Pourim, c’est ce soir! (et demain matin)

Pourim c’est ce soir!

Accueil est buffet dés 18h, lecture de la méguila à 20h30!

Demain, office de Pourim et lecture de la méguila à 10h, dans une ambiance plus sereine ;-), à ne pas rater.

Pour vous préparer:

Un responsum  en anglais cliquez ici sur la lecture de la méguila par téléphone (si vous avez besoin d’une telle lecture, laissez votre numéro de téléphone en commentaire, nous vous appellerons vers 10h30 demain au mieux en fonction des demandes):

Des extraits de la méguila ICI

Tout sur les chants de Pourim ICI

Une vidéo a propos de l’idolâtrie et de Pourim ICI

Des vidéos pour apprendre des versets de la méguila: les versets lus par toute la communauté ICI, les taamim de la méguila ICI, les versets lus par les personnages de Pourim ICI.

Une lecture intégrale de la méguila en hébreu ICI

Et même une interview du Rabbin Boissière dans l’émission Talmudiques sur la fête de Pourim.

 

Paracha Tetsavé: Sommes-nous élitistes ? grand-prêtre, gourous et savoirs partagés…

Le poète latin Térence disait deux siècles avant l’ère chrétienne : « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger! »

Certains humains possèdent-ils une grâce particulière ? Certains sont-ils prédestinés à commander, et d’autres à obéir ? Certains à officier, d’autres à répondre, certains à étudier, d’autres à rester dans l’ignorance ? Ne laissons aucun suspense sur cette grave question: la réponse est « non ». Nous sommes tous égaux et égales. Comment comprendre alors le rôle particulier des prêtres évoqué dans notre paracha?

La Torah, les cinq livres, le Houmach, évoque tous les domaines de la vie : la pensée bien sûr, mais aussi le quotidien, le politique, le juridique et même le médical lorsque le lévitique décrit les maladies de peau, l’architectural, la menuiserie, la sculpture, l’orfèvrerie et la couture. Ces thèmes sont évoqués aussi bien dans le lévitique, troisième livre de la torah, que dans notre livre, l’Exode, chemot, d’où est tirée la paracha tétsavé.

La lecture publique de tous ces sujets est une façon d’affirmer que rien de ce qui est humain n’est étranger à personne, que nous sommes égaux en droits, et également légitimes dans nos aspirations. Tout ce qui est humain nous concerne, personne n’a le droit de nous en écarter, et nous n’avons pas non plus le droit de nous détourner.

Le sacré en particulier appartient à toutes et tous : Chaque semaine nous lisons une paracha de la torah, chaque année, ou tous les trois ans, nous terminons sa lecture intégrale. Chaque chabbat, lorsque nous lisons, nous annonçons le chapitre et le verset qui vont être lus pour que chacun puisse suivre, et ceci est une pratique récente qui remonte à la démocratisation des livres. Mais chaque chabbat, depuis plus de 2000 ans, nous soulevons le rouleau de la torah, le sefer, pour que tous puissent voir le passage concerné, et nous appelons à la torah même les personnes qui ne peuvent pas la lire directement, pour souligner qu’elle leur appartient, à eux aussi, sans exclusion. Nous devons être instruits ; les enfants savoir lire à 5 ans, étudier la michna à 10 ans, lire dans la torah et accomplir les commandements à 13 ans et s’initier à l’approche critique, dialectique et philosophique du talmud à 15 (Pirké avot 5 :21).

Pourtant, notre paracha semble affirmer le contraire. En nous parlant des vêtements des prêtres, elle souligne leur distinction ; et effectivement, la charge de la prêtrise est une question de caste, un domaine élitiste.

Le grand prêtre doit en effet porter des vêtements spécifiques (ex 28 :4) et en particuler:

·         Les épaulettes incluant des pierres de Choham (onyx) sur lesquelles sont gravées les noms des tribus d’Israël,

·         un collier, Le pectoral, composées de pierres précieuses qui elles aussi symbolisent le nom des tribus d’Israël,

·         un fronteau, sur lequel est écrit «  spécial pour l’Eternel », kadoch lachem

Ces éléments soulignent son rôle spécifique et le différencient du commun des mortels, de nous. Quid de la démocratie que j’évoquais ? Est-il normal que le grand prêtre possède ce rôle privilégié ?

Je veux vous proposer deux réponses : la réponse textuelle, et la réponse historique.

Ainsi que le texte le souligne, le costume d’Aaron lui rappelle sa responsabilité et non ses privilèges : en tant que pontife, il crée un lien entre le quotidien des enfants Israël (dont il porte les noms sur ses épaules et sur son cœur) et le caractère sacré de la vie (symbolisé par le fronteau incluant les quatre lettre de l’éternité).

28 : 29 Et Aaron portera sur son cœur, lorsqu’il entrera dans le sanctuaire, les noms des enfants d’Israël, inscrits sur le pectoral du jugement: commémoration perpétuelle devant le Seigneur.

30 Tu ajouteras au pectoral du jugement les ourîm et les toummîm, pour qu’ils soient sur la poitrine d’Aaron lorsqu’il se présentera devant l’Éternel. Aaron portera ainsi la phrase, le jugement, ( et non pas le destin comme traduit par le grand rabbinat) des enfants d’Israël sur sa poitrine, devant le Seigneur, constamment »

36 « Tu feras une plaque d’or pur, sur laquelle tu graveras, comme sur un sceau: « Consacré au Seigneur ».

Plus qu’une personne de pouvoir, le grand prêtre est donc avant tout un porte-parole, il transmet les paroles des enfants d’Israël à l’Eternel et celles l’Eternel auprès des enfants d’Israël. Telle est la réponse textuelle à la distinction du grand prêtre. Il ne représente pas, il transmet, il relie.

L’histoire a également répondu à cette question.

Le premier temple a été détruit en moins 587, le deuxième en 70. Depuis, les prêtres n’ont gardé de leurs devoirs et de leurs privilèges que de rares éléments symboliques. Quand bien même le troisième temple serait reconstruit, l’établissement d’une filiation réelle nécessaire au service du temple est quasiment impossible. Ainsi, le judaïsme est devenu démocratique, remplaçant la charge héréditaire de la prêtrise par la prééminence des sachants, le savoir étant ouvert à toutes et à tous.

D’une façon symbolique, nous sommes donc les héritiers des prêtres, et cela aussi se traduit dans nos vêtements. Rappelez-vous du 6e chapitre du Deutéronome, premier chapitre du chéma israel, que nous lisons matin et soir :

וְאָהַבְתָּ, אֵת י »י אֱלהֶיךָ, בְּכָל לְבָבְךָ וּבְכָל נַפְשְׁךָ, וּבְכָל מְאדֶךָ. וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, אֲשֶׁר אָנכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם, עַל לְבָבֶךָ. וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ, וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ, וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ. וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת עַל יָדֶךָ, וְהָיוּ לְטוטָפת בֵּין עֵינֶיךָ. וּכְתַבְתָּם עַל מְזֻזוֹת בֵּיתֶךָ, וּבִשְׁעָרֶיךָ.

וְנָתְנוּ עַל צִיצִת הַכָּנָף פְּתִיל תְּכֵלֶת. וִהְיִיתֶם קְדשִׁים לֵאלהֵיכֶם

Le tallit, et les tefilines nous appartiennent à tous, la table du chabbat réunissant famille et amis est facile à mettre en place.

La tradition juive d’aujourd’hui est le contraire de l’élitisme, elle est ouverte à tous ceux qui veulent s’impliquer, à toutes celles qui veulent étudier, telle est la vision que nous défendons ensemble.

Chabbat chalom

 

Paracha Bo: Sommes-nous des menteurs ? Sortie d’Egypte, critique biblique mensonge, et liberté

Retour de la Paracha en vidéo sur la chaine youtube de JEM (abonnez-vous pour retrouver nos commentaires filmés). Voici la vidéo, ainsi que son contenu en version texte. Chabbat Chalom!

La vérité a beaucoup de crédit. Quelqu’un de bien ne dit pas de mensonges. Vraiment ? Cette position reflète-t-elle l’éthique juive ?

Si un mensonge est « l’énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité », notre paracha nous recommande précisément de mentir :

Exode 13 :7
On se nourrira de pains azymes durant ces sept jours; et l’on ne doit voir chez toi ni pain levé, ni levain, dans toutes tes possessions. 8 Tu donneras alors cette explication à ton fils: ‘C’est dans cette vue que l’Éternel a agi en ma faveur, quand je sortis de l’Égypte.’ 9 Et tu porteras comme symbole sur ton bras et comme mémorial entre tes yeux afin que la doctrine du Seigneur reste dans ta bouche, que d’un bras puissant, l’Éternel t’a fait sortir de l’Égypte.

ז מַצּוֹת, יֵאָכֵל, אֵת, שִׁבְעַת הַיָּמִים; וְלֹא-יֵרָאֶה לְךָ חָמֵץ, וְלֹא-יֵרָאֶה לְךָ שְׂאֹר–בְּכָל-גְּבֻלֶךָ. ח וְהִגַּדְתָּ לְבִנְךָ, בַּיּוֹם הַהוּא לֵאמֹר: בַּעֲבוּר זֶה, עָשָׂה יְהוָה לִי, בְּצֵאתִי, מִמִּצְרָיִם. ט וְהָיָה לְךָ לְאוֹת עַל-יָדְךָ, וּלְזִכָּרוֹן בֵּין עֵינֶיךָ, לְמַעַן תִּהְיֶה תּוֹרַת יְהוָה, בְּפִיךָ: כִּי בְּיָד חֲזָקָה, הוֹצִאֲךָ יְהוָה מִמִּצְרָיִם.

Êtes-vous réellement sortis d’Egypte ? Ce n’est en tout cas pas mon cas, je n’ai jamais été esclave en Egypte, je n’ai pas connu Pharaon, je n’ai aucunement contribué à la construction des pyramides.

Il m’est ordonné par la torah de « dire à mes enfants en ce jour : c’est pour cela que l’Eternel a agi ainsi pour moi lorsque je suis sortie d’Egypte ».

La loi juive également (le 21e du livre de l’Exode selon le sefer haHinouH rédigé au 13e siècle) : « raconter la sortie d’Égypte le 15 Nissan ». (pour un guide raccourci et des sources sur pessah, voir ce lien : https://rabbinchinsky.fr/pessah/)

Il m’est donc enjoint d’énoncer délibérément un fait contraire à la vérité ! Comment est-ce possible ?

Cela semble paradoxal, car nous savons toute l’importance que notre tradition attache à la parole, l’interdit du « mauvais langage » (lachon hara, לשון הרע) est fondamental, deux des dix paroles sont des lois concernant la parole, l’interdiction de prononcer le nom de « dieu » en vain et l’interdiction de porter un faux témoignage contre son prochain, il est interdit de tromper quelqu’un, et enfin, nous avons l’obligation d’utiliser un « bon langage », celui des bénédictions. A travers les « barouH ata adonaï » (  XXXX ברוך אתה      ) que nous prononçons, nous disons ce qui est de façon positive, nous nous réjouissons de ce que nous vivons, de ce que nous mangeons, des moments que nous partageons, nous nous réjouissons des missions que nous accomplissons, d’allumer les bougies du chabbat, de mettre les téfilines.

Ceci n’est pas la vérité, et ce n’est pas non plus un mensonge au sens juif, car l’intention n’est pas d’induire notre partenaire en erreur : tout le monde sait que je n’ai pas été esclave en Égypte, et tout le monde sait que j’ai une obligation de prononcer ces mots, personne ne croit que je dis LA vérité ou que j’essaie de tromper quiconque.

La parole ici obéit à une autre éthique. Pas à une vision descriptive, mais à une vision constructive. En parlant, je crée. Parler de façon éthique, ce n’est pas prétendre décrire la vérité, c’est être conscients de ce que notre parole créée. Si mes propos soutiennent la liberté, s’ils parlent de la sortie d’Egypte, de notre puissance créatrice, de notre liberté de décision, de notre pouvoir d’échapper à ce qui semble une fatalité, alors ma parole est éthique, selon les critères juifs. Si mes propos au contraire rabaissent mes interlocuteurs, leur dignité et leur liberté, ils ne sont pas éthiques.

Nos actes sont également des déclarations : nous mangeons de la Matsa, nous mettons les téfilines, pour soutenir notre vision de la liberté, pour susciter des questions, pour sortir de nos habitudes. Le philosophe John Austin dirait que nous devons être conscients de la dimension « perlocutoire » de nos paroles, et de nos actes.

D’où viennent nos propos ? D’où vient le contenu de nos propos (l’information est-elle vérifiée) ? D’où vient la tonalité de nos propos (je dis cela parce que je me sens enthousiaste, déprimée, en colère, engagée ?) quelle est l’intention de nos propos (je dis cela parce que je veux que tu te sentes bien, parce que je veux te communiquer une information, parce que j’espère que tu m’aideras ?).

Les « putes à clic » sont ces liens sur internet qui nous donnent tellement envie de cliquer. Leur contenu est généralement soit inexistant soit nocif pour les stars dont il est question, leur intention est de générer des revenus à la personne qui les a installées à travers les recettes publicitaires de leur site, leur effet est de faire circuler des idées nocives. Il semble évident que cliquer sur ces liens est interdit par la Torah, même lorsque leur contenu n’a rien de techniquement faux.

En revanche, nous avons en total droit à la poésie performative, nous pouvons raconter longuement une sortie d’Égypte qui n’a peut-être pas eu lieu, et nous pouvons la mettre en scène.

Ces paroles, destinées à encourager la liberté de prendre des décisions, la liberté d’agir sur le monde et la liberté de questionner, sont même une obligation dans notre tradition.

Comme le dit le Talmud  méguila 16a : celui qui cite ses sources amène la rédemption sur le monde. Dire « la sortie d’Egypte a eu lieu (ou pas) » est insuffisant et vain. Ce qui est intéressant en revanche, c’est de parler de : la sortie d’Égypte « telle que racontée dans la torah » », « l’absence de réalité historique de la sortie d’Egypte selon l’archéologie », ou « l’importance de l’acte de raconter et de mettre en scène pour faire réfléchir, dans la tradition juive. » En citant nos sources, nous clarifions l’origine de nos propos, ce qu’ils signifient pour nous, et nos intentions.

En tant que juifs modernes, que juifs libéraux, massorti ou modern orthodoxes, la vérité historique ne nous fait pas peur. Nous pouvons étudier les aspects historiques de la sortie d’Egypte, et constater, éventuellement, qu’elle n’a pas pu avoir lieu. Cela ne nous émeut pas. Car nous sommes bien certains, au contraire, que le récit de la sortie d’Egypte, lui, a des sources très anciennes, et que la hagada de PessaH, elle-même, d’origine dans plus de 2500 ans. La vérité historique, au contraire, nous donne des éléments de contexte du récits, éléments de contexte sans cesse recherchés depuis toujours par nos sages, depuis les tanaim jusqu’aux sages modernes en passant par rav Saadia Gaon et Rachi. Si la sortie d’Egypte n’a pas existé, son récit est encore plus puissant, notre fidélité à ce récit est encore plus impressionnante, l’importance que nous accordons à la liberté est souligné de façon saisissante.

La sortie d’Egypte n’a peut-être pas eu lieu, mais le récit de la sortie d’Egypte est une vérité incontestable.

Un juif, c’est quelqu’un qui répond à une question par une autre question, qui continue à interroger le sens de nos paroles et leur vérité relative. A vous de poursuivre cette mise en abîme trimillénaire !

Chabbat chalom

https://www.massorti.com/La-critique-biblique-et-la-foi

https://www.cairn.info/revue-diogene-2008-4-page-35.htm#

https://rabbinchinsky.fr/2019/04/12/pessah-seder-communautaire/

Paracha de Soukot – L’Union fait la Joie

Fête du rassemblement et de l’ouverture, Soukot nous réjouit par ses merveilleux textes (Zacharie, Ecclésiaste, Paracha de chabbat Soukot) ainsi que les nombreux symboles du Loulav, de la Souka, des Ouchpizin et Ouchpizot. Nous évoquerons en prime un poème du poète persan Rummi, qui est particulièrement approprié à la fête. Moadim LéssimHa et chabbat chalom…

Texte lié à ces questions disponible en fin d’article.

2016 : Sur un pied! Paracha SimHat Torah: Où est le paradis?

Texte écrit pour la Newsletter de l’ULIF :

L’Union fait la Joie, quelques mots du Rabbin Floriane Chinsky pour ce Chabbat de Soukot

Ce chabbat, nous associerons la douceur du chabbat à la plénitude de Soukot. De tous temps, la joie qui caractérise la fête résulte de notre rassemblement. Aujourd’hui, cette joie est démultipliée pour nous par l’union de nos synagogues au sein d’une association ombrelle, d’une Souka symbolique, le JEM.

Petites cabanes construites dans la rue en Israël, dans nos cours, voire dans nos salons pour les parisiens dépourvus de jardins, nos soukot chamboulent notre expérience de vie. Pendant 7 jours, notre maison devient secondaire, notre cabane devient principale. Nos murs deviennent secondaires, nos fenêtres deviennent principales, pour reprendre le titre du livre de Marshall Rosenberg, fondateur de la Communication Non Violente : « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) ».

Nos mots sont-ils des fenêtres ou bien sont-ils des murs ? Les murs de nos maisons, de nos synagogues, de JEM, ont-ils pour but d’accueillir et de rassembler ou d’isoler de la réalité du monde extérieur ?

Soukot est la fête de l’ouverture et de l’équilibre.

Le bouquet des quatre espèces, le loulav, met en acte notre volonté d’unité intérieure en symbolisant les organes du corps (colonne vertébrale pour le palmier, yeux pour la myrte, bouche pour le saule, cœur pour le cédrat), mais aussi notre volonté d’unité sociale en rappelant différents caractères humains ( aimant l’étude pour le palmier, préférant l’action pour la myrte, indifférent pour le saule ou cumulant étude et action pour le cédrat). Cette unité est conjuguée avec le désir d’ouverture puisque nous agitons ce loulav dans les six directions du monde.

Les murs fins de la souka-cabane proposent la juste mesure de rassemblement entre ceux qui sont dedans sans pour autant exclure ceux qui sont dehors. Son toit végétal et détendu protège légèrement du soleil pendant la journée tout en laissant admirer les étoiles la nuit venue.

Enfin, chacun des jours de soukot est l’occasion d’accueillir de nouveaux hôtes, les sept « ouchpizin » traditionnels et les sept prophétesses mentionnées par le Talmud Babylonien Méguila. Après Abraham, Sarah, Myriam, Isaac, Jacob, Déborah, Hanna, Moïse, Aaron et Abigaïl, nous accueillons ce chabbat Joseph « le Juste » et Houlda « la Prophétesse ».

Quelles qualités de Joseph sont-elles prépondérantes à vos yeux ? Son ambition, lorsqu’il partage ses rêves ? Son courage, lorsqu’il va retrouver ses frères malgré leur animosité ? Sa ténacité, lorsqu’il se relève de sa vente comme esclave puis de sa séquestration en prison ? Son ingéniosité, lorsqu’il guide le changement d’attitude de ses frères et leur réconciliation ? Sa sensibilité, lorsqu’il pleure au moment des retrouvailles ?

Qu’admirons-nous chez Houlda ? Sa capacité de vision Prophétique lorsqu’elle identifie l’importance du « Livre de l’Alliance » retrouvé dans le Temple ? Son éloquence lorsqu’elle défend sa valeur ? Son influence historique, elle qui remet en avant un livre qui portera une influence décisive sur le monde pour les 2400 années suivantes ? Sa compassion, comme le souligne Rabbi Chila ?

Toutes ces qualités, nous les possédons et nous les associons, et nous les mettons en avant à l’occasion de ce Chabat de demi-fête, comme nous allierons nos qualités pour l’année à venir.

L’office du vendredi soir exprime notre désir de plénitude : « étends sur nous ton « pavillon de paix », ta  » Soukat Chalom » ». Ce chabbat, nous serons rassemblés sous le pavillon de paix spirituelle du chabbat autant que sous la souka concrète de soukot. Que nous puissions toutes et tous, avec nos différentes qualités, goûter la douceur de cette ouverture qui nous enrichit.

 

Akadem: Greta Thunberg

L’émission d’Akadem sur Greta Thunberg est en ligne… C’était un moment intéressant autour d’une jeune fille engagée, très critiquée, et d’une question qui nous engage tous et toutes: le climat.

Vous pouvez la voir sur Akadem sur ce lien, ici, il suffit de cliquer 😉

C’est complémentaire du commentaire que j’avais fait sur la paracha Nitsavim, à voir ici, sur ce lien.

Je serai très heureuse de lire vos commentaires. Moadim LéssimHa!

P.S. SimHat Torah sera dimanche soir en Israël et dans les communautés libérales du monde entier, rejoignez ce moment de joie et de danse si le coeur vous en dit…

Paracha Nitsavim: Greta Thunberg et les champignons

Greta Thunberg doit faire face aux champignons… et notre paracha Nitsavim nous incite à faire face lucidement à la situation, dans le respect des générations futures… Pas de faux fuyants en cette veille de Roch hachana.

2016 : Sur un pied! Paracha Nitsavim: Interdiction de stationner!

2015 : Sur un pied ! Parasha Nitsavim : l’alliance pour tous, au présent !

Liens:

http://microtop.ca/lepetitprince/chapitre07.html

https://he.wikisource.org/wiki/%D7%91%D7%91%D7%9C%D7%99_%D7%A9%D7%91%D7%95%D7%A2%D7%95%D7%AA_%D7%A4%D7%A8%D7%A7_%D7%95

https://www.sefaria.org/Shevuot.39a.8-9?lang=bi

https://www.telerama.fr/television/haro-sur-greta-thunberg,-la-demoniaque-vestale-hitlero-maoiste,n6438895.php

http://sefarim.fr/

Paracha Ki Tavo: Le secret du bonheur

Être heureux, c’est un commandement! Doit-on donc se forcer à être heureux? Comment procéder? Quelques minutes pour évoquer trois directions à suivre: 1 prendre le temps de constater ce qui va bien et de le nommer (chap.26 v.11), 2 partager pour que personne ne reste en retrait et pour que nous nous sentions en sécurité (chap.26 v.16), 3 partir de la réalité telle qu’elle est (26:3) si c’est nécessaire, et changer ce qui peut l’être. Un bon point de départ en ces périodes politiques mouvementées. (Les versets cités dans la vidéo figurent en fin d’article)

2016 : Sur un pied! Paracha Ki Tavo: qui doit-on maudire?

 

2015 : Sur un pied ! Parasha Ki Tavo: la générosité: un facteur de succès?


 

Versets cités: chap/26 (paracha ki tavo)

3 Tu te présenteras au pontife qui sera alors en fonction, et lui diras: « Je viens reconnaître en ce jour, devant l’Éternel, ton Dieu, que je suis installé dans le pays que l’Éternel avait juré à nos pères de nous donner. »

וּבָאתָ, אֶל-הַכֹּהֵן, אֲשֶׁר יִהְיֶה, בַּיָּמִים הָהֵם; וְאָמַרְתָּ אֵלָיו, הִגַּדְתִּי הַיּוֹם לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ, כִּי-בָאתִי אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר נִשְׁבַּע יְהוָה לַאֲבֹתֵינוּ לָתֶת לָנוּ

Rachi: Qui sera en ces jours-là Il n’est pour toi de kohen que celui qui t’est contemporain, quel qu’il soit.

אֲשֶׁר יִהְיֶה בַיָּמִים הָהֵם. אֵין לְךָ אֶלָּא כֹּהֵן שֶׁבְּיָמֶיךָ כְּמוֹ שֶׁהוּא:

11 Et tu te réjouiras pour tous les biens que l’Éternel, ton Dieu, aura donnés à toi et à ta famille, et avec toi se réjouiront le Lévite et l’étranger qui est dans ton pays.

יא וְשָׂמַחְתָּ בְכָל-הַטּוֹב, אֲשֶׁר נָתַן-לְךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ–וּלְבֵיתֶךָ: אַתָּה, וְהַלֵּוִי, וְהַגֵּר, אֲשֶׁר בְּקִרְבֶּךָ.

13 tu feras cette déclaration devant l’Éternel, ton Dieu: « J’ai fait disparaître de chez moi les choses saintes, et je les ai attribuées au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, exactement selon l’ordre que tu m’as donné; je n’ai transgressé ni omis aucun de tes préceptes.

יג וְאָמַרְתָּ לִפְנֵי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בִּעַרְתִּי הַקֹּדֶשׁ מִן-הַבַּיִת, וְגַם נְתַתִּיו לַלֵּוִי וְלַגֵּר לַיָּתוֹם וְלָאַלְמָנָה, כְּכָל-מִצְוָתְךָ, אֲשֶׁר צִוִּיתָנִי: לֹא-עָבַרְתִּי מִמִּצְו‍ֹתֶיךָ, וְלֹא שָׁכָחְתִּי

Chap. 16 (paracha Réé)

11 Et tu te réjouiras en présence de l’Éternel, ton Dieu, toi, ton fils et ta fille, ton esclave et ta servante, le Lévite qui sera dans tes murs, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront près de toi, dans l’enceinte que l’Éternel, ton Dieu, aura choisie pour y faire habiter son nom.

א וְשָׂמַחְתָּ לִפְנֵי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ וְעַבְדְּךָ וַאֲמָתֶךָ, וְהַלֵּוִי אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ, וְהַגֵּר וְהַיָּתוֹם וְהָאַלְמָנָה אֲשֶׁר בְּקִרְבֶּךָ–בַּמָּקוֹם, אֲשֶׁר יִבְחַר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לְשַׁכֵּן שְׁמוֹ, שָׁם

14 et tu te réjouiras pendant la fête et, avec toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l’étranger, l’orphelin, la veuve qui seront dans tes murs. 

יד וְשָׂמַחְתָּ, בְּחַגֶּךָ: אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, וְעַבְדְּךָ וַאֲמָתֶךָ, וְהַלֵּוִי וְהַגֵּר וְהַיָּתוֹם וְהָאַלְמָנָה, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ.

Chap. 17 (paracha choftim)

9 tu iras trouver les pontifes, descendants de Lévi, ou le juge qui siégera à cette époque; tu les consulteras, et ils t’éclaireront sur le jugement à prononcer.

ט וּבָאתָ, אֶל-הַכֹּהֲנִים הַלְוִיִּם, וְאֶל-הַשֹּׁפֵט, אֲשֶׁר יִהְיֶה בַּיָּמִים הָהֵם; וְדָרַשְׁתָּ וְהִגִּידוּ לְךָ, אֵת דְּבַר הַמִּשְׁפָּט.

Rachi: Et vers le juge qui sera en ces jours-là Tu dois lui obéir même s’il n’atteint pas les compétences de ses prédécesseurs. Seul compte le juge qui t’est contemporain (Roch hachana 25b).

וְאֶל־הַשֹּׁפֵט אֲשֶׁר יִהְיֶה בַּיָּמִים הָהֵם. ספרי ואפי’ אינו כשאר שופטים שהיו לפניו אתה צריך לשמוע לו אין לך אלא שופט שבימיך)

.

Paracha Ki tétsé: La mode « cacher »!

Notre paracha parle de trois sujets vestimentaires: Le chaatnez (interdit des mélanges laine-Lin), les tsitsiot (franges aux coins des vêtements) et le gage des pauvres (à rendre avant la nuit). Que tirer de cela à notre époque, ou la « mode rapide » incite chacun à acheter pas cher et à jeter sans scrupules? Quelle serait une mode « cacher »? Nous évoquerons ces questions ainsi que la symbolique des vêtements dans la tradition juive.

2016 : Sur un pied! Paracha Ki Tetze: À quoi sert le talit?

[

Le goût des commandements, le tallit, « tu te feras des guédilim », la torah, le contexte historique et l’exploration personnelle comme pistes, « se souvenir de l’ensemble des commandements », guématria 600 + 8 fils + 5 nœuds = 613, les tsitsiot perses et notre égalité, explication sur la mise du Tallit, rechercher le sens des pratiques religieuses ou non,

2015 : Sur un pied ! Parasha Ki Tetsé : Éduquer ou punir ?


Les différents types de punition, l’enfant rebelle, les conditions nécessaire à son inculpation, l’absolue cohérence pédagogique,

Liens divers: Vinted,   1083,   Le grand dressing,    article sur France Inter,   the true cost,      how to change the world

http://www.jtsa.edu/clothes-that-make-us-human

Les livres d’artiste en textile

L’artiste entretenait un rapport privilégié avec le textile et les travaux d’aiguille, en rapport avec son enfance, durant laquelle elle était chargée de réparer les tapisseries pour aider ses parents tapissiers (voir ci-dessus, Biographie). Adulte, l’artiste cristallisa cette notion de « réparation » et continua à l’associer à la couture. Pour elle, ce fut également un moyen d’exprimer dans son travail artistique la manière dont les membres d’une même famille (et notamment de sa propre famille) tissent des liens, les défont, et tentent de les réparer. C’est à la fin de sa vie, à partir des années 1990, que l’utilisation de matériaux textiles va occuper une place prépondérante dans l’œuvre de l’artiste. Notamment avec son installation Pink Days and Blue Days, suspension de vieux vêtements chinés d’adulte et d’enfant sur une structure en acier, sur des os faisant office de cintres29. Ce qui la conduira, dès 2001, à entreprendre des projets de livres d’artistes textiles.

Le site du MomA répertorie très précisément cette partie du travail de l’artiste. On peut y consulter les planches scannées des livres textiles illustrés et imaginés par Louise Bourgeois, parfois en collaboration avec d’autres artistes, poètes, écrivains30.

Louise Bourgeois a collaboré avec Paulo Herkenhoff qui a écrit le texte pour son livre The Laws of Nature31 et avec l’artiste et écrivain Gary Indiana pour To Whom it may concern32 qui a écrit des poèmes en prose, des méditations sur la sexualité, les relations, la corporéité, mis en lien avec des gravures de Bourgeois.

Paracha Choftim: Nos filles sont des rois! (et nous aussi)

Ah bon? ne sont-elles pas plutôt des reines? Depuis l’adoption de la loi salique en France, une reine n’est plus le féminin grammatical du roi, le titre est purement « honorifique », la reine de règne jamais mais est tout au plus le ventre censé porter l’héritier mâle.
Sarah n’est-elle pas elle-même « reine »? La reine du Chabbat n’est-elle pas l’invitée la plus digne, forte dans la non-violence, et nous l’accueillons ensemble, hommes et femmes, tous les vendredi soir? Le « roi » évoqué dans notre paracha, ne doit pas avoir trop de chevaux, d’argent, et de femmes. Qu’est-ce que cette phrase nous dit de la royauté? de l’autorité? de la hiérarchie? de la place des femmes dans ce type de systèmes de castes?
Cette année, nos études talmudique du mercredi midi reprendront les textes du talmud pour explorer leur position.
En attendant, bonne visualisation, et chabbat chalom, un chabbat de paix à toutes et à tous!

Paracha KoraH: bataille Moïse/KoraH : disrupter à tout prix!

On parle souvent du couple « tradition/modernité ». Qui est du côté de la tradition? qui est du côté de la modernité? Aujourd’hui cherchons où est le vrai changement. La « disruption » de KoraH est-elle progressiste ou réactionnaire? La « tradition » de Moïse n’est-elle pas celle de la révolution permanente, de la lutte ininterrompue contre l’ « esclavage »? Qu’en est-il aujourd’hui, quand des manifestants écologistes reçoivent des gaz lacrymogènes des policiers, qu’un « délit de solidarité » se met en place, et que le changement écologique est un enjeu majeur?

2016 : Sur un pied! Paracha KoraH : Qui est responsable?

2015 : Sur un pied ! Parasha KoraH : à qui faut-il obéir ?

Liens et sources :

  • Nb/16:4 Moïse, en les entendant, se jeta sur sa face; 5 puis il parla à Coré et à toute sa faction, en ces termes: « Demain, le Seigneur fera savoir qui est digne de lui, qui est le saint qu’il admet auprès de lui; celui qu’il aura élu, il le laissera approcher de lui. 6 Faites ceci: munissez-vous d’encensoirs, toi Coré, et tout ton parti; 7 mettez-y du feu et remplissez-les de parfum, devant le Seigneur, demain: or, l’homme que distinguera le Seigneur, c’est celui-là qui est saint. Assez donc, enfants de Lévi! » 8 Et Moïse dit à Coré: « Or, écoutez, enfants de Lévi. 9 C’est donc peu, pour vous, que le Dieu d’Israël vous ait distingués de la communauté d’Israël, en vous admettant auprès de lui pour faire le service du tabernacle divin, et en vous plaçant en présence de la communauté pour la servir?10 Il t’a donc approché de lui, toi et tous tes frères, les enfants de Lévi, et vous réclamez encore le sacerdoce! 11 En vérité, toi et toute ta bande, c’est contre l’Éternel que vous vous êtes ligués; car Aaron, qu’est-il, pour que vous murmuriez contre lui? » 12 Moïse envoya quérir Dathan et Abirâm, fils d’Elïab
  • ד וַיִּשְׁמַע מֹשֶׁה, וַיִּפֹּל עַל-פָּנָיו. ה וַיְדַבֵּר אֶל-קֹרַח וְאֶל-כָּל-עֲדָתוֹ, לֵאמֹר, בֹּקֶר וְיֹדַע יְהוָה אֶת-אֲשֶׁר-לוֹ וְאֶת-הַקָּדוֹשׁ, וְהִקְרִיב אֵלָיו; וְאֵת אֲשֶׁר יִבְחַר-בּוֹ, יַקְרִיב אֵלָיו. ו זֹאת, עֲשׂוּ: קְחוּ-לָכֶם מַחְתּוֹת, קֹרַח וְכָל-עֲדָתוֹ. ז וּתְנוּ בָהֵן אֵשׁ וְשִׂימוּ עֲלֵיהֶן קְטֹרֶת לִפְנֵי יְהוָה, מָחָר, וְהָיָה הָאִישׁ אֲשֶׁר-יִבְחַר יְהוָה, הוּא הַקָּדוֹשׁ; רַב-לָכֶם, בְּנֵי לֵוִי.ח וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-קֹרַח: שִׁמְעוּ-נָא, בְּנֵי לֵוִי. ט הַמְעַט מִכֶּם, כִּי-הִבְדִּיל אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל אֶתְכֶם מֵעֲדַת יִשְׂרָאֵל, לְהַקְרִיב אֶתְכֶם, אֵלָיו–לַעֲבֹד, אֶת-עֲבֹדַת מִשְׁכַּן יְהוָה, וְלַעֲמֹד לִפְנֵי הָעֵדָה, לְשָׁרְתָם. י וַיַּקְרֵב, אֹתְךָ, וְאֶת-כָּל-אַחֶיךָ בְנֵי-לֵוִי, אִתָּךְ; וּבִקַּשְׁתֶּם, גַּם-כְּהֻנָּה. יא לָכֵן, אַתָּה וְכָל-עֲדָתְךָ–הַנֹּעָדִים, עַל-יְהוָה; וְאַהֲרֹן מַה-הוּא, כִּי תלונו (תַלִּינוּ) עָלָיו. יב וַיִּשְׁלַח מֹשֶׁה, לִקְרֹא לְדָתָן וְלַאֲבִירָם בְּנֵי אֱלִיאָב
  • Il tomba sur sa face À cause de la querelle, car c’était leur quatrième inconduite. Ils avaient péché lors du veau d’or, et « Mochè implora Hachem » (Chemoth 32, 11). Ils avaient récidivé lors de l’épisode des « gémissants », et « Mochè pria vers Hachem » (supra  11, 2), et aussi lors de celui des explorateurs, et « Mochè dit à Hachem : Les Égyptiens entendront… » (supra  14, 13). Mais lors de la querelle de Qora‘h, ses bras lui en sont tombés. Cela ressemble au fils d’un roi qui se serait mal conduit envers son père et en faveur duquel serait intervenu une fois, voire même à deux ou trois reprises, son ami. Mais à la quatrième faute, les bras de l’ami lui en seraient tombés, car il se serait dit : « Jusqu’à quand pourrai-je continuer de déranger le roi ? Peut-être ne l’acceptera-t-il plus de moi ! » (Midrach Tan‘houma).
  • Nb16:15 Moïse, fort contristé, dit au Seigneur: « N’accueille point leur hommage! Je n’ai jamais pris à un seul d’entre eux son âne, je n’ai jamais fait de mal à un seul d’entre eux. »16 Moïse dit à Coré: « Toi et tout ton parti, soyez devant le Seigneur, toi et eux ainsi qu’Aaron, demain; 17 prenez chacun votre encensoir, mettez-y du parfum et apportez, devant le Seigneur, chacun votre encensoir, deux cent cinquante encensoirs; toi aussi et Aaron, chacun le sien. »
  • טו וַיִּחַר לְמֹשֶׁה, מְאֹד, וַיֹּאמֶר אֶל-יְהוָה, אַל-תֵּפֶן אֶל-מִנְחָתָם; לֹא חֲמוֹר אֶחָד מֵהֶם, נָשָׂאתִי, וְלֹא הֲרֵעֹתִי, אֶת-אַחַד מֵהֶם.
  • RACHI : Mochè s’enflamma beaucoup Il en fut très attristé (Midrach Tan‘houma).Ne te tourne pas vers leur oblation (min‘ha) Au sens littéral : Ne te tourne pas favorablement vers l’encens qu’ils t’offriront demain ! Explication du midrach : « Je sais, [a dit Mochè], qu’ils ont une part dans les offrandes perpétuelles de la collectivité. Puisse-t-elle, cette part, ne pas être accueillie non plus avec bienveillance ! Que le feu la délaisse et ne la consume pas ! » (Midrach Tan‘houma).Pas un seul âne je n’ai porté d’eux Je n’ai pas pris l’âne d’un seul d’entre eux (Targoum Onqelos). Et lorsque je suis allé de Midyan en Égypte et que j’ai fait monter ma femme et mes fils sur un âne (Chemoth 4, 20), j’aurais pu prendre cet âne à leurs frais, mais je n’ai pris que le mien. Le mot cha‘héth, employé par le Targoum Onqelos pour « porter » signifie en araméen : « réquisition royale » (Baba Bathra 47a).
  • וַיִּחַר לְמֹשֶׁה מְאֹד, נִצְטַעֵר עַד לִמְאֹד.

    אַל-תֵּפֶן אֶל-מִנְחָתָם, לְפִי פְּשׁוּטוֹ: הַקְּטֹרֶת שֶׁהֵם מַקְרִיבִים לְפָנֶיךָ מָחָר, אַל תֵּפֶן אֲלֵיהֶם. וְהַמִּדְרָשׁ אוֹמֵר: יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁיֵּשׁ לָהֶם חֵלֶק בִּתְמִידֵי צִבּוּר, אַף חֶלְקָם לֹא יְקֻבַּל לְפָנֶיךָ לְרָצוֹן, תַּנִּיחֶנּוּ הָאֵשׁ וְלֹא תֹּאכְלֶנּוּ.

    לֹא חֲמוֹר אֶחָד מֵהֶם נָשָׂאתִי, לֹא חֲמוֹרוֹ שֶׁל אֶחָד מֵהֶם נָטַלְתִּי, אֲפִלּוּ (תנחומא) כְּשֶׁהָלַכְתִּי מִמִּדְיָן לְמִצְרַיִם וְהִרְכַּבְתִּי אֶת אִשְׁתִּי וְאֶת בָּנַי עַל הַחֲמוֹר וְהָיָה לִי לִטֹּל אוֹתוֹ הַחֲמוֹר מִשֶּׁלָּהֶם, לֹא נָטַלְתִּי אֶלָּא מִשֶּׁלִּי. וְתַרְגּוּם אוֹנְקְלוּס: « שְׁחָרִית », לְשׁוֹן אֲרָמִי כָּךְ נִקְרֵאת אַנְגַרְיָא שֶׁל מֶלֶךְ שׁחוור:

  • 16 Moïse dit à Coré: « Toi et tout ton parti, soyez devant le Seigneur, toi et eux ainsi qu’Aaron, demain; 17 prenez chacun votre encensoir, mettez-y du parfum et apportez, devant le Seigneur, chacun votre encensoir, deux cent cinquante encensoirs; toi aussi et Aaron, chacun le sien. »
  • 22 Mais ils tombèrent sur leur face et dirent: « Seigneur! Dieu des esprits de toute chair! Quoi, un seul homme aura péché, et tu t’irriterais contre la communauté tout entière! »
  • כב וַיִּפְּלוּ עַל-פְּנֵיהֶם, וַיֹּאמְרוּ, אֵל, אֱלֹהֵי הָרוּחֹת לְכָל-בָּשָׂר: הָאִישׁ אֶחָד יֶחֱטָא, וְעַל כָּל-הָעֵדָה תִּקְצֹף. {ס
  • Qél ! Eloqim des esprits Qui connaît les pensées. Ta manière d’être n’est pas celle des êtres de chair et de sang : Lorsqu’un roi de chair et de sang doit faire face à un écart de conduite d’une partie de son royaume, il ignore qui est le pécheur, de sorte que, dans sa colère, il punit tous ses sujets. Tandis que devant toi, toutes les pensées sont à nu et tu sais qui a péché (Midrach Tan‘houma).Un seul homme C’est lui le pécheur, et toi « tu te mettras en colère contre toute la communauté » ? Le Saint béni soit-Il répondit : « Tu as bien parlé. Je sais et je ferai connaître qui a péché et qui n’a pas péché. »
  • אֵל אֱלֹהֵי הָרוּחֹת, יוֹדֵעַ מַחֲשָׁבוֹת אֵין מִדָּתְךָ כְּמִדַּת בָּשָׂר וָדָם: מֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁסָּרְחָה עָלָיו מִקְצָת מְדִינָה, אֵינוֹ יוֹדֵעַ מִי הַחוֹטֵא, לְפִיכָךְ כְּשֶׁהוּא כּוֹעֵס נִפְרָע מִכֻּלָּם, אֲבָל אַתָּה לְפָנֶיךָ גְּלוּיוֹת כָּל הַמַּחֲשָׁבוֹת וְיוֹדֵעַ אַתָּה מִי הַחוֹטֵא.

    הָאִישׁ אֶחָד, הוּא הַחוֹטֵא וְאַתָּה עַל כָּל הָעֵדָה תִּקְצֹף? אָמַר הַקָּדוֹשׁ-בָּרוּךְ-הוּא: יָפֶה אָמַרְתָּ אֲנִי יוֹדֵעַ וּמוֹדִיעַ מִי חָטָא וּמִי לֹא חָטָא:

  • 30 Mais si l’Éternel produit un phénomène; si la terre ouvre son sein pour les engloutir avec tout ce qui est à eux, et qu’ils descendent vivants dans la tombe, vous saurez alors que ces hommes ont offensé l’Éternel. »
  • ל וְאִם-בְּרִיאָה יִבְרָא יְהוָה, וּפָצְתָה הָאֲדָמָה אֶת-פִּיהָ וּבָלְעָה אֹתָם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר לָהֶם, וְיָרְדוּ חַיִּים, שְׁאֹלָה–וִידַעְתֶּם, כִּי נִאֲצוּ הָאֲנָשִׁים הָאֵלֶּה אֶת-יְהוָה.
  • Et si Hachem crée une création Nouvelle.Hachem crée En les faisant mourir d’une manière inconnue jusque ici. Et quelle serait cette création ? « Que la terre disperse sa bouche et les engloutisse. » Vous saurez alors « que ces hommes-là ont méprisé Hachem » et que moi j’ai parlé sur l’ordre du Tout-Puissant. Nos maîtres ont expliqué : S’il a été créé, lors des six jours de la création, une ouverture de la terre, c’est bien. Sinon, que « Hachem la crée » maintenant ! (Sanhèdrin 110a).
  • וְאִם בְּרִיאָה, חֲדָשָׁה.

    יִבְרָא ה’, לְהָמִית אוֹתָם בְּמִיתָה שֶׁלֹּא מֵת בָּהּ אָדָם עַד הֵנָּה, וּמַה הִיא הַבְּרִיאָה? וּפָצְתָה הָאֲדָמָה אֶת-פִּיהָ וְתִּבְלָעֵם, אָז וִידַעְתֶּם כִּי נִאֲצוּ הֵם אֶת ה’, וַאֲנִי מִפִּי הַגְּבוּרָה אָמַרְתִּי. וְרַבּוֹתֵינוּ פֵּרְשׁוּ (סנהדרין קי): אִם בְּרִיאָה פֶּה לָאָרֶץ מִשֵּׁשֶׁת יְמֵי בְּרֵאשִׁית _ מוּטָב, וְאִם לָאו יִבְרָא ה’. (ר »ל יִבְרָא ה’ הַפֶּה לְכָאן):

LA CANICULE ET LES VOITURES DES MINISTRES (ft. Ndiaye, Blanquer, De Rugy, Riester, Fesneau)
Vidéo Violences policières : les images décryptées #LesDécodeurs
Vidéo Cécile Duflot : « Ce qui nous a tué ces 150 dernières années, c’est une vision court-termiste »
Vidéo Carola Rackete, la capitaine du « Sea Watch 3 » libérée