Les vacances – Une étape décisive!

L’année scolaire s’est achevée, avec ses malédictions, les vacances commencent, avec leurs bénédictions! (voir « aHot Kétana », cette magnifique prière d’entrée dans l’année nouvelle juive).

Chaque étape de la vie est l’occasion d’intégrer de nouvelles pratiques susceptibles de nous rendre la vie plus belle.

Comment profiter des vacances?
Ces moments de tranquillité permettent de renforcer les liens familiaux et filiaux, de mettre en place de bonnes pratiques relationnelles qui renforceront la base d’amour si fondamentale pour que nous soyons en mesure de guider nos enfants tout au long de l’année.

Au cours de nos réflexions de ce matin, au cours « Le judaïsme, un atout pour l’avenir de nos enfants », nous avons envisagé deux directions.

1 – peaufiner le quotidien…
La première et de profiter du calme des vacances pour mettre en place des éléments pédagogiques et des habitudes de vie auxquelles nous aspirons. D’un point de vue juif, on peut commencer un allumage des bougies du chabbat, apprendre quelques chants à partager à cette occasion, commencer à lire un livre qui raconte la paracha de la semaine… On peut chaque semaine prévoir un temps pour chercher un jeu de société à ouvrir et à tester spécialement le chabbat suivant. Ces jeux pourront ensuite marquer joyeusement les chabbatot tout au long de l’année à venir. On peut profiter de l’été pour préparer des sets de tables spécifiques pour chacune des fêtes juives à venir, apprendre des chants, adopter des défis pour réviser son hébreu…

2 – se préparer à une transformation téchouvatesque!
La seconde façon de mettre à profit les vacances consiste à préparer plus spécifiquement les fêtes de Tichri. Roch hachana, Kipour, Soukot et SimHat Torah sont des fêtes de fondation et de re-fondation, sur lesquelles on peut s’appuyer sans modération !
Ces fêtes permettent un renforcement entre les valeurs de la maison et les valeurs de la culture juive. Ce n’est pas simplement nous qui demandons à nos enfants de travailler leurs qualités humaines. C’est la communauté juive dans son ensemble qui s’inscrit dans un processus de Téchouva, de retour à soi-même, de culture du meilleur de soi-même.

Les notions de Tichri peuvent sembler abstraites. Pourtant, chaque âge a sa propre porte d’entrée dans cette belle dynamique. Nous étudierons cela au fil des semaines à venir…

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Par ailleurs, toutes les idées sont les bienvenues ici, n’hésitez pas à les partager, je serai toujours heureuse de vous répondre…

D’ici-là, très bons préparatifs pour vos vacances à venir, pour qu’elles soient fondatrices de bons moments à prolonger tout au long de l’année…

Le rôle des parents dans la Bat/Bar Mitsva

A travers la BM de leurs enfants, les parents ont la possibilité d’assurer la transmission, de passer « officiellement » le relais aux jeunes, de les encourager à assumer leurs capacités et leurs désirs d’adulte naissants, d’une façon positive, responsable et joyeuse. La communauté et le rabbin sont là pour être les témoins, les accompagnateurs et la caisse de résonance de cette transmission.

א Préparation de la BM :

Comment montrer à nos enfants que nous les soutenons dans leur prise d’indépendance? Nous sommes à leurs côtés durant tout le processus, puis nous leur laissons la place d’honneur, sur la téva. Nous les accompagnons aux offices, il faut penser à leur procurer le matériel nécessaire (sidour, téfilin, talit).

En tant que parents, vous êtes également de relais auprès des invités, le but étant qu’ils se sentent partie prenante et puisse entourer votre enfant pleinement le jour J. Nous vous encourageons à inviter les amis et la famille proches à prendre une part active à l’office de BM (lectures, accueil, montée à la Torah), à accompagner les enfants un chabbat et à participer à l’office du jeudi matin.

ב Jour de la BM :

Vous monterez à la Torah pendant que votre enfant la lira pour vous. (Les parents non juifs seront invités à participer d’une autre façon, à discuter avec le Rabbin.)

Vous répondrez à certaines prières lancées par votre enfant, vous participerez avec lui à différentes actions communautaires.

Vous accueillerez les invités et leur fournirez les moyens de bien comprendre ce grand évènement.

Vous soutiendrez les invités auxquels vous avez donné un rôle particulier, vous aurez transmis la feuille des honneurs au rabbin au plus tard le jeudi matin.

Vous ferez la bénédiction des enfants.

Tout ceci vous sera expliqué de vive voix par le rabbin et les responsables. N’hésitez pas à poser vos questions…

Le rôle de nos jeunes pour leur Bat/Bat Mitsva

Le rôle du jeune est d’affirmer son identité de juif adulte, en endossant la tradition et en la portant vers un avenir qui fait sens pour lui.

Ce programme est à la fois ambitieux et facile. Ambitieux car il donne aux jeunes une place centrale. Facile car nos jeunes sont réellement capables du meilleur, et que nous sommes là pour les guider.

Au centre de notre tradition :

אLa Torah écrite, dont nous sommes les dépositaires depuis 2/3 000 ans.

Tu liras dans les rouleaux de la Torah.

ב La pensée juive, réflexion qui interprète la Torah écrite depuis qu’elle existe, pour lui donner un sens actuel.

Nous étudierons ta paracha et le sens de la tradition juive, tu décideras du genre de juif que tu seras dans ta vie d’adulte.

Tu donneras toi-même un enseignement à tous tes invités.

ג Les valeurs juives, portées par la responsabilité communautaire et les rassemblements du chabbat.

Tu seras le leader de la communauté pour certaines prières du jeudi matin, du vendredi soir et du samedi matin.

ד La pratique quotidienne, expériences qui soudent la communauté.

Tu participeras à la vie communautaire à travers une action de bienfaisance commune, un dîner chabbatique, un office de Kippour, une activité…

Les cours du dimanche et la participation aux évènements communautaires fondamentaux et aux offices permettront d’avancer harmonieusement vers ces objectifs.

Il faudra acheter un Sidour (livre de prière), qui sera ton sidour de référence pour toute ta vie.

Hanouka!

Téléchargez le fichier sur le lien suivant: Hanouka surmelinPDF

hanouka

La paracha pour parler de la vie… VayichlaH

VayichlaH, il envoya

La dispute entre Jacob et Esaü était lourde et violente. Jacob avait dû partir, sa mère Rébécca devait l’envoyer chercher une fois la colère de son frère Esaü apaisée. 20 ont passé. Rébecca n’a pas rappelé Jacob. Au cours de ces 20 années, Jacob a épousé deux femmes et leurs deux servantes, il est devenu le propriétaire de nombreux troupeaux, il est le père de 12 enfants (11 fils et une fille). Malgré ces années et ces événements, la colère reste vive entre les deux frères. Jacob décide de faire face aux vieilles querelles et de revenir.

Qu’en pensez-vous ? Est-il normal d’avoir des querelles familiales ? Est-il simple de s’accorder avec ses frères et sœurs ? Est-il normal que les querelles durent ? Faut-il fuir la dispute, comme Jacob l’a fait, et dans quelles circonstances ? Faut-il revenir et faire face aux désagréments, comme le fait maintenant Jacob ?

Jacob va mettre en place différentes stratégies pour se protéger de la colère de son frère. Il lui envoie des cadeaux, il divise ses possessions pour éviter que tout puisse être détruit d’un seul coup, il se prépare à se défendre physiquement.

Qu’en pensez-vous ? Quelle est/ quelles sont les bonnes façons de se protéger ? Lesquelles sont préférables ?

Finalement, lorsque Jacob retrouvera Esaü, ils tomberont dans les bras l’un de l’autre.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce crédible ? Qu’est-ce qui a pu provoquer l’apaisement d’Esaü ? Ils ne parlent pas du passé. Est-ce sain ?

Ils se sépareront ensuite, mais se retrouveront au moment de la mort de leur père Isaac.

Qu’en pensez-vous ? Pourquoi se sont-ils séparés ? Quand les grands-parents meurent, comment les enfants reprennent-ils le flambeau ? Chez qui célèbre-t-on PessaH quand les grands parents ne sont plus là pour rassembler tout le monde ?

Comment accompagner nos jeunes vers l’âge adulte?

Nous voulons le meilleur pour nos enfants.
Bientôt, ils prendront leur envol, riches de tout ce que nous aurons pu leur donner.
Notre rôle aura évolué, ce ne sera plus le temps du soutien protecteur, mais celui de la liberté et de la confiance.

Cette transition est un passage riche de sens pour tous les parents.
Nous savons aussi qu’il est d’une très grande importance pour nos enfants.
En célébrant leur Bar ou leur Bat Mitsva, nos jeunes ont l’occasion de mettre à l’épreuve leur courage et leur persévérance, de développer une vision personnelle de l’identité juive et de l’identité humaine et de la partager avec parents, amis et enseignants. Ils et elles prennent le rôle central sur la scène de leur vie adulte. En célébrant leur Bat ou Bar Mitsva, ils nous installent à la place du spectateur. A eux le devoir de prendre ce risque, à nous d’en faire une réussite dont ils s’en souviendront toujours. Ce succès les encouragera à toujours rebondir dans les épreuves de la vie.

La tradition juive accompagne cette transition fondamentale.
En les suivant dans ce processus, nous leur montrons que nous serons toujours là pour eux, nous les invitons à prendre place sur les épaules des géants et à voir plus loin, à s’appuyer sur la sagesse juive millénaire pour se projeter dans un avenir qui reste à construire.

Le jeune apprend les prières ?
C’est pour en prendre la direction, nous répondrons « Amen ».
Il apprend l’hébreu ?
C’est pour donner une voix à un texte rédigé bien avant que la langue française n’existe, pour le vocaliser au présent, pour affirmer la continuité de l’écrit juif qui a inspiré les monothéismes comme les acquis laïcs.
Il apprend l’histoire juive ?
C’est pour en devenir l’enseignant actif dans sa dracha.

Nous ne savons pas ce que sera l’avenir de nos enfants. Mais nous savons qu’ensemble, nous voulons leur faire ce merveilleux présent : nous tenir à leurs côtés dans ce moment fondateur de leur vie.

Ce faisant, nous faisons au judaïsme de demain le cadeau d’affirmer le principe d’égalité, le principe de générosité et ouverture dans l’accueil, et celui de la recherche permanente de l’excellence pédagogique. Ils sont les clefs de notre avenir en tant que peuple.

Rabbin Floriane Chinsky

Poser les bases d’un dialogue sur l’antisémitisme avec nos enfants

Merci aux parents qui sont venus alimenter cette discussion, pour leurs interventions personnelles et pour leur respect des interventions des autres. Vos remarques sont les bienvenues en fin d’article. Surmelin, comme le MJLF en général est engagé dans une volonté d’excellence pédagogique, chacun y est le bienvenu.

Dans le cadre de notre étude du dimanche matin à Ganénou, nous nous sommes demandé comment ouvrir un espace de dialogue pour nos enfants sur le thème de l’antisémitisme.

L’idée est d’abord d’être conscients de l’effet que ce sujet a sur nous et de le travailler en nous. Car nos enfants prennent exemples sur nous, ils seront alarmés comme nous le sommes ou serein à notre image, indifférents ou engagés à notre imitation. Bien sûr, ils ont aussi leur propre façon de vivre les événements de leurs vies, mais qu’ils le suivent ou non, qu’ils s’en inspirent maintenant ou plus tard, nos réactions ont une influence sur eux. Faire le point pour nous-mêmes est donc une première étape essentielle.

Ensuite, la tradition juive nous permet d’anticiper les problèmes douloureux. Tous les ans, nous fêtons Pourim, tous les ans, nous lisons la paracha chémot dans la Torah, tous les ans, nous posons les bases d’une future réaction plus consciente à la problématique de l’antisémitisme. Il est difficile de créer des solutions au moment où les problèmes se posent, surtout s’ils sont douloureux. Il est souhaitable de poser des bases sur lesquelles il sera possible de s’appuyer par la suite, avant même que les problèmes deviennent douloureux. Ces bases, bien sûr, ne doivent pas être mise en place de façon traumatique !

Enfin, une fois ces bases posées, nous pouvons espérer que nos enfants soulèveront ces questions au moment qui leur convient, dans les termes qui sont les leurs, à nous alors d’être prêts à les écouter et à répondre à leurs interrogations, ou à partager nos propres doutes, tout en laissant la porte ouverte à leurs questions futures, à celles qu’ils ne se posent pas encore, et auxquelles nous ne voulons pas répondre trop tôt.

La fête de Pourim est d’abord identifiée à la joie, aux bonbons, au déguisement, puis à la victoire, au bonheur du triomphe du bien et des persécutés. Quand l’enfant grandit, elle est  associée à la question de l’identité, qu’est-ce que le bien, qu’est-ce que le mal, Mardochée devait-il refuser de se prosterner, Esther devait-elle se cacher, Le bien et le mal sont-ils tellements séparés, pourquoi « boire à Pourim jusqu’à confondre ‘béni soit Mardochée’ de ‘maudit soit hamman’ », etc…

Le début de l’Exode est également un texte passionnant à raconter d’abord de façon « Naïve » avant de construire une réflexion quand l’enfant grandit.

Il y a beaucoup à ajouter, réfléchir à la façon dont cela peut se faire concrètement, en fonction des enfants.

Comment pensez-vous adapter ces réflexions dans votre famille ? Pensez-vous être déjà prêts à le faire ? Comment la communauté peut-elle vous aider ?

Rendez-vous relatifs à cette question :

Prochaine étude ‘Judaïsme un atout pour nos enfants’ à Ganénou : Comment parler de la spécificité de l’identité juive avec nos enfants, Dimanche 14 décembre, 10h10

Cours sur la signification du Talmud dans l’identité juive, Mardi 18 novembre, 20h/21h30, Surmelin

Pourim communautaire, Mercredi 4 mars et jeudi 5 mars, pour plus d’info fiable, référez-vous au « dictionnaire encyclopédique du Judaïsme »

Hanouka première bougie, Mardi 16 décembre, Fête à la communauté vers 18h45

Lecture de la paracha chémot à la syganogue : samedi 10 janvier. Exode début du texte à télécharger

Nos enfants au coeur du développement communautaire – Entretien avec Révital Shloman

Entretien avec Révital Shloman, Directrice du Talmud Torah du MJLF

Revital Shloman Talmud Torah MJLF

Bonjour Révital, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Shalom ! Je commence avec mon prénom Révital, Tal en hébreu c’est la rosée et Révi c’est absorbée comme les plantes qui absorbent la rosée, c’est le choix de mes parents et cela expliquer le chemin que j’ai fait comme éducatrice, absorber tout ce que je peux pour partager cette connaissance avec les enfants et avec leurs parents.

Je veux ajouter que depuis longtemps je suis spécialisée dans l’éducation informelle, c’est une notion qui est très développée en Israël. Mon expérience est diversifiée dans tous les groupes d’âges en matière d’éducation juive. En plus des outils pédagogiques classiques, nous avons donc à notre disposition beaucoup d’autres compétences. Mais le plus important est notre capacité à comprendre ce que l’enfant veut; il est au centre de notre travail et il est important d’adapter le programme à ses besoins et non seulement en fonction de notre compréhension de l’éducation.

Je prépare toujours des éléments qui sont intéressants aussi pour les parents de façon à leur permettre de continuer à la maison avec leurs enfants.

Une des choses importantes pour moi est d’apprendre des autres, et j’en ai l’occasion avec les enfants et les parents ainsi que nos collègues, quelles que soient leur background pédagogique, leurs univers personnels et leurs univers religieux.

Révital, comment êtes-vous arrivée au MJLF ?

C’était assez bizarre mais très juif ! , je suis arrivée il y a trois ans et demi. En arrivant, j’ai commencé à étudier le français et j’ai commencé à chercher un travail dans le domaine de l’éducation. J’étais très impliquée avec mon mari dans la communauté Adath Shalom et j’ai entendu qu’ils cherchaient des enseignants pour l’école moderne juive, j’ai rencontré Josy Waisbrot et Gabrielle qui m’ont engagée, ce sont eux qui m’ont prévenue que le MJLF cherchait une directrice du Talmud Torah. Je suis arrivée ici par le networking juif !

Quelles étaient vos premières impressions en arrivant au MJLF ?

Quand je suis arrivée la première fois, c’était en vue de douze heures d’entretien pour un rendez-vous avec tous les dirigeants du MJLF et c’était très long, un défi avec le français, j’ai compris la moitié de ce qui était dit, mais j’ai vu qu’ils étaient tous motivés pour faire le meilleur talmud torah et c’est justement ce que je cherchais. La communication non verbale m’a permis de comprendre que je pourrais travailler de façon pluraliste, très ouverte et avec cela très professionnel. Mes premières impressions m’ont donc convaincue que je pourrais travailler ici en exprimant mon amour pour mon métier. Bon, ouvert et pluraliste. Il y avait à la fois beaucoup de potentiel et beaucoup de défi, en contribuant à ce qui compte le plus pour moi, contribuer à créer la communauté. C’est ce dont j’avais besoin.

Comment décririez-vous le Talmud Torah aujourd’hui ?

Je pense que nous avons aujourd’hui un Talmud torah très ouvert, pluraliste, et professionnel et qui a la volonté de se développer encore davantage dans ces directions. Notre talmud torah est aussi communautaire et familial, avec une place pour chaque membre de la famille. Il y a aussi une implication grandissante de la conjonction entre l’investissement des membres de la communauté et le talmud torah. Il y a le chabbat aleph, la keitana, les activités pour la jeunesse dirigés par Oren Giorno  les cours pour les parents pendant le talmud torah. Le talmud pour moi c’est le cœur de la communauté et j’espère trouver les meilleurs chemins de transmettre ces messages. Les parents commencent à comprendre que nous sommes à leur écoute pour les accueillir dans les programmes qui leur conviennent et même pour en créer de nouveaux en fonction des besoins. La grande famille du Talmud Torah c’est les rabbins, les familles du MJLF, les familles du talmud torah et du MJLF les administrateurs, les permanents du MJLF, et bien sûr également les enseignants et moi-même. Je pourrais raconter de nombreux exemples de parents qui ont participé à des événements où ils ont transmis à la fois à leur propre enfant mais aussi à tous les enfants de la communauté. Chacun d’entre nous a beaucoup à apprendre et aussi beaucoup à enseigner. Le talmud torah est le lieu idéal pour ce partage.

Comment voyez-vous le rôle du talmud torah et du MJLF ?

Du point de vue juif, notre place est fondamentale dans le paysage éducatif juif français. Nous sommes un modèle d’éducation de nos enfants autour de leur identité  et nos valeurs sans jugement, sans critique des autres communautés. Nos rabbins forment également les enseignants et nous préparons

D’un point de vue civique, nos enfants ont souvent une origine mixte. Le choix de faire une éducation juive n’est pas évident aujourd’hui, et nous sommes un cadre qui leur facilite l’accès à l’identité. Le Talmud Torah n’est pas uniquement une préparation à la BM , c’est une rencontre avec notre origine et avec notre patrimoine, les enfants ont besoin de cela, besoin d’être accueillis, de cultiver la force et la fierté de leur identité. Il faut leur offrir la possibilité de devenir des adultes heureux de leur identité ce qui est vraiment un cadeau précieux. J’aimerais que tous les parents et les enfants puissent faire ce choix et pour cela que notre talmud torah soit vraiment connu. Nos communautés développent des programmes qui parlent aux juifs français, le potentiel de développement est impressionnant, j’espère que nous réussirons à toucher tous ceux qui ont besoin de nous.

Révital, je vous laisse le mot de la fin…

Je voudrais inviter chacun à comprendre le potentiel communautaire et à prendre ses responsabilités pour l’avenir de nos enfants car c’est cet avenir qui va être décisif pour l’avenir du judaïsme, nous sommes dans une période difficile pour chaque famille et c’est justement une période où il est important de se mobiliser. Le Talmud Torah, c’est le centre de toute la communauté et ceux qui veulent s’y investir sont les bienvenus. Ma porte est toujours ouverte, littéralement, elle est toujours ouverte, pour les gens, pour les enfants et pour des idées. Je veux aussi remercier Léa Jacquelin qui a pris la responsabilité du talmud torah de Ganénou, Elle a grandi au MJLF et  devenue une partenaire  avec tout l’équipe de notre Talmud Tora pour la transmission de ce message éducatif avec les rabbins, les familles et les administrateurs. Transmission des valeurs qui crée la famille du MJLF, Toda Raba pour cette confiance et cette collaboration.

LIRE L ARTICLE concernant l’éducation écrit par le Rabbin Floriane Chinsky

 

Faisons de nombreux élèves ! Apprendre avec nos enfants

L’éducation est au cœur de l’identité juive.

Le « talmud torah » au sens large, l’ « étude de la torah », nous soutient dans notre identité depuis les débuts de notre histoire. En 1882, Jules Ferry a rendu l’école obligatoire pour tous en France. Sept siècles avant l’EC, la Torah portait à l’écrit l’obligation « et tu raconteras à ton fils » « והגדת לבנך » (Ex.13 :8). En 64, Chimon ben Gamla instituait l’obligation pour chaque ville de créer une école primaire, pour permettre aux parents d’accomplir leur devoir d’enseignement.

Le « rite initiatique » juif (Bar et Bat Mitsva) est centré sur la culture : l’enfant doit savoir lire pour lui-même et pour les autres afin de prouver sa valeur dans le monde adulte. Savoir lire, étudier, cela fait partie de la vie juive, au même titre que se marier et chercher un métier. La michna Avot (5 :21) nous décline le programme de la vie «  à l’âge de cinq ans on apprend la bible, à dix ans on étudie la michna, à treize ans on s’occupe des commandements, à quinze ans on étudie le talmud, à dix-huit ans on se marie, à vingt ans on cherche un travail, à trente ans on atteint la force, à quarante ans la sagesse, à cinquante ans les capacités de conseiller… ».

Tous les acteurs communautaires sont engagés dans l’étude, le rabbin, les volontaires, les fidèles…

En tant que Rabbin, je voulais partager avec chacun ce sentiment d’engagement vis-à-vis de l’éducation, de l’ « éducation permanente » à tous les âges de la vie.

J’ai donc demandé à Révital Shloman, Directrice du Talmud Torah MJLF, de nous parler de sa vision de l’éducation juive et du Talmud Torah au MJLF, pour alimenter notre réflexion commune.

Je la remercie pour ses paroles, qui nous permettent de nous sentir proches les uns des autres et d’apprendre à toujours mieux nous connaitre pour agir de la façon la plus simple et la plus entousiaste.

Elle met en avant la célèbre maxime de Ben Zoma : le sage est celui qui apprend de chacun (avot 4 :1).

Avec elle, je nous souhaite de pouvoir respecter l’injonction que nous faisait déjà la grande assemblée, la knésset haguedola au troisième siècle avant l’EC : « Faites de nombreux élèves ! » (avot 1 :1)

LISEZ ICI L’INTERVIEW de Révital Shloman, directrice du Talmud Torah du MJLF

 

Etude pour adultes, au moment où nos enfants étudient, un dimanche par mois, de 10h30 à 11h30 

L’identité juive : un atout pour l’avenir de nos enfants

Nous voulons le meilleur pour nos enfants. Quelle chance que de pouvoir puiser dans une tradition qui met l’éducation et l’avenir au cœur de ses préoccupations depuis trois millénaires ! Le dimanche matin, à Nation, un cours-séminaire pour remettre à notre disposition, d’une façon moderne, des outils de toujours.

 

 

Formation des enseignants à Beaugrenelle – Jeunesse et Surmelin

La jeunesse, l’étude, la joie de grandir, sont au coeur de nos préoccupations de parents, d’enseignants et de responsables communautaires!

Ce dimanche, la rentrée des enseignants a eu lieu au MJLF, toute une journée de rencontre à Beaugrenelle.

Parmi l’équipe, Surmelin était présent, Francine a donné une formation, et j’ai pu échanger quelques réflexions autour de la question du leadership juif avec l’ensemble de l’équipe.

J’ai préparé un petit document qui me permet de partager mes sources avec vous.

Vous le trouverez sur ce lien.

Bonne lecture, bonne étude, et bon partage,

Et excellente année aux enseignants et aux enfants qui étudieront avec nous!