliHot

Drachot des années passées par écrit:

Textes divers:

Sources diverses:

Quelques ressources Judaïsme respectueux de toutes les tendances – Pour les enseignant.e.s, pour nous tou.te.s

Comment respecter toutes les opinions, comment respecter les opinions des enfants, les inciter à respecter la vision des autres, leur permettre de réfléchir par eux.elles-mêmes?

1 – Pendant les SeliHot, nous disons « réponds-nous ». Cela signifie-t-il qu’être juif implique nécessairement de croire en « dieu »? Que nous apprend ce document?

2 – Le livre juif par excellence, c’est l’ancien testament? Faut-il croire ce texte dans son sens littéral? Que nous apprend ce document?

3 – La période moderne propose une lecture critique des sources, comment cela fonctionne-t-il? Que nous apprend la comparaison de ces sources?

Talmud Babylonien Méguila 23 a

Les sages ont enseigné : tous montent à la Torah pour le compte des sept, même une femme, même un enfant, mais les sages ont dit : une femme ne lira pas dans la Torah en raison de l’honneur du public

Tossefta Méguila 3 :11-12

Tous montent pour le compte des sept, même une femme, même un enfant, on n’emmène pas une femme pour lire en public. Dans une synagogue où une seule personne saurait lire, il lit et s’assoit puis se relève, lit et s’assoit, même s’il doit le faire sept fois.

4 – la question de l’égalité femme-homme est essentielle. Comment la considérer aujourd’hui? Comment respecter à la fois toutes les opinions, tout en respectant toujours les femmes?

Article à lire ici: « Aime ta prochaine comme toi-même »

5 – la question de la pratique personnelle dans la classe, comment faire respecter toutes les pratiques?

Péa 1:1

https://he.wikisource.org/wiki/%D7%9E%D7%A9%D7%A0%D7%94_%D7%A4%D7%90%D7%94_%D7%90_%D7%90

אֵלּוּ דְבָרִים שֶׁאֵין לָהֶם שִׁעוּר. הַפֵּאָה, וְהַבִּכּוּרִים, וְהָרֵאָיוֹן, וּגְמִילוּת חֲסָדִים, וְתַלְמוּד תּוֹרָה. אֵלּוּ דְבָרִים שֶׁאָדָם אוֹכֵל פֵּרוֹתֵיהֶן בָּעוֹלָם הַזֶּה וְהַקֶּרֶן קַיֶּמֶת לוֹ לָעוֹלָם הַבָּא. כִּבּוּד אָב וָאֵם, וּגְמִילוּת חֲסָדִים, וַהֲבָאַת שָׁלוֹם בֵּין אָדָם לַחֲבֵרוֹ, וְתַלְמוּד תּוֹרָה כְּנֶגֶד כֻּלָּם:

6 – texte fondamental pour la question « judaïsme et existencialisme »

Je suis juif, parce que, né d’Israël, et l’ayant perdu, je l’ai senti revivre en moi, plus vivant que moi-même.
Je suis juif, parce que, né d’Israël, et l’ayant retrouvé, je veux qu’il vive après moi, plus vivant qu’en moi-même.
Je suis juif, parce que la foi d’Israël n’exige de mon esprit aucune abdication.
Je suis juif, parce que la foi d’Israël réclame de mon cœur toutes les abnégations.
Je suis juif, parce qu’en tous lieux où pleure une souffrance, le juif pleure.
Je suis juif parce qu’en tous temps où crie une désespérance, le juif espère.
Je suis juif, parce que la parole d’Israël est la plus ancienne et la plus nouvelle.
Je suis juif, parce que la promesse d’Israël est la promesse universelle.
Je suis juif, parce que, pour Israël, le monde n’est pas achevé : les hommes l’achèvent.
Je suis juif, parce que, pour Israël, l’Homme n’est pas créé : les hommes le créent.
Je suis juif, parce qu’au-dessus des nations et d’Israël, Israël place l’Homme et son Unité.
Je suis juif, parce qu’au-dessus de l’Homme, image de la divine Unité, Israël place l’Unité divine, et sa divinité.  » Pourquoi je suis Juif, Edmond Fleg, 1928.

https://fr.scoutwiki.org/Edmond_Fleg

7 – Que consulter? Qu’éviter? Que faire de wikipedia? d’Akadem? de sefarim.fr?

8 – La paix dans l’œuvre de construction commune du judaïsme de demain

אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים מַרְבִּים שָׁלוֹם בָּעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכׇל בָּנַיִךְ לִמּוּדֵי ה׳ וְרַב שְׁלוֹם בָּנָיִךְ״. Rabbi Elazar said that Rabbi Ḥanina said: Torah scholars increase peace in the world, as it is said: “And all your children [banayikh] shall be taught of the Lord, and great shall be the peace of your children” (Isaiah 54:13). If all the children of Israel are taught of the Lord, there will be peace for all.

אַל תִּקְרֵי ״בָּנָיִךְ״ אֶלָּא ״בּוֹנָיִךְ״. ״שָׁלוֹם רָב לְאֹהֲבֵי תוֹרָתֶךָ וְאֵין לָמוֹ מִכְשׁוֹל״. ״יְהִי שָׁלוֹם בְּחֵילֵךְ שַׁלְוָה בְּאַרְמְנוֹתָיִךְ״. ״לְמַעַן אַחַי וְרֵעָי אֲדַבְּרָה נָּא שָׁלוֹם בָּךְ. לְמַעַן בֵּית ה׳ אֱלֹהֵינוּ אֲבַקְשָׁה טוֹב לָךְ״. ״ה׳ עֹז לְעַמּוֹ יִתֵּן ה׳ יְבָרֵךְ אֶת עַמּוֹ בַשָּׁלוֹם״. The Sages interpreted this verse homiletically: Do not read your children [banayikh], but your builders [bonayikh]. Torah scholars are those who build peace for their generation. As it is stated: “Those who love Your Torah have great peace; there is no stumbling block for them” (Psalms 119:165); and “May there be peace within your walls, prosperity within your palaces” (Psalms 122:7), because: “For the sake of my brothers and friends, I shall say: Peace be within you. For the sake of the House of the Lord, our God, I will seek your good” (Psalms 122:8–9), and “May the Lord give strength to His people; the Lord will bless His people with peace” (Psalms 29:11).

Méditation vers le meilleur de nous-mêmes – préparation à Tichri

Notre cours d’hier soir comportait une brève méditation de projection dans les fêtes de Tichri et dans la Téchouva, à travers la recherche du meilleur de nous-mêmes et du meilleur du monde qui nous entoure.

Cela m’a inspirée et je partage avec vous un podcast que j’ai enregistré à l’instant, une méditation guidée pour nous aider à nous ancrer dans notre vision du meilleur.

Pour ma part, ce temps m’a permis de me relier à davantage de confiance, et je souhaite garder ce sentiment présent jusqu’à Roch hachana en y pensant lors des bénédictions concernant la nourriture et en portant mon écharpe blanche jusqu’à Roch hachana. Et vous, quelles qualités, sentiments, sensations voulez vous cultiver dans cette première étape de Téchouva? De quelle façon allez-vous vous rappeler d’y penser? Partageons-nous découvertes et dites-moi ce que vous inspire cette petite méditation….

(J’ai un soucis avec le lecteur audio du site, vous pouvez en attendant entendre cette méditation sur youtube, que je cherche par ailleurs à quitter car il impose désormais des publicités obligatoires)

Renseignements et réservations pour les fêtes de Tichri auprès de Mme Myriam Szerman au 01 40 30 18 60 ou par e-mail à m.szerman@judaismeenmouvement.org, Si vous souhaitez réserver vos places en ligne, cliquez ici pour célébrer Yom Kippour au Temple de la Bastille avec nous (choisissez l’option Temple de la Bastille).

Cours sur les fêtes de Tichri – sources pour ce soir

Voici les éléments écrits que nous utiliserons ce soir. Nous traduirons et discuterons ces éléments ce soir, accueil à 18h45. Tout sera traduit, donc, pas de panique! Le cours est ouvert à toutes et tous à partir de 11 ans.

Chant 1 – Ani véata néchané et haolam, ani véata az yavoou kvar koulam amrou et zé kodem léfanaï lo méchané ani véata néchané et haolam (écoutez ici: https://www.youtube.com/watch?v=gP6PS-poyMg)

Toi et moi nous changerons le monde, toi et moi puis tout le mond viendra, d’autres ont dit cela avant moi mais peu importe, toi et moi nous changerons le monde

אני ואתה נשנה את העולם,
אני ואתה אז יבואו כבר כולם,
אמרו את זה קודם לפני,
לא משנה – אני ואתה נשנה את העולם.

אני ואתה ננסה מהתחלה,
יהיה לנו רע, אין דבר זה לא נורא,
אמרו את זה קודם לפני,
זה לא משנה – אני ואתה נשנה את העולם.

Texte 1 – le hé de la création https://www.sefaria.org/Midrash_Tanchuma%2C_Bereshit.1.8?lang=bi

וְתַנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, לָמָּה נֶאֱמַר בְּמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית יוֹם אֶחָד, יוֹם שֵׁנִי, יוֹם שְׁלִישִׁי, יוֹם רְבִיעִי, יוֹם חֲמִישִׁי, יוֹם הַשִּׁשִּׁי, הֵ״‎א יְתֵרָה לָמָּה? שֶׁהֲרֵי בְּכֻלָּן לֹא נֶאֱמַר אֶלָּא יוֹם אֶחָד, יוֹם שֵׁנִי, וְכֵן לְכֻלָּם. מְלַמֵּד, שֶׁהִתְנָה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עִם מַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית וְאָמַר לָהֶם: אִם יִשְׂרָאֵל מְקַבְּלִים הַתּוֹרָה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ חֲמִשָּׁה סְפָרִים, מוּטָב, וְאִם לָאו, אֲנִי מַחֲזִיר אֶתְכֶם לְתֹהוּ וָבֹהוּ. וְכֵן בְּנֵי קֹרַח אָמְרוּ, נְמוֹגִים אֶרֶץ וְכָל ישְׁבֶיהָ אָנֹכִי תִכַּנְתִּי עַמּוּדֶיהָ סֶלָה (תהלים עה, ד). זוֹ הַתּוֹרָה שֶׁפָּתַח הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא

Texte 2 – les seliHot selon le choulHan arouH – https://he.wikisource.org/wiki/%D7%A9%D7%95%D7%9C%D7%97%D7%9F_%D7%A2%D7%A8%D7%95%D7%9A_%D7%90%D7%95%D7%A8%D7%97_%D7%97%D7%99%D7%99%D7%9D_%D7%AA%D7%A7%D7%A4%D7%90

הלכות ראש השנה ימי תחנונים וערב ראש השנה ובו ארבעה סעיפים אבגד סעיף א

נוהגים לקום באשמורת לומר סליחות ותחנונים, מראש חודש אלול ואילך עד יום הכיפורים. הגה: ומנהג בני אשכנז אינו כן, אלא מראש חודש ואילך מתחילין לתקוע אחר התפילה שחרית. ויש מקומות שתוקעין גם כן ערבית. ועומדים באשמורת לומר סליחות ביום ראשון שלפני ראש השנה. ואם חל ראש השנה שני (או) שלישי, אז מתחילין מיום ראשון שבוע שלפניו (מנהגים).
ואבֵל אסור לצאת מביתו כדי ליכנס לבית הכנסת לשמוע הסליחות, מלבד בערב ראש השנה שמרבים סליחות, יכול האבל ליכנס לבית הכנסת (פסקי מהרי »א סי’ קל »ג).
וידקדקו לחזר אחר שליח ציבור היותר הגון והיותר גדול בתורה ובמעשים שאפשר למצוא, שיתפלל סליחות וימים נוראים, ושיהא בן שלושים שנים, גם שיהא נשוי (כל בו). מיהו כל ישראל כשרים הם, רק שיהיה מרוצה לקהל. אבל אם מתפלל בחוזקה, אין עונין אחריו אמן. וכן צריך שיוציא כל אדם בתפילתו. ואם יהיה לו שונא ומכוין שלא להוציאו, גם אוהביו אינם יוצאים בתפילתו (הגהות מנהגים ישנים).
ויש מקומות נוהגים שהמתפלל סליחות מתפלל כל היום (כל בו).

Chant 2 – extrait du Ps. 133

הִנֵה מַה-טּוֹב וּמַה נָעִים שֶבֶת אַחִים גַּם יָחַד

Que c’est bon et agréable un groupe d’adelphes ensemble

Elements de réflexion:

Quelle est notre vision pour le monde, Comment avancer dans cette vision pendant les fêtes de Tichri, Qu’a représenté pour nous l’année passée, qu’est-ce que nous attendons de l’année à venir.

Outils: Midrach, chant, éléments de la pratique juive, réflexion personnelle, discussion, partages en groupe

Pour vous préparer, je vous invite à préparer un objet qui symbolise pour vous l’année passée, et un autre qui symbolise ce que vous attendez de l’année à venir.

Il est temps également de vous inscrire aux fêtes, j’officierai cette année à Surmelin pour Roch Hachana, Soukot et SimHat Torah et au Temple de la Bastille pour Kipour. Les conditions de sécurité seront strictement observées et j’attends avec impatience de retrouver la ferveur qui nous élève ensemble.

Renseignements et réservations auprès de Mme Myriam Szerman au 01 40 30 18 60 ou par e-mail à m.szerman@judaismeenmouvement.org, Si vous souhaitez réserver vos places en ligne, cliquez ici pour célébrer Yom Kippour au Temple de la Bastille avec nous (choisissez l’option Temple de la Bastille).

En vous inscrivant sur ce lien, vous recevrez le lien de ce lundi ainsi que les lien zoom des cours jusqu’à janvier :

https://framaforms.org/inscription-venir-au-judaisme-1591048937