Edith Stein et Esther – réécouter la table ronde aux bernardins

Ce dimanche, Table ronde autour de Edith Stein et Esther au Collège des Bernardins. Pour retrouver le contenu des conférences, quelques liens disponibles dans cet article.

Eléments Biographique de Edith Stein et notions abordées lors de la conférences disponibles en cliquant ici.

 

Emmanuelle Pastore

Sophie Binggeli

Floriane Chinsky

Notions juives pour comprendre Edith Stein

Qu’aurait fait Edith Stein dans un monde où le judaïsme n’aurait pas été isolé, stigmatisé, divisé ?

Quelle aurait été sa vie si elle avait évolué dans un monde qui la respectait en tant que femme ?

On ne peut pas luter toutes les luttes, on ne peut pas s’engager dans tous les combats.

La qualité de femme et la qualité de juive d’Edith Stein on fait d’elle une marginale. Elle a cependant réussi à laisser un héritage encore vibrant aujourd’hui, ainsi que l’atteste cette journée qui lui est consacrée. C’est en tant que femme et en tant que juive qu’elle ne peut accéder d’abord à l’habilitation. Exclue de la société, comment peut-elle malgré tout s’y intégrer ? Elle le fera en renversant la situation. En entrant dans les ordres elle accepte cette exclusion et en fait un point d’appui, un levier. En allant à l’extrême de l’exclusion, elle se protège de la force d’exclusion et peut rebondir. Est-ce un choix conscient de sa part? Un choix inconscient? Un « glissement » qui l’entraîne presque par gravitation jusqu’au premier pallier ou prendre appui dans un monde qui laisse peu de place à l’expression de son génie? Nous évoquerons cette hypothèse, et d’autres, dans quelques heures. Voici déjà quelques notions qui seront utiles.

NB: cet article sera remanié dans les prochaines heures, en fonction de la conférence.

Biographie, quelques éléments :

  1. Naissance: 12 octobre 1891, Breslau, jour de Kippour
  2. 1893: décès de son père
  3. 1904: commence à jeûner à Kipour
  4. Investissement dans une association d’éducation populaire et dans une association pour les droits des femmes
  5. 1911: baccalauréat (parmi les premières femmes)
  6. Première guerre mondiale: infirmière (étudie et pratique)
  7. 1916: baptême de son ami Reinach
  8. 1917: Thèse « Sur le problème de l’empathie », avec Husserl, l’une des premières femmes
  9. Refus de Husserl de la soumettre à l’habilitation
  10. 1917: « Deux choses seulement me maintiennent la curiosité en éveil : la curiosité de voir ce qui va sortir de l’Europe, et l’espoir d’apporter ma contribution en philosophie »
  11. 1917: mort de son ami Adophe Reinach
  12. 1919: engagement au « DDP », le Parti démocrate allemand, un parti de centre-gauche qui abrite des féministes ainsi que des personnalités juives
  13. 1920: échec de sa lutte pour obtenir l’habilitation, fonde une académie privée, 30 étudiants chez elle.
  14. 1921: conversion au catholicisme « la cause décisive de sa conversion au christianisme fut la manière dont son amie accomplit par la force du mystère de la Croix le sacrifice qui lui était imposé par la mort de son mari », « C’était pour moi quelque chose de tout à fait nouveau. Dans les synagogues et les temples que je connaissais, quand on s’y rendait c’était pour l’office. Ici, au beau milieu des affaires du quotidien, quelqu’un pénétrait dans une église comme pour un échange confidentiel. Cela, je n’ai jamais pu l’oublier »
  15. 1928: Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps, édité par Martin Heidegger, sans juste reconnaissance de son travail
  16. conférence en 1930sur « L’éthique des métiers féminins ». Seule femme à prendre la parole au cours du Congrès, elle parle des métiers féminins et refuse la misogynie de l’époque en affirmant qu’« aucune femme n’est seulement femme, chacune présente des traits individuels et des dispositions propres, tout comme l’homme, par l’aptitude à exercer telle ou telle profession dans un domaine artistique, scientifique ou technique »
  17. 1933: début de la rédaction de « vie d’une famille juive », qui sera interrompue par sa déportation, entrée au monastère
  18. Étude sur l’État, où elle décrit les différentes notions d’individu, de communauté, de masse et d’État. Elle s’oppose donc à l’idéologie du national socialisme allemand, ainsi qu’aux idéologies marxistes.
  19. 1936 renouvellement de ses voeux et mort de sa mère « « Quand mon tour est arrivé, de renouveler mes vœux, j’ai senti que ma mère était près de moi, j’ai expérimenté clairement qu’elle était proche de moi »G 4,34. Elle apprendra quelques jours plus tard que sa mère mourait au même moment. Ce fut pour Edith Stein une profonde consolation. »
  20. 2 aout 1942 – arrestation dans un carmel aux pays-bas 9 août 1942  – extermination à Auschwitz

 

  1. 1987 – béatification Jean-Paul II, « une fille d’Israël, qui pendant les persécutions des nazis est demeurée unie avec foi et amour au Seigneur Crucifié, Jésus Christ, telle une catholique, et à son peuple telle une Juive»
  2. 1998 – canonisation
  3. 1999 – nommée « co-patronne de l’europe »

Élément de perplexité: 

 » Enfin sa mort, qu’elle veut vivre comme un holocauste pour « son peuple », montre son attachement profond à ce lien entre christianisme et judaïsme62. Elle ne renie pas sa foi catholique, mais s’identifie au Christ, qui meurt pour ses disciples. Édith Stein fait donc de même, en partant aux camps en tant que juive. Le pape Jean-Paul II dans l’homélie de sa béatification affirmera qu’il n’y a pas de contradiction pour Édith Stein dans sa foi : « Pour Édith Stein, le baptême chrétien n’était pas une façon de rompre avec son héritage juif. Tout au contraire elle déclara : « J’avais abandonné la pratique de la religion juive dès l’âge de quatorze ans. Mon retour à Dieu me permit de me sentir à nouveau juive ». Elle a toujours été consciente du fait qu’elle était liée au Christ « non seulement par la spiritualité, mais aussi par le sang. » (…) Dans les camps d’extermination, elle mourut en fille d’Israël « pour la gloire du Très Saint Nom et, à la fois, en tant que sœur Térésa Benedicta de la Croix, c’est-à-dire, « bénie par la Croix » » (tiré de wikipedia)

Quelques notions juives:

holocauste – Ola עולה –  « montée » – « montée de désir de donner » = pardon de petites fautes ou du fait d’envisager de commettre une faute, OU offrande à l’occasion des fêtes, OU offrande de la femme qui vient d’accoucher, OU offrande du grand-prêtre le jour de Yom Kipour, OU pour retour à la vie (conversion, lépreux, ascète, celui-celle qui a eu un écoulement)

Choa – génocide juif pendant la IIe guerre mondiale – Appeler la Choa « holocauste » revient à lui donner un caractère volontaire de la part de ceux qui en auraient fait l’ « offrande » et donner un caractère sacré à ce qui est le comble de la désacralisation

Esther / hadassa 

Midrach = commentaire rabbinique pour expliquer une particularité du texte biblique, sous forme de déduction ou d’histoire

Talmud = livre essentiel du judaïsme, mise à l’écrit de la tradition orale fin du Ve siècle (pour le Talmud de Babylone), 23 exemplaires brûlés en place de grêve en 1242 (L IX)

Pourim – Képourim – Kipourim – Kipour

Midrach sur les proverbes:

אמרו חכמינו: “כל המועדים עתידים להתבטל, וימי הפורים אינם בטלים לעולם, שנאמר: ‘וימי הפורים האלה לא יעברו מתוך היהודים’ (אסתר ט’, כח). אמר רבי אליעזר: אף יום הכיפורים אינו בטל לעולם, שנאמר: ‘והייתה זאת לכם לחֻקת עולם’… (ויקרא ט”ז, לד)”. מדרש משלי.

Les sages ont dit « toutes les fêtes sont destinées à disparaitre et les jours de Pourim ne disparaitront jamais comme il est dit  » et ces jours de Pourim ne disparaitront pas de chez les juifs » (Esther 9:28) Rabbi Eliezer a dit: de même le jour de « est-ce qu’il est une chose comme Pourim » = « Yom Ha Ké Pourim » = Kipour ne sera jamais annulé comme il est dit « et ce sera une loi éternelle » Lévitique 16:34  » Pour approfondir, voir par exemple « sur Pourim et le jour de Yom hakipourim » (heb)

Yoma, « Le Jour », traité du Talmud qui traite de Yom Kipour et qui mentionne la notion de PIKOUAH NEFECH, le fait de tout faire pour protéger sa vie. פיקוח נפש

BeraHot 55b « Le rêve suit la bouche », le rêve prend le sens de la façon dont on l’interprète

Yoma 29a Esther et la promesse de l’aube texte en hébreu ici: http://kodesh.snunit.k12.il/b/l/l2503_029a.htm

 

Table ronde sur Esther aux Bernardins

Regards croisés sur Esther, selon la Bible juive, selon la vision chrétienne et selon l’approche d’Edith Stein.

Ce jour-là, nous ne resterons pas « cachés » derrière notre image, mais nous nous dévoilerons, pour confronter la richesse, pas toujours uniforme, de nos traditions.

Inscriptions pour la journée ici:
https://www.collegedesbernardins.fr/content/journee-edith-stein-edith-stein-et-la-bible

J-8 : Tout pour préparer Pourim!

Pourim approche à grands pas!

Êtes-vous prêts?

Que votre déguisement soit merveilleux, ou tout simple,
Que vos dons aux pauvres soient grands ou petits,
Que vos cadeaux de nourriture à vos amis soient sophistiqués ou symboliques,
Que vous buviez moyennement ou pas trop au festin,

Pourim vous attend!

Mercredi 20 mars : Fête des enfants à partir de 18h, buffet à 20h, lecture de la méguila à 20h30 puis spiels….

Jeudi 21 mars: office de Pourim et lecture de la méguila à 10h, dans une ambiance plus sereine ;-), à ne pas rater.

Pour vous préparer:

Des extraits de la méguila ICI

Tout sur les chants de Pourim ICI

Une vidéo a propos de l’idolâtrie et de Pourim ICI

Des vidéos pour apprendre des versets de la méguila: les versets lus par toute la communauté ICI, les taamim de la méguila ICI, les versets lus par les personnages de Pourim ICI.

Une lecture intégrale de la méguila en hébreu ICI

Et même une interview du Rabbin Boissière dans l’émission Talmudiques sur la fête de Pourim.

 

Fêtes 5778: Prenez date!

Alors que l’année commence, nous pouvons déjà nous préparer aux rendez-vous festifs de 5778.

Les offices de fêtes sont particuliers :

  • L’office du soir est très court (environ 40mn) et se prête bien à un moment de recueillement ou à un moment familial accessible aux enfants.
  • L’office du matin comprend les beaux chants du Hallel, ainsi que des éléments particuliers, comme l’utilisation du loulav à Soukot par exemple. Ce sont des moments plus intimes car il est difficile à certains d’entre nous de prendre congé de leur travail. Si vous en avez la possibilité, organisez-vous dès que possible pour que nous puissions compter sur vous pour le minian.
  • L’office du matin comprend également un Yzkor à la mémoire de nos chers disparus, vous pouvez venir dire leur nom à la synagogue.

Pour avoir accès aux derniers détails, vous pouvez vous abonner à ce site.

Si vous voulez nous aider, inscrivez-vous également sur le doodle suivant, pour que nous sachions que nous pouvons compter sur vous, que nous puissions éventuellement vous contacter pour vous proposer à l’avance l’un ou l’autre honneur. http://doodle.com/poll/zkkemh3fckhqc9vd

  1. Mercredi 20 sept 18h45, 21 sept 10h et 18h45, 22 septembre 10h                                                                                               Rosh hashana
  2. Vendredi 29 sept soir et samedi 30 sept matin                Kipour
  3. Mercredi 4 oct (18h45) / jeudi 5 oct (10h)                      Soukot
  4. Mercredi 11 oct (18h45) /jeudi 12 oct (10h)                   SimHat Tora
  5. Mercredi 28 fevr (18h45) / jeudi 1e mars (10h)              Pourim
  6. Pessah 30 et 31 mars (chabbat) (10h)                              PessaH
  7. Jeudi 5 avril (18h45) / jeudi 6 avril (10h)                        Fin de PessaH
  8. Samedi 19 mai (18h45) / dimanche 20 mai (10h)           Shavouot

Esther, l’humble reine qui défie les puissants

Le livre d’Esther : approche pédagogique de la relation à l’autorité – Bible et Pédagogie 4, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Comment réagir au pouvoir et à l’autorité ? Faut-il se soumettre ? Faut-il se révolter ? Comment rester soi-même malgré la pression extérieure ? Vachti, Mardochée, Aman, Esther, ont-ils raisons de se soumettre et de se révolter ? Outre le modèle d’oppression directe du roi, quels autres modèles existent-ils dans la Méguila d’Esther ? La manipulation ? La collaboration ?

A quels types de transactions relationnelles adhérons-nous dans les différents domaines de nos vies ? Dans notre rapport pédagogique avec nos enfants ? Quel modèle parental leur offrons-nous ? Comment réagissent-ils à cette histoire de danger, de violence, de solidarité et de transmission ?

La méguila d’Esther, au-delà de l’aspect ludique des déguisements, des chants, du bruit au nom d’Aman, est l’occasion de réexaminer notre rapport à l’autorité et de partager cela de façon très profonde avec nos enfants.

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

I 10 Le septième jour, comme le cœur du roi était mis en liesse par le vin, il ordonna à Mehouman, Bizzeta, Harbona, Bigta, Abagta, Zêtar et Carcas (les sept eunuques qui étaient de service auprès du roi Assuérus), 11 d’amener devant le roi la reine Vasthi, ceinte de la couronne royale, dans le but de faire voir sa beauté au peuple et aux grands; car elle était remarquablement belle. 12 Mais la reine Vasthi refusa de se présenter, suivant l’ordre du roi transmis par les eunuques. Le roi en fut très irrité, et sa colère s’enflamma. 13 Puis le roi, s’adressant aux sages, initiés à la connaissance des temps car c’est ainsi que les affaires du roi étaient portées devant ceux qui connaissent la loi et le droit; 14 et ceux qui l’approchaient de plus près, c’étaient Carchena, Chêtar, Admata, Tarchich, Mérés, Marsena, Memoukhan, les sept seigneurs qui avaient accès auprès de la personne du roi et tenaient le premier rang dans le royaume 15 le roi demanda quel traitement méritait, d’après la loi, la reine Vasthi, pour avoir désobéi à l’ordre du roi Assuérus, communiqué par les eunuques. 16 Alors Memoukhan s’exprima ainsi devant le roi et les seigneurs: « Ce n’est pas seulement envers le roi que la reine Vasthi s’est rendue coupable, mais encore contre tous les grands et contre toutes les nations qui peuplent les provinces du roi Assuérus; 17 car l’incident de la reine, venant à la connaissance de toutes les femmes, aura pour effet de déconsidérer leurs maris à leurs yeux, puisqu’on dira: « Le roi Assuérus avait donné ordre d’amener la reine Vasthi en sa présence, et elle n’est pas venue! » 18 Et aujourd’hui même, les grandes dames de Perse et de Médie, qui ont appris l’incident de la reine, en parleront à tous les dignitaires du roi, et de là naîtront force avanies et querelles irritantes. 19 Si donc tel est le bon plaisir du roi, qu’un rescrit royal, émané de lui et consigné dans les lois de Perse et de Médie, de façon à ne pouvoir être rapporté, dispose que Vasthi ne paraîtra plus devant le roi Assuérus, et que sa dignité royale sera conférée par le roi à une autre femme valant mieux qu’elle. 20 L’ordonnance que rendra le roi sera connue dans tout son royaume, qui est si vaste, et alors toutes les femmes témoigneront du respect à leurs maris, du plus grand au plus petit. » 21 Cet avis parut excellent aux yeux du roi et des seigneurs, et le roi agit conformément aux paroles de Memoukhan. 22 Il expédia des lettres dans toutes les provinces royales, dans chaque province selon son système d’écriture et dans chaque peuplade selon son idiome, [pour ordonner] que tout homme serait maître dans sa maison et s’exprimerait dans la langue de sa nation.

II 5 Or, à Suse, la capitale, vivait un homme originaire de Judée, portant le nom de Mardochée, fils de Yair, fils de Séméi, fils de Kich, de la tribu de Benjamin. 6 II avait été déporté de Jérusalem avec les captifs emmenés de Jérusalem en même temps que Ieconia, roi de Juda, par Nabuchodonosor, roi de Babylone. 7 Il était le tuteur de Hadassa, c’est-à-dire d’Esther, fille de son oncle, qui n’avait plus ni père ni mère; cette jeune fille était belle de taille et belle de visage. A la mort de son père et de sa mère, Mardochée l’avait adoptée comme sa fille. 8 Lors donc que furent publiés l’ordre du roi et son édit et qu’on réunit nombre de jeunes filles à Suse, la capitale, sous la direction de Hêgaï, Esther fut, elle aussi, emmenée au palais du roi et confiée à la direction de Hêgaï, gardien des femmes. 9 La jeune fille lui plut beaucoup et gagna ses bonnes grâces; aussi s’empressa-t-il de lui procurer les objets nécessaires à sa toilette et à son entretien, ainsi que les sept suivantes que devait lui fournir la maison du roi, et il lui témoigna, à elle et à ses suivantes, une faveur exceptionnelle dans le harem. 10 Esther n’avait fait connaître ni son peuple, ni son origine, Mardochée lui ayant recommandé de n’en rien faire. 11 Et chaque jour Mardochée arpentait les abords de la cour du harem, pour s’informer du bien-être d’Esther et de ce qui advenait d’elle…22 Mardochée eut connaissance du complot et en informa la reine Esther, qui en fit part au roi au nom de Mardochée. 23 Une enquête fut ouverte, qui confirma la chose; les deux [coupables] furent pendus à une potence, et le fait fut consigné dans le livre des annales, en présence du roi.

III 1 A la suite de ces événements, le roi Assuérus éleva Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, en l’appelant à la plus haute dignité, et lui attribua un siège au-dessus de tous les seigneurs attachés à sa personne. 2 Tous les serviteurs du roi, admis à la cour royale, s’agenouillaient et se prosternaient devant Aman, car tel était l’ordre donné par le roi en son honneur; mais Mardochée ne s’agenouillait ni ne se prosternait. 3 Les serviteurs du roi, admis à la cour royale, dirent à Mardochée: « Pourquoi transgresses-tu l’ordre du roi? » 4 Comme ils lui faisaient cette observation jour par jour sans qu’il en tînt compte, ils dénoncèrent le fait à Aman, pour voir si les propos de Mardochée auraient quelque valeur; car il leur avait raconté qu’il était juif. 5 Aman, s’apercevant que Mardochée ne s’agenouillait ni se prosternait devant lui, fut rempli d’une grande colère. 6 Mais il jugea indigne de lui de s’en prendre au seul Mardochée, car on lui avait fait savoir de quelle nation il était. Aman résolut donc d’anéantir tous les juifs établis dans le royaume d’Assuérus, la nation entière de Mardochée. 7 Le premier mois, qui est le mois de Nissan, dans la douzième année du règne d’Assuérus, on consulta le POUR, c’est-à-dire le sort, devant Aman, en passant d’un jour à l’autre et d’un mois à l’autre jusqu’au douzième mois, qui est le mois d’Adar. 8 Puis Aman dit au roi Assuérus: « Il est une nation répandue, disséminée parmi les autres nations dans toutes les provinces de ton royaume; ces gens ont des lois qui diffèrent de celles de toute autre nation; quant aux lois du roi, ils ne les observent point: il n’est donc pas de l’intérêt du roi de les conserver. 9 Si tel est le bon plaisir du roi, qu’il soit rendu un ordre écrit de les faire périr, et moi, je mettrai dix mille kikkars d’argent à la disposition des agents [royaux] pour être versés dans les trésors du roi. » 10 Le roi ôta son anneau du doigt et le remit à Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, le persécuteur des juifs. 11 Et le roi dit à Aman: « Je t’abandonne à la fois l’argent et cette nation, dont tu feras ce que bon te semblera. »

IV 12 Les paroles d’Esther ayant été communiquées à Mardochée, 13 celui-ci dit de porter cette réponse à Esther: « Ne te berce pas de l’illusion que, seule d’entre les juifs, tu échapperas au danger, grâce au palais du roi; 14 car si tu persistes à garder le silence à l’heure où nous sommes, la délivrance et le salut surgiront pour les juifs d’autre part, tandis que toi et la maison de ton père vous périrez. Et qui sait si ce n’est pas pour une conjoncture pareille que tu es parvenue à la royauté? » 15 Alors Esther fit porter cette réponse à Mardochée: 16 « Va rassembler tous les juifs présents à Suse, et jeûnez à mon intention; ne mangez ni ne buvez pendant trois jours ni jour ni nuit moi aussi avec mes suivantes, je jeûnerai de la même façon. Et puis je me présenterai au roi, et si je dois périr, je périrai! » 17 Mardochée se retira et exécuta strictement ce que lui avait ordonné Esther.

V 7 Esther répliqua et dit: « Ma demande et ma requête, les voici: 8 si j’ai trouvé grâce aux yeux du roi et s’il plaît au roi d’agréer ma demande et d’accéder à ma requête, que le roi veuille se rendre avec Aman au festin que je veux leur préparer, et demain je me conformerai à la volonté du roi. »

VI 7 Aman répondit donc au roi: « S’il est un homme que le roi ait à cœur d’honorer, 8 qu’on fasse venir un vêtement royal qu’a porté le roi et un cheval que le roi a monté et sur la tête duquel figure une couronne royale; 9 que l’on confie le vêtement et le cheval à l’un des seigneurs du roi, des hauts dignitaires, pour qu’on mette le vêtement à l’homme que le roi veut honorer, qu’on le promène sur le cheval par la grande place de la ville, en le faisant précéder de cette proclamation: « Voilà ce qui se fait pour l’homme que le roi veut honorer! » 10 Va vite, dit le roi à Aman, prendre le vêtement et le cheval dont tu as parlé, et fais comme tu as dit à l’égard du juif Mardochée, qui est assis à la porte du roi; n’omets aucun détail de tout ce que tu as proposé. »

VII 1 Le roi et Aman vinrent donc s’asseoir au festin avec la reine Esther. 2 Et le second jour encore, le roi dit à Esther pendant le festin, à l’heure du vin: « Fais connaître ta demande; reine Esther, et elle te sera accordée; dis ce que tu souhaites: quand ce serait la moitié du royaume, tu l’obtiendrais. » 3 La reine Esther répondit en ces termes: « Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et si tel est le bon plaisir du roi, puisse-t-on, à ma demande, me faire don de la vie et, à ma requête, sauver mon peuple! 4 Car nous avons été vendus moi-même et mon peuple, pour être détruits, exterminés, anéantis. Si du moins nous avions été vendus pour être esclaves ou servantes, j’aurais gardé le silence; asurément le persécuteur n’a pas le souci du domage causé au roi. 5 Le roi Assuérus se récria et dit à la reine Esther: « Qui est-il, où est-il, celui qui a eu l’audace d’agir de la sorte? 6 Cet homme, répliqua Esther, cruel et acharné; c’est ce méchant Aman que voilà! »

IX 20 Mardochée mit par écrit ces événements et expédia des lettres à tous les juifs, proches ou éloignés, dans toutes les provinces du roi Assuérus, 21 leur enjoignant de s’engager à observer, année par année, le quatorzième jour du mois d’Adar et le quinzième jour, 22 c’est-à-dire les jours où les juifs avaient obtenu rémission de leurs ennemis, et le mois où leur tristesse s’était changée en joie et leur deuil en fête à en faire des jours de festin et de réjouissances et une occasion d’envoyer des présents l’un à l’autre et des dons aux pauvres. 23 Les juifs érigèrent en coutume ce qu’ils avaient commencé de faire et ce que Mardochée leur avait recommandé par écrit; 24 car Aman, fils de Hamedata, l’Agaghite, persécuteur de tous les juifs, avait formé le dessein d’anéantir les juifs et consulté le Pour, c’est-à-dire le sort, à l’effet de les perdre et de les détruire; 25 et quand la chose parvint à la connaissance du roi, il donna l’ordre écrit que le mauvais dessein qu’Aman avait conçu contre les juifs retombât sur sa tête et qu’on le pendît, lui et ses fils, au gibet. 26 C’est pourquoi on appela ces jours-là POURIM, du nom de Pour; et c’est pourquoi aussi, en vertu de toutes les instructions de cette missive, de tout ce qu’ils avaient vu eux-mêmes et de ce qui leur était advenu, 27 les juifs reconnurent et acceptèrent pour eux, pour leurs descendants et pour tous ceux qui se rallieraient à eux l’obligation immuable de fêter ces deux jours-là, suivant la teneur des écrits et à la date fixée, année par année, 28 de commémorer et de célébrer ces jours de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville, et de ne pas laisser disparaitre ces jours de Pourim du milieu des juifs ni s’en effacer le souvenir du milieu de leurs descendants.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -4 Esther

Préparer les chants de Pourim et la lecture de la Méguila

Bonjour à toutes et à tous.
La fête de Pourim approche à grands pas.
Pour vous préparer à Pourim, voici du matériel pour débutants, avancés et experts! A voir en famille, ou à étudier assiduement!

Télécharger les chants de Pourim en hébreu, français et translittération (Hag Pourim, ani Pourim, oumordoHaï yatsa): chants-de-pourim1-2

Pour apprendre à lire et à chanter les chansons de Pourim en hébreu:
Hag Pourim, Ani Pourim, leitsan katan, chirat hamasséHot, chochanat yaakov, layéhoudim hayta ora véssimHa, tslil tslil tslil, ken ken ken,

Pour les chanter en Karaoké:
Hag Pourim, Ani Pourim, Chochanat yaakov, chir hamasséHot, leitsan katan

Pour apprendre à lire en hébreu les versets de la méguila lus par toute l’assemblée:

Pour apprendre les taamim de la méguila:

Et les télécharger: partition-meguila

Pour apprendre l’un ou l’autre des personnages de la méguila de Pourim:
personnages dans la méguila

Pour apprendre la liturgie de Pourim et une lecture intégrale de la méguila:
site virtualcantore