NoaH : Cessons d’être des voleurs!

Sommes-nous honnêtes? Nous profitons du monde, mais est-ce toujours dans la responsabilité?

Alors que Noé protège la biodiversité animale, que Rabbi Léazar s’intéresse à la multiplicité des espèces végétales, le Talmud de Jérusalem nous incite à profiter des plaisir de la vie et le Talmud Babylonien à répercuter les bénédictions dont nous bénéficions sur l’ensemble du monde. Devrons-nous essayer que quelques rescapés protègent les espèces en danger, comme dans l’histoire de Noé, ou  saurons-nous prendre les devants pour éviter la catastrophe, comme les habitants de Ninive reprenant leurs vies en main après l’alerte lancée par le prophète Jonas?

A propos de la préservation de la diversité des océans : bloomassociation est ici.

Sur un pied 2015: faut-il détruire l’humanité pour sauver le monde ? ( Hillel, Chamaï, et l’opportunité de créer l’humanité; Rabbi Yochouah ben KorHa et l’erreur de « dieu »; Seth comme deuxième fondement de l’humanité; l’alliance universelle de l’arc-en-ciel)

Sur un pied 2016: De qui Dieu est-il l’allié? ( Collaboration et non concurrence; l’alliance juive, l’obligation et de désir; les sept commandements universels de Noé; nos alliances particulières avec nos proches)

Résumé en espéranto: ĉu ni estas honestaj? Ni utiligas la mondon, kaj ĉu ni estas respektemaj de la mondo? En nian paraŝon, Noaĥ protektas la bestojn kiel Rabeno Leazar protektas la plantojn en la Talmudo. Ili ambaŭ protektas diversecon. Kio pri ni? Kion ni faros por la planedo?

Sources:

Babli BraHot 35b

א »ר חנינא בר פפא כל הנהנה מן העוה »ז בלא ברכה כאילו גוזל להקב »ה וכנסת ישראל שנא’ (משלי כח, כד) גוזל אביו ואמו ואומר אין פשע חבר הוא לאיש משחית ואין אביו אלא הקב »ה שנא’ (דברים לב, ו) הלא הוא אביך קנך ואין אמו אלא כנסת ישראל שנא'(משלי א, ח) שמע בני מוסר אביך ואל תטוש תורת אמך מאי חבר הוא לאיש

משחית א »ר חנינא בר פפא חבר הוא לירבעם בן נבט שהשחית את ישראל לאביהם שבשמים:

yérouchalmi kidouchin 48b chap 4 halaha 12

רבי חזקיה ר’ כהן בשם רב עתיד אדם ליתן דין וחשבון על כל שראת עינו ולא אכל. ר’ לעזר חשש להדא שמועתא ומצמיח ליה פריטין ואכיל בהון מכל מילה חדא בשתא.

Talmud, Lévinas et nous – A-t-on besoin de Dieu ?

Nos prochaines rencontres « talmudez-moi » seront consacrées aux passages du Talmud utilisés par Emmanuel Lévinas dans ses « Quatre lectures talmudiques ». Ce premier rendez-vous nous permettra d’évoquer la michna Yoma, le « retour- téchouva », les conditions nécessaires au fait de modifier notre comportement. Nos sources seront donc la michna Yoma ainsi que les pages 29 à 40 des Lectures Talmudiques.

cours-talmud-5779-1 à télécharger

RV le 17 octobre à 12h20 au café des Psaumes, http://cafedespsaumes.org/informations-pratiques.

Michna Yoma 8 :9

Celui qui dit je fauterai et je reviendrai je fauterai et je reviendrai on ne donne pas dans sa main de revenir je fauterai et le jour de Kipour recouvrira le jour de kipour ne recouvre pas les fautes qui sont entre l’Adam et le lieu le jour de kipour recouvre et entre l’Adam et son ami le jour de kipour ne recouvre pas jusqu’à ce qu’il satisfasse son prochain c’est ce qu’a demandé Rabbi Eléazar fils d’Azaria de toutes vos fautes devant dieu vous serez purifiés les fautes qui sont entre l’Adam et le lieu le jour de kipour recouvre les fautes qui sont entre l’Adam et son ami le jour de kipour ne recouvre pas jusqu’à ce qu’il satisfasse son prochain Rabbi Akiva a dit tu es heureux Israël devant qui vous vous purifiez et qui vous purifie votre père qui est dans les cieux comme il est dit je jetterai sur vous des eaux pures et il est dit l’Eternel est le mikvé d’Israël quoi le mikvé purifie les fautes aussi le saint béni soit-il purifie Israël

משנה ט הָאוֹמֵר: « אֶחֱטֵא וְאָשׁוּב, אֶחֱטֵא וְאָשׁוּב », אֵין מַסְפִּיקִים בְּיָדוֹ לַעֲשׁוֹת תְּשׁוּבָה. « אֶחֱטֵא, וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר », אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר. עֲבֵרוֹת שֶׁבֵּין אָדָם לַמָּקוֹם, יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, וְשֶׁבֵּין אָדָם לַחֲבֵרוֹ, אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, עַד שֶׁיְּרַצֶּה אֶת חֲבֵרוֹ. אֶת זוֹ דָרַשׁ רְבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: « מִכּל חַטֹּאתֵיכֶם לִפְנֵי יי תִּטְהָרוּ », (וַיִּקְרָא טז,ל) עֲבֵרוֹת שֶׁבֵּין אָדָם לַמָּקוֹם, יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר; עֲבֵרוֹת שֶׁבֵּין אָדָם לַחֲבֵרוֹ, אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, עַד שֶׁיְּרַצֶּה אֶת חֲבֵרוֹ. אָמַר רְבִּי עֲקִיבָא: אַשְׁרֵיכֶם יִשְׂרָאֵל! לִפְנֵי מִי אַתֶּם מִטַּהֲרִין, וּמִי מְטַהֵר אֶתְכֶם? אֲבִיכֶם שֶׁבַּשָּׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: (יחזקאל לו,כה) « וְזָרַקְתִּי עֲלֵיכֶם מַיִם טְהוֹרִים וּטְהַרְתֶּם »; וְאוֹמֵר: (ירמיה יז,יג) « מִקְוֵה יִשְׂרָאֵל יי », מָה מִקְוֶה מְטַהֵר אֶת הַטְּמֵאִים, אַף הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְטַהֵר אֶת יִשְׂרָאֵל.

Nous ne sommes rien! Dracha de Yom Kipour

Qui êtes-vous ? Qui voulez-vous devenir ?
En ce rendez-vous solennel de Yom Kipour, il est temps de nous reposer cette question traditionnelle.
En vous la posant, je me la pose également à moi-même.
Qui suis-je ? Vers quelle version de moi-même suis-je en chemin ?

Le temple de Delphes portait l’inscription « connais-toi, toi-même ».
La difficulté de cette formulation, c’est qu’elle prétend que nous « sommes » quelque chose, que nous aurions une « essence », une « nature ».

Or, nous ne sommes rien. Nous ne sommes rien de figé.
Nous voudrions savoir, et parfois nous le demandons aux autres, à nos amis, à nos psy, à nos rabbins, à nos gourous, à notre horoscope, nous voulons entendre : « tu es gentil », « tu es forte », « tu es beau » « tu es intelligente ». Nous voudrions « être ».

Dans cette recherche de réponse, nous nous tournons vers des dieux de toute sorte, vers le religieux, l’économie ou la biologie, comme s’ils avaient des réponses.  Les hommes de pouvoir et les industries technologiques l’ont compris. Les publicités fleurissent pour des tests ADN qui nous permettraient de savoir « qui nous sommes ». Nous aimons les films dans lesquels le héros change d’identité par magie, comme superman, Gigi ou les Winx. Nous passons parfois par les produits miracles ou la chirurgie esthétique.

Et nous démasquons cette tendance par l’humour. J’avais acheté il y a quelques années, un « spray » de conversion, il suffisait de l’aspirer pour devenir juif.
Nous savons que ce n’est pas aussi simple, alors nous luttons pour ne pas nous laisser tenter.

Comment définir l’identité alors qu’elle est sans cesse en mouvement ?
Sommes-nous juifs parce que nos parents étaient juifs ? Ou parce que nos enfants reçoivent un enseignement juif ? Ou parce que nous en renouvelons ce choix aujourd’hui ?

Héraclite disait que nous ne pouvons pas nous baigner deux fois dans le même fleuve. Lorsque nous nous baignons dans l’eau, elle ne doit justement pas être statique, pour que cette eau soit un mikvé, מקווה et nous aide à évoluer, elle doit être en mouvement.

Comme le disait Hillel : « N’aie pas confiance en toi jusqu’au jour de ta mort » ( ואל תאמן בעצמך עד יום מותך )ou plutôt : « ne crois pas que tu es ce que tu es, jusqu’au jour de ta mort, car tu ne sais pas ce que tu peux devenir ». (avot 2 :4)

En ce jour de Kipour, comme Hillel, nous sommes ouverts aux possibles qui s’offrent à nous pour l’année à venir.

La rencontre de Rabbi Yohanan et Rech lakich évoque l’infini des possibles.
Ils se sont justement rencontrés au bord d’un fleuve, en ce lieu de traversée, de passage et d’ouverture.

Rabbi YoHanan, le grand sage de notre tradition, s’y baignait. Rabbi YoHanan était d’une grande beauté, qui émut Rech lakich, ce terrible bandit. Rech lakich se mit alors à sauter d’une rive à l’autre, pour l’impressionner. Il lui dit « ta beauté conviendrait mieux à une femme » et rabbi YoHanan lui répondit « ta force conviendrait mieux à… l’étude de la torah ».

Rech Lakich décida de suivre la recommandation de rabbi YoHanan, il devint un grand sage, tous deux devinrent des amis « à la vie, à la mort », des compagnons d’étude indispensables l’un à l’autre. Des années plus tard, un jour de colère, Rabbi YoHanan dira à Rech laKich avec cynisme : bien sûr que tu as raison, tu t’y connais en banditisme, toi qui était brigand. Blessés, les deux amis se séparèrent et moururent de chagrin. (baba metsia 84a)

Cette histoire est peut-être encore plus importante qu’il n’y parait.
Elle parle d’amitié, d’amour, et de leur caractère vital, sans eux, nous mourons.

Comment naît l’amour ?
L’amour, nait dans une recherche de soi-même, dans un projet de transformation.

Rech Lakich saute d’une rive à l’autre, il hésite, quel chemin prendra-t-il ?
Rabbi YoHanan se baigne dans le fleuve, il se ressource, il fait un mikvé, il « se baigne dans l’espoir », il prépare une renaissance.
Tous les deux sont dans un processus de transformation qui changera leur vie. Jamais plus Rabbi YoHanan ne se baignera à nouveau dans ce même fleuve, car tout aura changé, pour lui, pour son ami, et pour les juifs de tsipori du IIIe s, et le monde juif jusqu’à aujourd’hui.

L’amour naît dans le projet de transformation, et meurt dans le retour vers le passé.
Dans un moment de colère Rabbi YoHanan a transgressé un interdit fondamental : on ne doit pas rappeler à quelqu’un ses transgressions ou ses erreurs passées ; on ne peut pas le forcer à regarder en arrière. Sinon, comme la femme de Loth, on se change en statue de sel, éternelle, mais morte.

En ce jour de kipour, comme Rech Lakich et Rabbi YoHanan, nous prenons conscience des chemins qui s’offrent à nous, des rives du fleuve que nous devons choisir, des eaux dans lesquels nous pourrions nous immerger.

Apollinaire dit cela merveilleusement avec beaucoup de nostalgie : « Passent les jours et passent les semaines, Ni temps passé, Ni les amours reviennent, Sous le pont Mirabeau coule la Seine, Vienne la nuit sonne l’heure, Les jours s’en vont je demeure »

Ce qui est écoulé, ne reviendra plus, il faut le laisser partir, il faut faire le « tachliH », תשליך le « renvoi », la cérémonie au cours de laquelle on laisse les erreurs et les regrets du passé s’écouler dans l’eau des fleuves.

En ce jour de Kipour nous prenons le temps de faire le deuil de ce qui ne reviendra pas, dans nos vies, dans le judaïsme, et dans le monde pour renoncer à attendre vainement le retour du passé.

Mais Yom Kipour ne s’arrête pas là. Il nous incite à la mobilisation : la téchouva תשובה, la téfila תפילה, la tsédaka צדקה lèvent la malédiction du passé, et nous ouvrent les portes de l’avenir.
Apollinaire continuait « l’espérance est violente » !  Et Ernst Bloch nous guide : Il faut faire un pas vers l’espoir, transformer l’espoir passif en espérance active. « L’affect de l’espoir sort de lui-même, agrandit les hommes au lieu de les diminuer. »

Comme le disent Francis Blanche et Pierre Dac, nous avons l’avenir devant nous, et il sera derrière nous chaque fois que nous ferons demi-tour. A nous de choisir dans quelle direction regarder.

Si « je demeure », je meurs. Mais si je dévie, je vis.
C’est paradoxal, mais cela fonctionne. L’intelligence, c’est la souplesse de savoir s’adapter de façon créative.

En ce jour de Kipour, nous envisageons ce qui nous aide à nous tourner vers l’avenir, à changer de chemin, à exercer notre intelligence, à « choisir la vie ».

Ainsi le hasard perd son pouvoir. Nous pouvons cesser de souhaiter une année pleine de bonheur et commencer à souhaiter une année pleine de force et de détermination.

Edgar Morin, avec d’autres, est un penseur du « réechantement du monde », son nom de naissance n’est pas Morin mais NaHoum, qui signifie consolation. Pour lui, la pensée doit quitter l’espoir d’obtenir des réponses définitives et s’ouvrir à la complexité du monde.

En ce jour de Kipour, comme Edgar Morin, nous pensons aux changements de pensée qui sont nécessaires pour que notre monde se réenchante pour nous-mêmes, pour la sagesse juive, pour le monde dans lequel nous vivons.

La philosophe féministe et anarchiste Emma Goldman avait rencontré Durruti au moment de la guerre d’Espagne. Il disait de ses soldats qu’il ne leur donnait pas d’ordres : « Ils sont venus à moi de leur plein gré, ils sont disposés à donner leur vie pour notre lutte antifasciste. Je crois, comme j’ai toujours cru, en la liberté. Une liberté qui repose sur le sens de la responsabilité. »

Le chef militaire lui-même ne considère pas qu’il a les réponses pour les autres, mais que chacun doit faire son chemin et chercher.

Publié après la mort de Durruti, L’article d’Emma Goldman, s’appelle : « Durruti n’est pas mort ». De la même façon, des siècles après la mort de Jacob, rabbi YoHanan disait « le patriarche Jacob n’est pas mort ». (taanit 5a) Car les idées que nous continuons à porter restent en vie, en changement, et en devenir.

En ce jour de Kipour, comme Emma Goldman et rabbi YoHanan, nous pensons à tous ceux « qui ne sont pas mort » et dont la pensée continue à nous mettre en mouvement.

Nous pouvons renoncer à chercher « qui nous sommes » et nous engager à décider « de quoi nous sommes capables ».
Nous pouvons renoncer à nous appuyer sur « la réponse scientifique » et rechercher « ce que disent les sciences de la complexité du monde ».

La réalité n’est pas une terre solide sur lequel nous pouvons marcher. Elle est une eau fluide dans laquelle nous pouvons nager. Elle s’écoule, tout en nous maintenant hors de l’eau.

Le travail de téchouva et de aHrayout de notre tradition, le réexamen et la responsabilité, correspondent au travail d’espérance d’Ernst Bloch, au travail de réechantement d’Edgar Morin, au travail d’action directe d’Emma Goldman.

Marc Twain disait : « Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait »

Au cours de nos vies, nous avons appris que certaines choses étaient impossibles. Il est temps de l’oublier.

Kipour est ce moment où on oublie ce qu’on croit impossible, de façon à pouvoir le réaliser.
Ce moment où l’on cesse de se connaitre, pour commencer à se découvrir,
ce moment où l’on quitte l’illusion des réponses pour le développement des questions.

Nous sommes plus que ce que nous sommes, nous sommes ce que nous pouvons devenir.

Gmar Hatima tova.

Pourquoi conserver l’opinion des vaincus ? – Talmud et Humanisme au MJLF

Si la vérité est claire, pourquoi conserver l’opinion de ceux qui ont tort ? Toute la torah orale est fondée sur le fait de citer les opinions minoritaires, et elle s’interroge elle-même sur la signification de ce choix.

Télécharger la feuille d’étude ici: cours-talmud-5778-7 .cours-talmud-5778-7

Michna edouyot chap 1

Michna 4

Pourquoi rappelle-t-on les paroles de Chamai et de Hillel pour rien pour enseigner aux générations qui viennent que l’îndividu ne doit pas se tenir sur ses paroles du fait que les pères du monde ne se sont pas tenus sur leurs paroles

 

Michna 5

Et pourquoi rappelle-t-on les paroles d’un individu parmi les paroles de la multitude parce que la halaha n’est rien que les paroles de la multitude que si un tribunal préfère les paroles de l’individu et il se fondera sur elles du fait que rien un tribunal ne peut annuler les paroles d’un autre tribunal jusqu’à ce qu’il soit plus grand en sagesse et en nombre

Il était plus grand que lui en sagesse mais pas en nombre en nombre et pas en sagesse il ne peut pas annuler ses paroles jusqu’à ce qu’il soit plus grand en sagesse et en nombre

Raavad :

Que si un tribunal voit les paroles d’un individu il s’appuie sur elles car ainsi il interprète que si un tribunal postérieur voit  voit que la halaha est comme les paroles de l’individu il s’appuie sur elles pour fixer la halaHa comme lui comme on a trouvé chez les Amoraim derniers qu’ils fixent la halaHa comme l’individu des premiers dans plusieurs endroits et même si la majorité est en maHloket avec eux et si ils n’avaient pas trouvé les paroles de l’individu premier les derniers n’auraient pas pu repousser les paroles des premiers de leur jugement à eux car un tribunal ne peut pas annuler les paroles d’un autre tribunal jusqu’à ce qu’il soit plus grand que lui par la sagesse et par le nombre

משנה ד

ולמה מזכירין את דברי שמאי והלל לבטלה, ללמד לדורות הבאים שלא יהא אדם עומד על דבריו, שהרי אבות העולם לא עמדו על דבריהם .

משנה ה

ולמה מזכירין דברי היחיד בין המרבין הואיל ואין הלכה אלא כדברי המרבין, שאם יראה בית דין את דברי היחיד ויסמוך עליו, שאין בית דין יכול לבטל דברי בית דין חברו עד שיהיה גדול ממנו בחכמה ובמנין.

היה גדול ממנו בחכמה אבל לא במנין, במנין אבל לא בחכמה, אינו יכול לבטל דבריו, עד שיהיה גדול ממנו בחכמה ובמנין.

 

Y a-t-il une mauvaise façon d’obéir à Dieu ? – Talmud et Humanisme au Café des Psaumes

Suffit-il d’obéir aveuglément à Dieu pour qu’il soit satisfait ? Que signifie « obéir à Dieu » ? Quelles seraient les caractéristiques d’une « bonne » obéissance ou celles d’une « mauvaise » obéissance ? Notre étude de cette semaine nous invite à évoquer ces questions, ce mercredi, au café des Psaumes, rencontre à partir de 12h, étude à 12h30.

télécharger ici Talmud humanisme nazir 5778-5

Talmud Babylonien Nazir 23a

Raba Bar bar Hana a dit Rabbi YoHanan a dit qu’est-ce que c’est qu’il est écrit car les chemins de H’ sont droits et les justes iront en eux et les criminels échoueront en eux exemple de deux fils de l’Adam qui ont rôti leur PessaH un l’a mangé pour le commandement et l’un l’a mangé pour de la consommation grossière celui-ci qui l’a mangé pour le commandement et les justes iront en eux et celui qui l’a mangé pour de la consommation grossière et les criminels iront en eux il lui a dit Rech Lakich celui-là tu l’appelles criminel qu’il n’a pas fait un commandement avec du choisi PessaH cependant il a fait mais exemple de deux fils d’Adam l’un sa femme et sa sœur sont avec lui l’autre sa femme et sa sœur sont avec lui l’un il a l’occasion de sa femme et l’autre il a l’occasion de sa sœur celui qui a l’occasion de sa femme les justes iront en eux et celui qui a l’occasion de sa sœur et les criminels échoueront en eux est-ce ainsi nous voulons dire un chemin ici deux chemins mais l’exemple de Loth et ses deux filles avec lui elles qui avaient l’intention pour le nom du commandements et les justes iront en eux lui qui a l’intention de la transgression et les criminels échoueront en eux et peut-être lui aussi pour le commandement il avait l’intention a dit Rabbi YoHanan tout ce verset au nom de la transgression est dit et Loth leva les yeux et la femme de son maître leva les yeux car elle est bonne à mes yeux et CheHem la vit fils de Hamor et toute la place du Jourdain car pour une femme prostituée jusqu’à un morceau de pain car la boisson était épuisée Je m’attacherai aux pas de mes amants, qui me pourvoient de pain et d’eau, de laine et de lin, d’huile et de liqueurs et là il a été contraint  on a enseigné au nom de Rabbi Yossi fils de Rav Honi pourquoi un point sur le vav et à son lever de l’ainée pour dire que à son coucher il ne savait pas mais à son lever il savait

אמר רבה בר בר חנה אמר רבי יוחנן מאי דכתיב (הושע יד, י) כי ישרים דרכי ה’ וצדיקים ילכו בם ופושעים יכשלו בם משל לשני בני אדם שצלו את פסחיהן אחד אכלו לשום מצוה ואחד אכלו לשום אכילה גסה זה שאכלו לשום מצוה וצדיקים ילכו בם וזה שאכלו לשום אכילה גסה ופושעים יכשלו בם אמר ליה ר »ל האי רשע קרית ליה נהי דלא קא עביד מצוה מן המובחר פסח מיהא קא עביד אלא משל לשני בני אדם זה אשתו ואחותו עמו וזה אשתו ואחותו עמו לזה נזדמנה לו אשתו ולזה נזדמנה לו אחותו זה שנזדמנה לו אשתו צדיקים ילכו בם וזה שנזדמנה לו אחותו ופושעים יכשלו בם מי דמי אנן קאמרינן חדא דרך הכא שני דרכים אלא משל ללוט ושתי בנותיו עמו הן שנתכוונו לשם מצוה וצדיקים ילכו בם הוא שנתכוין לשם עבירה ופושעים יכשלו בם ודלמא הוא נמי לשום מצוה איכווין אמר רבי יוחנן כל הפסוק הזה על שם עבירה נאמר (בראשית יג, י) וישא לוט (בראשית לט, ז) ותשא אשת אדוניו את עיניה [את עיניו] (שופטים יד, ג) כי היא ישרה בעיני וירא (בראשית לד, ב) וירא אותה שכם בן חמור את כל ככר הירדן (משלי ו, כו) כי בעד אשה זונה עד ככר לחם כי כלה משקה (הושע ב, ז) אלכה אחרי מאהבי נותני לחמי ומימי צמרי ופשתי שמני ושיקויי והא מינס אניס תנא משום רבי יוסי בר רב חוני למה נקוד על וי »ו(בראשית יט, לג) ובקומה של בכירה לומר שבשכבה לא ידע אבל בקומה ידע

« Quand Dieu s’adapte à l’individu » – Talmud et Humanisme ce mercredi au café des psaumes

Dans sa paracha 12, la psikta dérav kahana semble suggérer que le Créateur du monde adapte sa parole à chaque individu. Que peut signifier cette affirmation ? Quel enseignement actuel en tirer ? C’est ce que nous étudierons ce mercredi au café des Psaumes !

Talmud humanisme 5778 2

 

Rabbi Lévy a dit il s’est révélé à eux le saint béni soit il comme cette icône qui a de nombreuses faces de tous les côtés mille personnes la regardent et elle les regarde tous de même le saint béni soit il quand il parlait chacun et chacune d’Israël disait avec moi cette parole parle je suis l’Éternel votre dieu n’est pas écrit ici mais je suis l’Éternel ton Dieu rabbi Yossi Bar Hanna a dit selon la force de chacun et chacune la parole lui parlait et ne t’étonne pas de cette chose que la manne tombait pour israel chacun et chacune le trouvait a son goût en fonction de sa force les bébés selon leur force les jeunes hommes selon leur force et les vieillards selon leur force les bébés selon leur force de même que ce bébé tête au sein de sa mère ainsi il le goûtait comme il est dit et son goût était comme le goût du son d’huile et les jeunes hommes selon leur force comme il est dit et le pain que je t’ai donné et de l’huile et du lait je t’ai nourri et les vieillards selon leur force comme il est dit et son goût est comme une tsfihiz dans le miel et de même que la manne chacun et chacune le goûte selon son goût dans sa bouche pour la parole chacun et chacune l’entend selon sa force David a dit la voix de dieu est dans la force la voix de dieu est dans sa force n’est pas dit mais la voix de dieu est dans la force de chacun et chacune פסקא יב אות כה(כה)

(שם) א »ר לוי נראה להם הקב »ה כאיקונין הזו שיש לה פנים מכל מקום אלף בני אדם מביטין בה והיא מבטת בכולם כך הקב »ה כשהיה מדבר כל אחד ואחד מישר’ היה אומ’ עמי הדבר מדבר אנכי י »י אלהיכם אין כת’ כאן אלא אנכי י »י אלהיך (שם) א »ר יוסי בר’ חנינא ולפי כוחן של כל אחד ואחד היה הדיבר מדבר עמו ואל תתמה על הדבר הזה שהיה המן יורד לישראל כל אחד ואחד היה טועמו לפי כוחו התינוקות לפי כוחן והבחורים לפי כוחן הזקנים לפי כוחן התינוקות לפי כוחן כשם שהתינוק הזה היונק בשדי אמו כך היה טועמו שנא’ והיה טעמו כטעם לשד השמן (במדבר יא ח) והבחורים לפי כוחן שנ’ ולחמי אשר נתתי לך לחם ושמן ודבש האכלתיך (יחזקאל טז יט) והזקנים לפי כוחן שנ’ וטעמו כצפיחית בדבש (שמות טז לא) ומה אם המן כל אחד ואחד לפי כוחן היה טועם לפיו בדיבר כל אחד ואחד שומע לפי כוחן אמ’ דוד קול י »י בכח (תהלים כט ד) קול י »י בכוחו אין כתי’ אלא קול י »י בכח של כל אחד ואחד א’ להם הקב »ה לא מפני שאתם שומעי’ קולות הרבה אלא היו יודעים שאני הוא אנכי י »י אלהיך (שמות כ ב) בעולם הזה נגאלו ישר’ ממצרים ונשתעבדו בבבל ומבבל למדיי וממדיי ליון ומיון לאדום ומאדום הקב »ה גואלן ואינן משתעבדין עוד שנ’ ישראל נושע בי »י תשועת עולמים לא תבושו ולא תכלמו עד עולמי עד (ישעיה מה יז) חסלת

 

Rencontre « Kidouch-Cocktail » avec François Rancillac

Les histoires bibliques nous invitent à réfléchir sur les grandes questions humaines. François Rancillac s’est saisi de la question de la responsabilité, et la met en œuvre dans une mise en scène très particulière.

La formule sera celle d’un « Chabbat-Cocktail », chacun amenant de petites choses à grignoter (sans assiettes), tomates cerises, cubes de fromage, clémentines…

François Rancillac, Directeur du Théâtre de l’Aquarium, sera présent à l’office le vendredi 17 novembre et restera pour échanger quelques mots avec nous.

Prévoyez de donc de rester avec nous quelques minutes après l’office, de 20h à 20h30.

Notre Rabbin rendra l’invitation et participera à un débat qui suivra la représentation, le mercredi 10 janvier au théâtre de l’aquarium.

Pour plus d’infos:

http://www.theatredelaquarium.net/Cherchez-la-faute