Kadich et transmission

La synagogue nous accueille dans les moments de joie comme dans les moments difficiles. Le Rabbin est présent pour accompagner la famille pendant le temps du deuil, à l’enterrement, pendant la Chiva (les sept jours du deuil), et à la synagogue. Là, les endeuillés peuvent prononcer le Kadich, et la communauté leur répondre. Pour en savoir plus, vous pouvez suivre ce lien.

Au cours de la Chiva à la synagogue, nous étudions également des textes. L’un d’entre eux est le texte suivant, qui raconte la légende de Rabbi Akiva et du Kadich.

Le Kadich est souvent considérée aujourd’hui comme la prière des endeuillés. Il ne figure pourtant pas tant que tel dans les deux Talmud ni dans le Michné Torah de Maïmonide, il apparait d’abord comme une pratique réservée au cimetière avant d’investir également la synagogue. En Yiddish, on pourrait résumer le sens de la récitation du Kadish par les mots « mir zaynen do ». Voici l’histoire qui a inspiré la récitation du Kadich par les endeuillés, qui se trouve dans différentes traditions dans la littérature rabbinique depuis le VIIIe siècle.  Elle nous parle de l’espoir jamais caduc de donner un sens à nos vies, à travers ce que nous avons pu transmettre à nos enfants.

Sidour tefila larokéaH, Rabbi Elazar de Worms, 12e et 13e siècles ([קז] ויתן לך עמ’ תרב  (ou midrach TanHouma 9es)

 

« Et l’orphelin dit le Kadich, Ytgadal, Yéhé chémé, YtbaraH, Yéhé chélama rabba, et Ossé chalom bimromav jusqu’à Véimérou amen. Pourquoi l’orphelin dit le Kadich ? à cause d’une histoire qui s’est passée. C’est l’histoire de Rabbi Akiva ( erets israel 1-2e s) qui se promenait dans un cimetière et a heurté un homme qui était nu et noir comme du charbon et portait sur sa tête l’équivalent de dix charges et il courait comme un cheval. Rabbi Akiva   le força à s’arrêter et lui dit : Pourquoi fais-tu un travail aussi difficile, si tu es un esclave et que ton maître te fait cela je vais te racheter de sa main et si tu es pauvres je vais t’enrichir. Il lui dit « S’il te plait, ne me retarde pas de peur que ceux qui sont mes référents ne se mettent en colère contre moi ». Il lui dit : « De quoi s’agit-il et qu’as-tu fait ? » Il lui dit : « L’homme que tu vois est mort et chaque jour on m’envoie couper du bois et on me brûle avec. » Il lui dit : « Mon fils, quel était ton métier dans le monde dont tu viens ? » Il lui dit : « J’étais collecteur des impôts et je faisais partie des chefs du peuple et je faisais des sourires aux riches et je tuais les pauvres. » Il lui dit : « Tu n’as rien entendu de tes supérieurs concernant un remède ? » Il lui dit : « S’il te plait, ne me retarde pas de peur que les responsables du malheur ne se mettent en colère contre moi, car ce pauvre homme ne peut-être corrigé, mais j’ai entendu de leur part une chose qui ne saurait pas être, que si ce pauvre avait un fils qui se tenait devant une assemblée et disait « baréHou et adonaï hamévoraH » et qu’on répondait après lui « barouH adonaï hamévoraH » ou qu’il diste « Ytgadal » et qu’on réponde après lui « yéhé chémé rabba mévaraH », immédiatement on délivrerai ce pauvre homme de son malheur et cet homme n’a pas eu de fils dans ce monde il a quitté sa femme enceinte et ne sait pas si elle a donné naissance à un garçon, qui lui a enseigné la torah car ce pauvre homme n’a pas une personne qui l’aime dans le monde. » A ce moment, Rabbi Akiva a pris l’engagement d’aller chercher si il avait eu un fils pour lui enseigner la Torah et le placer devant le public. Il lui dit « quel est ton nom », il lui dit « Akiva », et le nom de ta femme ? Il lui dit « Chochneva », et le nom de ta ville ? Il lui dit « Davké » immédiatement Rabbi Akiva s’est donne une grande peine et est allé demandre à son sujet et quand il arriva à ce même endroit il a demandé à son sujet et ils lui ont dit « que soient effacés les os de ce méchant », il a demandé à propos de sa femme, ils lui ont dit « que son nom et son souvenir soient effacés du monde », il a demandé à propos d’un fils, ils lui ont dit « et fait il n’est même pas circoncis, même le commandement de la Brit Mila ils ne s’en sont pas occupés pour lui », immédiatement Rabbi Akiba l’a pris et l’a circoncis et l’a installé face à lui et il n’a pas voulu accepter la Torah jusqu’à ce qu’il fasse pour lui quarante jours de jeûne, alors est sortie une voix et elle a dit à Rabbin Akiva : « Va et enseigne lui », il est allé et lui a enseigné la Torah et la lecture du Chéma et les 18 bénédictions et le birkat hamazon et il l’a installé devant le public et il a dit « baréHou et adonaï hamévoraH » et le public a répondu « barouH adonaï hamévoraH », Ytgadal, Yéhé chémé rabba, à cet instant ils ont délivré le mort de son malheur, immédiatement Rabbi Akiva a fait un rêve et a dit «  Que ce soit une volonté pour le Saint, béni soit-il, que ta conscience repose au jardin d’Eden car tu m’as sauvé de la justice de la guéhène » immédiatement Rabbi Akiva a dit «  Que ton nom Eternel soit éternellement, ton souvenir de génération en génération. Et c’est également ce que j’ai trouvé dans le tana de Eliahou rabba : «  le mineur qui dit Ytgadal sauve son père de la misère »

והיתום אומר קדיש, יתגדל, יהא שמיה, יתברך, יהא שלמא רבא, ועושה שלום במרומיו עד ואמרו אמן. למה היתום אומר קדיש משום מעשה שהיה: מעשה בר’ עקיבא שהיה מהלך בבית הקברות ופגע באדם אחד שהיה ערום ושחור כפיחם והיה טוען על ראשו כסבור עשרה טעונין, והיה רץ בהם כסוס שהוא רץ, גזר עליו ר »ע והעמידו, ואמר לאותו האיש למה אתה עושה עבודה קשה כזאת, אם עבד אתה ואדוניך עושה לך כך אני אפדה אותך מידו, ואם עני אתה אני מעשיר אותך, אמר לו בבקשה ממך אל תעכבני שמא ירגזו עלי אותם הממונים עלי, אמר לו מה זו ומה מעשיך, אמר לו אותו האיש מת הוא ובכל (עמ’ תרג) יום ויום שולחים אותי לחטוב בעצים ושורפין אותי בהם, אמר לו בני מה היה מלאכתך בעולם שבאת הימנו, אמר לו גבאי המס הייתי והייתי מראשי העם ונושא פנים לעשירים והורג עניים, אמר’ לו כלום שמעת מן הממונים עליך אם יש לך תקנה, אמר לו בבקשה ממך אל תעכבני שמא ירגזו עלי בעלי פורענות שאותו האיש אין לו תקנה, אלא שמעתי מהם דבר שאינו יכול להיות, שאילמלא היה לעני זה בן שהוא עומד בקהל ואומר ברכו את ה’ המבורך ועונין אחריו ברוך ה’ המבורך, או יאמר יתגדל ועונין אחריו יהא שמיה מברך, מיד מתירין אותו האיש מן הפורענות, ואותו האיש לא הניח בן בעולם, ועזב אשתו מעוברת ואינו יודע אם תלד זכר מי מלמדו תורה שאין לאותו האיש אהוב בעולם. באותו שעה קבל עליו ר’ עקיבא לילך ולחפש אם הוליד בן כדי שילמדנו תורה ויעמידו לפני הצבור, אמר לו מה שמך אמר לו עקיבא, ושום אינתתך אמר לו שושניבא, ושום קרתך אמר לו דוקיא, מיד נצטער ר’ עקיבא צער גדול והלך ושאל עליו, כיון שבא לאותו מקום שאל עליו, אמרו לו ישתחקו עצמותיו של אותו רשע, שאל על אשתו אמרו לו ימחה שמה וזכרה מן העולם, שאל על בן, אמרו לו הרי הוא ערל אפי’ מצות מילה לא עסקו בו, מיד נטלו ר’ עקיבא ומלו והושיבו לפניו, ולא היה מקבל תורה עד שישב עליו מ’ יום בתענית, ויצאה בת קול ואמרה לו ר’ עקיבא לך ולמד לו, הלך ולמדו תורה וקרית שמע וי »ח ברכות וברכת המזון, והעמידו לפני הקהל ואמר ברכו את ה’ המבורך וענו הקהל ברוך ה’ המבורך, יתגדל, יהא שמיה רבא, באותה שעה מיד התירו המת מן הפורענות, מיד בא לר’ עקיבא בחלום ואמר יהי רצון מלפני הקדוש ברוך הוא שתנוח דעתך בגן עדן שהצלת אותי מדינה של גיהנם, מיד פתח ר’ עקיבא ואמר יהי שמך ה’ לעולם ה’ זכרך לדור ודור. וכן מצאתי בתנא דבי אליהו רבא קטן האומר יתגדל מציל אביו מן הפורענות ».

Chants historiques d’Israël pour la prière du chabbat

A l’occasion des 70 ans de l’Etat d’Israël, nous avons chanté plusieurs prières sur des airs de chansons historiques israélienne.

Retrouvez ces chants en audio et en document papier sur les liens suivants:

téléchargez en PDF ou en .doc: Feuille de chants 70 ans Israël 11 mai Feuille de chants 70 ans Israël 11 mai

Lekha Dodi

Lekha dodi likra’t kala, pené Chabbat nekabla.

Chamor ve-zakhor be-dibour èhad, hichmiânou el ha-meyouhad,

Adonaï éhad ou-chemo éhad,

le-chèm ou-le-tif’èrèt ve-li-tehila.

 

Likr’at Chabbat lekhou ve-nélkha,

ki hi mekor ha-berakha,

mé-roch mi-kèdèm nessoukha,

sof maâssé be-mahachava tehila.

 

Mikdach mèlèkh îr meloukha,

koumi tséi mi-tokh ha-hafékha,

rav lakh chévèt be-êmek ha-bakha,

ve-hou yahmol alaïkh hèmla.

 

Hit’naâri mé-âfar koumi,

livchi bigdé tifart’èkh âmi,

âl yad ben Yichaï béit ha-lahmi,

korva èl nafchi g’eala.

 

Hit’ôreri hit–ôreri,

ki va orèkh koumi ori,

Ouri ouri, chir daberi,

kevod Adonaï âlaïkh nig’la.

 

Lo tèvochi ve-lo tikalmi,

ma tichtohahi ou-ma téhémi,

Bakh yèhèssou âniyé âmi,

ve-nivneta îr âl tila.

 

Ve-hayu limshisah shosayihk

Ve-rakhaku kol mevalayihk

Yasis alayikh E-lohayikh

Kimsos chatan al kalah

 

Yamin u-smol tifrotzi

Ve-et Ado-nai ta’aritzi

Al yad ish ben Partzi

Ve-nismechah ve-nagilah

 

 

Boi ve-shalom ateret ba’alah

Gam be-simkhah u-ve-tzahalah

Toch emunei am segulah

Bo-i chalah boi chalah

 

לְכָה דוֹדִי לִקְרַאת כַּלָּה // פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

 

שָׁמוֹר וְזָכוֹר בְּדִבּוּר אֶחָד // הִשְׁמִיעָנוּ אֵל הַמְיֻחָד // ה’ אֶחָד וּשְׁמוֹ אֶחָד // לְשֵׁם וּלְתִפְאֶרֶת וְלִתְהִלָּה

 

לִקְרַאת שַׁבָּת לְכוּ וְנֵלְכָה // כִּי הִיא מְקוֹר הַבְּרָכָה // מֵראשׁ מִקֶּדֶם נְסוּכָה // סוֹף מַעֲשֶׂה בְּמַחֲשָׁבָה תְּחִלָּה

 

מִקְדַּשׁ מֶלֶךְ עִיר מְלוּכָה // קוּמִי צְאִי מִתּוֹךְ הַהֲפֵכָה // רַב לָךְ שֶׁבֶת בְּעֵמֶק הַבָּכָא // וְהוּא יַחֲמוֹל עָלַיִךְ חֶמְלָּה

 

הִתְנַעֲרִי מֵעָפָר קוּמִי // לִבְשִׁי בִּגְדֵי תִפְאַרְתֵּךְ עַמִּי // עַל יַד בֶּן יִשַׁי בֵּית הַלַּחְמִי // קָרְבָה אֶל נַפְשִׁי גְּאָלָּהּ

 

הִתְעוֹרְרִי הִתְעוֹרְרִי // כִּי בָא אורֵךְ קוּמִי אוֹרִי // עוּרִי עוּרִי שִׁיר דַּבֵּרִי // כְּבוד ה’ עָלַיִךְ נִגְלָּה

 

לֹא תֵבֹשִׁי וְלֹא תִכָּלְמִי // מַה תִּשְׁתּוֹחֲחִי וּמַה תֶּהֱמִי // בָּךְ יֶחֱסוּ עֲנִיֵּי עַמִּי // וְנִבְנְתָה עִיר עַל תִּלָּהּ

 

וְהָיוּ לִמְשִׁסָּה שֹׁאסָיִךְ // וְרָחֲקוּ כָּל מְבַלְּעָיִךְ // יָשִּׂישׂ עָלַיִךְ אֱלֹהָיִךְ // כִּמְשּׂוֹשׂ חָתָן עַל כַּלָּה

 

יָמִין וּשְׂמֹאל תִּפְרֹצִי // וְאֶת ה’ תַּעֲרִיצִי // עַל יַד אִישׁ בֶּן פַּרְצִי // וְנִשְׂמְחָה וְנָגִילָה

 

בֹּאִי בְשָׁלוֹם עֲטֶרֶת בַּעְלָהּ // גַּם בְּשִׂמְחָה וּבְצָהֳלָה // תּוֹךְ אֱמוּנֵי עַם סְגֻלָּה // בּוֹאִי כַלָּה בּוֹאִי כַלָּה // תּוֹךְ אֱמוּנֵי עַם סְגֻלָּה //בּוֹאִי כַלָּה שַׁבָּת מַלְכְּתָא

 

Adon olam

Adon olam acher mal/kh

Beterem kol yitzir nivra

 

 

let naasa b’hephtzo kol

azai melekh chmo nikra

 

 

vea’hare kikhlot hakol

levado imlokh nora

 

 

vehou haya vehou hové

vehou yihiè betiphara

 

 

vehou e’had veein cheni

lehamchil lo lha’hbira

 

 

beli rechit beli ta’hlit

velo haoz vehamisra

 

 

vehou eli ve’hai goali

vetzour ‘hevli beèt tzara

 

 

vehou nisi oumanos li

menat kosi beyom ékra

 

 

beyado aphkid rou’hi

beèt ichan veaira

 

 

veim rou’hi geviati

Adonai li velo ira.

 

אֲדוֹן עוֹלָם אֲשֶׁר מָלַךְ /

בְּטֶרֶם כָּל יְצִיר נִבְרָא

 

לְעֵת נַעֲשָׂה בְחֶפְצוֹ כֹּל /

אֲזַי מֶלֶךְ שְׁמוֹ נִקְרָא

 

וְאַחֲרֵי כִּכְלוֹת הַכֹּל /

לְבַדּוֹ יִמְלֹךְ נוֹרָא

 

וְהוּא הָיָה וְהוּא הוֹוֶה /

וְהוּא יִהְיֶה בְּתִפְאָרָה

 

וְהוּא אֶחָד וְאֵין שֵׁנִי /

לְהַמְשִׁילוֹ לְהַחְבִּירָה

 

בְּלִי רֵאשִׁית בְּלִי תַכְלִית /

וְלוֹ הָעֹז וְהַמִּשְׂרָה

 

וְהוּא אֵלִי וְחַי גּוֹאֲלִי /

וְצוּר חֶבְלִי בְּיוֹם צָרָה

 

וְהוּא נִסִּי וּמָנֻסִּי /

מְנָת כּוֹסִי בְּיוֹם אֶקְרָא

 

בְּיָדוֹ אַפְקִיד רוּחִי /

בְּעֵת אִישַׁן וְאָעִירָה

 

וְעִם רוּחִי גְוִיָּתִי /

אֲדֹנָי לִי וְלֹא אִירָא

 

Yerushalayim shel zahav

(Jérusalem d’or)

Avir harim tsalul kayaïn
vereyah ’oranim
Nisa’ beruah ‘arbayim
‘im qol pa‘amonimuvtardemat ’ilan va’even
shvuya bahalomah
ha‘ir ’asher badad yoshevet
uvelibah homahYerushalayim shel zahav veshel nehoshet veshel ’or
halo’ lekhol shirayikh ’ani kinorHazarnu ’el borot hammayim
lashuq velakikar
shofar kore’ behar habayit
ba‘ir ha‘atiqah

uvame‘arot ’asher basela‘
’alfey shmashot zorhot
veshuv nered le yam-hammelah
bederekh yeriho

Yerushalayim shel zahav veshel nehoshet veshel ’or
halo’ lekhol shirayikh ’ani kinor

Akh bevo’i hayyom lashir lakhv
velakh liqshor ktarim
qatonti mitse‘ir banaïkh
ume’ahron hamshorerim

ki shmekh tsorev et-hasfatayim
kineshiqat saraf
’im eshkahekh yerushalayim
’asher kulakh zahav

Yerushalayim shel zahav veshel nehoshet veshel ’or
halo’ lekhol shirayikh ’ani kinor

 

אוויר הרים צלול כיין
וריח אורנים
נישא ברוח ערביים
עם קול פעמוניםובתרדמת אילן ואבן
שבויה בחלומה
העיר אשר בדד יושבת
ובלבה חומהירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
.הלא לכל שיריך אני כינורחזרנו אל בורות המים
לשוק ולכיכר
שופר קורא בהר הבית
.בעיר העתיקה

ובמערות אשר בסלע
אלפי שמשות זורחות
ושוב נרד לים המלח
.בדרך יריחו

ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שיריך אני כינור

אך בבואי היום לשיר לך
ולך לקשור כתרים
קטונתי מצעיר בניך
.ומאחרון המשוררים

כי שמך צורב את השפתיים
כנשיקת שרף
אם אשכחך ירושלים
…אשר כולה זהב

ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שיריך אני כינור

 

 

OD LO AHAVTI DAI

(je n’ai pas assez aimé)

 

Beele hayadayim od lo baniti kfar,
Od lo matzati mayim beemtza hamidbar
Od lo tziyarti perakh, od lo giliti eykh
Tovil ot haderekh ulean ani holekhAh …Od lo ahavti day 
Haruakh vehashemesh al panay
Od lo amarti day
Ve im lo akhshav – eymatay ?
Od lo shatalti deshe, od lo hekamti ir,
Od lo natati kerem al kol givot hagir
Od lo hakol asiti mamash bemo yaday
Od lo hakol nisiti, od lo ahavti day. 

 

Od lo hekamti shevet, od lo khibarti shir,
Od lo yarad li sheleg beemtza hakatzir.
Ani od lo katavti et zikhronotay
Ahi od lo baniti et beyt khalomotay

 

Veaf alpi sheat po, veat kol kakh yafa
Mimekh ani boreakh kemo mimagefa
Od yesh harbe dvarim sheratziti laasot
At etakh tislekhi li gam bashana hazot.

 

 

באלה הידיים עוד לא בניתי כפר
עוד לא מצאתי מים באמצע המדבר
עוד לא ציירתי פרח, עוד לא גיליתי איך
תוביל אותי הדרך ולאן אני הולךאי – עוד לא אהבתי די
הרוח והשמש על פני
אי – עוד לא אמרתי די
ואם לא, אם לא עכשיו אימתיעוד לא שתלתי דשא, עוד לא הקמתי עיר
עוד לא נטעתי כרם על כל גבעות הגיר
עוד לא הכל עשיתי ממש במו ידי
עוד לא הכל ניסיתי, עוד לא אהבתי די

אי – עוד לא אהבתי די…

עוד לא הקמתי שבט, עוד לא חיברתי שיר
עוד לא ירד לי שלג באמצע הקציר
אני עוד לא כתבתי את זיכרונותי
עוד לא בניתי לי את בית חלומותי

אי – עוד לא אהבתי די…

ואף על פי שאת פה, ואת כל כך יפה
ממך אני בורח כמו ממגיפה
עוד יש הרבה דברים שרציתי לעשות
את בטח תסלחי לי גם בשנה הזאת

תביני, אי – עוד לא אהבתי די…

 

 

 

Hatikva

                 (L’espoir Hymne national d’Israël)

 

Kol od balevav penima
Nefesh yehudi homiya,
Ulfa’ate mizrakh kadima
Ayin letsion tsofiya.
Od lo avda tikvatenu
Hatikva bat shnot alpayim,
Lihyot am hofshi be’artsenu,
Erets Tsion vi’yeroushalayim.
Lihyot am hofshi be’artsenu,
Erets Tsion vi’yeroushalayim. Tant que dans le cœur, à l’intérieur, une âme juive vibre, et que vers l’est, en avant, un œil observe vers Sion, notre espoir n’est pas perdu, un espoir qui a deux-mille ans, d’être un peuple libre sur notre terre, la terre de Sion et de Jérusalem
כָּל עוֹד בַּלֵּבָב פְּנִימָה
נֶפֶשׁ יְהוּדִי הוֹמִיָּה,
וּלְפַאֲתֵי מִזְרָח, קָדִימָה,
עַיִן לְצִיּוֹן צוֹפִיָּה,עוֹד לֹא אָבְדָה תִּקְוָתֵנוּ,
הַתִּקְוָה בַּת שְׁנוֹת אַלְפַּיִים,
לִהְיוֹת עַם חָופְשִׁי בְּאַרְצֵנוּ,
אֶרֶץ צִיּוֹן וִירוּשָׁלַיִםלִהְיוֹת עַם חָופְשִׁי בְּאַרְצֵנוּ,
אֶרֶץ צִיּוֹן וִירוּשָׁלַיִם 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Shir la Shalom

Tenu la-shemesh la-`alot
La-boker le-ha’ir
Hazaka sheba-tefilot
Otanu lo tahzir.
Mi asher kava nero
Uve-`afar nitman
Bekhi mar lo ya`iro
Lo yahziro lekhan.Ish otanu lo yashiv
Mi-bor tahtit afel
Kan lo yo`ilu
Lo simhat ha-nitzahon
Velo shirei halel 

Lakhen rak shiru,
Shir la-shalom,
Al tilhashu tefila
Mutav tashiru,
Shir la-shalom
Bi-tze`aka gedola

 

Tenu la-shemesh la-hador
Mi-ba`ad la-perahim.
Al tabitu le-’ahor
Hanihu la-holekhim
Se’u `eynayim be-tikva
Lo derekh kavanot
Shiru shir la-’ahava
Velo la-milhamot

 

Al tagidu yom yavo
Havi’u et ha-yom
Ki lo halom hu
Uve-khol ha-kikarot
Hari`u la-shalom

 

תנו לשמש לעלות
לבוקר להאיר
חזקה שבתפלות
אותנו לא תחזיר
מי אשר כבה נרו
ובעפר נטמן
בכי מר לא יעירו
לא יחזירו לכאןאיש אותנו לא ישיב
מבור תחתית אפל
כאן לא יועילו
לא שימחת הניצחון
ולא שירי הלל 

לכן רק שירו
שיר לשלום
אל תלחשו תפילה
מוטב תשירו
שיר לשלום
בצעקה גדולה

 

תנו לשמש לחדור
מבעד לפרחים
אל תביטו לאחור
הניחו להולכים
שאו עיניים בתקווה
לא דרך כװנות
שירו שיר לאהבה
ולא למלחמות

 

אל תגידו יום יבוא
הביאו את היום
כי לא חלום הוא
ובכל הכיכרות
הריעו לשלום

 

 

 

Chavouot, J-5!

Depuis 44 jours, nous comptons le temps en nous préparant à ce grand événement: la célébration du don de la Torah.  Dans 5 jours, nous arriverons à destination. Il ne s’agit pas seulement de la commémoration d’un acte passé. Il s’agit de la réactualisation de cet acte, à travers un office du soir, une veillée d’étude, et un office du matin. Pour tester vos connaissances sur Chavouot, suivez ce lien.

Samedi 19 mai, nous aurons donc un court office du soir à 18h45 (c’est l’occasion d’amener les enfants), une étude sur le thème « Torah et vérité » (voir la fin de cet article), un repas lacté de Shavouot à partir de 20h30 (inscriptions auprès de Catherine). D’autres études suivront.

Le dimanche 20 mai, notre office du matin commencera à 10h nous permettra de chanter le hallel (écouter ici le chant « bétset israël« ), de lire les dix paroles ainsi qu’une très belle haftara tirée du prophète Ézéchiel, suivis du livre de Ruth.

Torah et vérité, samedi 19 mai de 19h30 à 20h30:

La quête de La Vérité est un pansement empoisonné sur la plaie de l’insécurité qui nous envahit parfois. D’un autre côté, le relativisme est une invitation à s’investir dans des fantasmes qui nous éloignent des faits. Or, si nous renonçons à notre rapport à la réalité, nous perdons de toute chance de trouver le référentiel commun nécessaire à la communication.

Comment rester sur le sentier étroit qui chemine entre ces deux dangers ?
Nous étudierons des sources dans l’un et l’autre sens de façon à pouvoir cultiver les outils de la modération. Ainsi, nous pourrons continuer ensemble sur le chemin que constitue notre commune torah écrite, dans le respect de son potentiel interprétation.

Femmes et les hommes ensemble à la synagogue: ce dimanche

Quelle est la signification de la séparation? Quelle est celle du rassemblement? Sur quelles bases halaHiques, juridiques et éthiques défendons-nous la possibilité pour les familles de prier ensemble sans être séparées?

En tant que juifs français modernes, nous sommes au premier plan pour défendre l’égalité femmes-hommes, et il est important que nous soyons « aiguisés » et « convaincus ».

Notre étude de ce dimanche à 10h45, à Ganénou, nous permettra d’approfondir et d’affiner nos convictions.

Qui aujourd’hui soutient cette vision? Quels mouvements, quelles synagogues?

Quel type de société s’y oppose et pourquoi?

Que voulons-nous défendre pour nos enfants? A quoi doit ressembler la synagogue de demain?

La mise au second plan des femmes n’est pas seulement un problème « géographique », c’est un problème qui a des conséquences en terme de droits de la personne et de respect, au quotidien. Pour en savoir plus sur cette question, cliquez sur cette vidéa TedX : Les blagues sexistes, ça tue

Sur les questions du rôle de la synagogue, cet article nous sera utile: Fonctions et formes de la synagogues: refus et tentation de la sacralisation

Sur les questions de l’histoire de la place des femmes à la synagogue, nous ferons une étude critique de cet article: Les femmes dans le judaïsme: A la synagogue

Prochains chabbatot kehilatiim: Paracha Nasso et Paracha Balak

Bonjour à toutes et à tous.

Comme vous le savez, nous enseignons dans notre communauté à cultiver un rapport personnel au texte et à la tradition. Cela inclut la lecture dans la Torah.

Les prochains chabbatot kéhilatiim vous permettront de vous lancer dans cette voie. N’hésitez pas à m’en parler chabbat prochain un peu avant l’office. Pour plus d’explication concernant les offices kéhilatiim, voyez ici sur ce lien.

NASSO: 26 mai

BALAK: 30 juin

OUTILS POUR LA TECHNIQUE DE LA LECTURE DE LA TORAH :

Outils pour apprendre la lecture de la torah et de la haftara sur cette page

Doodle pour prendre la responsabilité d’une montée à la Torah

OUTILS SPECIFIQUES POUR LA PARACHA NASSO ET LA PARACHA BALAK : COMMENTAIRES ET PARACHA ENREGISTREE

Commentaires en vidéo:

 

Paracha Nasso – les montées 1, 3 et 5 sont quasiment les mêmes, les montées 2, 4, 6 également. deux personnes peuvent donc facilement assurer ces deux séries de 3 et les réserver directement. Les montées 7 et maftir sont un peu plus spécifiques sans être difficiles. Elles sont faciles à repérer dans la torah car il s’agit des offrandes des princes pour l’inauguration du michkan.

nasso 3 tikoun

Paracha Balak – la montée 1 commence au chevii. Cette lecture comprend les dernières prédictions du prophète bilam ainsi que l’essentiel de la crise « résolue » par PinHas, dont la paracha suivante porte le nom.

Balak 3 tikoun

PessaH, fondation du peuple juif et questionnement…

Pour approfondir, améliorer ou simplifier votre seder, rendez-vous sur ce lien.

CROIRE OU CHERCHER ?

La croyance n’est pas une spécialité juive.

La croyance est un élément central du christianisme ou de l’islam. Par assimilation, on pourrait penser qu’elle est également un élément central de la troisième religion abrahamique, le judaïsme.

Pourtant, c’est plutôt la contestation qui est fondatrice de la pensée et de la pratique juive. La fête de PessaH qui sera célébrée dans quelques jours est la première des fêtes juives, fondatrice à la fois du calendrier et du peuple.

Le nom de la fête signifie le passage, celui de l’ange de la mort au-dessus des maisons des hébreux, pour leur éviter la dixième plaie, celle de la mortalité des premiers nés. Des hébreux ? Vraiment ? Le fondement serait donc ethnique ? Cette conception commune est fautive. Ce ne sont pas les hébreux qui ont été épargnés, mais les contestataires. Ceux qui étaient prêts à refuser l’idolâtrie génocidaire de la société égyptienne. Ceux qui avaient affichés « mort pour la France » sur les « Affiches Rouges », ceux qui avaient marqué leurs portes avec du sang d’un agneau, sacrifié leur sécurité en niant le caractère sacré une divinité d’Egypte. Tous ceux-là furent épargnés, hébreux ou égyptiens. PessaH est la célébration du « passer outre », dépassement des croyances lorsqu’elles sont mortifères. Du courage de se tourner vers un autre avenir, même s’il nous met dans l’incertitude.

 

DES INTERROGATIONS PLUTÔT QUE DES DÉCLARATIONS DE FOI

 

La fête de PessaH commence par une cérémonie un peu particulière. On y raconte la « hagada », le conte de PessaH. Bien sûr, au fil du temps, ce texte a été mis par écrit, mais uniquement pour soutenir la transmission de son oralité. « Et tu raconteras à ton enfant » est l’injonction centrale mentionnée dans l’Exode (13 :8). Raconter, à titre personnel, et non pas lire. « et tu raconteras à ton enfant ce jour-là, c’est pour tout cela que l’Eternel a agit pour moi lorsque je suis sorti d’Egypte. » Le conte se fait à la première personne, parce qu’il nous implique, parce qu’il nous interroge aujourd’hui. Suis-je vraiment sortie d’Egypte à titre personnel ? Cette affirmation ne renvoit pas à une vérité présupposée en laquelle il faudrait croire, mais en une proposition sur laquelle nous sommes amenés à nos interroger.

 

DES QUESTIONS PLUTÔT QUE DES RÉPONSES

 

Nous voyons que cette affirmation contestable est à l’origine des questionnements pascals. D’autres procédés sont mis en œuvre pour poursuivre ces interrogations.

La hagada parle de quatre enfants différents, posant quatre types de questions. Elle invite ainsi à d’identifier à l’un ou l’autre des enfants, à valider la diversité et la différence, à légitimer toutes sortes de questions. Le sage est légitime, mais le rebelle, le simple, et le silencieux ne le sont pas moins. Nous mentionnons également des sages qui célébraient la fête autour du premier siècle, et passèrent toutes la nuit à étudier le récit. Ainsi, les enfants ne sont pas les seuls à chercher le sens du texte, la question est également la couronne des sages. Le « Ma nichtana », l’un des chants les plus connus de la fête, est récité par le plus jeune enfant. Il signifie : « En quoi cette nuit est-elle différente ? » et les réponses qui y sont citées sont autant de nouvelles interrogations. Les différences, l’absence de pain levé, la consommation d’herbes amères, le trempage de ces herbes dans des liquides, le fait de manger accoudés, nous invitent à chercher des explications, les participants formuleront librement différentes hypothèses. La pratique, ici comme d’une façon générale dans la tradition juive, appelle et accompagne la pensée. Pour garder le dynamisme de cette pensée, de nouveaux gestes ont été introduits, comme l’ajout d’une orange sur le plateau de la fête, ou une coupe d’eau en l’honneur de Myriam la Prophétesse, posée à proximité de la coupe du Prophète Elie. Pourquoi ? Entre autre, pour susciter de nouvelles questions, dont la portée va bien au-delà encore des réponses que nous pourrions évoquer. Plus que la croyance, c’est l’engagement dans la poursuite de notre recherche commune qui cristallise l’identité juive.

 

Les offices du chabbat

Il existe de nombreuses raisons de venir aux offices du chabbat. Rencontrer des amis, prendre un moment pour soi-même, couper avec la routine de la semaine, entendre un enseignement.

Certains connaissent tout l’office et chantent de aleph à tav, d’autres ne connaissent pas du tout et se laissent porter par les airs et l’ambiance communautaire, on peut lire en français, ou en hébreu.

Pour ceux qui veulent affiner leur participation aux chants, voici différentes playlist adaptées selon votre niveau d’hébreu, sans aucune prétention, mais qui reprennent presque l’intégralité des offices.

Have fun!

enfants (erev shel yeladim)

jeunes préparant leur BM (Kesher)

niveau débutant

niveau moyen

niveau avancé vendredi soir

niveau avancé samedi matin

Et la méthode maintenant classique « l’hébreu c’est facile »