Missions accomplies!

congrès de Troyes

 

 

Bonjour à toutes et tous. Voici mon interview dans Grazia.

 

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Missions accomplies!

 

Bonjour à toutes et tous. Je partage mes quelques mots de conclusion du congrès « Les filles de Rachi » qui s’est déroulé depuis dimanche à la Maison Rachi, à Troyes (Maison Rachi Ici, article de presse ici, ici et ici). Les citations sont un peu « adaptées », « revisitées », comme une sorte de Hidouch, de renouveau de sens, cela ne vous échappera pas, je tenais à vous communiquer ce texte aussi rapidement que possible. Que le plaisir d’étudier ensemble de cette rencontre, comme le plaisir d’étudier dans toutes les autres rencontres, continue à nous inspirer et à nous porter vers l’avenir!

 

Nous avons accompli notre mission.

Merci à Rachi, merci à la maison Rachi, merci à ceux qui ont ouvert le chemin.

Merci à vous toutes et à vous tous, car nous pouvons le dire en cette heure de conclusion: nous avons accompli notre mission, nos missions.

Tout d’abord, nous avons accompli notre mission d’étude et de transmission, le sérieux et l’intensité des textes et des expériences que nous avons partagés en témoigne. Nous avons revendiqué notre héritage et nous l’avons cultivé, nous sommes à ce titre de dignes héritières des filles de Tsélofrad, צלפחד, nous pouvons prendre l’une d’entre-elles pour figure de proue, peut-être Noa, dont le nom signifie « celle qui est en mouvement ». Nous sommes les filles de Noa, נוע, celle qui est en mouvement. Nous avons revendiqué notre héritage. Nous avons accompli notre mission d’étudier et de transmettre: Yarach, ירש.

Nous avons également atteint notre objectif de paix et de diversité. L’intensité de chaque office dans sa spécificité, les offices orthodoxe, massorti et libéral, mis en place par des femmes dans l’absolu respect de leur diversité, ce rassemblement de femmes érudites et de nombreuse rabbins, nous a permis de légitimer les différentes façons d’être femme, d’être leader, d’être humaines. Nous avons certainement représenté les 70 facettes de la Torah. Certes, nous n’étions que 20 intervenantes, cela représente quand-même 3,5 facettes par oratrice, mais heureusement, nous avons pu compter sur la belle participation de toutes les personnes présentes. Nous avons fait entendre un chant harmonieux, à plusieurs voix, plusieurs modalités d’expressions, à plusieurs voies, à plusieurs chemin, nous avons pu faire entendre le chant nouveau dont parlent les Psaumes et Edmond Fleg. Oui, nous sommes les dignes descendantes de Myriam, מרים nous avons réalisé notre objectif d’enthousiasme et de diversité: Chir, שיר

Incontestablement, nous avons accompli notre devoir de courage et de droiture. Alors que les femmes ont été si longtemps cantonnées au second plan de l’écriture de l’histoire, contraintes à suivre des chemins tortueux et détournés comme notre ancêtre, le Jacob originel,  nous avons brillamment démontré que nous savons nous tenir droites, beAmida, dés que cela devient possible, comme le Jacob redressé devenu Israël. Nous pouvons prendre Déborah comme élégie, cette juge, étalon de la droiture, championne de la stratégie de combat. Nous sommes les continuatrices de Devorah, דבורה nous avons accompli notre devoir d’aplanir le chemin: Yachar, ישר

Evidemment, nous avons répondu à notre vocation de développement de leadership. Comme Esther, nous nous sommes revêtues de royauté, de malHout, מלכות, et nous pourrions mieux encore utiliser le mot sarout, שרות, et faire ainsi référence à Sarah, שרה, notre mère, passée du domaine privé auquel son entourage l’avait réduite, celui de son surnom, שרי, ma princesse, à la sphère publique réaffirmée par l’Éternel comme son domaine naturel, à travers son nom réelle, שרה, LA princesse, la ministre, la leader. Sarah, prophétesse, visionnaire, continuera à nous inspirer au futur: Issar, ישר.

Enfin, nous avons mené à bien notre mission de pédagogie, d’ouverture inter-religieuse, nous avons sauvé le bébé, tout en jetant l’eau du bain, nous sommes les héritières de Batya, בתיה, femme étrangère issue d’un peuple oppresseur, femme courageuse issue des nations, qui a sauvé Moïse et avec lui le peuple hébreu entier. Nous sommes les disciples de Rachi, le pédagogue et ses commentaires précieux sur la Torah et le Talmud, Rachi et son héritage inter-religieux adopté par le monde chrétien. Rachi, רשי.

Nous pouvons donc prononcer joyeusement ces paroles de célébration:

Tu es une source de bénédiction Éternel notre Force et Force de nos mères, Force de Sarah, Batya, Myriam, Noa et Devorah.

Tu es une source de bénédiction Éternel notre Force et Force de nos ancêtres, qui nous a créé Israël, ישראל car nous avons vaincu « Dieu et les hommes », qui nous a créées Yachar-El, Yachar ישר : droit, El אל: au but.

Nombreux sont les hommes qui nous soutiennent dans ces missions:

Aragon et Ferrat nous disent: « Votre liberté est l’avenir de l’homme »

Kipling nous dit: « Tu seras un homme, ma fille »

Gamzon, le fondateur des Éclaireurs et Éclaireuses Israélites de France en 1923 nous dit: « Je veux que tu sois une bâtisseuse »

Isaïe nous dit: « Toutes tes filles sont des étudiantes de la Torah, grande est la paix de tes filles »

Le Talmud BeraHot ברכות nous dit:  » Ne dites pas « tes filles », בנותיך, dites « tes bâtisseuses », בונותיך. », « grande est la paix de tes bâtisseuses ».

Nous avons accompli nos missions, ainsi se clôture le seder nachim סדר נשים, de même que nous avons eu la chance et le mérite de le vivre aujourd’hui, puissions-nous le vivre à nouveau à l’avenir.

Nous avons accompli nos missions, puisse leur esprit se diffuser, dans un esprit de dialogue:

Inter ET intra – religieux
dans l’harmonie ET la diversité
dans le respect de la tradition et termes de fidélité au passé ET de l’audace nécessaire pour l’avenir

Nous avons accompli nos missions, restons des constructrices, des bâtisseuses, bâtisseuses de Rachi, bâtisseuses de paix, bâtisseuses de l’étude juive de demain.

Nous avons accompli nos missions, nous ne lâcherons pas, « mir zeinen do ».

Que nous ayons les moyens de poursuivre nos actions, une longue vie, et tout ce qu’il faut à manger, et que soit agrandi le nom de dieu, disons ensemble le kadich dérabanan, le kadich des rabbins, qui conclut toute étude….

[Kadich, Ossé chalom]

Rachi ce Samedi – La posture de transmission: Un jeu d’enfant?

La transmission… Cela peut-être beaucoup de choses!

Les pédagogues parlent de « la posture pédagogique ». De quoi s’agit-il? Quel rapport avec la paracha béahélotéHa?

Notre paracha de la semaine est pleine d’enseignements sur la pédagogie juive. L’occasion de conclure le cycle annuel d’étude de Rachi en beauté, ce chabbat, à la synagogue MJLF – Surmelin.

Téléchargez ici le texte Rachi 5777 – 7 BeahaloteHa

 

 

Rachi sur BéahalotéHa – Qu’est-ce que la Posture de Transmission ?

Nb 8 :2

Quand tu feras monter Pourquoi le chapitre relatif à la menora fait-il immédiatement suite à celui relatif aux princes ? Parce que Aharon, lorsqu’il a assisté à l’inauguration par les princes, s’est affligé de ne pas avoir été avec eux, ni lui ni sa tribu. Le Saint béni soit-Il lui a alors déclaré : « Par ta vie ! Ta part est plus grande que la leur ! Car c’est toi qui allumeras et entretiendras les lumières » (Midrach Tan‘houma).

Quand tu feras monter Étant donné que la flamme s’élève, le texte emploie pour leur allumage le mot « monter ». L’allumage doit se poursuivre jusqu’à ce que la flamme s’élève d’elle-même. Et nos maîtres ont également déduit de ce verset que devant la menora se trouvait un marchepied sur lequel se tenait le kohen pour l’arranger (Sifri).

Vers le vis-à-vis de la face de la menora Dirigées vers la flamme centrale, laquelle ne se trouvait pas sur les branches mais sur le corps même de la menora.

Éclaireront les sept lampes À raison de six sur les branches, trois à l’est dont les mèches étaient dirigées vers la flamme centrale, et de même les trois à l’ouest dont les mèches étaient dirigées vers la flamme centrale. Pourquoi ? Pour que l’on ne dise pas qu’Il a besoin de sa lumière (Sifri).

 

Nb 8 :3

Ainsi fit Aharon Cela à l’éloge de Aharon qui n’a rien changé [à l’ordre reçu] (Sifri).

 

Nb 8 :4

Et ceci est la confection de la menora Comme si le Saint béni soit-Il la lui avait montrée du doigt. La tâche étant difficile, Il lui a dit : « Et voici… ».

Battue En français médiéval : « batediz », comme dans : « Ils battaient (naqchan) l’un contre l’autre » (Daniel 5, 6). Elle était faite d’un kikar d’or frappé au marteau et coupé au ciseau pour en aplatir les pièces à volonté, et sans que l’on y assemble des pièces détachées.

Jusqu’à son pied, jusqu’à sa fleur Le pied est constitué par la base creuse, comme dans les chandeliers d’argent employés par les nobles.

Jusqu’à son pied, jusqu’à sa fleur C’est-à-dire la totalité de la menora et tout ce qui y était attaché.

Jusqu’à son pied Qui forme une grande pièce.

Jusqu’à (‘ad) sa fleur Qui est un travail de grande finesse, le tout formant un seul bloc. La préposition ‘ad (« jusqu’à ») s’emploie ainsi, comme dans : « depuis les gerbes jusqu’au (we‘ad) blé, et jusqu’aux (we‘ad) oliveraies » (Choftim 15, 5).

Comme ce qui a été montré que Hachem a montré Comme le plan qu’Il lui avait montré sur la montagne (Sifri), comme il est écrit : « Et vois et fais, selon leur plan qu’on t’a montré dans la montagne » (Chemoth 25, 40).

Ainsi fit-il la menora Celui qui l’a fabriquée. Selon le midrach, elle s’est faite automatiquement par l’intervention du Saint béni soit-Il (Midrach Tan‘houma).

 

בְּהַעֲלֹתְךָ, לָמָּה נִסְמְכָה פָּרָשַׁת הַמְּנוֹרָה לְפָרָשַׁת הַנְּשִׂיאִים? לְפִי שֶׁכְּשָׁרָאה אַהֲרֹן חֲנֻכַּת הַנְּשִׂיאִים חָלְשָׁה אָז דַּעְתּוֹ, שֶׁלֹּא הָיָה עִמָּהֶם בַּחֲנֻכָּה לֹא הוּא וְלֹא שִׁבְטוֹ. אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: חַיֶּיךָ, שֶׁלְּךָ גְּדוֹלָה מִשֶּׁלָּהֶם, שֶׁאַתָּה מַדְלִיק וּמֵיטִיב אֶת הַנֵּרוֹת.

בְּהַעֲלֹתְךָ, עַל שֵׁם שֶׁהַלַּהַב עוֹלֶה. כָּתוּב בְּהַדְלָקָתָן לְשׁוֹן « עֲלִיָּה » שֶׁצָּרִיךְ לְהַדְלִיק עַד שֶׁתְּהֵא שַׁלְהֶבֶת עוֹלָה מֵאֵלֶיהָ. וְעוֹד דָּרְשׁוּ רַבּוֹתֵינוּ: מִכָּאן, שֶׁמַּעֲלָה הָיְתָה לִפְנֵי הַמְּנוֹרָה, שֶׁעָלֶיהָ הַכֹּהֵן עוֹמֵד וּמֵיטִיב.

אֶל-מוּל פְּנֵי הַמְּנוֹרָה, אֶל מוּל נֵר הָאֶמְצָעִי שֶׁאֵינוֹ בַּקָּנִים אֶלָּא בְּגוּף שֶׁל מְנוֹרָה.

יָאִירוּ שִׁבְעַת הַנֵּרוֹת, שִׁשָּׁה שֶׁעַל שֵׁשֶׁת הַקָּנִים שְׁלֹשֶׁת הַמִּזְרָחִיִּים פּוֹנִים לְמוּל הָאֶמְצָעִי הַפְּתִילוֹת שֶׁבָּהֶן וְכֵן שְׁלֹשָׁה הַמַּעֲרָבִיִּים רָאשֵׁי הַפְּתִילוֹת לְמוּל הָאֶמְצָעִי, וְלָמָּה? כְּדֵי שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ: לְאוֹרָהּ הוּא צָרִיךְ:

וַיַּעַשׂ כֵּן אַהֲרֹן, (ספרי) לְהַגִּיד שִׁבְחוֹ שֶׁל אַהֲרֹן, שֶׁלֹּא שִׁנָּה:

וְזֶה מַעֲשֵׂה הַמְּנֹרָה, (שם) שֶׁהֶרְאָהוּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בָּאֶצְבַּע, לְפִי שֶׁנִּתְקַשָּׁה בָּהּ, לְכָךְ נֶאֱמַר « וְזֶה ».

מִקְשָׁה, בטדי »ן בְּלַעַז לְשׁוֹן « דָּא לְדָא נָקְשָׁן » (דניאל ה) עֶשֶׁת שֶׁל כִּכַּר זָהָב הָיְתָה וּמַקִּישׁ בְּקֻרְנָס וְחוֹתֵךְ בְּכַשִּׁיל לְפַשֵּׁט אֵיבָרֶיהָ כְּתִקּוּנָן, וְלֹא נַעֲשֵׂית אֵיבָרִים אֵיבָרִים עַל יְדֵי חִבּוּר.

עַד-יְרֵכָהּ עַד-פִּרְחָהּ, « יְרֵכָהּ » הִיא הַשִּׁדָּה שֶׁעַל הָרַגְלַיִם, חָלוּל, כְּדֶרֶךְ מְנוֹרַת כֶּסֶף שֶׁלִּפְנֵי הַשָּׂרִים.

עַד-יְרֵכָהּ עַד-פִּרְחָהּ, כְּלוֹמַר גּוּפָהּ שֶׁל מְנוֹרָה כֻּלָּהּ וְכָל הַתָּלוּי בָּהּ.

עַד-יְרֵכָהּ, שֶׁהוּא אֵיבָר גָּדוֹל.

עַד-פִּרְחָהּ, שֶׁהוּא מַעֲשֶׂה דַּק שֶׁבָּהּ _ הַכֹּל מִקְשָׁה. וְדֶרֶךְ « עַד » לְשַׁמֵּשׁ בִּלְשׁוֹן « זֶה », כְּמוֹ (שופטים טו): « מִגָּדִישׁ וְעַד-קָמָה וְעַד-כֶּרֶם זָיִת ».

כַּמַּרְאֶה אֲשֶׁר הֶרְאָה וְגוֹ’, כַּתַּבְנִית אֲשֶׁר הֶרְאָהוּ בָּהָר, כְּמוֹ שֶׁנֶּאֱמַר (שמות כה): « וּרְאֵה וַעֲשֵׂה בְתַבְנִיתָם וְגוֹ' ».

כֵּן עָשָׂה אֶת-הַמְּנֹרָה, מִי שֶׁעֲשָׂאָהּ . וּמִדְרַשׁ אַגָּדָה: עַל יְדֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא נַעֲשֵׂית מֵאֵלֶיהָ:

Donner = recevoir ? Recevoir = donner ? Rachi ce chabbat au MJLF-est

La paracha émor évoque entre autre des règles concernant la pureté des prêtres. Ce passage est difficile à aborder. Quelque chose de profondément écologique et humaniste pourrait-il se cacher derrière ces commandements arrides? C’est ce que nous tenterons de soutenir samedi matin à travers l’étude de la paracha et du commentaire de Rachi, autour de la paracha Emor, et plus particulièrement des chapitres 21 et 22 du Lévitique.

Télécharger le texte en suivant le lien suivant: Rachi et Lévitique 21 et 22.

Lev. 21 :4    Ne se rendra pas impur, un mari dans ses peuples, pour se profaner Il ne se rendra pas impur pour sa femme illégitime par laquelle il s’est rendu ‘hallal (« profané ») aussi longtemps qu’elle a été avec lui. Et voici le sens littéral du verset : Le mari ne se rendra pas impur pour celle qui lui est sa parente aussi longtemps qu’elle est parmi le peuple auquel il appartient, ce qui veut dire : aussi longtemps qu’il y a des personnes qui l’enterreront et qu’elle n’est pas un cadavre sans répondant. Et de quelle parente s’agit-il ? De celle par laquelle il s’est rendu ‘hallal et a perdu sa qualité de kohen.

21 :7   Zona Une femme qui a eu un rapport sexuel avec un des enfants d’Israël qui lui est interdit, comme ceux qui sont passibles de kareth, ou un nathin (V. Yehochou‘a 9, 27) ou un mamzèr (Yevamoth 61b).       Profanée (‘halala) Une femme née d’une union interdite au kohen, comme la fille d’une veuve mariée à un kohen gadol ou la fille d’une divorcée ou d’une ‘haloutsa (V. Devarim 25, 9) mariée à un kohen ordinaire, et aussi celle qui est devenue ‘halala (« profanée ») comme ayant cohabité avec un kohen inapte à la prêtrise (Qid 77a).

21 :11  Et sur aucune âme d’un mort Il ne viendra pas dans la tente où repose un mort.     Âme morte Jusqu’à un quart [de log] de sang, lequel rend impur « dans la tente » (Nazir 38a).     Pour son père ni pour sa mère il ne se rendra pas impur Ces mots sont destinés à permettre de se rendre impur pour un mort sans répondant (meth mitswa) (Torath kohanim).

21 :15 Et il ne profanera pas sa descendance S’il épouse, en revanche, une de celles qui lui sont interdites, la descendance issue de leur union sera exclue comme ‘halala (« profanée ») du statut de sainteté de la prêtrise (Qiddouchin 77b).

22 :2, 3   Ils s’écarteront (weyinozrou) L’idée de nezira implique toujours celle de séparation. Il en est de même dans : « Il écarte (weyinnazér) de moi » (Ye‘hezqèl 14, 7), ou dans : « Ils se sont écartés (nazorou) au loin » (Yecha’yah 1, 4). Qu’ils s’abstiennent des choses saintes lorsqu’ils sont impurs. Autre explication : « Ils s’écarteront des saintetés des fils d’Israël qui elles, me sanctifient, et ils ne profaneront pas le nom de ma sainteté. » Inverse le verset et explique-le !

Qu’ils me sanctifient Y compris les offrandes des kohanim eux-mêmes.

Tout homme qui s’approchera Cette « approche » ne signifie rien d’autre que l’acte de manger. Il arrive aussi que l’interdiction de consommer des offrandes en état d’impureté soit appelée « toucher » : « à tout objet de sainteté elle ne touchera pas » (supra 12, 4), c’est-à-dire une défense de manger. Nos maîtres l’ont déduit (Yevamoth 75a) par un raisonnement faisant appel à deux textes qui contiennent le même mot (guezéra chawa). Il est impossible de dire que l’interdiction porte sur le « toucher » au sens littéral du terme. La peine de kareth est en effet stipulée à deux reprises, très proches l’une de l’autre (supra 7, 20 et 21) dans la sidra Tsaw, pour la consommation. Or, si le simple contact était également visé, il serait inutile d’ajouter la consommation. C’est ce que l’on explique dans Torath kohanim : Celui qui touche est-il coupable ? Dans l’affirmative, pourquoi le texte précise-t-il : « s’approchera » ? Cela veut dire : « dès que l’offrande est apte à être “approchée” », car on n’est coupable d’avoir consommé en état d’impureté qu’après la présentation des parties qui rendent l’offrande autorisée, [à savoir celle du sang et du suif]. Sans doute te demanderas-tu : Pourquoi est-il question à trois reprises de la peine de kareth à propos de l’impureté des kohanim ? Cela a été expliqué dans le traité Chevou‘oth (7a) : Une première fois comme « règle générale » et une fois comme « détail », etc.        Et son impureté est sur lui C’est l’impureté de l’homme lui-même. J’aurais pu penser que ce fût celle de la viande, et que l’impureté de la viande s’attachât à lui. Le texte viserait alors un homme en état de pureté qui consommerait de ce qui est impur. Mais il faut nécessairement conclure du sens du verset que le texte parle de quelqu’un dont l’impureté est « volatile », et cela n’est le cas que pour celui qui peut se purifier par immersion.

Cette âme-là sera retranchée… J’aurais pu penser qu’elle fût bannie d’un endroit à un autre, expulsée de son lieu de naissance et contrainte de s’installer ailleurs. Aussi est-il écrit : « Je suis Hachem » – partout où je suis.

23 :4   Six jours Quel rapport le Chabath a-t-il avec les fêtes ? C’est pour t’enseigner que quiconque profane les fêtes est considéré comme s’il profanait le Chabath, et que quiconque observe les fêtes est considéré comme s’il observait le Chabath.

לֹא יִטַּמָּא בַּעַל בְּעַמָּיו לְהֵחַלּוֹ, לֹא יִטַּמָּא לְאִשְׁתּוֹ פְּסוּלָה, שֶׁהוּא מְחֻלָּל בָּהּ בְּעוֹדָהּ עִמּוֹ. וְכֵן פְּשׁוּטוֹ שֶׁל מִקְרָא: לֹא יִטַּמָּא בַּעַל בִּשְׁאֵרוֹ, בְּעוֹד שֶׁהוּא בְּתוֹךְ עַמָּיו, שֶׁיֵּשׁ לָהּ קוֹבְרִין, שֶׁאֵינָהּ מֵת מִצְוָה. וּבְאֵיזֶה ‘שְׁאֵר’ אָמַרְתִּי? בְּאוֹתוֹ שֶׁהוּא ‘לְהֵחַלּוֹ’, לְהִתְחַלֵּל הוּא מִכְּהֻנָּתוֹ:

זֹנָה, שֶׁנִּבְעֲלָה בְּעִילַת יִשְׂרָאֵל הָאָסוּר לָהּ, כְּגוֹן חַיָּבֵי כְּרֵתוֹת, אוֹ נָתִין, אוֹ מַמְזֵר.

חֲלָלָה: חֲלָלָה, שֶׁנּוֹלְדָה מִן הַפְּסוּלִים שֶׁבַּכְּהֻנָּה, כְּגוֹן בַּת אַלְמָנָה מִכֹּהֵן גָּדוֹל, אוֹ בַּת גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה מִכֹּהֵן הֶדְיוֹט וְכֵן שֶׁנִּתְחַלְּלָה מִן הַכְּהֻנָּה עַל-יְדֵי בִּיאַת אֶחָד מִן הַפְּסוּלִים לַכְּהֻנָּה:

וְעַל כָּל-נַפְשֹׁת מֵת, בְּאֹהֶל הַמֵּת.

נַפְשֹׁת מֵת, לְהָבִיא רְבִיעִית דָּם מִן הַמֵּת, שֶׁמְּטַמֵּא בָּאֹהֶל.

לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ לֹא יִטַּמָּא, לֹא בָּא אֶלָּא לְהַתִּיר לוֹ מֵת מִצְוָה:

וְלֹא-יְחַלֵּל זַרְעוֹ, הָא אִם נָשָׂא אַחַת מִן הַפְּסוּלוֹת זַרְעוֹ הֵימֶנָּה חָלָל מִדִּין קְדֻשַּׁת כְּהֻנָּה:

וְיִנָּזְרוּ, אֵין ‘נְזִירָה’ אֶלָּא פְּרִישָׁה; וְכֵן הוּא אוֹמֵר (יחזקאל יד, ז): « וַיִּנָּזֵר מֵאַחֲרַי »; (ישעיה א, ד): « נָזֹרוּ אָחוֹר », יִפְרְשׁוּ מִן הַקֳּדָשִׁים בִּימֵי טֻמְאָתָן. דָּבָר אַחֵר: וַיִּנָּזְרוּ מִקָּדְשֵׁי בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר הֵם מַקְדִּשִׁים לִי, וְלֹא יְחַלְּלוּ אֶת-שֵׁם קָדְשִׁי, סָרֵס הַמִּקְרָא וְדָרְשֵׁהוּ.

אֲשֶׁר הֵם מַקְדִּשִׁים לִי, לְרַבּוֹת קָדְשֵׁי כֹּהֲנִים עַצְמָן:

כָּל-אִישׁ אֲשֶׁר-יִקְרַב, אֵין ‘קְרִיבָה’ זוֹ אֶלָּא אֲכִילָה. וְכֵן מָצִינוּ שֶׁנֶּאֶמְרָה אַזְהָרַת אֲכִילַת קָדָשִׁים בְּטֻמְאָה בִּלְשׁוֹן ‘נְגִיעָה’: « בְּכָל קֹּדֶשׁ לֹא-תִגָּע » (ויקרא יב, ד) _ אַזְהָרָה לָאוֹכֵל; וּלְמָדוּהָ רַבּוֹתֵינוּ מִגְּזֵרָה שָׁוָה וְאִי אֶפְשָׁר לוֹמַר שֶׁחַיָּב עַל הַנְּגִיעָה, שֶׁהֲרֵי נֶאֱמַר כָּרֵת עַל הָאֲכִילָה בְּ »צַו אֶת אַהֲרֹן », שְׁתֵּי כְּרֵתוֹת זוֹ אֵצֶל זוֹ, וְאִם עַל הַנְּגִיעָה חַיָּב, לֹא הֻצְרַךְ לְחַיְּבוֹ עַל הָאֲכִילָה; וְכֵן נִדְרַשׁ בְּתוֹרַת כֹּהֲנִים: וְכִי יֵשׁ נוֹגֵעַ חַיָּב? אִם-כֵּן, מַה תַּלְמוּד לוֹמַר « יִקְרַב? » מִשֶּׁיֻּכְשַׁר לְהִקָּרֵב, שֶׁאֵין חַיָּבִין עָלָיו מִשּׁוּם טֻמְאָה אֶלָּא אִם כֵּן קָרְבוּ מַתִּירָיו וְאִם תֹּאמַר שָׁלֹשׁ כְּרֵתוֹת בְּטֻמְאַת כֹּהֲנִים לָמָּה? כְּבָר נִדְרְשׁוּ בְּמַסֶּכֶת ‘שְׁבוּעוֹת’ אַחַת לַכְּלָל וְאַחַת לַפְּרָט וְכוּ’.

וְטֻמְאָתוֹ עָלָיו, וְטֻמְאַת הָאָדָם עָלָיו. יָכוֹל, בַּבָּשָׂר הַכָּתוּב מְדַבֵּר, וְטֻמְאָתוֹ שֶׁל בָּשָׂר עָלָיו, וּבְטָהוֹר שֶׁאָכַל אֶת הַטָּמֵא הַכָּתוּב מְדַבֵּר עַל כָּרְחֲךָ מִמַּשְׁמָעוֹ אַתָּה לָמֵד בְּמִי שֶׁטֻּמְאָתוֹ פּוֹרַחַת מִמֶּנּוּ ב הַכָּתוּב מְדַבֵּר. וְזֶהוּ הָאָדָם שֶׁיֵּשׁ לוֹ טָהֳרָה בַּטְּבִילָה.

וְנִכְרְתָה וְגוֹ‘, יָכוֹל, מִצַּד זֶה לְצַד זֶה, יִכָּרֵת מִמְּקוֹמוֹ וְיִתְיַשֵּׁב בְּמָקוֹם אַחֵר? תַּלְמוּד לוֹמַר: « אֲנִי ה' » _ בְּכָל מָקוֹם אֲנִי:

שֵׁשֶׁת יָמִים, מָה עִנְיַן שַׁבָּת אֵצֶל מוֹעֲדוֹת? לְלַמֶּדְךָ שֶׁכָּל הַמְחַלֵּל אֶת הַמּוֹעֲדוֹת, מַעֲלִין עָלָיו כְּאִלּוּ חִלֵּל אֶת הַשַּׁבָּתוֹת, וְכָל הַמְקַיֵּם אֶת הַמּוֹעֲדוֹת, מַעֲלִין עָלָיו כְּאִלּוּ קִיֵּם אֶת הַשַּׁבָּתוֹת:

Savoir donner, c’est tout un art! Rachi, ce samedi 4 mars

Qu’est-ce que le don gratuit? Comment la paracha Térouma décrit-elle le don, et que nous apprend Rachi?

La feuille d’étude est disponible en téléchargement sur le lien suivant:rachi-5777-5-terouma

Attention! La Torah s’étudie avant tout avec un maître. Le matériel « brut » est à utiliser avec précaution.

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et   שבת שלום

Rachi sur Exode  25 :2-5  

Ils prendront pour moi une offrande prélevée Pour moi, à mon intention.

Une offrande prélevée Un prélèvement. Qu’ils la prélèvent pour moi sur leurs biens à titre d’hommage spontané.

Rendra spontané (yidvènnou) Le mot nedava évoque l’idée de bonne volonté, en français : « présent ».

Vous prendrez mon offrande prélevée Nos maîtres ont enseigné (Meguila 29b) que les trois fois où figure ici le mot terouma (« offrande prélevée ») correspondent successivement à l’offrande d’un bèqa’ par tête dont on fera les socles d’argent, ainsi qu’il est expliqué dans la sidra Peqoudei (infra 38, 26–27), à celle d’un bèqa’ par tête déposé dans les troncs pour l’achat des sacrifices collectifs, et à celle des dons pour le tabernacle, telle qu’elle a été laissée à la générosité de chacun. Les treize matériaux qui sont énumérés ici étaient tous nécessaires aux travaux de construction du tabernacle ou aux vêtements sacerdotaux, ainsi que l’on s’en rendra compte en y prêtant attention.

De l’or et de l’argent et du cuivre… Tous été offerts spontanément, selon la générosité de chacun, à l’exception de l’argent qui a été offert à égalité : un demi-chèqel par personne. Et l’on ne découvre pas, dans tout le récit de la construction du tabernacle, qu’il y ait eu besoin de plus d’argent, comme il est écrit : « et l’argent produit du recensement de l’assemblée… un bèqa’ par tête » (infra 38, 25 – 26), le reste de l’argent offert spontanément ayant été utilisé pour la fabrication des ustensiles de culte.

De l’azur De la laine teinte du sang du ‘hilazon, de couleur verte (Yevamoth 4b, Mena‘hoth 44a).

Et de la pourpre De la laine teinte d’une couleur appelée argaman.

Et du lin (chéch) Synonyme de pichtan (Yevamoth 4b).

Et des chèvres Il s’agit du duvet de chèvres. Aussi le Targoum Onqelos traduit-il par : oum‘azei (« quelque chose qui vient des chèvres »), alors qu’il rend : « les chèvres » elles-mêmes par : ‘azia.

Teintes en rouge Elles étaient teintes en rouge après tannage.

Te‘hachim C’est une espèce animale qui n’a existé que pour la circonstance (Chabath 28b). Elle portait de multiples couleurs et le Targoum Onqelos traduit par sasgouna : elle se réjouissait (sass) et se glorifiait de sa polychromie (gavna).

Et des bois de chittim Mais d’où en avaient-ils dans le désert ? Rabbi Tan‘houma a expliqué : Notre ancêtre Ya‘aqov avait prévu, grâce à son esprit saint, qu’Israël construirait un jour un tabernacle dans le désert. Aussi a-t-il introduit des cèdres en Egypte, qu’il a plantés, et il a ordonné à ses enfants de les emporter lors de leur sortie d’Egypte.

וְיִקְחוּ לִי תְרוּמָה. לִי לִשְׁמִי:

תְּרוּמָה. הַפְּרָשָׁה יַפְרִישׁוּ לִי מִמָּמוֹנָם נְדָבָה:

יִדְבֶנּוּ לִבּוֹ. לָשׁוֹן נְדָבָה וְהוּא לָשׁוֹן רָצוֹן טוֹב פיישׁנ »ט בּלע »ז:

תִּקְחוּ אֶת תְּרוּמָתִי. אָ »ר ג’ תְּרוּמוֹת אֲמוּרוֹת כָּאן. אַחַת תְּרוּמַת בֶּקַע לַגֻּלְגֹלֶת שֶׁנַּעֲשׂוּ מֵהֶם הָאֲדָנִים כְּמוֹ שֶׁמְּפוֹרָשׁ בְּאֵלֶּה פְקוּדֵי. וְאַחַת תְּרוּמַת הַמִּזְבֵּחַ בֶּקַע לַגֻּלְגֹלֶת לַקּוּפּוֹת לִקְנוֹת מֵהֶן קָרְבְּנוֹת צִבּוּר. וְאַחַת תְּרוּמַת הַמִּשְׁכָּן נִדְבַת כָּל אֶ’ וְאֶ’ שֶׁהִתְנַדְּבוּ. י »ג דְּבָרִים הָאֲמוּרִים בָּעִנְיָן כֻּלָּם הֻצְרְכוּ לִמְלֶאכֶת הַמִּשְׁכָּן אוֹ לְבִגְדֵי כְּהוּנָה כְּשֶׁתְּדַקְדֵּק בָּהֶם:

זָהָב וָכֶסֶף וּנְחֹשֶׁת וְגוֹ’. כֻּלָּם בָּאוּ בִּנְדָבָה אִישׁ אִישׁ מַה שֶּׁנָּדְבוֹ לִבּוֹ חוּץ מִן הַכֶּסֶף שֶׁבָּא בְּשָׁוֶה מַחֲצִית הַשֶּׁקֶל לְכָל אֶחָד. וְלֹא מָצִינוּ בְּכָל מְלֶאכֶת הַמִּשְׁכָּן שֶׁהֻצְרָךְ שָׁם כֶּסֶף יוֹתֵר שֶׁנֶּאֱמַר וְכֶסֶף פְּקוּדֵי הָעֵדָה וְגוֹ’ בֶּקַע לַגֻּלְגֹלֶת וְגוֹ’ וּשְׁאָר הַכֶּסֶף הַבָּא שָׁם בִּנְדָבָה עֲשָׂאוּהָ לִכְלֵי שָׁרֵת:

וּתְכֵלֶת. צֶמֶר צָבוּעָ בְּדָם חִלָּזוֹן וְצִבְעוֹ יָרוֹק:

וְאַרְגָּמָן. צֶמֶר צָבוּעַ מִמִּין צֶבַע שֶׁשְּׁמוֹ אַרְגָּמָן:

וְשֵׁשׁ. הוּא פִּשְׁתָּן:

וְעִזִּים. נוֹצָה שֶׁל עִזִּים לְכָךְ תִּ »א וּמֵעִזֵּי דָּבָר הַבָּא מִן הָעִזִּים וְלֹא עִזִּים עַצְמָן שֶׁתַּרְגוּם שֶׁל עִזִּים עִזַּיָא:

מְאֳדָמִים. צְבוּעוֹת הָיוּ אָדוֹם לְאַחַר עִבּוּדָן:

תְּחָשִׁים. מִין חַיָּה וְלֹא הָיְתָה אֶלָּא לְשָׁעָה וְהַרְבֵּה גְּוַנִּים הָיוּ לָהּ לְכָךְ מִתָּרְגָם סַסְגוֹנָא שֶׁשָּׂשׂ וּמִתְפָּאֵר בִּגְוַנִּין שֶׁלּוֹ:

וַעֲצֵי שִׁטִּים. וּמֵאַיִן הָיוּ לָהֶם בַּמִּדְבָּר פֵּרַשׁ רַבִּי תְּנחוּמָא יַעֲקֹב אָבִינוּ צָפָה בְּרוּחַ הַקֹּדֶשׁ שֶׁעֲתִידִין יִשְׂרָאֵל לִבְנוֹת מִשְׁכָּן בַּמִּדְבָּר וְהֵבִיא אֲרָזִים לְמִצְרַיִם וְנָטְעָם וְצִוָּה לְבָנָיו לִטְלָם עִמָּהֶם כְּשֶׁיֵּצְאוּ מִמִּצְרַיִם:

 

Feuille d’étude « La bénédiction usurpée » (Rachi, Paracha Toledot)

Notre séance Rachi n°3 n’avait pas donné lieu à un article sur le site.
Pour ceux qui souhaitaient télécharger la feuille d’étude, la voici enfin!
Merci encore pour cette nos études de textes du chabbat matin, toujours plus enrichissantes!
Chavouah tov.
rachi-5777-3-toledot

27 :1 Ses yeux étaient affaiblis Par la fumée des offrandes idolâtres de ces femmes (Midrach tan‘houma 8). Autre explication : Au moment où il avait été lié sur l’autel et où son père était sur le point de l’immoler, au même instant, les cieux s’étaient ouverts et les anges servants avaient vu cela et avaient pleuré. Leurs larmes avaient coulé et étaient tombées dans ses yeux. Voilà pourquoi ses yeux s’étaient affaiblis (Beréchith raba 65, 6). Autre explication : afin que ce soit Ya’aqov qui reçoive les bénédictions (Beréchith raba 65, 8).

27 :2 Je ne connais pas le jour de ma mort Rabi Yehochou‘a ben Qor’ha a enseigné dit : quand un homme approche de l’âge où sont morts ses parents, il doit se faire du souci cinq ans avant et cinq ans après (Beréchith raba 65, 12). Yits‘haq, qui était âgé de cent vingt-trois ans, s’est dit : « Si c’est l’âge de ma mère, qui est morte à cent vingt-sept ans, que je dois atteindre, j’ai cinq ans de moins que celui qu’elle avait à la fin de sa vie ». C’est pourquoi…

… Je ne connais pas le jour de ma mort Peut-être aura-t-elle lieu à l’âge qu’avait ma mère, peut-être à celui qu’avait mon père.

27 :7 Devant Hachem Avec Son assentiment, car Il me donnera son accord.

27 :9 Et prends-moi (littéralement : « prends de ce qui est à moi ») Ils m’appartiennent, et ils ne sont donc pas volés. Yits‘haq avait stipulé dans leur contrat de mariage qu’elle aurait le droit de prendre chaque jour deux chevreaux (Beréchith raba 65, 14).

Deux chevreaux Le repas de Yits‘haq consistait-il en deux chevreaux ? En réalité, l’un était destiné au sacrifice pascal, et l’autre devait servir au repas (Pirqé deRabi Eli‘èzèr 32).

Comme il aime Le goût du chevreau ressemble à celui du cerf.

27 :19 C’est moi, ‘Essaw, ton premier-né C’est moi qui t’apporte, et ‘Essaw est ton premier-né.

J’ai fait Beaucoup de choses… ainsi que tu m’as dit.

Assieds-toi Dans le sens de : « s’asseoir à table ». C’est pourquoi le Targoum traduit par iste‘har (« mets-toi autour de la table »).

27 :21 Approche donc que je te tâte Yits‘haq s’est dit en lui-même : « Il n’est pas dans les habitudes de ‘Essaw d’avoir à la bouche le nom de Dieu ! Or, celui-ci vient de dire : “C’est que Hachem ton Dieu m’a donné bonne chance” » (Beréchith raba 65, 19).

27 :22 C’est la voix de Ya’aqov Qui s’exprime en suppliant : « lève-toi, je te prie ! » (verset 19), alors que ‘Essaw parle durement : « que mon père se lève ! » (verset 31).

27 :24 Il dit : C’est moi Il n’a pas répondu : « c’est moi ‘Essaw ! », mais : « c’est moi ! ».

27 :29 Maudit qui te maudira, et béni qui te bénira Tandis que Bil’am dira : « béni qui te bénira, et maudit qui te maudira ! » (Bamidbar 24, 9). Les justes commencent par endurer des épreuves, et ils finissent par jouir de la paix. Aussi ceux qui les maudissent, à savoir leurs persécuteurs, précèdent-ils ceux qui les bénissent. C’est pourquoi Yits‘haq fait précéder la bénédiction de ceux qui bénissent par la malédiction de ceux qui maudissent. Les impies, bien au contraire, commencent par vivre dans la quiétude, et ils finissent accablés de souffrances. Aussi Bil’am, ce mécréant, place-t-il la bénédiction avant la malédiction (Beréchith raba 66).

וַתִּכְהֶיןָ. בַּעֲשָׁנָן שֶׁל אֵלּוּ (שֶׁהָיוּ מְעַשְׁנּוֹת וּמַקְטִירוֹת לַעֲבוֹדָת זָרָה). דָּבָר אַחֵר כְּשֶׁנֶּעֱקָד עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ וְהָיָה אָבִיו רוֹצֶה לְשַׁחֲטוֹ בְּאוֹתָהּ שָׁעָה נִפְתְּחוּ הַשָּׁמַיִם וְרָאוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת וְהָיוּ בּוֹכִים וְיָרְדוּ דִּמְעוֹתֵיהֶם וְנָפְלוּ עַל עֵינָיו לְפִיכָךְ כָּהוּ עֵינָיו. דָּבָר אַחֵר כְּדֵי שֶׁיִּטּוֹל יַעֲקֹב אֶת הַבְּרָכוּת:

לֹא יָדַעְתִּי יוֹם מוֹתִי. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קָרְחָה אִם מַגִּיעַ אָדָם לְפֶרֶק אֲבוֹתָיו יִדְאָג חָמֵשׁ שָׁנִים לִפְנֵיהֶן וְחָמֵשׁ שָׁנִים לְאַחַר כֵּן וְיִצְחָק הָיָה בֶּן קכ »ג (כִּי יַעֲקֹב בֶּן ס »ג כְּשֶׁנִּתְבָּרֵךְ דּוֹק בְּרַשִׁ »י סוֹף הַסֵּדֶר) אָמַר שֶׁמָּא לְפֶרֶק אִמִּי אֲנִי מַגִּיעַ וְהִיא מֵתָה בַּת קכ »ז. וַהֲרֵנִי בֶּן חָמֵשׁ שָׁנִים סָמוּךְ לְפִרְקָהּ לְפִיכָךְ

לֹא יָדַעְתִּי יוֹם מוֹתִי : שֶׁמָּא לְפֶרֶק אִמִּי שֶׁמָּא לְפֶרֶק אַבָּא:

לִפְנֵי ה’. בִּרְשׁוּתוֹ שֶׁיַּסְכִּים עַל יְדֵי:

וְקַח לִי. מִשֶּׁלִּי הֵם וְאֵינָם גָּזֵל שֶׁכָּךְ כָּתַב לָהּ יִצְחָק בִּכְתוּבָּתָהּ לִטּוֹל שְׁנֵי גְּדָיֵי עִזִּים בְּכָל יוֹם:

שְׁנֵי גְּדָיֵי עִזִּים. וְכִי שְׁנֵי גְּדָיֵי עִזִּים הָיָה מַאֲכָלוֹ שֶׁל יִצְחָק אֶלָּא פֶּסַח הָיָה. הָאֶחָד הִקְרִיב לְפִסְחוֹ וְהָאֶחָד עָשָׂה מַטְעַמִּים. בְּפִרְקֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר:

כַּאֲשֶׁר אָהֵב. כִּי טַעַם הַגְּדִי כְּטַעַם הַצְּבִי:

אָנֹכִי עֵשָׂו בְּכֹרֶךָ. אָנֹכִי הוּא הַמֵּבִיא לְךָ וְעֵשָׂו הוּא בְּכוֹרֶךָ:

עָשִׂיתִי. כַּמָּה דְּבָרִים כַּאֲשֶׁר דִּבַּרְתָּ אֵלָי:

שְׁבָה. לָשׁוֹן מֵיסֶב עַל הַשֻּׁלְחָן לְכָךְ מְתוּרְגָם אִסְתַּחָר:

גְּשָׁה נָא וַאֲמֻשְּׁךָ. אָמַר יִצְחָק בְּלִבּוֹ אֵין דֶּרֶךְ עֵשָׂו לִהְיוֹת שֵׁם שָׁמַיִם שָׁגוּר בְּפִיו וְזֶה אָמַר כִּי הִקְרָה ה’ אֱלֹהֶיךָ:

קוֹל יַעֲקֹב. שֶׁמְּדַבֵּר בְּלָשׁוֹן תַּחֲנוּנִים קוּם נָא אֲבָל עֵשָׂו בְּלָשׁוֹן קַנְטוֹרְיָא דִּבֵּר יָקוּם אָבִי:

וַיֹּאמֶר אֲנִי. לֹא אָמַר אֲנִי עֵשָׂו אֶלָּא אֲנִי:

אֹרֲרֶיךָ אָרוּר וּמְבָרְכֶיךָ בָּרוּךְ. וּבְבִלְעָם הוּא אוֹמֵר מְבָרְכֶיךָ בָּרוּךְ וְאֹרֲרֶיךָ אָרוּר הַצַּדִּיקִים תְּחִלָּתָם יִסּוּרִים וְסוֹפָן שַׁלְוָה וְאוֹרְרֵיהֶם וּמְצַעֲרֵיהֶם קוֹדְמִים לִמְבָרְכֵיהֶם לְפִיכָךְ יִצְחָק הִקְדִּים קִלְלַת אוֹרְרִים לְבִרְכַת מְבָרְכִים וְהָרְשָׁעִים תְּחִלָּתָן שַׁלְוָה וְסוֹפָן יִסּוּרִין לְפִיכָךְ בִּלְעָם הִקְדִּים בְּרָכָה לִקְלָלָה:

Rachi ce samedi: Oseriez-vous parler pour votre frère?

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Se soutenir, et ne pas sombrer!

Se soutenir, c’est aussi savoir prendre des risques. Juda-Yéhouda ose se lever et s’opposer au Roi d’Egypte, pour défendre la Justice, la Vérité et la Fraternité, et pour sauver son demi-frère, Benjamin. Il rejoint ainsi le club des courageux leaders de notre tradition: ceux qui sont capables de prendre des risques pour défier les autorités au nom du droit. En notre époque difficile, savons-nous comme nos ancêtres triompher de la peur pour défendre la justice? Ce thème rejoint l’actualité politique autant que, bien souvent, notre actualité personnelle.

Nous verrons comment la Torah et Rachi analysent le discours de Juda et le retour à la fraternité.

Feuille d’étude disponible au téléchargement sur le lien suivant: rachi-5777-4-vayigach

44 :18 Une parole aux oreilles de mon seigneur Puissent mes paroles pénétrer dans tes oreilles (Beréchith raba 93, 6).

Et que ta colère ne s’enflamme pas D’où l’on peut déduire qu’il lui a parlé durement.

Car tu es comme Pharaon Je te considère comme le roi. Tel est le sens simple. Explication du midrach : Tu finiras par être frappé par la lèpre pour avoir détenu Binyamin, tout comme Pharaon en a été frappé à cause de mon aïeule Sara, qu’il n’avait détenue que pendant une seule nuit (supra 12, 17). Autre explication : Pharaon décide et ne respecte pas ses propres décisions, il promet et ne tient pas parole. Il en est de même pour toi ! Est-ce cela le « regard » que tu voulais poser lorsque tu nous a dit : « que je pose “mon regard” sur lui » (verset 21) ? Autre explication : « Tu es comme Pharaon » – si tu me pousses à bout, je te tuerai ainsi que ton maître.

44 :19 Mon seigneur a interrogé Tu nous as abordés en employant d’emblée des ruses. Fallait-il que tu nous poses toutes ces questions ? Est-ce que nous t’avions demandé la main de ta fille ? Ou bien voulais-tu celle de notre sœur ? Malgré cela nous t’avons répondu sans rien te cacher (Beréchith raba 93, 8).

44 :31 Lorsqu’il verra que le jeune homme n’est pas là, il mourra Son père, de chagrin.

44 :32 Car ton serviteur a répondu du jeune homme Et si tu me demandes pourquoi je m’engage dans ce combat avec plus d’ardeur que mes autres frères, c’est qu’ils sont, eux, hors de cause. Tandis que moi, je suis lié par un lien puissant qui fait peser sur moi la menace d’être banni des deux mondes.

Que ton serviteur reste Pour toutes choses, je vaux plus que lui, par la force, pour la guerre, et pour le servage.

45 : 1 Et Yossef ne put se contenir, devant tous ceux qui se tenaient près de lui Il ne pouvait accepter que les Egyptiens se tiennent là et qu’ils assistent à l’humiliation de ses frères au moment où il s’en ferait reconnaître.

45 :3  Car ils étaient bouleversés De honte.

45 :4  Approchez donc de moi Comme il les voyait en train de reculer, il s’est dit : Mes frères sont maintenant remplis de confusion ! Aussi leur a-t-il parlé avec douceur, sur un ton suppliant, et il leur a montré qu’il était circoncis (Beréchith raba 93, 8).

45 :5  Car c’est pour la subsistance Pour assurer votre subsistance.

45 :12 Vos yeux voient La gloire à laquelle j’ai accédé (voir verset suivant). Vous voyez aussi que je suis votre frère, puisque j’ai été circoncis comme vous. Vous voyez aussi « que c’est bien ma bouche qui vous parle », puisque je m’exprime en langue sainte.

Et les yeux mon frère Binyamin Après les avoir mentionnés séparément, il les met tous sur le même plan d’égalité, comme pour dire : « De même qu’il n’y a pas en moi de haine contre Binyamin, puisqu’il n’a pas participé à ma vente, de même n’en ai-je pas dans mon cœur contre vous » (Meguila 16b).

45 :14  Il tomba au cou [tsaweré – littéralement : « les cous »] de Binyamin son frère, il pleura Sur les deux sanctuaires qui se trouveront sur le territoire de Binyamin, et qui seront détruits l’un et l’autre (Meguila 16b).

Et Binyamin pleura à son cou Sur le sanctuaire de Chilo qui se trouvera sur le territoire de Yossef, et qui sera détruit.

46 :15 Et après cela Ayant vu qu’il pleurait et que son cœur était sincèrement avec eux,

ses frères parlèrent avec lui Car au début ils étaient remplis de honte devant lui.

וַיִּגַּשׁ אֵלָיו. דִּבֵר בְּאָזְנֵי אֲדֹנִי. יִכָּנְסוּ דְּבָרַי בְּאָזְנֶיךָ:

וְאַל יִחַר אַפְּךָ. מִכָּאן אַתָּה לָמֵד שֶׁדִּבֵּר אֵלָיו קָשׁוֹת:

כִּי כָמוֹךָ כְּפַרְעֹה. חָשׁוּב אַתָּה בְּעֵינַי כְּמֶלֶךְ זֶהוּ פְּשׁוּטוֹ. וּמִדְרָשׁוֹ סוֹפְךָ לִלְקוֹת עָלָיו בְּצָרַעַת כְּמוֹ שֶׁלָּקָה פַּרְעֹה עַל יְדֵי זְקֵנָתִי שָׂרָה עַל לַיְלָה אַחַת שֶׁעִכְּבָהּ. דָּ »א מַה פַּרְעֹה גּוֹזֵר וְאֵינוֹ מְקַיֵּם מַבְטִיחַ וְאֵינוֹ עוֹשֶׂה אַף אַתָּה כֵּן. וְכִי זוֹ הִיא שִׂימַת עַיִן שֶׁאָמַרְתָּ לָשׂוּם עֵינְךָ עָלָיו. דָּ »א כִּי כָּמוֹךָ כְּפַרְעֹה אִם תַּקְנִיטֵנִי אֶהֱרוֹג אוֹתְךָ וְאֶת אֲדוֹנֶךָ:

אֲדֹנִי שָׁאַל אֶת עֲבָדָיו. מִתְּחִלָּה בַּעֲלִילָה בָּאתָ עָלֵינוּ לָמָּה הָיָה לְךָ לִשְׁאוֹל כָּל אֵלֶּה בִּתְּךָ הָיִינוּ מְבַקְּשִׁים אוֹ אֲחוֹתֵנוּ אַתָּה מְבַקֵּשׁ וְאַף עַל פִּי כֵּן וַנֹּאמֶר אֶל אֲדוֹנִי לֹא כִחַדְנוּ מִמְּךָ דָּבָר:

וְהָיָה כִרְאוֹתוֹ כִּי אֵין הַנַּעַר וָמֵת. אָבִיו מִצָּרָתוֹ:

כִּי עַבְדְּךָ עָרַב אֶת הַנַּעַר. וְאִם תֹּאמַר לָמָּה אֲנִי נִכְנָס לְתִגָּר יוֹתֵר מִשְּׁאָר אֶחָי הֵם כֻּלָּם מִבַּחוּץ וַאֲנִי נִתְקַשַּׁרְתִּי בְּקֶשֶׁר חָזָק לִהְיוֹת מְנוּדֶה בִּשְׁנֵי עוֹלָמוֹת:

יֵשֶׁב נָא עַבְדְּךָ וְגוֹ’. לְכָל דָּבָר אֲנִי מְעוּלֶה מִמֶּנּוּ לִגְבוּרָה וְלַמִּלְחָמָה וּלְשַׁמֵּשׁ:

וְלֹא יָכֹל יוֹסֵף לְהִתְאַפֵּק לְכָל הַנִּצָּבִים. לֹא הָיָה יָכוֹל לִסְבּוֹל שֶׁיִּהְיוּ מִצְרַיִם נִצָּבִים עָלָיו וְשׁוֹמְעִין שֶׁאֶחָיו מִתְבַּיְּשִׁין בְּהִוָּדְעוֹ לָהֶם:

נִבְהֲלוּ מִפָּנָיו. מִפְּנֵי הַבּוּשָׁה:

גְּשׁוּ נָא אֵלָי. רָאָה אוֹתָם נְסוֹגִים לְאָחוֹר אָמַר עַכְשָׁיו אֲחַי נִכְלָמִים קָרָא לָהֶם בְּלָשׁוֹן רַכָּה וְתַחֲנוּנִים וְהֶרְאָה לָהֶם שֶׁהוּא מָהוּל:

לְמִחְיָה. לִהְיוֹת לָכֶם לְמִחְיָה:

וְהִנֵּה עֵינֵיכֶם רֹאוֹת. בִּכְבוֹדִי וְשֶׁאֲנִי אֲחִיכֶם שֶׁאֲנִי מָהוּל כָּכֶם. וְעוֹד כִּי פִי הַמְּדַבֵּר אֲלֵיכֶם בְּלָשׁוֹן הַקֹּדֶשׁ:

וְעֵינֵי אָחִי בִנְיָמִין. הִשְׁוָה אֶת כֻּלָּם יַחַד לוֹמָר שֶׁכְּשֵׁם שֶׁאֵין לִי שִׂנְאָה עַל בִּנְיָמִין אָחִי שֶׁהֲרֵי לֹא הָיָה בִּמְכִירָתִי כָּךְ אֵין בְּלִבִּי שִׂנְאָה עֲלֵיכֶם:

וַיִּפֹּל עַל צַוָּארֵי בִנְיָמִן אָחִיו וַיֵּבְךְּ. עַל שְׁנֵי מִקְדָּשׁוֹת שֶׁעֲתִידִין לִהְיוֹת בְּחֶלְקוֹ שֶׁל בִּנְיָמִין וְסוֹפָן לְהֵחָרֵב:

וּבִנְיָמִין בָּכָה עַל צַוָּארָיו. עַל מִשְׁכַּן שִׁילֹה שֶׁעָתִיד לִהְיוֹת בְּחֶלְקוֹ שֶׁל יוֹסֵף וְסוֹפוֹ לְהֵחָרֵב (וְלַעֲנִיּוּת דַּעְתִּי דִּיּוּקוֹ שֶׁל רַשִׁ »י דִּבְיוֹסֵף כְּתִיב וַיִּפּוֹל וַיֵּבְךְּ תַּרְתֵּי מַשְׁמָע אַשְּׁנֵי מִקְדָּשׁוֹת וּלְכָךְ עָשָׂה שְׁתֵּי פְּעֻלּוֹת עַל זֶה הָרֶמֶז. מַה שֶּׁאֵין כֵּן בִּנְיָמִין דְּלֹא כְּתִיב רַק וּבִנְיָמִין בָּכָה פְּעֻלָּה אַחַת שֶׁלֹּא רָמַז רַק עַל חֻרְבָּן אֶחָד. וְעַיֵּן בְּבֵאוּר תּ »י שֶׁשָּׁם הוּא בְּדֶרֶךְ דְּרָשׁ):

וְאַחֲרֵי כֵן. מֵאַחַר שֶׁרָאוּהוּ בּוֹכֶה וְלִבּוֹ שָׁלֵם עִמָּהֶם:

דִּבְּרוּ אֶחָיו אִתּוֹ. שֶׁמִּתְּחִלָּה הָיוּ בּוֹשִׁים מִמֶּנּוּ: