Cessons de croire : réfléchissons ! (dracha de Roch hachana 5779)

Croyez-vous au père Noël ? Croyez-vous au « dieu barbu du nuage », croyez-vous au « grand horloger », croyez-vous à la force de vie, croyez-vous dans le « Bien », croyez-vous que « l’homme est bon » ?

Croyez-vous que Moïse, fondateur du judaïsme, était orthodoxe ? Croyez-vous que si on met les téfilines tous les matins, dieu nous pardonne tout ? Croyez-vous que le plus important pour être un bon juif c’est d’aimer son prochain ? Croyez-vous mouvement libéral est celui qui porte l’avenir du judaïsme ? Que le mouvement libéral c’est bien mais heureusement que les loubavich gardent la vraie tradition ? Croyez-vous que la religion est l’opium du peuple ?

Croyez-vous qu’il faut obéir à la police, croyez-vous qu’il faut déclarer qu’on est juif au commissariat, croyez-vous que nous avons tellement souffert en tant que juif que nous n’avons plus de comptes à rendre à personne ? Croyez-vous que seuls les héros sont des « justes parmi les nations » ?

Croyez-vous que la France a un seuil maximum d’acceptation des réfugiés ? Croyez-vous que ce seuil soit atteint ? Croyez-vous que la venue de réfugies est négatif pour l’économie ? Croyez-vous que si les pauvres sont pauvres c’est parce qu’ils le méritent ? Croyez-vous que si vous n’avez pas beaucoup d’argent c’est parce que vous ne méritez pas plus ? Croyez-vous que si vous avez beaucoup d’argent c’est parce que vous le méritez ? Croyez-vous que vous ne méritez pas l’argent que vous avez ?

Croyez-vous que le monde va à sa perte compte tenu des problèmes écologiques ? Croyez-vous que la pression climatique va réduire l’humanité à encore plus de guerres et de violences ? Croyez-vous que l’humanité saura trouver de bonnes solutions au fur et à mesure que les problèmes se poseront ?

Croyez-vous que vous devez-être féminine ? Croyez-vous que vous devez être viril ? Croyez-vous que vous devez « accepter votre part de féminité » ou « votre part de masculinité » ? Croyez-vous que l’homosexualité est « contre-nature » ? Croyez-vous que l’homosexualité est une maladie qu’il faut soigner ? Croyez-vous qu’une femme peut être rabbin ? Croyez-vous qu’un homme peut être sage-femme ?

Croyez-vous que vous chantez faux ? Croyez-vous qu’il faut chanter juste pour chanter pendant l’office ? Croyez-vous qu’il faut dire les mots quand on chante les prières ou que « lalala » c’est bien aussi? Croyez-vous que si vous chantez juste la basse, ou une deuxième voix, cela pose un problème ?

Croyez-vous que se parler vraiment est dangereux ? Croyez-vous qu’il faut faire la bise même quand on n’a pas envie ? Croyez-vous qu’il est dangereux de dire « non » à ce producteur de cinéma ? Croyez-vous que vos enfants doivent embrasser tante Ursule ?

Croyez-vous qu’il est mal de pleurer ? croyez-vous qu’il faut toujours être fort ? Croyez-vous qu’être fort c’est être rigide ?

Croyez-vous qu’un discours de Roch hachana doit comporter autre chose que des questions ? Croyez-vous qu’il doit prouver l’érudition du rabbin ? Croyez-vous qu’il doit être court ou long ?

Croyez-vous que votre passé vous a formé ? croyez-vous qu’à votre grand âge, il faut juste accepter les choses comme elles sont ? Croyez-vous que compte tenu de votre jeune âge, vous devez attendre pour vous exprimer ?

Alors ? Vous avez combien de oui et combien de non ?

Nos croyances sont importantes, car elles conditionnent nos actions, il est important d’être conscients de nos croyances. Un discours de rabbin ne suffit pas à répondre à ces questions. Une introspection, une réflexion continue, peuvent permettre d’avancer. Comme l’indiquent les téfilines, nous sommes responsables de nos actes – on met les téfilines sur le bras -, de nos croyances – on met les téfilines sur le front -, et de nos sentiments -on met les téfilines face à notre coeur – , cela signifie que nous avons la liberté et le devoir, de prendre en charge nos actes, nos croyances, et nos sentiments.

Ces trois voies sont les voies du changement thérapeutique, les thérapies cognitives, comportementales et émotionnelles sont complémentaires.

Comme nous le disons dans la prière « ountané tokef  » que nous chanterons demain : Téchouva (le rééxamen de nos croyances), téfila ( la prière, le travail du coeur, qui s’adresse aux sentiments), tsédaka (donner de l’argent à ceux qui sont dans le besoin, faire des actes de solidarité), permettent de modifier le cours de nos vies, de « changer le décret ».

Il serait vraiment intéressant de voir quelles croyances sous-tendent nos comportements et nos actions. Ces croyances, y sommes-nous totalement attachés, ou sommes-nous capables de les examiner d’une façon critique ?

Faire Roch Hachana, c’est reprendre ces croyances et leur enlever le pouvoir pour les soumettre à notre examen critique.

Car notre dieu est le dieu de la liberté,

  • Le Dieu de la sortie d’Egypte,
  • le Dieu de la première phrase des dix paroles (commandements):  » Je suis l’Éternel ton Dieu qui t’ai fait sortir de la terre d’Egypte, de la maison des esclaves. »
  • le Dieu de la dernière phrase du chéma israël:  » Je suis l’Éternel votre Dieu qui vous ai fait sortir de la terre d’Egypte. »

Se prosterner devant nos croyances, c’est de l’idolâtrie.
Nous appuyer sur Roch hachana pour les réexaminer, c’est cela être juif.
Etre juif, c’est développer un esprit critique, comme le fait le talmud.

Le talmud pose des questions sur les enseignements des sages :

  • D’où cette idée vient-elle ?
  • Quel verset l’appuierait ?
  • Quelle est sa raison ?
  • Qui l’a enseignée ?
  • Que contredit elle ?
  • Dans quel but l’exprime-t-on ?
  • Quel est son piège ?
  • En quoi est-elle en opposition avec d’autres idées connues ?

(מנלן  ,מאי קרא, מאי טעמה , מאן תנא   מני , רומיא , צריכותא , פשיטא , מה דתימא , קא משמע לן , במאי קמיפלגי ,  ביניהו מאי  )

Chacune de nos croyances devrait passer par le tamis impitoyable des questions talmudiques.

En tant que juifs libéraux, nous avons la chance d’être fidèles à cette tradition talmudique. Nous nous sommes associés il y a deux siècles au grand mouvement d’affranchissement de la pensée en occident, la remise en cause des vieilles croyances, au développement de la pensée critique. Nous avons la chance de pouvoir clamer que dès les débuts de l’émancipation, nous étions à la jonction de deux traditions critiques : celle interne au judaïsme traditionnel, celle nourrie des outils de la pensée moderne.

En tant que juifs, et en tant que personnes modernes, nous sommes doublement outillés pour appliquer notre réflexion à nos actes.

Un discours de Rabbin ne peut pas remplacer la réflexion personnelle, alors… je vous propose… (tadada) de dépasser ce que vous croyez que doit être le discours du rabbin pour roch hachana, et de le compléter vous-mêmes : racontez à votre voisin ce que vous pensez sur les croyances, en toute liberté, puisque nous avons tous un devoir de fidélité à nous-mêmes ;

… Alors je vous proposer de prendre le temps, à deux, de compléter mon discours, de parler à votre voisin de vos croyances et réciproquement. Si vous êtes seul, levez la main pour rejoindre un partenaire, puis choisissez qui parlera en premier, pendant une minutes, je vous ferai signe à ce moment pour que vous changiez de rôle…

Merci pour cette belle participation et pour cette belle transgression et ce beau respect.

Transgression, car en principe on ne parle pas pendant le discours du rabbin et chacun reste à sa place. (pour ceux qui avaient ces croyances)

Respect, car les pirké avot nous disent : fais-toi un rabbin, et acquiers-toi un compagnon ; (Avot 1 :6)

יהושע בן פרחיה אומר עשה לך רב וקנה לך חבר והוי דן את כל האדם לכף זכות

c’est par le partage de nos pensées que nous apprenons à les affiner, à les interroger, et à poser toutes les questions. Comme le Adam primordial, nous avons besoin d’un « aide contre nous », d’une personne qui nous force à nous réexaminer.

Respect, parce que notre tradition nous demande de porter nous-mêmes le judaïsme, et de ne nous reposer sur personne pour faire le travail à notre place : Si je ne suis pas pour moi, qui le sera, si je ne suis que pour moi, que suis-je, si je n’agis pas maintenant, quand ?

Merci, car en tant que rabbin, je suis en permanence confrontée aux limites de mon action, c’est par NOTRE action que nous pouvons vraiment aller plus loin.

Le mot « foi » n’existe pas en hébreu, nous ne devons pas « croire ».

C’est le mot fidélité qui est important, émoun, אמון , le fait que j’ai confiance dans les principes qui animent ma vie, et qu’on peut me faire confiance pour que j’agisse.

Quand je dis « amen », je dis « je suis là », pour soutenir des pensées que j’ai examinées et adoptées.

Je nous souhaite cette année, de réexaminer nos croyances, pour que nous puissions ensuite leur être fidèles.

Merci chère communauté, chers administrateurs, chers membres, chers amis, chère famille, merci de m’avoir mise face à moi-même cette année, de m’avoir soutenue, de m’avoir éprouvée, de m’avoir écoutée, de m’avoir fait la sourde oreille, de m’avoir réfutée, de m’avoir dérangée, de m’avoir laissé prendre soin de moi-même,

Merci de m’avoir obligée à augmenter ma liberté.

Je compte sur nous pour faire pire l’année prochaine.

chana tova oumétouka, léchana tova tikatévou,  une année bonne et douce à vous, et que vous soyez inscrits dans le livre de la vie.

Kadich et transmission

La synagogue nous accueille dans les moments de joie comme dans les moments difficiles. Le Rabbin est présent pour accompagner la famille pendant le temps du deuil, à l’enterrement, pendant la Chiva (les sept jours du deuil), et à la synagogue. Là, les endeuillés peuvent prononcer le Kadich, et la communauté leur répondre. Pour en savoir plus, vous pouvez suivre ce lien.

Au cours de la Chiva à la synagogue, nous étudions également des textes. L’un d’entre eux est le texte suivant, qui raconte la légende de Rabbi Akiva et du Kadich.

Le Kadich est souvent considérée aujourd’hui comme la prière des endeuillés. Il ne figure pourtant pas tant que tel dans les deux Talmud ni dans le Michné Torah de Maïmonide, il apparait d’abord comme une pratique réservée au cimetière avant d’investir également la synagogue. En Yiddish, on pourrait résumer le sens de la récitation du Kadish par les mots « mir zaynen do ». Voici l’histoire qui a inspiré la récitation du Kadich par les endeuillés, qui se trouve dans différentes traditions dans la littérature rabbinique depuis le VIIIe siècle.  Elle nous parle de l’espoir jamais caduc de donner un sens à nos vies, à travers ce que nous avons pu transmettre à nos enfants.

Sidour tefila larokéaH, Rabbi Elazar de Worms, 12e et 13e siècles ([קז] ויתן לך עמ’ תרב  (ou midrach TanHouma 9es)

 

« Et l’orphelin dit le Kadich, Ytgadal, Yéhé chémé, YtbaraH, Yéhé chélama rabba, et Ossé chalom bimromav jusqu’à Véimérou amen. Pourquoi l’orphelin dit le Kadich ? à cause d’une histoire qui s’est passée. C’est l’histoire de Rabbi Akiva ( erets israel 1-2e s) qui se promenait dans un cimetière et a heurté un homme qui était nu et noir comme du charbon et portait sur sa tête l’équivalent de dix charges et il courait comme un cheval. Rabbi Akiva   le força à s’arrêter et lui dit : Pourquoi fais-tu un travail aussi difficile, si tu es un esclave et que ton maître te fait cela je vais te racheter de sa main et si tu es pauvres je vais t’enrichir. Il lui dit « S’il te plait, ne me retarde pas de peur que ceux qui sont mes référents ne se mettent en colère contre moi ». Il lui dit : « De quoi s’agit-il et qu’as-tu fait ? » Il lui dit : « L’homme que tu vois est mort et chaque jour on m’envoie couper du bois et on me brûle avec. » Il lui dit : « Mon fils, quel était ton métier dans le monde dont tu viens ? » Il lui dit : « J’étais collecteur des impôts et je faisais partie des chefs du peuple et je faisais des sourires aux riches et je tuais les pauvres. » Il lui dit : « Tu n’as rien entendu de tes supérieurs concernant un remède ? » Il lui dit : « S’il te plait, ne me retarde pas de peur que les responsables du malheur ne se mettent en colère contre moi, car ce pauvre homme ne peut-être corrigé, mais j’ai entendu de leur part une chose qui ne saurait pas être, que si ce pauvre avait un fils qui se tenait devant une assemblée et disait « baréHou et adonaï hamévoraH » et qu’on répondait après lui « barouH adonaï hamévoraH » ou qu’il diste « Ytgadal » et qu’on réponde après lui « yéhé chémé rabba mévaraH », immédiatement on délivrerai ce pauvre homme de son malheur et cet homme n’a pas eu de fils dans ce monde il a quitté sa femme enceinte et ne sait pas si elle a donné naissance à un garçon, qui lui a enseigné la torah car ce pauvre homme n’a pas une personne qui l’aime dans le monde. » A ce moment, Rabbi Akiva a pris l’engagement d’aller chercher si il avait eu un fils pour lui enseigner la Torah et le placer devant le public. Il lui dit « quel est ton nom », il lui dit « Akiva », et le nom de ta femme ? Il lui dit « Chochneva », et le nom de ta ville ? Il lui dit « Davké » immédiatement Rabbi Akiva s’est donne une grande peine et est allé demandre à son sujet et quand il arriva à ce même endroit il a demandé à son sujet et ils lui ont dit « que soient effacés les os de ce méchant », il a demandé à propos de sa femme, ils lui ont dit « que son nom et son souvenir soient effacés du monde », il a demandé à propos d’un fils, ils lui ont dit « et fait il n’est même pas circoncis, même le commandement de la Brit Mila ils ne s’en sont pas occupés pour lui », immédiatement Rabbi Akiba l’a pris et l’a circoncis et l’a installé face à lui et il n’a pas voulu accepter la Torah jusqu’à ce qu’il fasse pour lui quarante jours de jeûne, alors est sortie une voix et elle a dit à Rabbin Akiva : « Va et enseigne lui », il est allé et lui a enseigné la Torah et la lecture du Chéma et les 18 bénédictions et le birkat hamazon et il l’a installé devant le public et il a dit « baréHou et adonaï hamévoraH » et le public a répondu « barouH adonaï hamévoraH », Ytgadal, Yéhé chémé rabba, à cet instant ils ont délivré le mort de son malheur, immédiatement Rabbi Akiva a fait un rêve et a dit «  Que ce soit une volonté pour le Saint, béni soit-il, que ta conscience repose au jardin d’Eden car tu m’as sauvé de la justice de la guéhène » immédiatement Rabbi Akiva a dit «  Que ton nom Eternel soit éternellement, ton souvenir de génération en génération. Et c’est également ce que j’ai trouvé dans le tana de Eliahou rabba : «  le mineur qui dit Ytgadal sauve son père de la misère »

והיתום אומר קדיש, יתגדל, יהא שמיה, יתברך, יהא שלמא רבא, ועושה שלום במרומיו עד ואמרו אמן. למה היתום אומר קדיש משום מעשה שהיה: מעשה בר’ עקיבא שהיה מהלך בבית הקברות ופגע באדם אחד שהיה ערום ושחור כפיחם והיה טוען על ראשו כסבור עשרה טעונין, והיה רץ בהם כסוס שהוא רץ, גזר עליו ר »ע והעמידו, ואמר לאותו האיש למה אתה עושה עבודה קשה כזאת, אם עבד אתה ואדוניך עושה לך כך אני אפדה אותך מידו, ואם עני אתה אני מעשיר אותך, אמר לו בבקשה ממך אל תעכבני שמא ירגזו עלי אותם הממונים עלי, אמר לו מה זו ומה מעשיך, אמר לו אותו האיש מת הוא ובכל (עמ’ תרג) יום ויום שולחים אותי לחטוב בעצים ושורפין אותי בהם, אמר לו בני מה היה מלאכתך בעולם שבאת הימנו, אמר לו גבאי המס הייתי והייתי מראשי העם ונושא פנים לעשירים והורג עניים, אמר’ לו כלום שמעת מן הממונים עליך אם יש לך תקנה, אמר לו בבקשה ממך אל תעכבני שמא ירגזו עלי בעלי פורענות שאותו האיש אין לו תקנה, אלא שמעתי מהם דבר שאינו יכול להיות, שאילמלא היה לעני זה בן שהוא עומד בקהל ואומר ברכו את ה’ המבורך ועונין אחריו ברוך ה’ המבורך, או יאמר יתגדל ועונין אחריו יהא שמיה מברך, מיד מתירין אותו האיש מן הפורענות, ואותו האיש לא הניח בן בעולם, ועזב אשתו מעוברת ואינו יודע אם תלד זכר מי מלמדו תורה שאין לאותו האיש אהוב בעולם. באותו שעה קבל עליו ר’ עקיבא לילך ולחפש אם הוליד בן כדי שילמדנו תורה ויעמידו לפני הצבור, אמר לו מה שמך אמר לו עקיבא, ושום אינתתך אמר לו שושניבא, ושום קרתך אמר לו דוקיא, מיד נצטער ר’ עקיבא צער גדול והלך ושאל עליו, כיון שבא לאותו מקום שאל עליו, אמרו לו ישתחקו עצמותיו של אותו רשע, שאל על אשתו אמרו לו ימחה שמה וזכרה מן העולם, שאל על בן, אמרו לו הרי הוא ערל אפי’ מצות מילה לא עסקו בו, מיד נטלו ר’ עקיבא ומלו והושיבו לפניו, ולא היה מקבל תורה עד שישב עליו מ’ יום בתענית, ויצאה בת קול ואמרה לו ר’ עקיבא לך ולמד לו, הלך ולמדו תורה וקרית שמע וי »ח ברכות וברכת המזון, והעמידו לפני הקהל ואמר ברכו את ה’ המבורך וענו הקהל ברוך ה’ המבורך, יתגדל, יהא שמיה רבא, באותה שעה מיד התירו המת מן הפורענות, מיד בא לר’ עקיבא בחלום ואמר יהי רצון מלפני הקדוש ברוך הוא שתנוח דעתך בגן עדן שהצלת אותי מדינה של גיהנם, מיד פתח ר’ עקיבא ואמר יהי שמך ה’ לעולם ה’ זכרך לדור ודור. וכן מצאתי בתנא דבי אליהו רבא קטן האומר יתגדל מציל אביו מן הפורענות ».

Chants historiques d’Israël pour la prière du chabbat

A l’occasion des 70 ans de l’Etat d’Israël, nous avons chanté plusieurs prières sur des airs de chansons historiques israélienne.

Retrouvez ces chants en audio et en document papier sur les liens suivants:

téléchargez en PDF ou en .doc: Feuille de chants 70 ans Israël 11 mai Feuille de chants 70 ans Israël 11 mai

Lekha Dodi

Lekha dodi likra’t kala, pené Chabbat nekabla.

Chamor ve-zakhor be-dibour èhad, hichmiânou el ha-meyouhad,

Adonaï éhad ou-chemo éhad,

le-chèm ou-le-tif’èrèt ve-li-tehila.

 

Likr’at Chabbat lekhou ve-nélkha,

ki hi mekor ha-berakha,

mé-roch mi-kèdèm nessoukha,

sof maâssé be-mahachava tehila.

 

Mikdach mèlèkh îr meloukha,

koumi tséi mi-tokh ha-hafékha,

rav lakh chévèt be-êmek ha-bakha,

ve-hou yahmol alaïkh hèmla.

 

Hit’naâri mé-âfar koumi,

livchi bigdé tifart’èkh âmi,

âl yad ben Yichaï béit ha-lahmi,

korva èl nafchi g’eala.

 

Hit’ôreri hit–ôreri,

ki va orèkh koumi ori,

Ouri ouri, chir daberi,

kevod Adonaï âlaïkh nig’la.

 

Lo tèvochi ve-lo tikalmi,

ma tichtohahi ou-ma téhémi,

Bakh yèhèssou âniyé âmi,

ve-nivneta îr âl tila.

 

Ve-hayu limshisah shosayihk

Ve-rakhaku kol mevalayihk

Yasis alayikh E-lohayikh

Kimsos chatan al kalah

 

Yamin u-smol tifrotzi

Ve-et Ado-nai ta’aritzi

Al yad ish ben Partzi

Ve-nismechah ve-nagilah

 

 

Boi ve-shalom ateret ba’alah

Gam be-simkhah u-ve-tzahalah

Toch emunei am segulah

Bo-i chalah boi chalah

 

לְכָה דוֹדִי לִקְרַאת כַּלָּה // פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

 

שָׁמוֹר וְזָכוֹר בְּדִבּוּר אֶחָד // הִשְׁמִיעָנוּ אֵל הַמְיֻחָד // ה’ אֶחָד וּשְׁמוֹ אֶחָד // לְשֵׁם וּלְתִפְאֶרֶת וְלִתְהִלָּה

 

לִקְרַאת שַׁבָּת לְכוּ וְנֵלְכָה // כִּי הִיא מְקוֹר הַבְּרָכָה // מֵראשׁ מִקֶּדֶם נְסוּכָה // סוֹף מַעֲשֶׂה בְּמַחֲשָׁבָה תְּחִלָּה

 

מִקְדַּשׁ מֶלֶךְ עִיר מְלוּכָה // קוּמִי צְאִי מִתּוֹךְ הַהֲפֵכָה // רַב לָךְ שֶׁבֶת בְּעֵמֶק הַבָּכָא // וְהוּא יַחֲמוֹל עָלַיִךְ חֶמְלָּה

 

הִתְנַעֲרִי מֵעָפָר קוּמִי // לִבְשִׁי בִּגְדֵי תִפְאַרְתֵּךְ עַמִּי // עַל יַד בֶּן יִשַׁי בֵּית הַלַּחְמִי // קָרְבָה אֶל נַפְשִׁי גְּאָלָּהּ

 

הִתְעוֹרְרִי הִתְעוֹרְרִי // כִּי בָא אורֵךְ קוּמִי אוֹרִי // עוּרִי עוּרִי שִׁיר דַּבֵּרִי // כְּבוד ה’ עָלַיִךְ נִגְלָּה

 

לֹא תֵבֹשִׁי וְלֹא תִכָּלְמִי // מַה תִּשְׁתּוֹחֲחִי וּמַה תֶּהֱמִי // בָּךְ יֶחֱסוּ עֲנִיֵּי עַמִּי // וְנִבְנְתָה עִיר עַל תִּלָּהּ

 

וְהָיוּ לִמְשִׁסָּה שֹׁאסָיִךְ // וְרָחֲקוּ כָּל מְבַלְּעָיִךְ // יָשִּׂישׂ עָלַיִךְ אֱלֹהָיִךְ // כִּמְשּׂוֹשׂ חָתָן עַל כַּלָּה

 

יָמִין וּשְׂמֹאל תִּפְרֹצִי // וְאֶת ה’ תַּעֲרִיצִי // עַל יַד אִישׁ בֶּן פַּרְצִי // וְנִשְׂמְחָה וְנָגִילָה

 

בֹּאִי בְשָׁלוֹם עֲטֶרֶת בַּעְלָהּ // גַּם בְּשִׂמְחָה וּבְצָהֳלָה // תּוֹךְ אֱמוּנֵי עַם סְגֻלָּה // בּוֹאִי כַלָּה בּוֹאִי כַלָּה // תּוֹךְ אֱמוּנֵי עַם סְגֻלָּה //בּוֹאִי כַלָּה שַׁבָּת מַלְכְּתָא

 

Adon olam

Adon olam acher mal/kh

Beterem kol yitzir nivra

 

 

let naasa b’hephtzo kol

azai melekh chmo nikra

 

 

vea’hare kikhlot hakol

levado imlokh nora

 

 

vehou haya vehou hové

vehou yihiè betiphara

 

 

vehou e’had veein cheni

lehamchil lo lha’hbira

 

 

beli rechit beli ta’hlit

velo haoz vehamisra

 

 

vehou eli ve’hai goali

vetzour ‘hevli beèt tzara

 

 

vehou nisi oumanos li

menat kosi beyom ékra

 

 

beyado aphkid rou’hi

beèt ichan veaira

 

 

veim rou’hi geviati

Adonai li velo ira.

 

אֲדוֹן עוֹלָם אֲשֶׁר מָלַךְ /

בְּטֶרֶם כָּל יְצִיר נִבְרָא

 

לְעֵת נַעֲשָׂה בְחֶפְצוֹ כֹּל /

אֲזַי מֶלֶךְ שְׁמוֹ נִקְרָא

 

וְאַחֲרֵי כִּכְלוֹת הַכֹּל /

לְבַדּוֹ יִמְלֹךְ נוֹרָא

 

וְהוּא הָיָה וְהוּא הוֹוֶה /

וְהוּא יִהְיֶה בְּתִפְאָרָה

 

וְהוּא אֶחָד וְאֵין שֵׁנִי /

לְהַמְשִׁילוֹ לְהַחְבִּירָה

 

בְּלִי רֵאשִׁית בְּלִי תַכְלִית /

וְלוֹ הָעֹז וְהַמִּשְׂרָה

 

וְהוּא אֵלִי וְחַי גּוֹאֲלִי /

וְצוּר חֶבְלִי בְּיוֹם צָרָה

 

וְהוּא נִסִּי וּמָנֻסִּי /

מְנָת כּוֹסִי בְּיוֹם אֶקְרָא

 

בְּיָדוֹ אַפְקִיד רוּחִי /

בְּעֵת אִישַׁן וְאָעִירָה

 

וְעִם רוּחִי גְוִיָּתִי /

אֲדֹנָי לִי וְלֹא אִירָא

 

Yerushalayim shel zahav

(Jérusalem d’or)

Avir harim tsalul kayaïn
vereyah ’oranim
Nisa’ beruah ‘arbayim
‘im qol pa‘amonimuvtardemat ’ilan va’even
shvuya bahalomah
ha‘ir ’asher badad yoshevet
uvelibah homahYerushalayim shel zahav veshel nehoshet veshel ’or
halo’ lekhol shirayikh ’ani kinorHazarnu ’el borot hammayim
lashuq velakikar
shofar kore’ behar habayit
ba‘ir ha‘atiqah

uvame‘arot ’asher basela‘
’alfey shmashot zorhot
veshuv nered le yam-hammelah
bederekh yeriho

Yerushalayim shel zahav veshel nehoshet veshel ’or
halo’ lekhol shirayikh ’ani kinor

Akh bevo’i hayyom lashir lakhv
velakh liqshor ktarim
qatonti mitse‘ir banaïkh
ume’ahron hamshorerim

ki shmekh tsorev et-hasfatayim
kineshiqat saraf
’im eshkahekh yerushalayim
’asher kulakh zahav

Yerushalayim shel zahav veshel nehoshet veshel ’or
halo’ lekhol shirayikh ’ani kinor

 

אוויר הרים צלול כיין
וריח אורנים
נישא ברוח ערביים
עם קול פעמוניםובתרדמת אילן ואבן
שבויה בחלומה
העיר אשר בדד יושבת
ובלבה חומהירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
.הלא לכל שיריך אני כינורחזרנו אל בורות המים
לשוק ולכיכר
שופר קורא בהר הבית
.בעיר העתיקה

ובמערות אשר בסלע
אלפי שמשות זורחות
ושוב נרד לים המלח
.בדרך יריחו

ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שיריך אני כינור

אך בבואי היום לשיר לך
ולך לקשור כתרים
קטונתי מצעיר בניך
.ומאחרון המשוררים

כי שמך צורב את השפתיים
כנשיקת שרף
אם אשכחך ירושלים
…אשר כולה זהב

ירושלים של זהב ושל נחושת ושל אור
הלא לכל שיריך אני כינור

 

 

OD LO AHAVTI DAI

(je n’ai pas assez aimé)

 

Beele hayadayim od lo baniti kfar,
Od lo matzati mayim beemtza hamidbar
Od lo tziyarti perakh, od lo giliti eykh
Tovil ot haderekh ulean ani holekhAh …Od lo ahavti day 
Haruakh vehashemesh al panay
Od lo amarti day
Ve im lo akhshav – eymatay ?
Od lo shatalti deshe, od lo hekamti ir,
Od lo natati kerem al kol givot hagir
Od lo hakol asiti mamash bemo yaday
Od lo hakol nisiti, od lo ahavti day. 

 

Od lo hekamti shevet, od lo khibarti shir,
Od lo yarad li sheleg beemtza hakatzir.
Ani od lo katavti et zikhronotay
Ahi od lo baniti et beyt khalomotay

 

Veaf alpi sheat po, veat kol kakh yafa
Mimekh ani boreakh kemo mimagefa
Od yesh harbe dvarim sheratziti laasot
At etakh tislekhi li gam bashana hazot.

 

 

באלה הידיים עוד לא בניתי כפר
עוד לא מצאתי מים באמצע המדבר
עוד לא ציירתי פרח, עוד לא גיליתי איך
תוביל אותי הדרך ולאן אני הולךאי – עוד לא אהבתי די
הרוח והשמש על פני
אי – עוד לא אמרתי די
ואם לא, אם לא עכשיו אימתיעוד לא שתלתי דשא, עוד לא הקמתי עיר
עוד לא נטעתי כרם על כל גבעות הגיר
עוד לא הכל עשיתי ממש במו ידי
עוד לא הכל ניסיתי, עוד לא אהבתי די

אי – עוד לא אהבתי די…

עוד לא הקמתי שבט, עוד לא חיברתי שיר
עוד לא ירד לי שלג באמצע הקציר
אני עוד לא כתבתי את זיכרונותי
עוד לא בניתי לי את בית חלומותי

אי – עוד לא אהבתי די…

ואף על פי שאת פה, ואת כל כך יפה
ממך אני בורח כמו ממגיפה
עוד יש הרבה דברים שרציתי לעשות
את בטח תסלחי לי גם בשנה הזאת

תביני, אי – עוד לא אהבתי די…

 

 

 

Hatikva

                 (L’espoir Hymne national d’Israël)

 

Kol od balevav penima
Nefesh yehudi homiya,
Ulfa’ate mizrakh kadima
Ayin letsion tsofiya.
Od lo avda tikvatenu
Hatikva bat shnot alpayim,
Lihyot am hofshi be’artsenu,
Erets Tsion vi’yeroushalayim.
Lihyot am hofshi be’artsenu,
Erets Tsion vi’yeroushalayim. Tant que dans le cœur, à l’intérieur, une âme juive vibre, et que vers l’est, en avant, un œil observe vers Sion, notre espoir n’est pas perdu, un espoir qui a deux-mille ans, d’être un peuple libre sur notre terre, la terre de Sion et de Jérusalem
כָּל עוֹד בַּלֵּבָב פְּנִימָה
נֶפֶשׁ יְהוּדִי הוֹמִיָּה,
וּלְפַאֲתֵי מִזְרָח, קָדִימָה,
עַיִן לְצִיּוֹן צוֹפִיָּה,עוֹד לֹא אָבְדָה תִּקְוָתֵנוּ,
הַתִּקְוָה בַּת שְׁנוֹת אַלְפַּיִים,
לִהְיוֹת עַם חָופְשִׁי בְּאַרְצֵנוּ,
אֶרֶץ צִיּוֹן וִירוּשָׁלַיִםלִהְיוֹת עַם חָופְשִׁי בְּאַרְצֵנוּ,
אֶרֶץ צִיּוֹן וִירוּשָׁלַיִם 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Shir la Shalom

Tenu la-shemesh la-`alot
La-boker le-ha’ir
Hazaka sheba-tefilot
Otanu lo tahzir.
Mi asher kava nero
Uve-`afar nitman
Bekhi mar lo ya`iro
Lo yahziro lekhan.Ish otanu lo yashiv
Mi-bor tahtit afel
Kan lo yo`ilu
Lo simhat ha-nitzahon
Velo shirei halel 

Lakhen rak shiru,
Shir la-shalom,
Al tilhashu tefila
Mutav tashiru,
Shir la-shalom
Bi-tze`aka gedola

 

Tenu la-shemesh la-hador
Mi-ba`ad la-perahim.
Al tabitu le-’ahor
Hanihu la-holekhim
Se’u `eynayim be-tikva
Lo derekh kavanot
Shiru shir la-’ahava
Velo la-milhamot

 

Al tagidu yom yavo
Havi’u et ha-yom
Ki lo halom hu
Uve-khol ha-kikarot
Hari`u la-shalom

 

תנו לשמש לעלות
לבוקר להאיר
חזקה שבתפלות
אותנו לא תחזיר
מי אשר כבה נרו
ובעפר נטמן
בכי מר לא יעירו
לא יחזירו לכאןאיש אותנו לא ישיב
מבור תחתית אפל
כאן לא יועילו
לא שימחת הניצחון
ולא שירי הלל 

לכן רק שירו
שיר לשלום
אל תלחשו תפילה
מוטב תשירו
שיר לשלום
בצעקה גדולה

 

תנו לשמש לחדור
מבעד לפרחים
אל תביטו לאחור
הניחו להולכים
שאו עיניים בתקווה
לא דרך כװנות
שירו שיר לאהבה
ולא למלחמות

 

אל תגידו יום יבוא
הביאו את היום
כי לא חלום הוא
ובכל הכיכרות
הריעו לשלום

 

 

 

Office festif pour les 70 ans de l’Etat d’Israël

Le 14 mai 1948 renaissait l’Etat d’Israël. Il fête cette semaine ses 70 ans. C’est l’occasion de revenir sur les valeurs et les espoir qu’il incarnait, et sur le sens qu’il a pour nous aujourd’hui.

La déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël peut être relue ici sur le site de la documentation française.

Le Rabbin Gilad Kariv, Président du Mouvement du Judaïsme Progressiste en Israel, a écrit à cette occasion un texte sur  l’histoire et l’avenir d’Israël que vous pourrez lire ici.

Pour notre part, nous ferons à la synagogue un office rehaussé de mélodies israéliennes, avec en particulier les chants suivants:

Et peut-être, même quelques surprises, comme la danse suivante:

Fin de pessaH, ce soir et demain, traverser la mer!

Ce soir et demain, PessaH touche à sa fin dans le monde libéral ainsi que pour tous les courants en Israël. Pour ceux qui suivent la pratique orthodoxe en dehors d’Israël, la fin est samedi soir. Compte tenu de la succession immédiate du dernier jour de PessaH et de Chabbat, le retour au pain levé et au Hamets sera pour samedi soir pour tout le monde, par nécessité et non pas seulement par solidarité.

Ce soir l’office est très court, commençant avec un psaume puis directement baréHou. Nous ferons la Amida de fête et compterons le sixième jour du Omer.

Demain matin l’office (de 10h à 12h15) s’inscrit dans la joie et le chant, avec le hallel, la lecture de la torah, la haftara et nous conclurons la lecture du cantique des cantiques commencée la semaine dernière.

La lecture de la Torah, que vous retrouverez en fin d’article, elle reprend les épisodes liés à la sortie d’Egypte et en particulier le « chant de la mer », Chirat hayam, le premier des trois chants de la Torah (avec Chirat habéér et haazinou). La haftara tirée du livre de Samuel (Samuel II 22,1-51) est également une ode de reconnaissance, le chant de David. La lecture du Cantique des cantiques conclura notre joie.

Bons préparatifs à chacun et chacune et joyeuse conclusion de PessaH! חג שמח

Exode: 13:17 – 15:26

17 Or, lorsque Pharaon eut laissé partir le peuple, Dieu ne les dirigea point par le pays des Philistins, lequel est rapproché parce que Dieu disait: « Le peuple pourrait se raviser à la vue de la guerre et retourner en Égypte. » 18 Dieu fit donc dévier le peuple du côté du désert, vers la mer des Joncs et les enfants d’Israël partirent en bon ordre du pays d’Égypte. 19 Moïse emporta en même temps les ossements de Joseph car celui-ci avait formellement adjuré les enfants d’Israël, en disant: « Dieu ne manquera pas de vous visiter et alors vous emporterez mes os de ce pays. » 20 Ils décampèrent de Soukkoth et vinrent camper à Ètham, à l’extrémité du désert. 21 L’Éternel les guidait, le jour, par une colonne de nuée qui leur indiquait le chemin, la nuit, par une colonne de feu destinée à les éclairer, afin qu’ils pussent marcher jour et nuit. 22 La colonne de nuée, le jour et la colonne de feu, la nuit, ne cessaient de précéder le peuple.

1 L’Éternel parla ainsi à Moïse: 2 « Dis aux enfants d’Israël de remonter et de camper en face de Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer; devant Baal-Cefôn, à l’opposite, vous camperez au bord de la mer. 3 Pharaon se dira que les enfants d’Israël sont égarés dans ce pays; que le désert les emprisonne. 4 Et je raffermirai le cœur de Pharaon et il les poursuivra; puis j’accablerai de ma puissance Pharaon avec toute son armée et les Égyptiens apprendront que je suis l’Éternel. » Ils obéirent. 5 On rapporta au roi d’Égypte que le peuple s’enfuyait. Alors les dispositions de Pharaon et de ses serviteurs changèrent à l’égard de ce peuple et ils dirent: « Qu’avons-nous fait là, d’affranchir les Israélites de notre sujétion! » 6 Il fit atteler son char, emmena avec lui son peuple, 7 prit six cents chars d’élite et tous les chariots d’Égypte, tous couverts de guerriers. 8 L’Éternel fortifia le cœur de Pharaon, roi d’Égypte, qui se mit à la poursuite des enfants d’Israël. Cependant les Israélites s’avançaient triomphants. 9 Les Égyptiens qui les poursuivaient les rencontrèrent, campés sur le rivage; tous les attelages de Pharaon, ses cavaliers, son armée, les joignirent près de Pi-Hahiroth, devant Baal-Cefôn. 10 Comme Pharaon approchait, les enfants d’Israël levèrent les yeux et voici que l’Égyptien était à leur poursuite; remplis d’effroi, les Israélites jetèrent des cris vers l’Éternel. 11 Et ils dirent à Moïse: « Est-ce faute de trouver des sépulcres en Égypte que tu nous as conduits mourir dans le désert? Quel bien nous as-tu fait, en nous tirant de l’Égypte? 12 N’est-ce pas ainsi que nous te parlions en Égypte, disant: ‘Laisse-nous servir les Égyptiens?’ De fait, mieux valait pour nous être esclaves des Égyptiens, que de périr dans le désert. » 13 Moïse répondit au peuple: « Soyez sans crainte! Attendez, et vous serez témoins de l’assistance que l’Éternel vous procurera en ce jour! Certes, si vous avez vu les Égyptiens aujourd’hui, vous ne les reverrez plus jamais. 14 L’Éternel combattra pour vous; et vous, tenez-vous tranquilles! » 15 L’Éternel dit à Moïse: « Pourquoi m’implores-tu? Ordonne aux enfants d’Israël de se mettre en marche. 16 Et toi, lève ta verge, dirige ta main vers la mer et divise la; et les enfants d’Israël entreront au milieu de la mer à pied sec. » 17 De mon côté, je vais affermir le cœur des Égyptiens pour qu’ils y entrent après eux; et alors j’accablerai Pharaon et son armée entière, ses chars et sa cavalerie. 18 Les Égyptiens reconnaîtront que je suis l’Éternel, quand j’accablerai Pharaon, ses chars et ses cavaliers. » 19 Le messager de Dieu, qui marchait en avant du camp d’Israël, passa derrière eux, la colonne nébuleuse cessa d’être à leur tête et se fixa en arrière. » 20 Elle passa ainsi entre le camp égyptien et celui des Israélites: pour les uns il y eut nuée et ténèbres, pour les autres la nuit fut éclairée; et, de toute la nuit, les uns n’approchèrent point des autres. 21 Moïse étendit sa main sur la mer et l’Éternel fit reculer la mer, toute la nuit, par un vent d’est impétueux et il mit la mer à sec et les eaux furent divisées. 22 Les enfants d’Israël entrèrent au milieu de la mer, dans son lit desséché, les eaux se dressant en muraille à leur droite et à leur gauche. 23 Les Égyptiens les poursuivirent et tous les chevaux de Pharaon, ses chariots, ses cavaliers, entrèrent à leur suite au milieu de la mer. 24 Or, à la dernière veille, l’Éternel fit peser sur l’armée égyptienne une colonne de feu et une nuée et jeta la perturbation dans l’armée égyptienne 25 et il détacha les roues de ses chars, les faisant ainsi avancer pesamment. Alors l’Égyptien s’écria: « Fuyons devant Israël, car l’Éternel combat pour eux contre l’Égypte! » 26 Le Seigneur dit à Moïse: « Étends ta main sur la mer et les eaux rebrousseront sur l’Égyptien, sur ses chars et sur ses cavaliers. » 27 Moïse étendit sa main sur la mer et la mer, aux approches du matin, reprit son niveau comme les Égyptiens s’élançaient en avant; et le Seigneur précipita les Égyptiens au sein de la mer. 28 Les eaux, en refluant, submergèrent chariots, cavalerie, toute l’armée de Pharaon qui était entrée à leur suite dans la mer; pas un d’entre eux n’échappa. 29 Pour les enfants d’Israël, ils s’étaient avancés à pied sec au milieu de la mer, ayant les eaux, comme un mur, à leur droite et à leur gauche. 30 L’Éternel, en ce jour, sauva Israël de la main de l’Égypte; Israël vit l’Égyptien gisant sur le rivage de la mer. 31 Israël reconnut alors la haute puissance que le Seigneur avait déployée sur l’Égypte et le peuple révéra le Seigneur; et ils eurent foi en l’Éternel et en Moïse, son serviteur.

1 Alors Moïse et les enfants d’Israël chantèrent l’hymne suivant à l’Éternel. Ils dirent: « Chantons l’Éternel, il est souverainement grand; coursier et cavalier, il les a lancés dans la mer. 2 Il est ma force et ma gloire, l’Éternel! Je lui dois mon salut. Voilà mon Dieu, je lui rends hommage; le Dieu de mon père et je le glorifie.3 L’Éternel est le maître des batailles; Éternel est son nom! 4 Les chars de Pharaon et son armée, il les a précipités dans la mer; l’élite de ses combattants se sont noyés dans la mer des Joncs. 5 L’abîme s’est fermé sur eux; au fond du gouffre ils sont tombés comme une pierre. 6 Ta droite, Seigneur, est insigne par la puissance; Ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi. 7 Par ta souveraine majesté tu renversas tes adversaires; tu déchaînes ton courroux. Il les consume comme du chaume. 8 Au souffle de ta face les eaux s’amoncellent, les ondes se dressent comme une digue, les flots se figent au sein de la mer. 9 Il disait, l’ennemi: ‘Courons, atteignons! Partageons le butin! Que mon âme s’en repaisse! » Tirons l’épée, que ma main les extermine!…’ 10 Toi, tu as soufflé, l’océan les a engloutis; ils se sont abîmés comme le plomb au sein des eaux puissantes. 11 Qui t’égale parmi les forts, Éternel? Qui est, comme toi, paré de sainteté; inaccessible à la louange, fécond en merveilles? 12 Tu as étendu ta droite, la terre les dévore. 13 Tu guides, par ta grâce, ce peuple que tu viens d’affranchir; tu le diriges, par ta puissance, vers ta sainte demeure. 14 A cette nouvelle, les peuples s’inquiètent, un frisson s’empare des habitants de la Philistée. 15 A leur tour ils tremblent, les chefs d’Édom; les vaillants de Moab sont saisis de terreur, consternés, tous les habitants de Canaan. 16 Sur eux pèse l’anxiété, l’épouvante; la majesté de ton bras les rend immobiles comme la pierre, jusqu’à ce qu’il ait passé, ton peuple, Seigneur! Qu’il ait passé, ce peuple acquis par toi; 17 Que tu les aies amenés, fixés, sur ce mont, ton domaine, résidence que tu t’es réservée, Seigneur! Sanctuaire, ô mon Dieu! Préparé par tes mains. 18 L’Éternel régnera à tout jamais! » 19 Car, les chevaux de Pharaon, chars et cavalerie, s’étant avancés dans la mer, l’Éternel en avait refoulé les eaux sur eux, tandis que les enfants d’Israël marchaient à pied sec au milieu de la mer. 20 Miryam, la prophétesse, soeur d’Aaron, prit en main un tambourin et toutes les femmes la suivirent avec des tambourins et des instruments de danse.21 Et Miryam leur fit répéter: « Chantez l’Éternel, il est souverainement grand; coursier et cavalier, il les a lancés dans la mer… » 22 Moïse fit décamper Israël de la plage des joncs et ils débouchèrent dans le désert de Chour, où ils marchèrent trois jours sans trouver d’eau. 23 Ils arrivèrent à Mara. Or, ils ne purent boire l’eau de Mara, elle était trop amère; c’est pourquoi on nomma ce lieu Mara. 24 Le peuple murmura contre Moïse, disant: « Que boirons-nous? » 25 Moïse implora le Seigneur; celui-ci lui indiqua un bois, qu’il jeta dans l’eau et l’eau devint potable. C’est alors qu’il lui imposa un principe et une loi, c’est alors qu’il le mit à l’épreuve 26 et il dit: « Si tu écoutes la voix de l’Éternel ton Dieu; si tu t’appliques à lui plaire; si tu es docile à ses préceptes et fidèle à toutes ses lois, aucune des plaies dont j’ai frappé, l’Égypte ne t’atteindra, car moi, l’Éternel, je te préserverai. »

Les offices du chabbat

Il existe de nombreuses raisons de venir aux offices du chabbat. Rencontrer des amis, prendre un moment pour soi-même, couper avec la routine de la semaine, entendre un enseignement.

Certains connaissent tout l’office et chantent de aleph à tav, d’autres ne connaissent pas du tout et se laissent porter par les airs et l’ambiance communautaire, on peut lire en français, ou en hébreu.

Pour ceux qui veulent affiner leur participation aux chants, voici différentes playlist adaptées selon votre niveau d’hébreu, sans aucune prétention, mais qui reprennent presque l’intégralité des offices.

Have fun!

enfants (erev shel yeladim)

jeunes préparant leur BM (Kesher)

niveau débutant

niveau moyen

niveau avancé vendredi soir

niveau avancé samedi matin

Et la méthode maintenant classique « l’hébreu c’est facile »

offices « kehilatiim »

Kehilati, קהילתי, signifie « communautaire ». Si tous les offices sont communautaires, certains sont centrés autour du rabbin alors que d’autres se déroulent d’une façon plus « organique », autour des compétences des membres de la communauté.
Leur particularité est de mettre en oeuvre un grand principe de la direction des offices: la « sheliHout tsibour », שליחות ציבור, le fait pour la communauté de choisir des délégués qui prendront la direction de l’office. Le MJLF est un mouvement qui tient à s’ouvrir à la prise de responsabilité de chacun. Notre objectif d’étude et de progrès personnel est également servi par les objectifs que nous nous fixons au niveau communautaire. C’est exactement ce que nous faisons pour nos jeunes, en les invitants à préparer puis à célébrer leurs bar ou bat mitsva, mais nous ne nous arrêtons pas là: la participation de chacun est un grand atout pour nos synagogues, à tous les âges.

Ainsi, les « offices participatifs » prennent une forme renouvelée. N’hésitez pas à parler avec moi de votre participation dans les prochains jours, par exemple lors de votre passage à la synagogue. Les prochains offices autogérés des membres auront lieu les 20/21 avril, 25/26 mai, 29/30 avril, 7/8 juillet. Cette page sera mise à jour au fur et à mesure avec du nouveau matériel, de nouvelles prières et de nouvelles lectures de la torah.

Apprentissage et répartition des prières:

Playlist des prières du vendredi soir selon les pages du livre de prière/sidour sur youtube

Playlist des prières du samedi matin selon les pages du livre de prière/sidour sur youtube

Playlist des chants faciles du chabbat matin sur youtube

Fil conducteur des offices téléchargeable ici: offices autogérés fil conducteur et offices autogérés fil conducteur.docx

Doodle des compétences générales: participez ici pour nous dire pour quel type de prière nous pouvons compter sur vous d’une façon générale, sans vous engager sur une date spécifique : https://doodle.com/poll/f9kgpmugqnf4a4nh

Apprentissage et répartition des lectures de la torah :

Outils pour apprendre la lecture de la torah et de la haftara sur cette page

Vidéos avec de mini-montées à la Torah:
Paracha Ki tétsé 3, Paracha Vayéra 1, Paracha Hayé Sarah 1, VayichlaH 1, VayéHi 1, Chémot 1
Paracha vayikra 3    Paracha Metsora 3 Paracha Nasso 3 Paracha Balak 3

Doodle pour prendre la responsabilité d’une montée à la Torah pour:
Doodle Ki tétsé, Vayéra, Hayé Sarah sur ce lien
Doodle VaychlaH, VayéHi, Chémot, sur ce lien

Télécharger les textes: Hayé Sarah 1    vayera 1     ki tetse 3   VayichlaH1    vayehi1     chemot1

Voir différentes vidéos sur les offices du chabbat