Talmud, Lévinas et nous – A-t-on besoin de Dieu ?

Nos prochaines rencontres « talmudez-moi » seront consacrées aux passages du Talmud utilisés par Emmanuel Lévinas dans ses « Quatre lectures talmudiques ». Ce premier rendez-vous nous permettra d’évoquer la michna Yoma, le « retour- téchouva », les conditions nécessaires au fait de modifier notre comportement. Nos sources seront donc la michna Yoma ainsi que les pages 29 à 40 des Lectures Talmudiques.

cours-talmud-5779-1 à télécharger

RV le 17 octobre à 12h20 au café des Psaumes, http://cafedespsaumes.org/informations-pratiques.

Michna Yoma 8 :9

Celui qui dit je fauterai et je reviendrai je fauterai et je reviendrai on ne donne pas dans sa main de revenir je fauterai et le jour de Kipour recouvrira le jour de kipour ne recouvre pas les fautes qui sont entre l’Adam et le lieu le jour de kipour recouvre et entre l’Adam et son ami le jour de kipour ne recouvre pas jusqu’à ce qu’il satisfasse son prochain c’est ce qu’a demandé Rabbi Eléazar fils d’Azaria de toutes vos fautes devant dieu vous serez purifiés les fautes qui sont entre l’Adam et le lieu le jour de kipour recouvre les fautes qui sont entre l’Adam et son ami le jour de kipour ne recouvre pas jusqu’à ce qu’il satisfasse son prochain Rabbi Akiva a dit tu es heureux Israël devant qui vous vous purifiez et qui vous purifie votre père qui est dans les cieux comme il est dit je jetterai sur vous des eaux pures et il est dit l’Eternel est le mikvé d’Israël quoi le mikvé purifie les fautes aussi le saint béni soit-il purifie Israël

משנה ט הָאוֹמֵר: « אֶחֱטֵא וְאָשׁוּב, אֶחֱטֵא וְאָשׁוּב », אֵין מַסְפִּיקִים בְּיָדוֹ לַעֲשׁוֹת תְּשׁוּבָה. « אֶחֱטֵא, וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר », אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר. עֲבֵרוֹת שֶׁבֵּין אָדָם לַמָּקוֹם, יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, וְשֶׁבֵּין אָדָם לַחֲבֵרוֹ, אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, עַד שֶׁיְּרַצֶּה אֶת חֲבֵרוֹ. אֶת זוֹ דָרַשׁ רְבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: « מִכּל חַטֹּאתֵיכֶם לִפְנֵי יי תִּטְהָרוּ », (וַיִּקְרָא טז,ל) עֲבֵרוֹת שֶׁבֵּין אָדָם לַמָּקוֹם, יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר; עֲבֵרוֹת שֶׁבֵּין אָדָם לַחֲבֵרוֹ, אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, עַד שֶׁיְּרַצֶּה אֶת חֲבֵרוֹ. אָמַר רְבִּי עֲקִיבָא: אַשְׁרֵיכֶם יִשְׂרָאֵל! לִפְנֵי מִי אַתֶּם מִטַּהֲרִין, וּמִי מְטַהֵר אֶתְכֶם? אֲבִיכֶם שֶׁבַּשָּׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: (יחזקאל לו,כה) « וְזָרַקְתִּי עֲלֵיכֶם מַיִם טְהוֹרִים וּטְהַרְתֶּם »; וְאוֹמֵר: (ירמיה יז,יג) « מִקְוֵה יִשְׂרָאֵל יי », מָה מִקְוֶה מְטַהֵר אֶת הַטְּמֵאִים, אַף הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְטַהֵר אֶת יִשְׂרָאֵל.

Nous ne sommes rien! Dracha de Yom Kipour

Qui êtes-vous ? Qui voulez-vous devenir ?
En ce rendez-vous solennel de Yom Kipour, il est temps de nous reposer cette question traditionnelle.
En vous la posant, je me la pose également à moi-même.
Qui suis-je ? Vers quelle version de moi-même suis-je en chemin ?

Le temple de Delphes portait l’inscription « connais-toi, toi-même ».
La difficulté de cette formulation, c’est qu’elle prétend que nous « sommes » quelque chose, que nous aurions une « essence », une « nature ».

Or, nous ne sommes rien. Nous ne sommes rien de figé.
Nous voudrions savoir, et parfois nous le demandons aux autres, à nos amis, à nos psy, à nos rabbins, à nos gourous, à notre horoscope, nous voulons entendre : « tu es gentil », « tu es forte », « tu es beau » « tu es intelligente ». Nous voudrions « être ».

Dans cette recherche de réponse, nous nous tournons vers des dieux de toute sorte, vers le religieux, l’économie ou la biologie, comme s’ils avaient des réponses.  Les hommes de pouvoir et les industries technologiques l’ont compris. Les publicités fleurissent pour des tests ADN qui nous permettraient de savoir « qui nous sommes ». Nous aimons les films dans lesquels le héros change d’identité par magie, comme superman, Gigi ou les Winx. Nous passons parfois par les produits miracles ou la chirurgie esthétique.

Et nous démasquons cette tendance par l’humour. J’avais acheté il y a quelques années, un « spray » de conversion, il suffisait de l’aspirer pour devenir juif.
Nous savons que ce n’est pas aussi simple, alors nous luttons pour ne pas nous laisser tenter.

Comment définir l’identité alors qu’elle est sans cesse en mouvement ?
Sommes-nous juifs parce que nos parents étaient juifs ? Ou parce que nos enfants reçoivent un enseignement juif ? Ou parce que nous en renouvelons ce choix aujourd’hui ?

Héraclite disait que nous ne pouvons pas nous baigner deux fois dans le même fleuve. Lorsque nous nous baignons dans l’eau, elle ne doit justement pas être statique, pour que cette eau soit un mikvé, מקווה et nous aide à évoluer, elle doit être en mouvement.

Comme le disait Hillel : « N’aie pas confiance en toi jusqu’au jour de ta mort » ( ואל תאמן בעצמך עד יום מותך )ou plutôt : « ne crois pas que tu es ce que tu es, jusqu’au jour de ta mort, car tu ne sais pas ce que tu peux devenir ». (avot 2 :4)

En ce jour de Kipour, comme Hillel, nous sommes ouverts aux possibles qui s’offrent à nous pour l’année à venir.

La rencontre de Rabbi Yohanan et Rech lakich évoque l’infini des possibles.
Ils se sont justement rencontrés au bord d’un fleuve, en ce lieu de traversée, de passage et d’ouverture.

Rabbi YoHanan, le grand sage de notre tradition, s’y baignait. Rabbi YoHanan était d’une grande beauté, qui émut Rech lakich, ce terrible bandit. Rech lakich se mit alors à sauter d’une rive à l’autre, pour l’impressionner. Il lui dit « ta beauté conviendrait mieux à une femme » et rabbi YoHanan lui répondit « ta force conviendrait mieux à… l’étude de la torah ».

Rech Lakich décida de suivre la recommandation de rabbi YoHanan, il devint un grand sage, tous deux devinrent des amis « à la vie, à la mort », des compagnons d’étude indispensables l’un à l’autre. Des années plus tard, un jour de colère, Rabbi YoHanan dira à Rech laKich avec cynisme : bien sûr que tu as raison, tu t’y connais en banditisme, toi qui était brigand. Blessés, les deux amis se séparèrent et moururent de chagrin. (baba metsia 84a)

Cette histoire est peut-être encore plus importante qu’il n’y parait.
Elle parle d’amitié, d’amour, et de leur caractère vital, sans eux, nous mourons.

Comment naît l’amour ?
L’amour, nait dans une recherche de soi-même, dans un projet de transformation.

Rech Lakich saute d’une rive à l’autre, il hésite, quel chemin prendra-t-il ?
Rabbi YoHanan se baigne dans le fleuve, il se ressource, il fait un mikvé, il « se baigne dans l’espoir », il prépare une renaissance.
Tous les deux sont dans un processus de transformation qui changera leur vie. Jamais plus Rabbi YoHanan ne se baignera à nouveau dans ce même fleuve, car tout aura changé, pour lui, pour son ami, et pour les juifs de tsipori du IIIe s, et le monde juif jusqu’à aujourd’hui.

L’amour naît dans le projet de transformation, et meurt dans le retour vers le passé.
Dans un moment de colère Rabbi YoHanan a transgressé un interdit fondamental : on ne doit pas rappeler à quelqu’un ses transgressions ou ses erreurs passées ; on ne peut pas le forcer à regarder en arrière. Sinon, comme la femme de Loth, on se change en statue de sel, éternelle, mais morte.

En ce jour de kipour, comme Rech Lakich et Rabbi YoHanan, nous prenons conscience des chemins qui s’offrent à nous, des rives du fleuve que nous devons choisir, des eaux dans lesquels nous pourrions nous immerger.

Apollinaire dit cela merveilleusement avec beaucoup de nostalgie : « Passent les jours et passent les semaines, Ni temps passé, Ni les amours reviennent, Sous le pont Mirabeau coule la Seine, Vienne la nuit sonne l’heure, Les jours s’en vont je demeure »

Ce qui est écoulé, ne reviendra plus, il faut le laisser partir, il faut faire le « tachliH », תשליך le « renvoi », la cérémonie au cours de laquelle on laisse les erreurs et les regrets du passé s’écouler dans l’eau des fleuves.

En ce jour de Kipour nous prenons le temps de faire le deuil de ce qui ne reviendra pas, dans nos vies, dans le judaïsme, et dans le monde pour renoncer à attendre vainement le retour du passé.

Mais Yom Kipour ne s’arrête pas là. Il nous incite à la mobilisation : la téchouva תשובה, la téfila תפילה, la tsédaka צדקה lèvent la malédiction du passé, et nous ouvrent les portes de l’avenir.
Apollinaire continuait « l’espérance est violente » !  Et Ernst Bloch nous guide : Il faut faire un pas vers l’espoir, transformer l’espoir passif en espérance active. « L’affect de l’espoir sort de lui-même, agrandit les hommes au lieu de les diminuer. »

Comme le disent Francis Blanche et Pierre Dac, nous avons l’avenir devant nous, et il sera derrière nous chaque fois que nous ferons demi-tour. A nous de choisir dans quelle direction regarder.

Si « je demeure », je meurs. Mais si je dévie, je vis.
C’est paradoxal, mais cela fonctionne. L’intelligence, c’est la souplesse de savoir s’adapter de façon créative.

En ce jour de Kipour, nous envisageons ce qui nous aide à nous tourner vers l’avenir, à changer de chemin, à exercer notre intelligence, à « choisir la vie ».

Ainsi le hasard perd son pouvoir. Nous pouvons cesser de souhaiter une année pleine de bonheur et commencer à souhaiter une année pleine de force et de détermination.

Edgar Morin, avec d’autres, est un penseur du « réechantement du monde », son nom de naissance n’est pas Morin mais NaHoum, qui signifie consolation. Pour lui, la pensée doit quitter l’espoir d’obtenir des réponses définitives et s’ouvrir à la complexité du monde.

En ce jour de Kipour, comme Edgar Morin, nous pensons aux changements de pensée qui sont nécessaires pour que notre monde se réenchante pour nous-mêmes, pour la sagesse juive, pour le monde dans lequel nous vivons.

La philosophe féministe et anarchiste Emma Goldman avait rencontré Durruti au moment de la guerre d’Espagne. Il disait de ses soldats qu’il ne leur donnait pas d’ordres : « Ils sont venus à moi de leur plein gré, ils sont disposés à donner leur vie pour notre lutte antifasciste. Je crois, comme j’ai toujours cru, en la liberté. Une liberté qui repose sur le sens de la responsabilité. »

Le chef militaire lui-même ne considère pas qu’il a les réponses pour les autres, mais que chacun doit faire son chemin et chercher.

Publié après la mort de Durruti, L’article d’Emma Goldman, s’appelle : « Durruti n’est pas mort ». De la même façon, des siècles après la mort de Jacob, rabbi YoHanan disait « le patriarche Jacob n’est pas mort ». (taanit 5a) Car les idées que nous continuons à porter restent en vie, en changement, et en devenir.

En ce jour de Kipour, comme Emma Goldman et rabbi YoHanan, nous pensons à tous ceux « qui ne sont pas mort » et dont la pensée continue à nous mettre en mouvement.

Nous pouvons renoncer à chercher « qui nous sommes » et nous engager à décider « de quoi nous sommes capables ».
Nous pouvons renoncer à nous appuyer sur « la réponse scientifique » et rechercher « ce que disent les sciences de la complexité du monde ».

La réalité n’est pas une terre solide sur lequel nous pouvons marcher. Elle est une eau fluide dans laquelle nous pouvons nager. Elle s’écoule, tout en nous maintenant hors de l’eau.

Le travail de téchouva et de aHrayout de notre tradition, le réexamen et la responsabilité, correspondent au travail d’espérance d’Ernst Bloch, au travail de réechantement d’Edgar Morin, au travail d’action directe d’Emma Goldman.

Marc Twain disait : « Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait »

Au cours de nos vies, nous avons appris que certaines choses étaient impossibles. Il est temps de l’oublier.

Kipour est ce moment où on oublie ce qu’on croit impossible, de façon à pouvoir le réaliser.
Ce moment où l’on cesse de se connaitre, pour commencer à se découvrir,
ce moment où l’on quitte l’illusion des réponses pour le développement des questions.

Nous sommes plus que ce que nous sommes, nous sommes ce que nous pouvons devenir.

Gmar Hatima tova.

Être juif aujourd’hui: « Le Chabbat » ce dimanche à Ganénou

Sommes-nous réellement les « bâtisseurs du temps », comme le disait Abraham Joshua Heshel? Le chabbat est « le premier des rendez-vous ». C’est à travers lui que nous bâtissons une continuité. Mais qu’est-ce que le chabbat? Quand et où est-il né? Que signifie-t-il pour nous aujourd’hui? Les parents de Bar et Bat Mitsva et toute personne intéressée peuvent se joindre à notre étude de dimanche matin, à Ganénou, de 10h45 à 12h45.

La Bar et la Bat mitsva de nos enfants se déroule principalement le chabbat, penchons-nous sur ce qu’il signifie.

Le cours intégrera des éléments magistraux et un travail en groupe.

Pour ceux qui le désirent:

 

Cherchez la faute… Réservez!

Cherchez la faute…    Avec le Rabbin Floriane Chinsky le mercredi 10 janvier,

Pour réserver:        Cliquez ici   Les membres du MJLF bénéficient du tarif « groupe »

Plus d’infos:          Cliquez ici

 

 

Rencontre « Kidouch-Cocktail » avec François Rancillac

Les histoires bibliques nous invitent à réfléchir sur les grandes questions humaines. François Rancillac s’est saisi de la question de la responsabilité, et la met en œuvre dans une mise en scène très particulière.

La formule sera celle d’un « Chabbat-Cocktail », chacun amenant de petites choses à grignoter (sans assiettes), tomates cerises, cubes de fromage, clémentines…

François Rancillac, Directeur du Théâtre de l’Aquarium, sera présent à l’office le vendredi 17 novembre et restera pour échanger quelques mots avec nous.

Prévoyez de donc de rester avec nous quelques minutes après l’office, de 20h à 20h30.

Notre Rabbin rendra l’invitation et participera à un débat qui suivra la représentation, le mercredi 10 janvier au théâtre de l’aquarium.

Pour plus d’infos:

http://www.theatredelaquarium.net/Cherchez-la-faute

Obéir ou Contester ? Le Non-sacrifice d’Isaac (CultureJ1)

La tradition juive nous demande-t-elle d’obéir ou de contester? Les commandements sont, certes, centraux dans la pensée juive. Et par ailleurs, les juifs sont plutôt de caractère contestataire, « à la nuque raide ». Que penser de cette apparente contradiction? L’obéissance serait-elle toujours antinomique de la liberté ou au contraire, ces deux attitudes pourraient-elles parfois être complémentaires?

La Akéda d’Isaac est l’un des exemples les plus poignants de soumission (mais à quoi exactement?), central dans la pensée juive aussi bien que dans la liturgie.

Comment expliquer cet étrange « ordre » divin? Que s’est-il vraiment passé? Comment comprendre cet épisode aujourd’hui?

Telle sera la thématique de notre première rencontre culture J de l’année, mardi 14 novembre, de 20h à 21h30, à surmelin.

Autres dates à retenir (les thématiques seront affinées par la suite):

Culture J 5778

Cette année, Brigitte et Élisabeth interpellent notre Rabbin sur une question qui préoccupe le monde occidental depuis les débuts de la modernité : « Obéissance et liberté : est-ce antinomique ou complémentaire ? »

Cycle d’automne : Soumission ou liberté au niveau individuel

14 novembre 2017: La akéda d’Isaac et nos pré-déterminations : un exemple de soumission ou de libération ? L’obéissance est-elle un facteur de liberté (moussa nabati). La Téchouva.

28 novembre 2017: Grandes figures d’évolution et de révolution dans la tradition juive.

12 décembre 2017: Eve, le choix de la connaissance, le choix du savoir à travers les générations.

Cycle de printemps : Soumission ou liberté au niveau social

15 mai 2018 Que dit le judaïsme de la hiérarchie ? Qu’est-ce qu’un rabbin ?

29 mai 2018 Que dit le judaïsme de l’indépendance de l’enfant dans la hiérarchie familiale ?

12 juin 2018 Qu’est-ce qu’un fonctionnement démocratique d’un point de vue juif ?

« Quand l’homme s’oppose à Dieu » ce mercredi au café des Psaumes

Ce mercredi, au café des Psaumes, nous retrouvons notre cours « talmud et humanisme ».
Le thème de cette séance: « Quand l’homme résiste à Dieu ».
Comme apéritif, voici l’un des textes que nous étudierons, ainsi que les dates de nos rencontres sur l’année:

 

Chaque chose a son temps et toute chose sous le soleil a son moment Noé a eu le temps de rentrer dans l’arche comme il est dit Tu viendras dans l’arche, toi et toute ta famille. c’est comme ce dirigeant qui a quitté son pays et a installé quelqu’un d’autre à sa place quand il revint il lui dit  quitte ta place c’est comme cet écrivain qui a quitté son pays et a installé quelqu’un d’autre à sa place de la même façon Noé sors de l’arche et il n’a pas voulu sortir il a dit je vais sortir et que vais fructifier pour le mal jusqu’à ce que le Lieu lui fasse la promesse qu’il ne ferai plus de déluge comme il est dit car car ce sont pour moi les eaux de Noé pour moi comme j’ai promis à propos des eaux de Noé. « לכל זמן ועת לכל חפץ תחת השמים » (קהלת ג א), זמן היה לנח ליכנס לתיבה, שנאמר: « בֹא אתה וכל ביתך אל התיבה » (בראשית ז א), וזמן היה לו שיצא ממנה, שנאמר: « צא מן התיבה » (בראשית ח טז), משל לפרנס שיצא מן המקום והושיב אחר תחתיו. כיון שבא, אמר לו: צא ממקומך. משל לסופר שיצא למקום אחר והושיב אחר תחתיו. כיון שבא, אמר לו: צא ממקומך. כך נח: « צא מן התיבה » (בראשית ח טז), ולא קיבל עליו לצאת, אמר: אצא ואהיה פרה ורבה למארה, עד שנשבע לו המקום שאינו מביא מבול לעולם עוד, שנאמר: « כי מי נח זאת לי אשר נשבעתי מעבור מי נח » (ישעיה נד ט).

בראשית רבה פרשה לד, פסקה ו