Office festif pour les 70 ans de l’Etat d’Israël

Le 14 mai 1948 renaissait l’Etat d’Israël. Il fête cette semaine ses 70 ans. C’est l’occasion de revenir sur les valeurs et les espoir qu’il incarnait, et sur le sens qu’il a pour nous aujourd’hui.

La déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël peut être relue ici sur le site de la documentation française.

Le Rabbin Gilad Kariv, Président du Mouvement du Judaïsme Progressiste en Israel, a écrit à cette occasion un texte sur  l’histoire et l’avenir d’Israël que vous pourrez lire ici.

Pour notre part, nous ferons à la synagogue un office rehaussé de mélodies israéliennes, avec en particulier les chants suivants:

Et peut-être, même quelques surprises, comme la danse suivante:

Prochains chabbatot kehilatiim: Paracha Nasso et Paracha Balak

Bonjour à toutes et à tous.

Comme vous le savez, nous enseignons dans notre communauté à cultiver un rapport personnel au texte et à la tradition. Cela inclut la lecture dans la Torah.

Les prochains chabbatot kéhilatiim vous permettront de vous lancer dans cette voie. N’hésitez pas à m’en parler chabbat prochain un peu avant l’office. Pour plus d’explication concernant les offices kéhilatiim, voyez ici sur ce lien.

NASSO: 26 mai

BALAK: 30 juin

OUTILS POUR LA TECHNIQUE DE LA LECTURE DE LA TORAH :

Outils pour apprendre la lecture de la torah et de la haftara sur cette page

Doodle pour prendre la responsabilité d’une montée à la Torah

OUTILS SPECIFIQUES POUR LA PARACHA NASSO ET LA PARACHA BALAK : COMMENTAIRES ET PARACHA ENREGISTREE

Commentaires en vidéo:

 

Paracha Nasso – les montées 1, 3 et 5 sont quasiment les mêmes, les montées 2, 4, 6 également. deux personnes peuvent donc facilement assurer ces deux séries de 3 et les réserver directement. Les montées 7 et maftir sont un peu plus spécifiques sans être difficiles. Elles sont faciles à repérer dans la torah car il s’agit des offrandes des princes pour l’inauguration du michkan.

nasso 3 tikoun

Paracha Balak – la montée 1 commence au chevii. Cette lecture comprend les dernières prédictions du prophète bilam ainsi que l’essentiel de la crise « résolue » par PinHas, dont la paracha suivante porte le nom.

Balak 3 tikoun

Les offices du chabbat

Il existe de nombreuses raisons de venir aux offices du chabbat. Rencontrer des amis, prendre un moment pour soi-même, couper avec la routine de la semaine, entendre un enseignement.

Certains connaissent tout l’office et chantent de aleph à tav, d’autres ne connaissent pas du tout et se laissent porter par les airs et l’ambiance communautaire, on peut lire en français, ou en hébreu.

Pour ceux qui veulent affiner leur participation aux chants, voici différentes playlist adaptées selon votre niveau d’hébreu, sans aucune prétention, mais qui reprennent presque l’intégralité des offices.

Have fun!

enfants (erev shel yeladim)

jeunes préparant leur BM (Kesher)

niveau débutant

niveau moyen

niveau avancé vendredi soir

niveau avancé samedi matin

Et la méthode maintenant classique « l’hébreu c’est facile »

Rayonner et contribuer

Chers amis et amies, chers membres,

La synagogue que nous construisons au jour le jour ensemble est un lieu d’accueil qui nous permet de vivre nos valeurs au quotidien.

Il faut souligner qu’elle est également un havre de paix, ou un port d’attache, pour que ces valeurs rayonnent vers l’extérieur.

Par ce rayonnement, nous apportons nos contributions à l’humanisme et à l’égalité des genres.

Par ce rayonnement, nous donnons également l’occasion à d’autres de nous rejoindre pour que nous soyons plus forts encore dans l’accueil et la transmission.

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, hier, j’ai eu la chance de pouvoir en dire quelques mots sur judaïques FM et d’être également présente sur i24.

Tout ceci fait sens, au delà des idées, par la réalité concrète que nous arrivons à leur donner ensemble.

Je les partage donc avec vous, en nous souhaitant un chemin toujours plus large et passionnant ensemble.

Shabbat Shalom, שבת שלום

https://www.i24news.tv/fr/tv/revoir/i24newsroom/x6fw8jl

http://www.judaiquesfm.com/emissions/59/presentation.html#podcasts

 

offices « kehilatiim »

Kehilati, קהילתי, signifie « communautaire ». Si tous les offices sont communautaires, certains sont centrés autour du rabbin alors que d’autres se déroulent d’une façon plus « organique », autour des compétences des membres de la communauté.
Leur particularité est de mettre en oeuvre un grand principe de la direction des offices: la « sheliHout tsibour », שליחות ציבור, le fait pour la communauté de choisir des délégués qui prendront la direction de l’office. Le MJLF est un mouvement qui tient à s’ouvrir à la prise de responsabilité de chacun. Notre objectif d’étude et de progrès personnel est également servi par les objectifs que nous nous fixons au niveau communautaire. C’est exactement ce que nous faisons pour nos jeunes, en les invitants à préparer puis à célébrer leurs bar ou bat mitsva, mais nous ne nous arrêtons pas là: la participation de chacun est un grand atout pour nos synagogues, à tous les âges.

Ainsi, les « offices participatifs » prennent une forme renouvelée. N’hésitez pas à parler avec moi de votre participation dans les prochains jours, par exemple lors de votre passage à la synagogue. Les prochains offices autogérés des membres auront lieu les 20/21 avril, 25/26 mai, 29/30 avril, 7/8 juillet. Cette page sera mise à jour au fur et à mesure avec du nouveau matériel, de nouvelles prières et de nouvelles lectures de la torah.

Apprentissage et répartition des prières:

Playlist des prières du vendredi soir selon les pages du livre de prière/sidour sur youtube

Playlist des prières du samedi matin selon les pages du livre de prière/sidour sur youtube

Playlist des chants faciles du chabbat matin sur youtube

Fil conducteur des offices téléchargeable ici: offices autogérés fil conducteur et offices autogérés fil conducteur.docx

Doodle des compétences générales: participez ici pour nous dire pour quel type de prière nous pouvons compter sur vous d’une façon générale, sans vous engager sur une date spécifique : https://doodle.com/poll/f9kgpmugqnf4a4nh

Apprentissage et répartition des lectures de la torah :

Outils pour apprendre la lecture de la torah et de la haftara sur cette page

Vidéos avec de mini-montées à la Torah: Paracha vayikra    Paracha Metsora

Doodle pour prendre la responsabilité d’une montée à la Torah

Voir différentes vidéos sur les offices du chabbat

 

Hanouka – Tout pour se préparer

Hanouka est de retour! Par ces journées froides et obscures, il est le bienvenu. Pour préparer la fête, voici des feuilles de chant, des textes et des vidéos. Que ce soit entre amis ou avec la communauté, c’est le moment de nous rassembler.

Horaires (à chaque fois, amenez votre Hanoukia ainsi que des bougies, une autre Hanoukia à prêter à ceux qui l’auraient oubliée, des beignets, des soufganiot, des latkes, et pourquoi pas des clémentines et des fruits pour rééquilibrer!):

  • ce mardi de 19h à 19h45 : petit allumage entre amis (vous pouvez prévoir de rester pour le cours à 20h thème « obéissance ou soumission? »
  • ce samedi à 18h: havdala et allumage communautaire

Une feuille de chants à télécharger: Chants de Hanouka et bénédiction avec translittération et traduction

Deux textes sur les origines de la fête : Hanouka, fête de la lumière universelle,  et Hanouka, fête historique et légendaire
Un petit texte de réflexion: Célébrons les miracles de demain
Une étude pour réfléchir à notre façon de faire l’allumage: Texte pour embellir l’allumage

Des chants de Hanouka avec les paroles en hébreu dans les sous-titres:

La Tsédaka, Changer le monde: Dracha de Roch Hachana

Chères amies, chers amis,

Que ce début d’année soit pour vous intense, et nous emmène vers un Yom Kipour plein de sens.

Voici la version écrite de la dracha que j’ai prononcée mercredi soir au MJLF-surmelin. Elle a été enregistrée au préalable au MJLF-Beaugrenelle, ce qui nous permet d’en avoir également une version vidéo.

Bien sûr, les versions vidéo, live et papier sont parfois différentes, en fonction du média et du moment.

Au plaisir de vous retrouver très bientôt pour Yom Kipour.

Êtes-vous certains que cette année encore le monde « penchera du bon côté », que les plateaux de la balance de la justice s’équilibreront ? Et qu’y faire ? Et votre voisin, juste à côté de vous sur ce siège, dans la synagogue parée en l’honneur des fêtes, sa vie penchera-t-elle du bon côté ? Et nous-mêmes, saurons-nous faire face aux évènements que la vie portera jusqu’à nous au cours de l’année qui vient ?

De quelle façon le monde devrait-il changer pour qu’il penche du bon côté ? Et qui pourra opérer ce changement ? Moi, en tant qu’individu, ou nous, en tant que société ?

Changer le monde c’est articuler la société et l’individu

Lorsque j’étais enfant, au talmud torah de l’ULIF, ma professeure , Laurence Benzaken, nous parlait du Maguen David comme du symbole de l’articulation entre la société et l’individu.

Le Magen David est composé de deux triangles, dont la pointe est tournée, pour le premier, vers le haut, pour le second, vers le bas. La pointe du triangle peut symboliser l’individu. Sa base peut symboliser le collectif. Le premier triangle nous enseigne donc que parfois, l’individu doit être positionné au-dessus du collectif, le second nous enseigne qu’au contraire, parfois, c’est le collectif qui doit prendre le pas sur l’individu. A l’époque où j’étais enfant, cela se traduisait dans notre société comme deux modèles politiques : celui du système communiste, dans lequel le collectif est prédominant, et celui du capitalisme, dans lequel c’est l’individu qui a le dessus.

Aujourd’hui, cette distinction semble dépassée, mais ce questionnement reste pertinent. Les solutions aux grandes questions que nous nous posons reposent-elles davantage sur l’individu ou sur la société ? Si nous souffrons, devons-nous nous tourner vers la thérapie et le développement personnel, nous occuper surtout de nous, pour mieux vivre la situation ? Ou devons-nous au contraire parler ensemble de nos problèmes et trouver des remèdes au niveau collectif ? Devons-nous nous tourner vers la méditation ou vers la révolution ? Devons-nous trouver un coach personnel ou fréquenter nos associations de quartier ?

La réponse rabbinique ne vous surprendra pas et je dirai bien sûr que ceux qui penchent pour la médiation ont raison. Et que ceux qui penchent pour la révolution n’ont pas tort. Et que ceux qui pensent à associer les deux sont sur la bonne voie. Car l’année à venir, nous dit la tradition, repose sur le travail intérieur, la téchouva (s’examiner soi-même), et la téfila (la médiation et la prière), mais également sur le travail collectif, le tikoun olam, la « réparation du monde » et la tsédaka, l’établissement d’une société juste.

La michna rosh hachana autant que la prière ountané tokef nous le rappellent tout au long de ces journées de mobilisation.

Les trois piliers du changement sont donc la téfila (prière, médiation, cri), la téchouva (introspection, travail sur soi) et la tsédaka (mobilisation pour la justice sociale).

On peut dire à ce sujet que Rosh Hashana étant l’anniversaire de la création du monde, c’est le moment de la mobilisation collective, centrée avant tout sur la tsédaka.

Lorsqu’on parle de changer le monde, on parle de faire entrer dans ce monde qui est le nôtre un monde idéal, qui n’existe pas encore, et c’est la définition même d’une utopie.

Comment faire exister ces mondes meilleurs dans nos esprits, pour pouvoir les amener, autant que possible, dans nos réalités ?

Le très beau texte de Michel Foucault peut nous être une inspiration, et inscrire le rêve juif dans la grande famille des rêves humains, qu’il définissait en ces termes, en  1966, sur France Culture :

« Il y a donc des pays sans lieu et des histoires sans chronologie; des cités, des planètes, des continents, des univers, dont il serait bien impossible de relever la trace sur aucune carte ni dans aucun ciel, tout simplement parce que ils n’appartiennent à aucun espace. Sans doute ces cités, ces continents, ces planètes sont-ils nés, comme on dit, dans la tête des hommes, ou à vrai dire, dans l’interstice de leurs mots, dans l’épaisseur de leurs récits, ou encore dans le lieu sans lieu de leurs rêves, dans le vide de leurs cœurs; bref, c’est la douceur des utopies. Pourtant je crois qu’il y a – et ceci dans toute société – des utopies qui ont un lieu précis et réel, un lieu qu’on peut situer sur une carte; des utopies qui ont un temps déterminé, un temps qu’on peut fixer et mesurer selon le calendrier de tous les jours. Il est bien probable que chaque groupe humain, quel qu’il soit, découpe, dans l’espace qu’il occupe, où il vit réellement, où il travaille, des lieux utopiques, et dans le temps où il s’affaire, des moments uchroniques. »

 

Les fêtes de Tishri sont sans aucun doute des temps hors du temps, où se créent tous les temps qui n’existent pas encore et que nous voulons inviter dans nos vies.

Nos synagogues sont des lieux hors des lieux, qui nous permettent de commencer à construire la réalité dans laquelle nous souhaitons vivre.

C’est dans cet esprit qu’Abraham Yoshua Heshel a écrit l’une de ses œuvres majeures : « Les bâtisseurs du temps ».

Et nous ne faisons pas autre chose en partageant nos semaines entre le travail des six jours et le repos du chabat.

Car il existe un temps pour tout, comme le dit l’Ecclésiaste, un temps pour faire vivre les rêves dans nos esprits, et un temps pour les faire vivre non plus dans nos esprits, mais dans la réalité de nos vies.

Et tel est le sens de l’obligation mentionnée dans la torah : « six jours, tu travailleras ». Ce travail n’est pas un travail de servitude, une avdout, mais un travail de construction du monde, une avoda. Ce n’est pas le travail d’un animale laborans, d’une personne interchangeable qui effectue un travail machinal qui disparaitra bientôt. C’est au contraire le travail d’un homo faber, une édification créative humaine qui dépasse la réalité de la nature et qui se transmettra aux générations future. Tel est le travail que nous devons faire pendant 6 jours, avant de faire le point chaque chabat, tel est la nature de ce que nous réalisons pendant l’année, et dont nous rendons compte à Rosh hashana.

Par notre action de cette année, avons-nous réussi à faire entrer nos rêves dans le possible, avons-nous tendu la main à des personnes qui sans nous auraient peut-être chancelé, avons-nous saisi la main de ceux qui pouvaient nous aider pour nous permettre d’avancer ?

 

Nous nous interrogeons aujourd’hui sur ce qu’est le travail, sa nature, son utilité sociale, la façon dont nous devrions le répartir, et la façon dont nous souhaiterions répartir les richesses de la société française autant que les richesses du monde, de la façon de les utiliser à bon escient.

L’idée de tsédaka nous invite à envisager la richesse comme un moyen de permettre la liberté.

La générosité est évoquée dans la torah lorsqu’on parle de la remise des dettes, de la chemita. Le deutéronome nous invite à faire avec lui le pari de la réussite. En ouvrant notre main à ceux qui ont tout perdu, nous leur donnons la chance de se relever, de se remettre à pied d’œuvre, de reprendre une action active dans la construction du monde. Et nous sommes certains qu’à l’arrivée de la septième année, ils auront réussi à rembourser leur dette. Et si tel n’était pas le cas, leur dette serait effacée, pour qu’ils puissent repartir avec une ardoise neutre, ouvrir une nouvelle page. N’existe-t-il pas un risque d’abus ? Le seul abus que la Torah envisage est celui du prêteur, qui pourrait refuser sa confiance. Des études récentes citées par Rutger Bregman dans son livre : « Les utopies pour ceux qui veulent les réaliser », prouvent qu’effectivement, à Londres, des SDF ayant reçu 3000 livres sterling se sont achetés des dictionnaires et ont réussi à mettre un toit au-dessus de leur tête.

La question est tellement sérieuse que pour nos commentateurs, la cause de la destruction de Sodome et Gomorrhe est justement l’absence de tsédaka, le refus de donner une nouvelle chance à ceux qui, malmenés par les circonstances de la vie, ont tout perdu.

Et nous en arrivons à la célèbre expression que cite le talmud chabbat : la tsédaka sauve de la mort.

C’est sans doute le cas dans l’exemple de Sodome et Gomorrhe.

C’est également ce que nous dit la prière ountané tokef, que nous chanterons demain.

La tsadaka sauve de la mort : il ne s’agit pas là d’une affirmation médicale. La tsédaka ne nous permet pas de lutter contre les maladies du corps. Mais elle nous permet de lutter contre une maladie qui nous touche trop souvent : le sentiment d’impuissance.

La tsédaka nous permet de nous sentir libres et vivants, de par notre pouvoir d’aider les autres.

Elle nous permet de nous sentir en sécurité, car grâce à elle, nous vivons dans un monde où celui qui trébuche et tombe n’est pas écrasé par la foule, mais relevé par ceux qui l’entourent. Et si cela nous arrivait à nous, des mains se tendraient pour nous secourir, de même que nous avons-nous même tendu la main vers d’autres en pareille circonstance.

 

La tsédaka sauve de la mort parce qu’elle nous éloigne de la fatalité, et nous rapproche de la liberté.

Elle est liée dans le talmud à cette autre phrase fondatrice : il n’y a pas de destinée pour israël. Quoi que dise l’astrologie, la psychologie, la sociologie, nous pouvons nous extraire des statistiques et garder notre liberté.

La misère est une menace pour tout le monde, et ce risque nous entraine dans une course à l’accumulation, alors que le sentiment de sécurité nous permet de travailler raisonnablement à la satisfaction de nos besoins réels.

L’argent nous permet de nous accomplir dans nos vies, et de nous mettre en relation avec les autres et avec notre liberté.

Il ne doit pas constituer un obstacle, comme dans la scène final du « Dibouk ». Le rabbin conduit une personne très aisée mais peu généreuse, devant la fenêtre. « Que vois-tu ? » « Des enfants qui rient, des hommes, des femmes, la vie ». Il la conduit vers un miroir. « Que vois-tu ? » « Je ne vois que mon image. » «  C’est exactement cela, parfois, il suffit d’un peu d’argent sur la vitre par laquelle on voit le monde pour que tout devienne opaque, et qu’on voit plus qu’une seule chose : soi-même. »

Revenons aux basiques. Comme le dit Hillel : si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?, nous souhaitons cette année veiller à notre propre bien-être, à celui de nos proches, à celui de notre communauté. Mais Hillel continue : si je ne suis que pour moi, que suis-je ? Tournant en roue libre, enfermé dans mon propre esprit, je reste loin de la vie et du mouvement. Nous devons nous occuper de nous-mêmes, mais aussi des autres, de nos proches, et de ceux qui le sont moins, de notre communauté, et d’autres communautés, dans le monde juif, dans le monde interreligieux et dans le monde associatif. Et Hillel de conclure : et si ce n’est pas maintenant, quand ? L’heure de l’action, c’est maintenant. Maintenant pour faire exister nos rêves dans nos esprits, pendant ces jours de fête, et pour les transposer dans nos réalités, lorsque le vrai « travail » reprendra.

Suivons donc la recommandation de Hillel, en nous souhaitant à nous-même, intérieurement, une année pleine de renouveau, puis en nous souhaitant mutuellement, les uns aux autres, une année de bonheur, avant de nous tourner vers ceux de nos voisins que nous connaissons moins et d’envisager de poursuivre nos actions, en nous mettant parfois sur le dessus du magen david, et parfois au contraire, en nous mettant en retrait, pour faire exister ensemble l’individuel et le collectif.

 

Chana Tova oumétouka