Hanouka, une vidéo par jour!

Hanouka approche… Mais êtes-vous prêts?

Des chants, des beignets, des histoires, des toupies, des Hanoukiot! Hanouka est de retour! Retrouvez chaque jour une vidéo de plus qu’hier, pour renouveler de beau moment amical, familial, ou communautaire. 

Retrouvez les vidéos au fil de leur parution en vous abonnant à la chaine youtube suivante: 

Tout commence dimanche soir, avec un allumage à la synagogue.

Bonne fête de Hanouka! Hag Ourim SaméaH!

 

Le charme de Hanouka, dimanche 18/11

Hen, HinouH, Hanouka, charme, éducation et inauguration!
Pour la tradition juive, tout est pédagogie.

La fête de Hanouka, à la fois ludique, instructive et inspirante nous entraîne dans un voyage où la grâce, l’éducation et les inaugurations ne font qu’un.

Que nous apprend Hanouka à titre individuel? Que nous enseigne-t-elle sur ce qu’est l’éducation juive?

Cette thématique, proche de tous les parents, de tout étudiant, et de toute personne avide de mieux comprendre les enseignements du judaïsme, sera la nôtre pour notre rentrée de la toussaint, le dimanche 18 novembre, de 10h30 à 12h30.

Notre approche sera conviviale et dynamique, et nous donnera tous les outils pour faire de la fête de Hanouka qui approche un moment spécial pour nous, nos familles et nos amis.

A Ganénou, de 10h30 à 12h30

Pour vous accompagner: vidéo chants de Hanouka

Être juif aujourd’hui: « Le Chabbat » ce dimanche à Ganénou

Sommes-nous réellement les « bâtisseurs du temps », comme le disait Abraham Joshua Heshel? Le chabbat est « le premier des rendez-vous ». C’est à travers lui que nous bâtissons une continuité. Mais qu’est-ce que le chabbat? Quand et où est-il né? Que signifie-t-il pour nous aujourd’hui? Les parents de Bar et Bat Mitsva et toute personne intéressée peuvent se joindre à notre étude de dimanche matin, à Ganénou, de 10h45 à 12h45.

La Bar et la Bat mitsva de nos enfants se déroule principalement le chabbat, penchons-nous sur ce qu’il signifie.

Le cours intégrera des éléments magistraux et un travail en groupe.

Pour ceux qui le désirent:

 

Rencontre « Kidouch-Cocktail » avec François Rancillac

Les histoires bibliques nous invitent à réfléchir sur les grandes questions humaines. François Rancillac s’est saisi de la question de la responsabilité, et la met en œuvre dans une mise en scène très particulière.

La formule sera celle d’un « Chabbat-Cocktail », chacun amenant de petites choses à grignoter (sans assiettes), tomates cerises, cubes de fromage, clémentines…

François Rancillac, Directeur du Théâtre de l’Aquarium, sera présent à l’office le vendredi 17 novembre et restera pour échanger quelques mots avec nous.

Prévoyez de donc de rester avec nous quelques minutes après l’office, de 20h à 20h30.

Notre Rabbin rendra l’invitation et participera à un débat qui suivra la représentation, le mercredi 10 janvier au théâtre de l’aquarium.

Pour plus d’infos:

http://www.theatredelaquarium.net/Cherchez-la-faute

Naomi, la solitaire accompagnée

Le livre de Ruth : approche pédagogique de la solitude et de la socialité – Bible et Pédagogie 5, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Qu’est-ce que la solitude ? Qu’est-ce qui nous rend solitaires ? Noémie  a tout perdu dans une terre lointaine, avant de retrouver du lien personnel et du lien social. Que signifie notre attachement social ? Comment réagir quand on est isolé ? Comment rester ouvert au lien quand on pourrait sombrer dans la détresse ? Ce n’est pas chose facile. Le triomphe sur la solitude, c’est l’une des portes d’entrée vers un monde de paix et de justice, symbolisée par le commencement de la lignée du Roi David.

En accueillant l’autre, Noémie accède à un retour dans la société qui est la sienne.

Comment réagissons-nous face à ces questions ? Nous laissons-nous toucher par l’histoire de Noémie de de Ruth ? En racontant cette histoire simple, sommes-nous capables de partager cela avec nos enfants ?

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

I 1 A l’époque où gouvernaient les Juges, il y eut une famine dans le pays; un homme quitta alors Bethléem en Juda pour aller séjourner dans les plaines de Moab, lui, sa femme et ses deux fils. 2 Le nom de cet homme était Elimélec, celui de sa femme Noémi; ses deux fils s’appelaient Mahlon et Kilion; c’étaient des Ephratites de Bethléem en Juda. Arrivés sur le territoire de Moab, ils s’y fixèrent. 3 Elimélec, l’époux de Noémi, y mourut, et elle resta seule avec ses deux fils. 4 Ceux-ci épousèrent des femmes moabites, dont l’une s’appelait Orpa et l’autre Ruth; et ils demeurèrent ensemble une dizaine d’années. 5 Puis Mahlon et Kilion moururent à leur tour tous deux, et la femme resta seule, privée de ses deux enfants et de son mari. 6 Elle se disposa alors, ainsi que ses brus, à abandonner les plaines de Moab; car elle avait appris dans les plaines de Moab que l’Eternel, s’étant ressouvenu de son peuple, lui avait donné du pain. 7 Elle sortit donc de l’endroit qu’elle avait habité, accompagnée de ses deux brus; mais une fois qu’elles se furent mises en route pour revenir au pays de Juda, 8 Noémi dit à ses deux brus: « Rebroussez chemin et rentrez chacune dans la maison de sa mère. Puisse le Seigneur vous rendre l’affection que vous avez témoignée aux défunts et à moi! 9 Qu’à toutes deux l’Éternel fasse retrouver une vie paisible dans la demeure d’un nouvel époux! » Elle les embrassa, mais elles élevèrent la voix en sanglotant, 10 et lui dirent: « Non, avec toi nous voulons nous rendre auprès de ton peuple. » 11 Noémi reprit: « Rebroussez chemin, mes filles; pourquoi viendriez-vous avec moi? Ai-je encore des fils dans mes entrailles, qui puissent devenir vos époux? 12 Allez, mes filles, retournez-vous-en, car je suis trop âgée pour être à un époux. Dussé-je même me dire qu’il est encore de l’espoir pour moi, que je pourrais appartenir cette nuit à un homme et avoir des enfants, 13 voudriez-vous attendre qu’ils fussent devenus grands, persévérer dans le veuvage à cause d’eux et refuser toute autre union? Non, mes filles, j’en serais profondément peinée pour vous, car, Ia main du Seigneur s’est appesantie sur moi. » 14 De nouveau elles élevèrent la voix et sanglotèrent longtemps; puis Orpa embrassa sa belle-mère, tandis que Ruth s’attachait à ses pas. 15 Alors Noémi dit: « Vois, ta belle-sœur est retournée à sa famille et à son dieu; retourne toi aussi et suis ta belle-sœur. » 16 Mais Ruth répliqua: « N’insiste pas près de moi, pour que je te quitte et m’éloigne de toi; car partout où tu iras, j’irai; où tu demeureras, je veux demeurer; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu; 17 là où tu mourras, je veux mourir aussi et y être enterrée. Que l’Eternel m’en fasse autant et plus, si jamais je me sépare de toi autrement que par la mort! » 18 Noémi, voyant qu’elle était fermement décidée à l’accompagner, cessa d’insister près d’elle. 19 Elles marchèrent donc ensemble jusqu’à leur arrivée à Bethléem. Quand elles entrèrent à Bethléem, toute la ville fut en émoi à cause d’elles, et les femmes s’écrièrent: « N’est-ce pas Noémi? » 20 Elle leur dit: « Ne m’appelez plus Noémi, appelez-moi Mara, car l’Eternel m’a abreuvée d’amertume. 21 Je suis partie d’ici comblée de biens, et le Seigneur me ramène les mains vides. Pourquoi me nommeriez-vous Noémi, alors que l’Eternel m’a humiliée et que le Tout-Puissant m’a infligé des malheurs? » 22 C’est ainsi que Noémi était revenue des plaines de Moab, accompagnée de sa bru, Ruth la Moabite. Le moment de leur arrivée à Bethléem coïncidait avec le début de la moisson des orges.

II 1 Or, Noémi se connaissait un parent de son mari, un homme considérable par sa richesse, de la famille d’Elimélec, et qui se nommait Booz. 2 Ruth la Moabite dit un jour à Noémi: « Je voudrais aller dans les champs glaner des épis à la suite de celui qui me ferait bon accueil. » Noémi lui répondit: « Va, ma fille. » 3 Elle alla donc et s’en vint glaner dans un champ derrière les moissonneurs; le hasard l’avait conduite dans une pièce de terre appartenant à Booz, de la famille d’Elimélec. 4 Voilà que Booz arrivait justement de Bethléem; il dit aux moissonneurs:  » Que le Seigneur soit avec vous! » Et eux de répliquer: « Le Seigneur te bénisse! » 5 Booz demanda à son serviteur qui dirigeait les moissonneurs: « A qui cette jeune fille? » 6 Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit: « C’est une jeune fille moabite, celle qui est venue avec Noémi des plaines de Moab. 7 Elle nous a dit: Je voudrais glaner et recueillir des épis près des tas de gerbes, à la suite des moissonneurs. Ainsi elle est venue, et elle se trouve ici depuis le matin jusqu’à présent, tant son séjour à la maison a été de courte durée. » 8 Booz dit alors à Ruth: « Entends-tu, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’éloigne pas d’ici; attache-toi de la sorte aux pas de mes jeunes servantes. 9 Aie les yeux fixés sur le champ qu’elles moissonneront et marche à leur suite; j’ai bien recommandé aux jeunes gens de ne pas te molester; si tu as soif, va où sont les vases et bois de ce que les jeunes gens auront puisé. » 10 Ruth se jeta la face contre terre, se prosterna et lui dit: « Comment ai-je pu trouver grâce à tes yeux, pour que tu t’intéresses à moi, qui suis une étrangère? » 11 Booz lui répliqua en disant: « On m’a fidèlement rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari: que tu as quitté ton père, ta mère et ton pays natal pour te rendre auprès d’un peuple que tu ne connaissais ni d’hier ni d’avant-hier. 12 Que l’Eternel te donne le prix de ton œuvre de dévouement! Puisses-tu recevoir une récompense complète du Seigneur, Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter! »

IV 11 Tout le peuple qui se trouvait à la porte et les anciens répondirent: « Nous sommes témoins! Que l’Eternel rende l’épouse qui va entrer dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui ont édifié à elles deux la maison d’Israël! Toi-même, puisses-tu prospérer à Efrata et illustrer ton nom à Bethléem! 12 Que ta maison soit comme la maison de Péréç, que Tamar enfanta à Juda, grâce aux enfants que le Seigneur te fera naître de cette femme! » 13 Booz épousa donc Ruth, elle devint sa compagne et il cohabita avec elle. L’Eternel accorda à Ruth le bonheur de devenir mère: elle mit au monde un fils. 14 Alors les femmes dirent à Noémi: « Loué soit l’Eternel qui, dès ce jour, ne te laisse plus manquer d’un défenseur! Puisse son nom être illustre en Israël! 15 Puisse-t-il devenir le consolateur de ton âme, l’appui de ta vieillesse, puisqu’aussi bien c’est ta bru qui l’a mis au monde, elle qui t’aime tant et qui est meilleure pour toi que sept fils! » 16 Noémi prit le nouveau-né, le mit sur son giron et se chargea de lui donner ses soins. 17 Et les voisines désignèrent l’enfant en disant: « Un fils est né à Noémi. » Et elles l’appelèrent Obed. Celui-ci devint le père de Jessé, père de David. 18 Or, voici quels furent les descendants de Péréç: Péréç engendra Héçron; 19 Héçron engendra Râm et Râm engendra Amminadab; 20 Amminadab engendra Nahchon et Nahchon engendra Salmâ; 21 Salmâ engendra Booz et Booz engendra Obed; 22 Obed engendra Jessé, et Jessé engendra David.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -5 Ruth Noemie

Esther, l’humble reine qui défie les puissants

Le livre d’Esther : approche pédagogique de la relation à l’autorité – Bible et Pédagogie 4, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Comment réagir au pouvoir et à l’autorité ? Faut-il se soumettre ? Faut-il se révolter ? Comment rester soi-même malgré la pression extérieure ? Vachti, Mardochée, Aman, Esther, ont-ils raisons de se soumettre et de se révolter ? Outre le modèle d’oppression directe du roi, quels autres modèles existent-ils dans la Méguila d’Esther ? La manipulation ? La collaboration ?

A quels types de transactions relationnelles adhérons-nous dans les différents domaines de nos vies ? Dans notre rapport pédagogique avec nos enfants ? Quel modèle parental leur offrons-nous ? Comment réagissent-ils à cette histoire de danger, de violence, de solidarité et de transmission ?

La méguila d’Esther, au-delà de l’aspect ludique des déguisements, des chants, du bruit au nom d’Aman, est l’occasion de réexaminer notre rapport à l’autorité et de partager cela de façon très profonde avec nos enfants.

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

I 10 Le septième jour, comme le cœur du roi était mis en liesse par le vin, il ordonna à Mehouman, Bizzeta, Harbona, Bigta, Abagta, Zêtar et Carcas (les sept eunuques qui étaient de service auprès du roi Assuérus), 11 d’amener devant le roi la reine Vasthi, ceinte de la couronne royale, dans le but de faire voir sa beauté au peuple et aux grands; car elle était remarquablement belle. 12 Mais la reine Vasthi refusa de se présenter, suivant l’ordre du roi transmis par les eunuques. Le roi en fut très irrité, et sa colère s’enflamma. 13 Puis le roi, s’adressant aux sages, initiés à la connaissance des temps car c’est ainsi que les affaires du roi étaient portées devant ceux qui connaissent la loi et le droit; 14 et ceux qui l’approchaient de plus près, c’étaient Carchena, Chêtar, Admata, Tarchich, Mérés, Marsena, Memoukhan, les sept seigneurs qui avaient accès auprès de la personne du roi et tenaient le premier rang dans le royaume 15 le roi demanda quel traitement méritait, d’après la loi, la reine Vasthi, pour avoir désobéi à l’ordre du roi Assuérus, communiqué par les eunuques. 16 Alors Memoukhan s’exprima ainsi devant le roi et les seigneurs: « Ce n’est pas seulement envers le roi que la reine Vasthi s’est rendue coupable, mais encore contre tous les grands et contre toutes les nations qui peuplent les provinces du roi Assuérus; 17 car l’incident de la reine, venant à la connaissance de toutes les femmes, aura pour effet de déconsidérer leurs maris à leurs yeux, puisqu’on dira: « Le roi Assuérus avait donné ordre d’amener la reine Vasthi en sa présence, et elle n’est pas venue! » 18 Et aujourd’hui même, les grandes dames de Perse et de Médie, qui ont appris l’incident de la reine, en parleront à tous les dignitaires du roi, et de là naîtront force avanies et querelles irritantes. 19 Si donc tel est le bon plaisir du roi, qu’un rescrit royal, émané de lui et consigné dans les lois de Perse et de Médie, de façon à ne pouvoir être rapporté, dispose que Vasthi ne paraîtra plus devant le roi Assuérus, et que sa dignité royale sera conférée par le roi à une autre femme valant mieux qu’elle. 20 L’ordonnance que rendra le roi sera connue dans tout son royaume, qui est si vaste, et alors toutes les femmes témoigneront du respect à leurs maris, du plus grand au plus petit. » 21 Cet avis parut excellent aux yeux du roi et des seigneurs, et le roi agit conformément aux paroles de Memoukhan. 22 Il expédia des lettres dans toutes les provinces royales, dans chaque province selon son système d’écriture et dans chaque peuplade selon son idiome, [pour ordonner] que tout homme serait maître dans sa maison et s’exprimerait dans la langue de sa nation.

II 5 Or, à Suse, la capitale, vivait un homme originaire de Judée, portant le nom de Mardochée, fils de Yair, fils de Séméi, fils de Kich, de la tribu de Benjamin. 6 II avait été déporté de Jérusalem avec les captifs emmenés de Jérusalem en même temps que Ieconia, roi de Juda, par Nabuchodonosor, roi de Babylone. 7 Il était le tuteur de Hadassa, c’est-à-dire d’Esther, fille de son oncle, qui n’avait plus ni père ni mère; cette jeune fille était belle de taille et belle de visage. A la mort de son père et de sa mère, Mardochée l’avait adoptée comme sa fille. 8 Lors donc que furent publiés l’ordre du roi et son édit et qu’on réunit nombre de jeunes filles à Suse, la capitale, sous la direction de Hêgaï, Esther fut, elle aussi, emmenée au palais du roi et confiée à la direction de Hêgaï, gardien des femmes. 9 La jeune fille lui plut beaucoup et gagna ses bonnes grâces; aussi s’empressa-t-il de lui procurer les objets nécessaires à sa toilette et à son entretien, ainsi que les sept suivantes que devait lui fournir la maison du roi, et il lui témoigna, à elle et à ses suivantes, une faveur exceptionnelle dans le harem. 10 Esther n’avait fait connaître ni son peuple, ni son origine, Mardochée lui ayant recommandé de n’en rien faire. 11 Et chaque jour Mardochée arpentait les abords de la cour du harem, pour s’informer du bien-être d’Esther et de ce qui advenait d’elle…22 Mardochée eut connaissance du complot et en informa la reine Esther, qui en fit part au roi au nom de Mardochée. 23 Une enquête fut ouverte, qui confirma la chose; les deux [coupables] furent pendus à une potence, et le fait fut consigné dans le livre des annales, en présence du roi.

III 1 A la suite de ces événements, le roi Assuérus éleva Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, en l’appelant à la plus haute dignité, et lui attribua un siège au-dessus de tous les seigneurs attachés à sa personne. 2 Tous les serviteurs du roi, admis à la cour royale, s’agenouillaient et se prosternaient devant Aman, car tel était l’ordre donné par le roi en son honneur; mais Mardochée ne s’agenouillait ni ne se prosternait. 3 Les serviteurs du roi, admis à la cour royale, dirent à Mardochée: « Pourquoi transgresses-tu l’ordre du roi? » 4 Comme ils lui faisaient cette observation jour par jour sans qu’il en tînt compte, ils dénoncèrent le fait à Aman, pour voir si les propos de Mardochée auraient quelque valeur; car il leur avait raconté qu’il était juif. 5 Aman, s’apercevant que Mardochée ne s’agenouillait ni se prosternait devant lui, fut rempli d’une grande colère. 6 Mais il jugea indigne de lui de s’en prendre au seul Mardochée, car on lui avait fait savoir de quelle nation il était. Aman résolut donc d’anéantir tous les juifs établis dans le royaume d’Assuérus, la nation entière de Mardochée. 7 Le premier mois, qui est le mois de Nissan, dans la douzième année du règne d’Assuérus, on consulta le POUR, c’est-à-dire le sort, devant Aman, en passant d’un jour à l’autre et d’un mois à l’autre jusqu’au douzième mois, qui est le mois d’Adar. 8 Puis Aman dit au roi Assuérus: « Il est une nation répandue, disséminée parmi les autres nations dans toutes les provinces de ton royaume; ces gens ont des lois qui diffèrent de celles de toute autre nation; quant aux lois du roi, ils ne les observent point: il n’est donc pas de l’intérêt du roi de les conserver. 9 Si tel est le bon plaisir du roi, qu’il soit rendu un ordre écrit de les faire périr, et moi, je mettrai dix mille kikkars d’argent à la disposition des agents [royaux] pour être versés dans les trésors du roi. » 10 Le roi ôta son anneau du doigt et le remit à Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, le persécuteur des juifs. 11 Et le roi dit à Aman: « Je t’abandonne à la fois l’argent et cette nation, dont tu feras ce que bon te semblera. »

IV 12 Les paroles d’Esther ayant été communiquées à Mardochée, 13 celui-ci dit de porter cette réponse à Esther: « Ne te berce pas de l’illusion que, seule d’entre les juifs, tu échapperas au danger, grâce au palais du roi; 14 car si tu persistes à garder le silence à l’heure où nous sommes, la délivrance et le salut surgiront pour les juifs d’autre part, tandis que toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour une conjoncture pareille que tu es parvenue à la royauté? » 15 Alors Esther fit porter cette réponse à Mardochée: 16 « Va rassembler tous les juifs présents à Suse, et jeûnez à mon intention; ne mangez ni ne buvez pendant trois jours ni jour ni nuit moi aussi avec mes suivantes, je jeûnerai de la même façon. Et puis je me présenterai au roi, et si je dois périr, je périrai! » 17 Mardochée se retira et exécuta strictement ce que lui avait ordonné Esther.

V 7 Esther répliqua et dit: « Ma demande et ma requête, les voici: 8 si j’ai trouvé grâce aux yeux du roi et s’il plaît au roi d’agréer ma demande et d’accéder à ma requête, que le roi veuille se rendre avec Aman au festin que je veux leur préparer, et demain je me conformerai à la volonté du roi. »

VI 7 Aman répondit donc au roi: « S’il est un homme que le roi ait à cœur d’honorer, 8 qu’on fasse venir un vêtement royal qu’a porté le roi et un cheval que le roi a monté et sur la tête duquel figure une couronne royale; 9 que l’on confie le vêtement et le cheval à l’un des seigneurs du roi, des hauts dignitaires, pour qu’on mette le vêtement à l’homme que le roi veut honorer, qu’on le promène sur le cheval par la grande place de la ville, en le faisant précéder de cette proclamation: « Voilà ce qui se fait pour l’homme que le roi veut honorer! » 10 Va vite, dit le roi à Aman, prendre le vêtement et le cheval dont tu as parlé, et fais comme tu as dit à l’égard du juif Mardochée, qui est assis à la porte du roi; n’omets aucun détail de tout ce que tu as proposé. »

VII 1 Le roi et Aman vinrent donc s’asseoir au festin avec la reine Esther. 2 Et le second jour encore, le roi dit à Esther pendant le festin, à l’heure du vin: « Fais connaître ta demande; reine Esther, et elle te sera accordée; dis ce que tu souhaites: quand ce serait la moitié du royaume, tu l’obtiendrais. » 3 La reine Esther répondit en ces termes: « Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et si tel est le bon plaisir du roi, puisse-t-on, à ma demande, me faire don de la vie et, à ma requête, sauver mon peuple! 4 Car nous avons été vendus moi-même et mon peuple, pour être détruits, exterminés, anéantis. Si du moins nous avions été vendus pour être esclaves ou servantes, j’aurais gardé le silence; asurément le persécuteur n’a pas le souci du domage causé au roi. 5 Le roi Assuérus se récria et dit à la reine Esther: « Qui est-il, où est-il, celui qui a eu l’audace d’agir de la sorte? 6 Cet homme, répliqua Esther, cruel et acharné; c’est ce méchant Aman que voilà! »

IX 20 Mardochée mit par écrit ces événements et expédia des lettres à tous les juifs, proches ou éloignés, dans toutes les provinces du roi Assuérus, 21 leur enjoignant de s’engager à observer, année par année, le quatorzième jour du mois d’Adar et le quinzième jour, 22 c’est-à-dire les jours où les juifs avaient obtenu rémission de leurs ennemis, et le mois où leur tristesse s’était changée en joie et leur deuil en fête à en faire des jours de festin et de réjouissances et une occasion d’envoyer des présents l’un à l’autre et des dons aux pauvres. 23 Les juifs érigèrent en coutume ce qu’ils avaient commencé de faire et ce que Mardochée leur avait recommandé par écrit; 24 car Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, persécuteur de tous les juifs, avait formé le dessein d’anéantir les juifs et consulté le Pour, c’est-à-dire le sort, à l’effet de les perdre et de les détruire; 25 et quand la chose parvint à la connaissance du roi, il donna l’ordre écrit que le mauvais dessein qu’Aman avait conçu contre les juifs retombât sur sa tête et qu’on le pendît, lui et ses fils, au gibet. 26 C’est pourquoi on appela ces jours-là POURIM, du nom de Pour; et c’est pourquoi aussi, en vertu de toutes les instructions de cette missive, de tout ce qu’ils avaient vu eux-mêmes et de ce qui leur était advenu, 27 les juifs reconnurent et acceptèrent pour eux, pour leurs descendants et pour tous ceux qui se rallieraient à eux l’obligation immuable de fêter ces deux jours-là, suivant la teneur des écrits et à la date fixée, année par année, 28 de commémorer et de célébrer ces jours de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville, et de ne pas laisser disparaitre ces jours de Pourim du milieu des juifs ni s’en effacer le souvenir du milieu de leurs descendants.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -4 Esther

David, le faible qui est fort

L’histoire de David: approche pédagogique du courage et de la persévérance – Bible et Pédagogie 3, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Qu’est-ce que la victoire ? Et de quoi dépend-elle ? Qu’est-ce qui fait que nous triompherons de nos difficultés ? Est-ce notre force physique ? Est-ce notre intelligence ? Est-ce notre capacité à nous soutenir ? Notre force morale ? Notre capacité de remise en question ? Les histoires de Hanouka nous parlent du triomphe du premier humain sur sa peur de la nature, du triomphe des Maccabées contre l’oppression grecque, le triomphe de la continuité identitaire contre l’assimilation la victoire de Judith contre Holopherne, la réussite de l’espoir contre le renoncement, la victoire de la lumière de la petite fiole sur les ténèbres, le succès de la souplesse et de l’imagination sur la crispation.

Et pour nous, qu’est-ce que la victoire et quels sont nos atouts ? Qu’apprenons-nous de l’histoire de David et Goliath ? Que signifient les péripéties de l’histoire sur le plan symbolique ?

Avec les histoires de Hanouka, nous partagerons avec nos enfants nos pensées et sentiments sur notre façon de faire face aux difficultés de la vie.

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

Mes yeux regarderons mes ennemis quand les méchants se lèveront contre moi mon oreille entendra : le juste fleurira comme le palmier, il s’élance comme le cèdre du liban – Tsadik katamar ifraH kéérez balevanon isgué

וַתַּבֵּט עֵינִי בְּשׁוּרָי בַּקָּמִים עָלַי מְרֵעִים תִּשְׁמַעְנָה אָזְנָי. יג צַדִּיק כַּתָּמָר יִפְרָח כְּאֶרֶז בַּלְּבָנוֹן יִשְׂגֶּה (Ps 92)

A propos des miracles et de la délivrance et du courage et des sauvetages et des merveilles et des consolations et des guerres que tu as fait pour nos ancêtres en ces jours en ce temps, quand s’est dressée le royaume des grecs ces méchants contre ton peuple Israël pour leur faire oublier ton enseignement et leur faire quitter ta volonté et toi dans ta grande bienveillance tu t’es dressé pour eux au temps de leur souffrance et tu as livré les forts et mauvais aux mains des faibles, les nombreux aux mains des peu nombreux, les mauvais aux mains des justes, les prétentieux aux mains de ceux qui s’occupent de ta Torah et tu t’es fait un nom grand et spécial dans ton monde…. (Prière de Hanouka/ Amida et Birkat hamazon)

1 Or, les Philistins réunirent leurs armées pour une expédition, se donnèrent rendez-vous à Sokho, ville de Juda, et se campèrent entre Sokho et Azêka, à Efès-Dammim. 2 De son côté, Saül réunit les Israélites, qui se campèrent dans la vallée du Térébinthe, et se rangèrent en bataille vis-à-vis des Philistins. 3 Les Philistins occupaient la montagne d’un côté, les Israélites l’occupaient du côté opposé, la vallée les séparant. 4 Alors un géant sortit des rangs des Philistins, un homme de Gath, nommé Goliath: sa taille était de six coudées et un empan. 5 Il avait sur la tête un casque d’airain et était vêtu d’une cotte de mailles, du poids de cinq mille sicles; 6 il avait des jambières d’airain aux jambes, et un javelot d’airain sur l’épaule; 7 le bois de sa lance ressemblait à une ensouple de tisserand, et elle se terminait par un fer du poids de six cents sicles. Le porteur du bouclier marchait devant lui. 8 S’avançant donc, il cria ces paroles aux lignes d’Israël: « Pourquoi vous disposer à livrer bataille? Ne suis-je pas, moi, le Philistin, et vous les sujets de Saül? Désignez l’un d’entre vous pour qu’il s’avance vers moi. 9 Si, en combattant avec moi, il l’emporte et me tue, nous deviendrons vos sujets; mais si c’est moi qui triomphe et le tue, vous serez nos sujets et nous obéirez. 10 Oui, ajouta le Philistin, je défie en ce jour les rangs des Israélites: donnez-moi un homme, que nous nous battions ensemble! » 11 Saül et tout Israël, en entendant ces paroles du Philistin, furent consternés et eurent grand peur. 12 Or, David était fils de cet Ephratéen, de Bethléem-en-Juda, qui se nommait Jessé et avait huit fils; à l’époque de Saül, c’était un vieillard, comptant parmi les hommes d’âge. 13 Les trois fils aînés de Jessé étaient partis pour suivre Saül dans cette campagne; ces trois hommes partis pour la guerre se nommaient, l’aîné Elïab, son puîné Abinadab, et le troisième Chamma. 14 David était le plus jeune, et les trois aînés seuls avaient suivi Saül. 15 Pour David, il allait et venait, quittant Saül pour garder les brebis de son père à Bethléem. 16 Le Philistin donc s’avançait chaque matin et chaque soir, et se présenta ainsi pendant quarante jours. 17 Cependant Jessé dit à David, son fils: « Prends, je te prie, pour tes frères cet êpha de blé grillé et ces dix pains, et porte-les vite au camp à tes frères. 18 Ces dix fromages, tu les porteras au chef de la division; tu t’informeras du bien-être de tes frères et te muniras d’un gage de leur part. » 19 (Saül, avec eux, ainsi que tous les hommes d’Israël étaient dans la vallée du Térébinthe, rangés en bataille contre les Philistins.) 20 Le lendemain, de bon matin, David laissa le troupeau aux soins d’un gardien, et partit avec sa charge selon la recommandation de Jessé. Il atteignit l’enceinte du camp, comme l’armée débouchait sur le champ de bataille et poussait le cri de guerre. 21 Israélites et Philistins s’alignèrent, ligne contre ligne. 22 David remit les objets qu’il portait aux mains du gardien des bagages, courut vers les rangs et alla s’informer de la santé de ses frères. 23 Tandis qu’il s’entretenait avec eux, voici venir le géant, Goliath le Philistin, de Gath, sortant des rangs des Philistins et tenant le même discours; David l’entendit. 24 Tous les Israélites, en voyant cet homme, lâchèrent pied devant lui, fort effrayés. 25 Et les hommes d’Israël se disaient: « Avez-vous vu cet homme qui s’avance? C’est pour défier Israël qu’il se met en avant. Eh bien! Celui qui le vaincra, le roi le comblera de richesses, lui donnera sa fille, et exemptera la famille de son père de toute charge en Israël. » 26 David, s’adressant à ceux qui étaient près de lui, demanda: « Que fera-t-on à l’homme qui aura vaincu ce Philistin et délivré Israël de l’ignominie? Qu’est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les légions du Dieu vivant! » 27 Le peuple lui répéta la même chose, ajoutant: « Telle sera la récompense de l’homme qui l’aura vaincu. » 28 Elïab, son frère aîné, l’entendant parler à ces hommes, se mit en colère contre David et dit: « Pourquoi es-tu descendu ici, et à qui as-tu confié ces quelques brebis dans le désert? Je connais ton caractère volontaire et vicieux, car c’est pour voir la guerre que tu es venu! 29 Eh! Qu’ai-je donc fait, répondit David? C’était une simple parole. » 30 Le quittant alors, il s’adressa à un autre, à qui il tint le même discours; les gens lui firent la même réponse que précédemment. 31 Les propos de David ayant été propagés, on les répéta devant Saül, qui le fit venir. 32 David dit à Saül: « Que personne ne perde courage à cause de lui! Ton serviteur ira et se battra avec ce Philistin. » 33 Mais Saül dit à David: « Tu ne peux aller te battre avec ce Philistin, car tu n’es qu’un enfant, et lui est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » 34 David répondit à Saül: « Ton serviteur faisait paître les brebis de son père; quand survenait le lion ou l’ours et qu’il emportait une bête du troupeau, 35 je le poursuivais, je le terrassais, et la lui arrachais de la gueule; alors il se jetait sur moi, mais je le saisissais par la mâchoire et le frappais à mort. 36 Puisque ton serviteur a eu raison et du lion et de l’ours, cet impur Philistin aura le même sort, lui qui a défié les légions du Dieu vivant. » 37 Et David ajouta: « L’Eternel, qui m’a protégé contre le lion et l’ours, me protégera aussi contre ce Philistin… » Et Saül dit à David: « Va, et que l’Eternel soit avec toi! » 38 Saül revêtit David de son propre costume, lui mit sur la tête un casque d’airain, lui fit endosser une cuirasse; 39 David ceignit l’épée par-dessus ses vêtements et essaya de marcher, n’en ayant pas l’habitude. Alors il dit à Saül: « Je ne puis marcher avec cette armure, car je n’y suis pas accoutumé »; et il s’en débarrassa. 40 Il prit son bâton à la main, choisit dans le torrent cinq cailloux lisses, qu’il mit dans sa panetière de berger, et, muni de sa fronde, s’avança vers le Philistin. 41 Celui-ci s’approcha lentement de David, précédé de l’homme qui portait son bouclier. 42 Le Philistin, considérant David, le regarda avec dédain, parce qu’il était jeune, vermeil et de bonne mine. 43 Et il dit à David: « Suis-je un chien, que tu t’avances contre moi avec des bâtons? » Et il maudissait David en invoquant son dieu. 44 Et le Philistin dit à David: « Viens ici que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux animaux des champs! » 45 David répondit au Philistin: « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot; et moi je viens au nom de l’Eternel-Cebaot, du Dieu des légions d’Israël que tu insultes. 46 En ce jour, l’Eternel te mettra en mon pouvoir, je t’abattrai et je te couperai la tête et je livrerai les cadavres de l’armée des Philistins, aujourd’hui même, aux oiseaux du ciel et aux animaux des champs, afin que toute la terre sache qu’il y a un Dieu pour Israël! 47 Et toute cette multitude saura que l’Eternel n’a pas besoin d’épée ni de lance pour donner la victoire, car l’Eternel est le maître de la guerre, et il vous livrera en notre pouvoir! » 48 Voyant alors le Philistin se mettre en mouvement et s’avancer à sa rencontre, David s’élança, traversa rapidement le champ de bataille dans la direction du Philistin, 49 mit la main dans sa panetière, en tira une pierre, qu’il lança avec la fronde, et atteignit le Philistin au front; la pierre s’y enfonça et il tomba la face contre terre. 50 Ainsi David vainquit le Philistin avec une fronde et une pierre, et le frappa à mort, sans avoir une épée à la main; 51 puis il fondit sur le Philistin, lui prit son épée qu’il tira du fourreau, et le tua en lui tranchant la tête. Les Philistins, voyant que leur champion était mort, prirent la fuite. 52 Les hommes d’Israël et de Juda se levèrent en poussant le cri de guerre et poursuivirent les Philistins jusqu’aux abords de Gaï et jusqu’aux portes d’Ekron; les cadavres des Philistins jonchèrent la route de Chaaraïm, jusqu’à Gath et jusqu’à Ekron. 53 Au retour de cette poursuite des Philistins, les enfants d’Israël allèrent piller leurs camps. 54 Pour David, il prit la tête du Philistin et la porta à Jérusalem, et ses armes, il les déposa dans sa tente. 55 Or, en voyant David s’avancer au-devant du Philistin, Saül avait dit à Abner, commandant de l’armée: « De qui ce jeune homme est-il fils, Abner? » Et Abner avait répondu: « Par ta vie, ô roi! Je l’ignore. » 56 « Informe-toi, dit le roi, de qui ce garçon est fils… » 57 Et lorsque David revint après avoir tué le Philistin, Abner vint le prendre et le présenta à Saül, tenant à la main la tête du Philistin. 58 Saül lui demanda alors: « De qui es-tu fils, jeune homme? De ton serviteur Jessé le Bethléémite, » répondit David.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

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