Demain, Talmud à 12h30 et yom haatsmaout à 18h30

De 12h30 à 13h30, un petit Zoom-Talmud à partager.

Au programme: quelques concepts fondamentaux pour comprendre le talmud, explication de la thématique, travail collaboratif autour du texte, « solution » du puzzle talmudique, partage autour de ce que nous aurons appris.

Niveau: facile, possibilité de sous-groupes en hébreu.

20 participants maximum.

Demain soir à 18h30, office de transition de Yom hazikaron vers Yom haatsmaout, avec les rabbins de Kerem.

Pour simplifier, je ferai une inscription commune aux deux événements, sur le formulaire suivant : https://framaforms.org/incription-talmud-1601970350, les inscrits recevront le lien zoom et la feuille de source  à 11h30. Vous choisirez alors de venir à l’un, à l’autre ou aux deux!

Au plaisir de vous retrouver….

 

 

Rappel: demain, Talmud à 12h30

De 12h30 à 13h30, un petit Zoom-Talmud à partager.

Au programme: quelques concepts fondamentaux pour comprendre le talmud, explication de la thématique, travail collaboratif autour du texte, « solution » du puzzle talmudique, partage autour de ce que nous aurons appris.

Niveau: facile, possibilité de sous-groupes en hébreu.

20 participants maximum.

Inscriptions ici: https://framaforms.org/incription-talmud-1601970350, les inscrits recevront le lien zoom et la feuille de source  à 11h30.

A tout à l’heure!

 

Aime ta prochaine comme toi-même

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, je partage cet article publié dans le tout nouvel exemplaire des Cahiers Bernard Lazare. Bravo à l’équipe des cahiers pour ce très beau numéro.

Bonne fête à toutes celles et ceux qui tiennent à leur liberté!

L’humanisme postule la liberté de chacun de se déterminer, de se définir et de se redéfinir, en mettant en œuvre sa liberté personnelle, sa capacité d’évoluer et sa capacité d’être en relation avec les autres. L’humanisme postule forcément la liberté de chacune, au même titre que celle de chacun.

Dans une conception juive, l’humanisme peut être formulé par la merveilleuse pensée de Hillel (Babylone, Terre d’Israël, -Ie s.) « Ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain, ceci est absolument toute la Torah, le reste, ce sont des commentaires alors maintenant, va les étudier sérieusement. » Cette phrase n’est pas seulement édifiante. Elle est la base de tout le judaïsme rabbinique, qui repose sur deux piliers : l’action et l’étude. Ces deux piliers se déclinent en trois modes : moi, toi, nous. Cette affirmation est humaniste parce que l’étude nous encourage à être libres dans notre pensée et que la pratique nous incite à être cohérents dans nos actions.

Contexte

Les femmes, elles aussi, s’inscrivent évidemment dans le faire, l’action, le souci de se cultiver soi-même, l’enrichissement l’autre, la participation au collectif, c’est-à-dire au tikoun olam[1], c’est-à-dire au politique.

Mais est-ce bien le cas en pratique ? Les juives sont-elles pleinement intégrées dans le judaïsme culturel, yiddish, ladino, littéraire, hébraïque ? Je l’espère, les avancées comme les limitations de notre contexte social actuel s’y répercutent sans doute.

Les femmes juives sont-elles intégrées dans le judaïsme religieux ? Le côté religieux du judaïsme se développe par assimilation du judaïsme à la religion chrétienne depuis les Lumières puis par la création du Consistoire par Napoléon en 1808. Cet aspect des choses n’est pas ma spécialité, ni mon angle d’approche. La place des femmes y reste très secondaire.

Qu’en est-il du judaïsme rabbinique, qui inclut les aspects talmudique et halaHique jusqu’à nos jours ? Le Talmud s’inscrit dans le questionnement permanent, l’approche critique des sources et leur comparaison. La halaHa propose parfois un style plus occidental, une « recette de cuisine de la vie », à la codification bien classée, mais revient toujours rapidement à la contradiction et la confrontation d’opinion. Cette approche m’intéresse et m’a poussée à approfondir mes études juives, à aller étudier en Israël, à devenir Rabbin. C’est elle que je présente aux hommes, et de façon totalement égale, aux femmes. Hillel, que nous venons de citer, s’inscrit dans ce mouvement.

Ce judaïsme se passionne pour la question initiale « que nous apprend le judaïsme sur la vie ? », sur la façon de penser à ce que nous voulons faire et sur notre façon de vivre et d’agir, autant dire, sur la pensée et la pratique juive, sur l’étude et les commandements.

Ecarter les femmes

Les argumentaires de dénigrement sont les mêmes, dans la société juive comme dans la société globale : « Les femmes ne comptent pas vraiment, elles ne savent pas vraiment ce qu’elles veulent, elles ne savent pas réfléchir, elles sont prétentieuses, elles sont sales, il n’est pas digne pour nous de les inclure. »

Ils ont été largement invoqués au cours de l’histoire juive par les autorités qui voulaient faire reculer la place des femmes dans la tradition juive. Mentionnons un argument plus moderne, plus présentable, et non moins dangereux : « Les femmes sont supérieures spirituellement, telle est la raison pour laquelle elles ne doivent pas étudier et être responsable vis-à-vis de certains commandements, car elles restent proches de Dieu même lorsqu’elles font la vaisselle, qui est elle aussi une tâche spirituelle et sacrée ». Rappelons la recommandation de Rabbi YoHanan Méhamayan[2] dans ses fables : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute… ». Soulignons encore que tous ces arguments peu précis et détachés des sources ont été invoqués pour une raison simple : l’absence de justifications plus crédibles.

La place des femmes dépend de deux grands axes :

1 – Sont-elles responsables de leurs actes (face aux commandements) ?

2 – Ont-elles accès au savoir (étude de la Torah) ?

La réponse d’une façon générale est la suivante : Initialement les femmes ont une place, mais les influences patriarchales de la société globale ont pénétré le judaïsme au cours du temps. Pour toutes ces questions, mon avis est que la situation actuelle est totalement différente, l’aspect patriarchal de nos sociétés est heureusement largement remis en question, cela nous encourage à rassembler les sources historiques favorables à l’égalité et à les repositionner sur le devant de la scène. Cette nouvelle possibilité résonne d’ailleurs comme un devoir de contribution à l’évolution générale vers l’égalité.

Ce scénario s’applique schématiquement à toutes les dimensions essentielles de la vie juive (dans la lignée du judaïsme rabbinique): le droit/devoir d’étudier la Torah, l’implication des femmes dans les commandements positifs liés au temps, leur place dans les offices à la synagogue, la lecture de la Torah, la récitation du Kadich lors des cérémonies d’inhumation etc.

Pour approfondir ces questions, je vous invite à vous référer à l’ouvrage sous la direction du Rabbin Krygier, La loi juive à l’aube du XXIe siècle, à celui du Rabbin Golinkin (en hébreu) La place de la femme dans la halaHa, questions et réponses, ou au site responsafortoday (en anglais et en hébreu), par exemple ici : https://responsafortoday.com/en/vaad-halakhah/all-volumes/. Sur le passage précis du Talmud concernant l’interdiction de l’étude aux femmes, je donne quelques explications sur la vidéo suivante : Paracha Nasso : La femme abstinente et le dévot imbécile https://youtu.be/7Lk9T8DyK-o.

Au cœur du judaïsme

Le judaïsme talmudo-halaHique nous dit à travers la voix de Chimon hatsadik (avot 1 :2, -IIIe s) que le monde repose sur la Torah, le service, et les actes d’entraide. Donc sur l’étude, la discipline de nos actions dans la vie, la réalisation d’œuvres généreuses.

La question de la place des femmes dans ce cadre est donc celle de leur légitimité dans l’étude de la Torah, la discipline des commandements et l’action sociale. Nous demandons dans les textes de la Amida du chabbat « donne nous une part à ta Torah ». Les femmes juives peuvent-elles avoir une part à cette Torah, une part à l’étude et à la pratique ? Défaisons-nous de tout suspense : à mon sens, les femmes font au même titre que les hommes partie de ces deux aspect essentiels et tellement humanistes du judaïsme.

Quels arguments militent à mon sens dans cette direction ? On peut compter : l’interprétation des sources, la poursuite fidèle du mouvement naturel d’évolution de la tradition, l’application de l’approche humaniste contenue dans nos sources, l’application de l’approche humaniste qui s’impose sur le plan éthique.

Deux autres raisons s’ajoutent :

La première est que si la réponse est non, en tant que femme, je n’ai pas de légitimité à écrire cet article. C’est ce qui est paradoxal avec ce type de questionnement. Faut-il s’interroger ? Oui, car la place des femmes n’étant ni acquise, ni sécurisée, une réflexion doit être entreprise pour faire évoluer les habitudes. Mais non, car cela ne devrait même pas avoir besoin d’être discuté. Poser cette question nous remet en contact avec le risque d’exclusion qui pèserait sur chacun et chacune, nous incitant à l’auto-censure. Avoir conscience de ce paradoxe, c’est déjà le désamorcer un peu.

La deuxième raison est pragmatique. Mettre les femmes au second plan dans ce qui touche au judaïsme, c’est participer à leur exclusion en général, qui, dans sa manifestation extrême, est cause de meurtres et d’agressions. Du côté des femmes, elle implique la mort et le stress post-traumatique avec toutes les séquelles que cela suppose. Toutes les femmes expérimentent des attitudes de relégation.

Notons au passage que tous les hommes sont également victimes par ricochet de la ségrégation des femmes. Consciemment ou inconsciemment, nous sentons qu’une violence exercée contre une partie d’une population menace indirectement toutes les catégories de cette population. S’il n’est pas bon d’être femme, il n’est pas bon d’être « une femmelette », le conformisme viril des hommes est activé aux dépens de leur liberté. Des hommes justes de Yvan Jablonka peut être consulté sur la question. La violence n’est jamais compartimentée.

Le cercle vicieux de l’exclusion

Au contraire, reconnaitre l’égale légitimité des femmes dans un domaine, quel qu’il soit, renforce l’idée qu’elles ont voix au chapitre, que leur « non » est un « non », que leur « oui » est respectable.

L’idée de Culture du viol – que nous ne pouvons plus ignorer aujourd’hui – reprend cette idée : tout ce qui est de l’ordre de la dévalorisation contribue à davantage encore de dévalorisation, tout ce qui est de l’ordre du respect renforce le respect. Dans ce contexte, les détails sont importants.

L’antique parole de Ben Azaï (Avot 4 :2) est très expressive :

« Cours pour un commandement facile comme pour un commandement pesant et fuis la transgression ; car un commandement amène un commandement et une transgression amène une transgression ; la récompense d’un commandement est l’occasion d’un autre commandement et la punition d’une transgression est une transgression. »

Cette parole vise tous les commandements. L’application à la question des femmes est la suivante :

« Cours pour rétablir la justice et le respect de tes égales lorsque c’est simple comme lorsque c’est complexe et fuis la transgression de ce principe ; car un acte de respect entraîne un acte de respect et un acte de dévalorisation entraîne un acte de dévalorisation ; la récompense pour un acte féministe est l’occasion d’en faire d’autres et la punition pour un acte antiféministe est d’en accomplir d’autres. »

Adressée aux femmes, la recommandation peut être formulée ainsi : « Cours pour rétablir la justice et le respect qui t’est dû ; car un acte vers la demande de respect ouvre la porte à d’autres actes de demandes de respect… » Cette version explique très clairement ce qu’essaie de transmettre l’idée de « culture du viol ». Il est possible d’approfondir ces problématiques en lisant Présentes, de Lauren Bastide.

Une fois qu’on accepte l’idée qu’un acte banalise tout ce qui est du même ordre que lui, on comprend que le choix se présente ainsi : soit les femmes sont absolument secondaires, et tout acte qui les dévalorise est justifié, soit elles sont fondamentalement égales, et tout acte qui nuit à cette égalité, légèrement ou gravement, consciemment ou inconsciemment, dans quelque domaine que ce soit, est solidaire des pires actes commis à leur encontre.

Je réalise ici que mes propos sont pesants, mais ils le sont moins que la réalité violente du monde dans lequel nous vivons. La bonne nouvelle, c’est qu’il est bon de faire face à nos responsabilités ensemble, nos militantismes nous unissent dans notre humanité, l’action de tikoun olam nous inspire et nous rend vivants, vibrants, fiers d’être en vie. L’humanisme nous enseigne que personne n’est parfait mais que nous avons en nous la possibilité du meilleur qui est toujours en construction. Le psychologue Auber Allal résume cette idée ainsi : on a le droit d’être con, on n’a pas le droit de le rester.

Priorité à la vie

Vous savez certainement combien le principe de PikouaH néfech, « préserver activement la vie » est essentiel dans notre tradition. Le simple soupçon d’un risque de mort contraint à transgresser toutes les autres règles. Il faut « transgresser, et non pas mourir ». Quand bien-même la place des femmes dans notre tradition serait au second plan (ce qui n’est pas exact), nous savons aujourd’hui que la culture du viol coute des vies, cela devrait justifier la transgression des commandements si c’était nécessaire.

Seules trois exceptions exigent de « mourir et ne pas transgresser » : le meurtre, le viol, renier l’essentiel. Forcée à tuer quelqu’une sous peine d’être moi-même assassinée, je dois refuser. Forcée à violer, je dois refuser. Forcée à renier l’essentiel, je dois préférer ma propre mort. La protection de ma vie est secondaire face à la défense de mes valeurs.

J’aime la phrase d’Eric Fromm dans L’art d’aimer (XXe s. Allemagne/USA) selon laquelle : « L’homme religieux authentique a foi dans les principes que « Dieu » représente : il pense la vérité, vit l’amour et la justice, et il ne donne de prix à son existence que dans la mesure où il y trouve l’occasion d’épanouir au maximum ses virtualités humaines – seule chose qui importe, seul objet de « préoccupation ultime » ; en fin de compte, il ne parle pas de Dieu ni ne mentionne même son nom. »

L’  « homme religieux » qu’évoque Erich Fromm, inclut certainement la femme religieuse. Mais est-ce certain ? Dans « De génération en génération, être juif » le grand Rabbin Jacques Ouaknin parle de la nécessité du Minian, le quorum juif de dix « personnes » dit-il. Pourtant, il n’inclut certainement pas les femmes dans le quorum. L’ambigüité sert toujours la perpétuation des situations antérieures. Si elle était compréhensible à l’époque d’Eric Fromm, les temps ont changé.

S’il vous plait et merci

A ce stade, j’aimerais adresser des remerciements et une demande.

A celles et ceux qui sont très conscientes de la problématique de la culture du viol, je voudrais vous remercier de m’avoir lue jusque-là. Ayant pris conscience des enjeux éthiques, sociaux et vitaux de l’inclusion des femmes, il vous a sans doute été difficile de lire mon texte rédigé jusqu’à présent sur l’idée que « le masculin représente les femmes ».

A celles et ceux que mon écriture n’a pas choquée jusqu’à ce stade, j’aimerais demander que nous dépassions nos habitudes. Je vais essayer d’utiliser à partir de maintenant dans cet article un « féminin neutre » pour remplacer le « masculin-neutre ». Cela nous permettra de voir si nous sommes plus engagées (au féminin) dans le texte quand il est genré comme nous, ou si nous sommes moins engagés (au masculin) dans le texte lorsqu’il est genré différemment de nous.

En tant que juives (juifs inclus), nous sommes habituées (hommes inclus) plus que d’autres à entendre les idées derrières les mots, nous devrions pouvoir faire face à cette adaptation. Nos efforts ne sont pas vains, ils sont au service de l’humanisme, du respect, du respect du besoin de sécurité de chacune. Nous adorons apprendre, et cela aussi est la Torah.

Sans aucun doute la notion de pikouaH nefech devrait l’emporter sur la grammaire française de ces quelques derniers siècles. Le français est une langue toute jeune, et elle est aussi souple que son locuteur, c’est-à-dire nous. Le principe même de halaHa, de loi juive, nous enseigne que rien n’est un détail. Au nom de quoi d’ailleurs interpellerions-nous « les religions » ou « le judaïsme », si nous ne sommes pas prêtes nous même à un inconfort minimal pour réduire une injustice meurtrière ?

Ces trois exceptions s’appliquent incontestablement aux femmes : je ne peux tuer une femme ou violer une femme pour sauver ma vie. Et pas non plus renier notre essentielle égalité en contribuant à l’argumentaire qui permet aux meurtriers et aux violeurs de s’auto-justifier.

Si nous appliquons aujourd’hui le même effort de justice, de respect et de courage que celui dont nos sages ont fait preuve à leurs époques, nous sommes absolument en mesure de soutenir les changements qui s’imposent. Aujourd’hui l’argument de « réputation de la communauté juive » qui a pu être invoqué à l’encontre des droits des femmes dans une société globale patriarchale doit être renversé. La préservation de l’image du judaïsme exige le rétablissement des femmes dans leur droit initial et imprescriptible. Mais bien au-delà des questions d’image, la question de la place des femmes est une question de conscience.

Il est temps, donc, dans un esprit humaniste, de « ne pas faire à notre prochaine ce que nous détestons, c’est toute la Torah, et il est temps de nous consacrer à l’étude de ce principe et de toutes ses implications ».


[1] Réparation du monde

[2] Château-Thierry 1621- Paris 1695

Rappel: demain, Talmud à 12h30

De 12h30 à 13h30, un petit Zoom-Talmud à partager.

Au programme: quelques concepts fondamentaux pour comprendre le talmud, explication de la thématique, travail collaboratif autour du texte, « solution » du puzzle talmudique, partage autour de ce que nous aurons appris.

Niveau: facile, possibilité de sous-groupes en hébreu.

20 participants maximum.

Inscriptions ici: https://framaforms.org/incription-talmud-1601970350, les inscrits recevront le lien zoom et la feuille de source  à 11h30.

A tout à l’heure!

 

Rappel: Talmud à 12h30

De 12h30 à 13h30, un petit Zoom-Talmud à partager.

Au programme: quelques concepts fondamentaux pour comprendre le talmud, explication de la thématique, travail collaboratif autour du texte, « solution » du puzzle talmudique, partage autour de ce que nous aurons appris.

Niveau: facile, possibilité de sous-groupes en hébreu.

20 participants maximum.

Inscriptions ici: https://framaforms.org/incription-talmud-1601970350, les inscrits recevront le lien zoom et la feuille de source  à 11h30.

A tout à l’heure!

Talmud BeraHot et la relation à l’autre

Demain, de 12h30 à 13h30, un petit Zoom-Talmud à partager.

Au programme: quelques concepts fondamentaux pour comprendre le talmud, explication de la thématique, travail collaboratif autour du texte, « solution » du puzzle talmudique, partage autour de ce que nous aurons appris.

Niveau: facile, possibilité de sous-groupes en hébreu.

20 participants maximum.

Inscriptions ici: https://framaforms.org/incription-talmud-1601970350, les inscrits recevront le lien zoom et la feuille de source demain à 11h30.

A demain!

Talmud BeraHot et la relation à l’autre

Demain, de 12h30 à 13h30, un petit Zoom-Talmud à partager.

Au programme: quelques concepts fondamentaux pour comprendre le talmud, explication de la thématique, travail collaboratif autour du texte, « solution » du puzzle talmudique, partage autour de ce que nous aurons appris.

Niveau: facile, possibilité de sous-groupes en hébreu.

20 participants maximum.

Inscriptions ici: https://framaforms.org/incription-talmud-1601970350, les inscrits recevront le lien zoom et la feuille de source demain en fin de matinée.

L’homme aux seins – Talmud et Femmes au Café des Psaumes ce midi

MAINTENU MALGRÉ LES GRÈVES Un homme peut-il avoir des seins?  Téléchargez ici la feuille de sources en version imprimable: l’homme au sein chabbat 53b

Talmud et femmes 3: L’homme aux seins – Chabbat 53b

Rabbi Yéhouda a dit le fait de chèvres de la maison d’AntioHia dont les seins étaient gros et ils leur ont fait des pochettes pour qu’ils ne soient pas griffés

Les sages ont enseigné le fait d’un que mourut sa femme et laissât un nourrisson et il n’avait pas le montant de la nourrice à donner il lui arriva un miracle des seins lui ont été ouverts comme les deux seins d’une femme et il allaitât son enfant Rav Yossef a dit vient et vois combien grand est cet homme a ui a été fait un tel miracle il lui a dit Abbayé plus encore combien mauvais était cet homme que l’ordre de la création ait été changé pour lui rav yéhouda a dit viens et vois combien sont dures les alimentations de l’être humain que pour lui a été changé l’ordre de la création Rav NaHman a dit sache que les miracles se produisent et pas de création de nourriture

Les sages ont enseigné le fait d’un homme qui a épousé une femme avec une main coupée et il ne l’a pas su jusqu’au jour de sa mort Rav a dit viens et vois combien cette femme était humble que son mari ne l’avait pas connu Rabbi Hiya lui a dit c’est son chemin ainsi mais combien humble était cet homme qui n’a pas connu dans sa femme

Les mâles sortent encoeurés que signifie encoeurés Rav houna a dit apairés qu’est-ce qui te fait entendre que encoeurés est dans le langage de la proximité c’est qu’il est écrit tu m’as encoeurée ma sœur-fiancée

Oula a dit une peau qu’on leur attache face au cœur pour que les loups ne leur tombent pas dessus les loups tombent sur les mâles et pas sur les femelles parce qu’ils marchent à la tête du troupeau et les loups tombent sur la tête du troupeau à la fin du troupeau ils ne tombent pas mais parce qu’ils sont gras et chez les femelles il n’y a pas de gras et de toute façon qui sait faire la différence entre ceux-ci et ceux-là mais parce qu’ils tiennent leurs museaux droits et regardent de tous côtés.

אמר ר’ יהודה מעשה בעזים בית אנטוכיא שהיו דדיהן גסין ועשו להן כיסין כדי שלא יסרטו דדיהן:

ת »ר מעשה באחד שמתה אשתו והניחה בן לינק ולא היה לו שכר מניקה ליתן ונעשה לו נס ונפתחו לו דדין כשני דדי אשה והניק את בנו אמר רב יוסף בא וראה כמה גדול אדם זה שנעשה לו נס כזה א »ל אביי אדרבה כמה גרוע אדם זה שנשתנו לו סדרי בראשית אמר רב יהודה בא וראה כמה קשים מזונותיו של אדם שנשתנו עליו סדרי בראשית אמר רב נחמן תדע דמתרחיש ניסא ולא אברו מזוני:

ת »ר מעשה באדם אחד שנשא אשה גידמת ולא הכיר בה עד יום מותה אמר רב בא וראה כמה צנועה אשה זו שלא הכיר בה בעלה אמר לו רבי חייא זו דרכה בכך אלא כמה צנוע אדם זה שלא הכיר באשתו:

זכרים יוצאין לבובין: מאי לבובין אמר רב הונא תותרי מאי משמע דהאי לבובין לישנא דקרובי הוא דכתיב לבבתני אחותי כלה

עולא אמר עור שקושרין להם כנגד לבם כדי שלא יפלו עליהן זאבים זאבים אזכרים נפלי אנקיבות לא נפלי משום דמסגו בריש עדרא וזאבין בריש עדרא נפלי בסוף עדרא לא נפלי אלא משום דשמני ובנקבות ליכא שמני ותו מי ידעי בין הני להני אלא משום דזקפי חוטמייהו ומסגו כי דוו

לִבַּבְתִּנִי, אֲחֹתִי כַלָּה (cant. 4 :9)

Les devoirs de la bonne ménagère… et de ses compagnons – Talmud et Femmes au Café des Psaumes

MAINTENU MALGRÉ LES GRÈVES Le célèbre passage concernant les raisons pour lesquelles les femmes mourraient au moment de l’accouchement s’inscrit dans un contexte que le relativise totalement. Les questions existentielles, « pourquoi mourrons-nous? » « pourquoi mourrons-nous parfois prématurément? » nous assaillent, avec le risque de glisser dans la superstition. Les rabbins du Talmud nous présente une diversité de visions, accompagné d’une touche d’humour, pour que nous puissions, femmes et hommes, faire face au mieux à l’adversité.  Télécharger ici la feuille de sources en version imprimable: talmud et femmes chabbat 31a (.docx) talmud et femmes chabbat 31a(.pdf)

Talmud et femmes 2: Les devoirs de la bonne ménagère (et de tous les Adam)! Chabbat 31a

On répète sur trois fautes les femmes meurent à l’heure de l’engendrement sur le fait qu’elles ne sont pas précautionneuses pour la nida, la Hala et l’allumage de la bougie

GM’ Nida quelle est la raison Rabbi ItsHak a dit elle s’est révoltée sur les chambres de son ventre pour cette raison elle souffre dans les chambres de son ventre cela convient pour la Nida pour la Hala et l’allumage de la bougie quoi il faut dire comme le commentaire de ce galiléen qui est venu devant Rav Hisda HKB »H a dit je vous ai donné un quart de sang et je vous ai mis en garde sur les questions de sang je vous ai appelés premiers et je vous ai mis en garde sur les questions de prémices je vous ai donné une âme qui est appelée bougie et sur les questions de bougies je vous ai mis en garde si tous les mettez en œuvre c’est très bien et sinon voilà je reprends vos âmes

Et en quoi est-ce différent à l’heure de votre naissance Rava a dit si le bœuf tombe aiguise ton couteau Abaye a dit si la servante est insolente elle sera punie d’un coup unique Rav Hisda a dit laisse l’ivrogne il tombera tout seul Mar Ukva a dit le berger est paralysé et les moutons courent près de la porte il parle avec dureté et dans l’enclos il règle ses comptes Rav Papa a dit à l’entrée des magasins les frères et les consolateurs abondent à la porte de la disgrace plus de frères ni de consolateurs

Les hommes quand sont-ils examinés Rech Lakich a dit à l’heure où ils traversent un pont un pont seulement non dis un genre de pont Rav ne passait pas de passage où était installé un non juif il disait peut-être on lui fera compte de son jugement et je serai attrapé avec lui Chemouel ne passait que dans les passages où il y avait un non juif il disait l’Obstacle ne domine pas sur deux peuples Rabbi Yanaï examinait et passait Rabbi Yanaï agissait selon son opinion comme il disait l’Adam ne se tiendra pas dans un lieu dangereux disant qu’on lui fera un miracle car peut-être on ne lui fera pas de miracle et si on lui fait un miracle on le lui soustrait de ses mérites Rabbi Hanin dit quel est le Kra je suis trop petit par rapport à tous les bienfait et toutes les vérités Rabbi Zera aux jours vent ne passait pas entre les palmiers

Rabbi YtsHak a dit au nom de Rabbi Yéhouda l’Adam demandera miséricorde qu’il ne tombe pas malade car s’il tombe malade on lui dit amène des mérites et rends toi innocent Mar Oukva a dit quel est le Kra quand tombera celui qui tombe de lui de lui doit venir la preuve on a enseigne de l’école de Rabbi Ichmaël quand tombera celui qui tombe de lui celui-là était destiné à tomber depuis les six jours de la création car il n’était pas tombé et l’écrit l’appelle celui qui tombe mais on lui fait parvenir des mérite par l’intermédiaire des méritants et des culpabilités par l’intermédiaire des coupables

מתניתין על שלש עבירות נשים מתות בשעת לידתן על שאינן זהירות בנדה בחלה גובהדלקת הנר:

גמ’ נדה מ »ט א »ר יצחק היא קלקלה בחדרי בטנה לפיכך תלקה בחדרי בטנה תינח נדה חלה והדלקת הנר מאי איכא למימר כדדרש ההוא גלילאה עליה דרב חסדא אמר הקב »ה רביעית דם נתתי בכם על עסקי דם הזהרתי אתכם

ראשית קראתי אתכם על עסקי ראשית הזהרתי אתכם נשמה שנתתי בכם קרויה נר על עסקי נר הזהרתי אתכם אם אתם מקיימים אותם מוטב ואם לאו הריני נוטל נשמתכם

ומאי שנא בשעת לידתן אמר רבא נפל תורא חדד לסכינא אביי אמר תפיש תירוס אמתא בחד מחטרא ליהוי רב חסדא אמר שבקיה לרויא דמנפשיה נפיל מר עוקבא אמר רעיא חגרא ועיזי ריהטן אבב חוטרא מילי ואבי דרי חושבנא רב פפא אמר אבב חנואתא נפישי אחי ומרחמי אבב בזיוני לא אחי ולא מרחמי

 

וגברי היכא מיבדקי אמר ריש לקיש בשעה שעוברים על הגשר גשר ותו לא אימא כעין גשר רב לא עבר במברא דיתיב ביה גוי אמר דילמא מיפקיד ליה דינא עליה ומתפיסנא בהדיה שמואל לא עבר אלא במברא דאית ביה גוי אמר שטנא בתרי אומי לא שליט

רבי ינאי בדיק ועבר רבי ינאי לטעמיה דאמר לעולם אל יעמוד אדם במקום סכנה לומר שעושין לו נס שמא אין עושין לו נס ואם עושין לו נס מנכין לו מזכיותיו אמר רבי חנין מאי קראה קטנתי מכל החסדים ומכל האמת רבי זירא ביומא דשותא לא נפיק לביני דיקלא

אמר רב יצחק בריה דרב יהודה לעולם יבקש אדם רחמים שלא יחלה שאם יחלה אומרים לו הבא זכות והפטר אמר מר עוקבא מאי קראה כי יפול הנופל ממנו ממנו להביא ראיה תנא דבי רבי ישמעאל כי יפול הנופל ממנו (ממנו) ראוי זה ליפול מששת ימי בראשית שהרי לא נפל והכתוב קראו נופל אלא שמגלגלין זכות על ידי זכאי וחובה על ידי חייב

https://www.sefaria.org/Shabbat.30a.7?lang=bi&with=all&lang2=en
http://sefarim.fr/

1. Jérémie 2 :3 lsraël est une chose sainte, appartenant à l’Eternel, les prémices de sa récolte: ceux qui en font leur nourriture sont en faute; il leur arrivera malheur, » dit l’Eternel
קֹדֶשׁ יִשְׂרָאֵל לַיהוָה, רֵאשִׁית תְּבוּאָתֹה; כָּל-אֹכְלָיו יֶאְשָׁמוּ, רָעָה תָּבֹא אֲלֵיהֶם נְאֻם-יְהוָה.
2. Nombres 15 :20 Comme prémices de votre pâte, vous prélèverez un gâteau en tribut; à l’instar du tribut de la grange, ainsi vous le prélèverez.
רֵאשִׁית, עֲרִסֹתֵכֶם–חַלָּה, תָּרִימוּ תְרוּמָה: כִּתְרוּמַת גֹּרֶן, כֵּן תָּרִימוּ אֹתָהּ.
3. Proverbes 20 :27 L’âme de l’homme est un flambeau divin, qui promène ses lueurs dans les replis du cœur.
נֵר יְהוָה, נִשְׁמַת אָדָם; חֹפֵשׂ, כָּל-חַדְרֵי-בָטֶן.
4. Genèse 32 :11 je suis peu digne de toutes les faveurs et de toute la fidélité que tu as témoignées à ton serviteur, moi qui, avec mon bâton, avais passé ce Jourdain et qui à présent possède deux légions
קָטֹנְתִּי מִכֹּל הַחֲסָדִים, וּמִכָּל-הָאֱמֶת, אֲשֶׁר עָשִׂיתָ, אֶת-עַבְדֶּךָ: כִּי בְמַקְלִי, עָבַרְתִּי אֶת-הַיַּרְדֵּן הַזֶּה, וְעַתָּה הָיִיתִי, לִשְׁנֵי מַחֲנוֹת
5. Deutéronome 22:8 Quand tu bâtiras une maison neuve, tu établiras un appui autour du toit, pour éviter que ta maison soit cause d’une mort, si quelqu’un venait à en tomber.
כִּי תִבְנֶה בַּיִת חָדָשׁ, וְעָשִׂיתָ מַעֲקֶה לְגַגֶּךָ; וְלֹא-תָשִׂים דָּמִים בְּבֵיתֶךָ, כִּי-יִפֹּל הַנֹּפֵל מִמֶּנּוּ.
עסקי ראשית – ראשית עריסותיכם (במדבר טו):

Sacrée sexualité, vivre corps et âme, colloque interconvictionnel à Saint Jacut

Vous êtes libres le dernier week-end de janvier?

Bonne nouvelle: l’Abbaye de Saint Jacut nous propose de passer ensemble une fin de semaine passionnante et chaleureuse autour de la question de la sexualité et des religions. Ce week-end est interconvictionnel, et nous pourrons y célébrer des offices ce chabbat concentrés pour ceux qui le désirent. Inscrivez-vous, parlez-en à vos amis ou famille de toutes religions ou convictions, puis mettez-moi un petit commentaire à la fin de cet article pour que je sache combien de livres de prière apporter.

Chabbat chalom!

Télécharger le bulletin d’inscription ici: inscription saint jacut