Défendre la liberté de conscience en Israël

Pour ceux qui sont attachés à la liberté religieuse en Israël, je vous invite à lire le texte suivant et à compléter le formulaire accessible sur ce lien , et à partager avec ceux qui défendent ces mêmes valeurs, la liberté religieuse, le respect de chacun indépendamment de sa religion etc…

שבת שלום

Traduction personnelle du texte:

« A chaque mariage juif, sept bénédictions sont récitées souhaitant au couple la réussite dans la construction d’une vie et d’une maison juive ensemble. La dernière de ces bénédictions inclut l’espoir que le couple bénéficie d’une vie d’amour, de compagnonnage, de paix et d’amitié.

« Nous à « Ruach Hiddush », « Esprit de renouveau », une organisation de plus de 350 Rabbins et Hazanim de toute dénominations et ceux qui partagent nos préoccupations, nous nous interrogeons sur le rôle de l’amour, du compagnonnage, de la paix, de l’amitié dans les questions relatives aux mariages dans l’Etat d’Israël qui nous est cher.

« Nous, qui nous tenons avec Ruach Hiddush, ainsi que tous nos membres, nous sommes particulièrement concernés à propos de la récente détention et de l’interrogatoire du Rabbin Dov Haiyun, un rabbin Conservative-Massorti, pour avoir transgressé la loi qui interdit la célébration d’un mariage en dehors de la supervision du Grand Rabbinat.

« Nous sommes choqués que le Rabbin Haiyun ait été pris pour cible pour la violation de cette loi alors qu’il est avéré que de nombreux rabbins orthodoxes israéliens ont célébré des mariages en dehors des cercles du Grand Rabbinat sans que cette loi ne leur soit appliquée.

« La loi elle-même apparaît comme contraire à la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël qui garantit que les citoyens israéliens sont investis d’une « … complète égalité de droits sociaux et politiques pour tout ses habitants indépendamment de leur religion, leur ethnie, leur genre; il garantira la liberté de religion, de conscience, de langage, d’éducation et de culture ». Effectivement, dans un sondage de 2017 de Hiddush, des israéliens juifs et arabes, qui ne peuvent actuellement être mariés que par leurs autorités religieuses respectives, ont été interrogés sur leur accord avec la déclaration: « Tous les résidents d’Israël ont le droit d’être mariés en Israël, avec la personne de leur choix, de la façon qui leur convient et en accord avec ses croyances. » La majorité des israéliens juifs et arabes ont répondu par l’affirmative.

La nouvelle réalité créée par la détention du Rabbin Haiyun et son interrogatoire nous inquiète énormément car nous aimons et soutenons Israël et nous croyons que la détention et l’interrogatoire du Rabbin Haiyun sont contraires à la Déclaration d’Indépendance sur laquelle l’Etat d’Israël moderne a été créé.

Nous sommes également très inquiets de l’effet négatif de l’inégalité et la coercition religieuse, qui éloignent d’Israël de nombreux israéliens et de nombreux juifs de diaspora.

En considération de tout cela, nous signons la protestation ci-dessous contre la façon dont a été traité le Rabbin Haiyun et contre la coercition religieuse en Israël; qu’autorise un Etat qui soutient une vision unique du judaïsme, contrôlée principalement par le Grand Rabbinat et ses soutiens Harédim.

http://rrfei.org/petitions/protest-letter-against-treatment-of-rabbi-haiyun/

Le sens au prix de la souffrance ? (Edmond Fleg)

Edmond Fleg est un grand personnage de la pensée juive. Ses recueils de poèmes, « Ecoute Israël », « L’Eternel est notre Dieu », « L’Eternel est un », sont une interprétation profonde des grands événements de la Bible.
La ligature d’Isaac, son « non-sacrifice », est l’un des épisodes les plus complexes de la Torah, au centre de la fête de Roch Hachaha.
Comment comprendre cette soi-disant « demande » de Dieu, et alors que nous soulignons comme le fait le midrach la leçon de « non-sacrifice », la question de cette demande inacceptable reste puissante.
Chaque année, le deuxième matin de Roch hachana, nous relisons l’histoire et la commentons à nouveau à la synagogue pour en tirer des conclusions qu’il serait difficile de retranscrire ici en quelques mots.
Le courage retracé dans ce poème nous rappelle également ce que les achkénazes appellent « martyrologie », ces passages qui retracent les actes de dignité de nos sages au cours des pogroms, qui sont traditionnellement lus pendant la journée de Kipour.
Il convient néanmoins de partager la « vision d’Isaac », d’Edmond Fleg, la « vision d’Edmond Fleg » concernant cet épisode. Serions-nous prêts à renoncer au confort et à l’innocence au profit de la douleur de la lucidité? Telle est la question que se posent les philosophes, telle est la question que soulève Edmond Fleg à travers ce magnifique – et difficile – poème. Il ne répond pas à toutes les questions, mais il sait les ouvrir, il nous touche.

 

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Isaac bénit Jacob, ses fils et leur semence,
Puis se tourna vers le mur, en silence;
Et faible sur sa couche, aveugle et sourd.
Ayant connu pour Dieu des maux très lourds,
II attendit la mort, rassasié de jours.

Or, l’Ange d’Élohim vint, à l’heure dernière,
Toucher sa tempe et sa paupière,
Et, rendue un instant à ses forces premières,
Son âme retrouva les sons et la lumière.
Et le mur s’entrouvrit, plein d’esprits et de cris ;

Et le Père mourant vit tous ceux de sa race,
Dispersés et meurtris dans le temps et l’espace.
Et sur les bords des mers et sur les fleuves clairs
Sur les monts et les plaines et les villes lointaines,

Et tout le long des ans sur les jours ondoyants,
et tout le long des âges, sur les siècles sauvages
Le Père se penchait, — pour écouter
La plainte qui montait de sa postérité :

« Isaac ! Isaac ! Pourquoi nous as-tu mis au monde ?
Nous allons, sans abri ;
Nous n’avons point de part à la terre féconde,
Et sur le sol natal nous sommes des proscrits.
Le faible nous insulte, le poltron nous brave,
L’enfant siffle contre nous ;
Et nous avons pris des âmes d’esclaves,
à force d’user nos genoux.
Au long des chemins nous cherchons des frères ;
Mais nos cœurs, en lambeaux,
Dans la nuit sans fin n’ont d’autres lumières
Que les bûchers en flamme et l’éclair
des couteaux.
Et nous levons au ciel nos mains épouvantées,
Sans qu’une main d’en haut nous vienne secourir ;
Et sans vivre les joies que d’autres ont chantées,
Nous tombons au sépulcre avant que de mourir. »

Ainsi montait la plainte, sans trêve.
Et le Père gémit dans la voix de son rêve :

« Tu leur avais promis, Seigneur, après ma mort,
Un pays de palmiers où coule l’huile d’or.
L’ont-ils déjà perdu ? Le cherchent-ils encore ?
Comme ils ont dû pécher, pour mériter leur sort.
Lorsqu’au mont Morïah, victime volontaire,
Sous l’angoisse plié,
J’offrais ma gorge au couteau de mon père,
Par ton ange, Élohim, mon corps fut délié;
Mais regarde mes fils ! A quoi bon ta clémence,
S’il faut que mon supplice, après moi, recommence? »

Alors Dieu dit au moribond:

« Isaac, si pour tes fils ta douleur le demande,
Je puis, t’épargnant l’épreuve trop grande,
choisir une autre chair pour y marquer mon Nom,
Et tes enfants seront ce que les heureux sont.
Ils posséderont un coin de la terre,
Et d’autres marcheront exilés du soleil;
Ils se rassasieront au froment salutaire,
Et d’autres souffriront le jeûne sans sommeil.
Ils ne seront point mangés par l’épée,
D’autres nourriront la flamme et le fer ;
Ils auront l’âme claire, au feu d’orgueil trempée,
D’autres paraîtront vils à l’univers.
Ils ne connaîtront rien des tristesses profondes
Qui les pouvaient rendre immortels,
Mais d’autres feront sonner au monde,
La voix de l’Éternel! »

Ainsi tonnait dans l’étendue
La parole du Dieu fort.
Mais, montrant ses fils de sa main tendue,
Isaac supplia dans la mort :

« Élohim! Élohim! ne change pas leur sort!
Qu’ils vivent, s’il le faut, condamnés au servage ;
Qu’ils errent en sanglots par les lieux et les âges,
Mais qu’ils te louent, Dieu juste, et qu’ils voient ton visage! »
Et Dieu ferma les yeux du Père des souffrants,
Et Jacob mit ses os dans la tombe, en pleurant. »

Sommes-nous tous des passagers clandestins? (Hava Alberstein)

Qu’elle se décline au passé ou au présent, la question des réfugiés est lourde et douloureuse dans nos cœurs, elle nous questionne en tant qu’humanité sur notre capacité de solidarité et en tant que juifs sur notre capacité à  » Connaitre le cœur de l’étranger car nous avons été étrangers en pays d’Egypte ».
Les fêtes de Tichri sont celles de la solidarité, nous considérons que nous sommes jugés individuellement mais aussi collectivement, les ressources d’humanité de l’Humanité seront-elles suffisantes pour que nous puissions garder un espoir de grandir, pour que nous ayons une chance de repousser le cercle vicieux de la misère et de l’égoïsme et enclencher au contraire des cycles collaboratifs dans lesquels les intérêts des uns et des autres se rejoignent dans l’intérêt collectif?
La très belle chanson de Hava Halberstein nous accompagne dans ces questions, et nous connecte à notre besoin de sécurité et de solidarité qui fait notre condition humaine.
Il fait écho à la fois à la prière « ountané tokef » que nous disons les matins de Roch Hachana et de Kipour, aux séliHot que nous disons le matin et qui nous font prendre conscience de notre fragilité, et bien évidemment à l’histoire de Jonas, réfugié dans le ventre du poisson, qui est la haftara de l’après-midi de Kipour.

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Voyageur clandestin – Hava Halberstein/Yéhoudit Ravitz …    écoutez cette belle chanson sur you tube
נוסע סמוי
לחן: יהודית רביץ
מילים: חוה אלברשטיין

Profond dans le ventre du bateau
Dans la chaleur pesante, l’obscurité
Un homme très abattu a trouvé refuge
Rescapé d’un grand danger
En voyage vers l’inconnu
Y a-t-il un port qui l’accueillerait ?
Passant des nuits sans sommeil
Sans sourire, sans un mot
Que sera sa destinée ?Être un visage sans nom
Vivre toujours dans l’ombre
Qu’il est dur de fuir dans ce monde
S’il est découvert il sera jeté à la mer
Qu’il est dur de fuir dans ce monde

Et si toi aussi tu étais
Capitaine d’un grand navire
T’approcherais-tu de l’Etranger
Lui donnerais-tu nourriture et boisson
Un lit, quelque chose qui le couvre
Toutes ces choses interdites, mais possibles

L’être humain n’est-il pas une bête traquée
L’être humain n’est-il pas une feuille balayée par le vent
Que sera sa destinée ?

עמוק בבטן הספינה
בחום כבד בחשכה
אדם נואש מאוד מצא מחבוא
נמלט מסכנה גדולה
נוסע אל הלא נודע
היש נמל גם בשבילו
עושה לילות ללא שינה
ללא חיוך ללא מילה
מה יעלה בגורלו

להיות פרצוף בלי שם
לחיות תמיד בצל
קשה לברוח בעולם
אם יתגלה יושלך לים

קשה לברוח בעולם
ולו היית גם אתה
קברניט של אוניה גדולה
האם היית מתקרב לזר
נותן לו אוכל ומשקה
נותן מיטה ומחסה

את כל מה שאסור אבל אפשר

הלא האיש אדם נירדף
הלא האיש עלה נידף
מה יעלה בגורלו

Isaac – Ne pas sacrifier les générations futures! (Léonard Cohen)

On ne rappelle jamais assez combien le mot Korban, קורבן, devrait être traduit par le mot « offrande de rapprochement (le mot karov veut dire proche en hébreu) et non pas par le mot sacrifice.
Le non sacrifice d’Isaac est l’un des fondements de la pensée et de la pratique juive.
Le premier matin de Roch hachana, on lit dans la Torah l’histoire d’Ismaël et de Agar, le deuxième matin, on lit l’épisode de la ligature d’Isaac, et pendant ces deux jours, comme pendant la période des seliHot et à la conclusion de Kipour, on sonne du Chofar qui rappelle cet épisode.

Léonard Cohen a écrit un chant militant sur la question des sacrifices, que nous associons à nos prières lors des fêtes. Je partage avec vous aujourd’hui ce midrach moderne.
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Ecouter Léonard Cohen: https://www.youtube.com/watch?v=tr0HCqiD1C8

The door it opened slowly,
My father he came in,
I was nine years old.
And he stood so tall above me,
His blue eyes they were shining
And his voice was very cold.
He said, « I’ve had a vision
And you know I’m strong and holy,
I must do what I’ve been told. »
So he started up the mountain,
I was running, he was walking,
And his axe was made of gold.Well, the trees they got much smaller,
The lake a lady’s mirror,
We stopped to drink some wine.
Then he threw the bottle over.
Broke a minute later
And he put his hand on mine.
Thought I saw an eagle
But it might have been a vulture,
I never could decide.
Then my father built an altar,
He looked once behind his shoulder,
He knew I would not hide.You who build these altars now
To sacrifice these children,
You must not do it anymore.
A scheme is not a vision
And you never have been tempted
By a demon or a god.
You who stand above them now,
Your hatchets blunt and bloody,
You were not there before,
When I lay upon a mountain
And my father’s hand was trembling
With the beauty of the world.And if you call me brother now,
Forgive me if I inquire,
« Just according to whose plan? »
When it all comes down to dust
I will kill you if I must,
I will help you if I can.
When it all comes down to dust
I will help you if I must,
I will kill you if I can.
And mercy on our uniform,
Man of peace or man of war,
The peacock spreads his fan.

Lentement la porte s’ouvrit
Mon père fit son entrée
J’avais neuf ans alors
Et devant moi il était si grand
Ses yeux bleus étaient brillants
Et sa voix était glaciale.
Il dit :  » J’ai eu une vision
Et tu sais que je suis saint et fort
Je dois obéir aux ordres.  »
Il se mit donc à gravir la montagne
Moi je courais et lui marchait
Et sa hache était en or.

Les arbres se firent tout rabougris
Le lac Lin miroir de dame
Nous fîmes halte pour boire du vin.
Puis il jeta la bouteille
Qui se brisa une minute ‘ après
Et sur la mienne il mit sa main.
Il me sembla Voir Lin aigle
Mais peut-être était-ce un vautour
Jamais je ne pus discerner.
Puis mon père bâtit un autel
Il regarda une fois derrière son épaule
Sûr que je n’irais pas me cacher.

Vous qui bâtissez les autels à présent
Pour sacrifier ces enfants
Vous ne devez plus jamais le faire.
Un projet n’est pas une vision
Et jamais vous n’avez eu de tentation
Ni par le ciel ni par l’enfer.
Vous qui êtes debout devant eux maintenant
Vos hachettes émoussées et sanglantes
Vous n’étiez pas là hier.
Lorsque je gisais sur une montagne
Et que la main de mon père était tremblante
De la beauté du verbe.

Et si maintenant vous m’appelez frère
Pardonnez-moi si je m’enquiers
En vertu de quelle volonté ?
Quand tout cela tombera en poussière
S’il le faut je vous tuerai
Si je le peux je vous aiderai.
Quand tout cela tombera en poussière
S’il le faut je vous aiderai
Si je le peux je vous tuerai.
Et pitié pour notre uniforme
Homme de paix ou homme de guerre
Le paon fait la roue.

Que savez-vous de l’histoire des juifs de France?

Au lendemain du 14 juillet et en pleine finale de la coupe du monde France-Croatie, nous sommes en position idéale pour évoquer l’histoire des juifs de France.

Devenir Juif, Devenir Juive

Avec la révolution, la France a créé la citoyenneté. Comment comprenons-nous aujourd’hui la célèbre phrase de Stanislas de Clermont-Tonnerre ? « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation ; il faut tout leur accorder comme individus ; il faut qu’ils soient citoyens. », tout accorder à la liberté individuelle, mais rien au titre du groupe. La France a changé, de nouvelles questions se posent, les choix qui s’offrent à nous doivent être éclairés par la connaissance du passé. Que savons-nous exactement de l’histoire des juifs en France ? Voici l’occasion de faire un petit bilan, et de remettre sur le chantier cette question éternelle : Que signifie être juif ? Que signifie être français ? En quoi nos identité nous éclairent-elles sur la condition humaine…

  1. Depuis quand y a-t-il des juifs en France ?
  2. Quels étaient initialement les rapports entre juifs et chrétiens ?
  3. Quelles lois ont-elles été imposées au cours des conciles pour séparer les juifs des…

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Toute fin est un commencement (Léa Naor)

Est-ce un poème? Est-ce un chant pour enfant? Ce texte de Léa Naor nous parle des changements.
Un joli poème à lire pour soi-même ou en famille, en préparation des changements des vacances, du renouveau de l’année scolaire, et du renouveau de l’année juive.
Ce texte est également lu chez nous entre Yzkor et Néila, à la fin de l’office de Kipour, si vous souhaitez le lire avec nous à la synagogue, vous aurez l’occasion de l’entendre dans le renouveau solennel des fêtes de Tichri…

Une fin, c’est toujours un commencement
Pour un mieux ? pour un pire ?
Je n’en sais plus rien
Quelque chose de différent

Quand le chemin se termine, un sentier commence
Quand la nuit se finit c’est le jour qui s’avance
Quand se termine une heure, arrive une nouvelle heure
Quand s’arrête le savoir, alors survient l’erreur

La fin est toujours le début d’autre chose

Il y a un lendemain à chaque jour qui passe
A chaque vieux rêve succède un rêve nouveau
Quand une année prend fin, une autre la remplace
Les réponses commencent à la fin des questions

Car la fin est toujours le début d’autre chose

Quand le film se termine, on reprend notre vie
Quand c’est la fin des mots, alors les chants s’élèvent
Quand une musique s’arrête, une nouvelle s’épanouit
Quand les chants cesseront, parler prend la relève

Une fin, c’est toujours un commencement
Pour un mieux ? pour un pire ?
Je n’en sais plus rien
Quelque chose de différent (Traduction Floriane Chinsky)

סוף זה תמיד התחלה
הופה היי
מילים: לאה נאור
לחן: יורם צדוק

סוף זה תמיד התחלה של משהו אחר.
– טוב יותר?
– רע יותר?
– לא יודעת מה יותר.
משהו אחר.
כשהדרך נגמרת מתחיל איזה שביל,
כשהלילה נגמר אז הבוקר מתחיל,
כשנגמרת שעה, עוד שעה מגיעה,
רק בסוף הידיעה מתחילה השגיאה.
סוף זה תמיד התחלה של משהו אחר.
יש תמיד יום מחר לכל יום שעובר,
כל חלום משומש מחליפים באחר.
כשנגמרת שנה, עוד שנה מתחילה,
כל תשובה מתחילה רק בסוף שאלה.
כי סוף זה תמיד התחלה של משהו אחר.
כשהסרט נגמר החיים מתחילים,
הצלילים מתחילים כשאין כבר מלים.
כשנגמור את הצלילי אז נתחיל צליל אחר.
כשנגמור את השיר אז נתחיל לדבר.
סוף זה תמיד התחלה של משהו אחר.
– טוב יותר? רע יותר?
– לא יודעת מה יותר.
משהו אחר.

http://www.youtube.com/watch?v=ACa74tJVWm0

Profitez des vacances pour lire dans la Torah!

Le prochain chabbat kéhilati aura lieu le 24 et 25 août. La paracha Ki tétsé nous prépare aux fêtes de tichri à travers le rappel du respect de la justice et de la bienveillance. Profitez des vacances pour préparer une petite lecture de trois versets et commencer la rentrée en beauté!

Pour la lecture de la Torah du chabbat de rentrée, retrouvez:

Vous trouverez également les vidéos des chabbatot kéhilatiim suivants sur ma chaine youtube, ainsi que le texte des montées ici: vayera 1 Hayé Sarah 1

Enfin, le lien avec TOUTES LES REFERENCES des Kéhilatiim et les explications, se trouve ici.

D’ici-là, excellentes vacances à toutes et à tous!