Prochains chabbatot kehilatiim: Paracha Nasso et Paracha Balak

Bonjour à toutes et à tous.

Comme vous le savez, nous enseignons dans notre communauté à cultiver un rapport personnel au texte et à la tradition. Cela inclut la lecture dans la Torah.

Les prochains chabbatot kéhilatiim vous permettront de vous lancer dans cette voie. N’hésitez pas à m’en parler chabbat prochain un peu avant l’office. Pour plus d’explication concernant les offices kéhilatiim, voyez ici sur ce lien.

NASSO: 26 mai

BALAK: 30 juin

OUTILS POUR LA TECHNIQUE DE LA LECTURE DE LA TORAH :

Outils pour apprendre la lecture de la torah et de la haftara sur cette page

Doodle pour prendre la responsabilité d’une montée à la Torah

OUTILS SPECIFIQUES POUR LA PARACHA NASSO ET LA PARACHA BALAK : COMMENTAIRES ET PARACHA ENREGISTREE

Commentaires en vidéo:

 

Paracha Nasso – les montées 1, 3 et 5 sont quasiment les mêmes, les montées 2, 4, 6 également. deux personnes peuvent donc facilement assurer ces deux séries de 3 et les réserver directement. Les montées 7 et maftir sont un peu plus spécifiques sans être difficiles. Elles sont faciles à repérer dans la torah car il s’agit des offrandes des princes pour l’inauguration du michkan.

nasso 3 tikoun

Paracha Balak – la montée 1 commence au chevii. Cette lecture comprend les dernières prédictions du prophète bilam ainsi que l’essentiel de la crise « résolue » par PinHas, dont la paracha suivante porte le nom.

Balak 3 tikoun

Pourquoi conserver l’opinion des vaincus ? – Talmud et Humanisme au MJLF

Si la vérité est claire, pourquoi conserver l’opinion de ceux qui ont tort ? Toute la torah orale est fondée sur le fait de citer les opinions minoritaires, et elle s’interroge elle-même sur la signification de ce choix.

Télécharger la feuille d’étude ici: cours-talmud-5778-7 .cours-talmud-5778-7

Michna edouyot chap 1

Michna 4

Pourquoi rappelle-t-on les paroles de Chamai et de Hillel pour rien pour enseigner aux générations qui viennent que l’îndividu ne doit pas se tenir sur ses paroles du fait que les pères du monde ne se sont pas tenus sur leurs paroles

 

Michna 5

Et pourquoi rappelle-t-on les paroles d’un individu parmi les paroles de la multitude parce que la halaha n’est rien que les paroles de la multitude que si un tribunal préfère les paroles de l’individu et il se fondera sur elles du fait que rien un tribunal ne peut annuler les paroles d’un autre tribunal jusqu’à ce qu’il soit plus grand en sagesse et en nombre

Il était plus grand que lui en sagesse mais pas en nombre en nombre et pas en sagesse il ne peut pas annuler ses paroles jusqu’à ce qu’il soit plus grand en sagesse et en nombre

Raavad :

Que si un tribunal voit les paroles d’un individu il s’appuie sur elles car ainsi il interprète que si un tribunal postérieur voit  voit que la halaha est comme les paroles de l’individu il s’appuie sur elles pour fixer la halaHa comme lui comme on a trouvé chez les Amoraim derniers qu’ils fixent la halaHa comme l’individu des premiers dans plusieurs endroits et même si la majorité est en maHloket avec eux et si ils n’avaient pas trouvé les paroles de l’individu premier les derniers n’auraient pas pu repousser les paroles des premiers de leur jugement à eux car un tribunal ne peut pas annuler les paroles d’un autre tribunal jusqu’à ce qu’il soit plus grand que lui par la sagesse et par le nombre

משנה ד

ולמה מזכירין את דברי שמאי והלל לבטלה, ללמד לדורות הבאים שלא יהא אדם עומד על דבריו, שהרי אבות העולם לא עמדו על דבריהם .

משנה ה

ולמה מזכירין דברי היחיד בין המרבין הואיל ואין הלכה אלא כדברי המרבין, שאם יראה בית דין את דברי היחיד ויסמוך עליו, שאין בית דין יכול לבטל דברי בית דין חברו עד שיהיה גדול ממנו בחכמה ובמנין.

היה גדול ממנו בחכמה אבל לא במנין, במנין אבל לא בחכמה, אינו יכול לבטל דבריו, עד שיהיה גדול ממנו בחכמה ובמנין.

 

Metsora: Les femmes sont-elles impures?
AHaré Mot: La justice divine est-elle aveugle? (image de la synagogue et de l’eglise, bouc émissaire)
Kedochim: Quel est le commandements le plus important? (tu aimeras ton prochain)
Emor: Est-il bon d’être un martyr? (22:32)
Et vous ne profanerez pas En transgressant délibérément mes paroles. Puisqu’il est écrit : « et vous ne profanerez pas », pourquoi le texte ajoute-t-il : « je serai sanctifié » ? Livre-toi au martyre et sanctifie mon nom ! J’aurais pu penser qu’il fallût le faire seul. Aussi est-il écrit : « au milieu des fils d’Israël ». Et quand on se livre, on doit être prêt à la mort, car quiconque se livre au martyre en comptant sur un miracle ne bénéficiera pas d’un miracle. C’est ce que nous trouvons chez ‘Hanania, Michael et ‘Azaria, qui n’ont pas affronté le martyre en comptant sur un miracle, comme il est écrit : « Le Éloqim que nous adorons est capable de nous sauver […] et sinon, sache, ô roi, que nous n’adorerons pas tes divinités » (Daniel 3, 17 et 18). En d’autres termes : Qu’Il nous sauve ou qu’Il ne nous sauve pas, sache…

Béhar: Toute la Torah a-t-elle été donnée au mont Sinaï?
Au mont Sinaï Quel rapport particulier relie-t-il la chemita au mont Sinaï ? Ce sont pourtant toutes les mitswoth qui ont été promulguées au Sinaï ! Mais de même que les règles générales et les détails de la chemita ont été révélés au mont Sinaï, de même les règles générales et les détails de toutes les mitswoth ont-ils été révélés au mont Sinaï. Voilà ce qui est enseigné dans Torath kohanim. Et en voici, à mon avis, l’explication : Nous ne trouvons nulle part dans le Michné Tora [le livre de Devarim] que les règles relatives à la chemita des sols aient été répétées dans les plaines de Moav. D’où nous apprenons que ses règles générales et ses détails d’application ont dû tous être révélés au Sinaï. Le texte nous enseigne donc ici que chaque stipulation qui a été dite à Mochè est venue du Sinaï avec toutes ses règles générales et tous ses détails, et qu’ils ont été répétés dans les plaines de Moav.
בְּהַר סִינַי, מָה עִנְיַן שְׁמִטָּה אֵצֶל הַר סִינַי? וַהֲלֹא כָּל הַמִּצְוֹת נֶאֶמְרוּ מִסִּינַי?! אֶלָּא, מַה שְּׁמִטָּה נֶאֶמְרוּ כְּלָלוֹתֶיהָ, פְרָטוֹתֶיהָ וְדִקְדּוּקֶיהָ מִסִּינַי, אַף כֻּלָּן נֶאֶמְרוּ כְּלָלוֹתֵיהֶן וְדִקְדּוּקֵיהֶן מִסִּינַי; כָּךְ שְׁנוּיָה בְּתוֹרַת כֹּהֲנִים. וְנִרְאֶה לִי שֶׁכָּךְ פֵּרוּשָׁהּ: לְפִי שֶׁלֹּא מָצִינוּ שְׁמִטַּת קַרְקָעוֹת שֶׁנִּשְׁנֵית בְּעַרְבוֹת מוֹאָב בְּמִשְׁנֵה תּוֹרָה, לָמַדְנוּ שֶׁכְּלָלוֹתֶיהָ וּפְרָטוֹתֶיהָ כֻּלָּן נֶאֶמְרוּ מִסִּינַי, וּבָא הַכָּתוּב וְלִמֵּד כָּאן עַל כָּל דִּבּוּר שֶׁנִּדְבַּר לְמֹשֶׁה, שֶׁמִּסִּינַי הָיוּ כֻּלָּם, כְּלָלוֹתֵיהֶן וְדִקְדּוּקֵיהֶן, וְחָזְרוּ וְנִשְׁנוּ בְּעַרְבוֹת מוֹאָב:

BéHoukotai: 26:9 Quelle récompense Dieu nous donne-t-il?
Je me tournerai vers vous Je me détournerai de toutes mes occupations pour vous récompenser. À quoi cela ressemble-t-il ? À un roi qui avait engagé des ouvriers… comme expliqué dans Torath kohanim.
Je vous ferai fructifier En vous rendant féconds.
Je vous multiplierai Par une fière allure.
J’établirai mon alliance avec vous Une nouvelle alliance. Ce ne sera pas l’alliance précédente, que vous avez rompue, mais une alliance nouvelle indissoluble, comme il est écrit : « J’établirai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une nouvelle alliance, non selon l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères, au jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Egypte… » (Yirmeya 31, 30-31).

Bamidbar:3:15 et 16 :
Depuis l’âge d’un mois et au-dessus Dès qu’il a cessé d’être considéré comme un fœtus, il sera compté parmi ceux que l’on appelle « les gardiens de la garde du sanctuaire » (verset 28). Rabi Yehouda bar Rabi Chalom a enseigné : « On a l’habitude, dans cette tribu, d’être compté dès la naissance, comme il est écrit : “qui a été enfantée à Léwi en Égypte” (infra 26, 59). Or, c’est à son entrée en Égypte, à ses portes, qu’elle est née, et elle est pourtant comptée d’emblée parmi les soixante-dix personnes [qui sont arrivées en Égypte avec Ya‘aqov]. Car si l’on en fait le compte, on n’en trouve que soixante-neuf, et c’est elle qui le complète » (Midrach Tan‘houma).
Conformément à Hachem Mochè a dit devant le Saint béni soit-Il : « Comment pourrais-je entrer à l’intérieur de leurs tentes pour savoir le nombre de leurs nourrissons ? » Le Saint béni soit-Il lui a répondu : « Fais ton travail, et je ferai le mien ! » Mochè est allé se tenir à l’entrée de chaque tente, précédé par la chekhina. Une voix divine sortait de la tente et disait : « Il y a dans cette tente-ci tant de nourrissons ! » D’où l’expression : « conformément à Hachem » (Midrach Tan‘houma).

Nasso:5:6 A quelle tribu appartient le converti?
En commettant une infidélité envers Hachem On répète ici le paragraphe relatif au voleur qui « a juré mensongèrement », énoncé dans la sidra Wayiqra (Wayiqra 5, 21 et suivants) : « celui qui a commis une infidélité envers Hachem, qui a dénié à son prochain… » Sa répétition est due à l’introduction de deux règles nouvelles : l’une qui crée l’obligation d’une confession (verset suivant), ce qui veut dire que l’auteur n’est tenu de payer le cinquième et d’offrir un acham (Wayiqra 5, 24) sur la foi de la déposition des témoins que s’il a avoué son acte. La seconde de ces règles est que le dédommagement d’un vol commis au préjudice d’un converti [qui n’a pas d’héritiers] revient aux kohanim (Sifri).

BéahalotéHa: qui porte la lumière? candélabre et Hanoukia
Les prêtres, le chabbat, hanouka, yom hashoa…

Fin de pessaH, ce soir et demain, traverser la mer!

Ce soir et demain, PessaH touche à sa fin dans le monde libéral ainsi que pour tous les courants en Israël. Pour ceux qui suivent la pratique orthodoxe en dehors d’Israël, la fin est samedi soir. Compte tenu de la succession immédiate du dernier jour de PessaH et de Chabbat, le retour au pain levé et au Hamets sera pour samedi soir pour tout le monde, par nécessité et non pas seulement par solidarité.

Ce soir l’office est très court, commençant avec un psaume puis directement baréHou. Nous ferons la Amida de fête et compterons le sixième jour du Omer.

Demain matin l’office (de 10h à 12h15) s’inscrit dans la joie et le chant, avec le hallel, la lecture de la torah, la haftara et nous conclurons la lecture du cantique des cantiques commencée la semaine dernière.

La lecture de la Torah, que vous retrouverez en fin d’article, elle reprend les épisodes liés à la sortie d’Egypte et en particulier le « chant de la mer », Chirat hayam, le premier des trois chants de la Torah (avec Chirat habéér et haazinou). La haftara tirée du livre de Samuel (Samuel II 22,1-51) est également une ode de reconnaissance, le chant de David. La lecture du Cantique des cantiques conclura notre joie.

Bons préparatifs à chacun et chacune et joyeuse conclusion de PessaH! חג שמח

Exode: 13:17 – 15:26

17 Or, lorsque Pharaon eut laissé partir le peuple, Dieu ne les dirigea point par le pays des Philistins, lequel est rapproché parce que Dieu disait: « Le peuple pourrait se raviser à la vue de la guerre et retourner en Égypte. » 18 Dieu fit donc dévier le peuple du côté du désert, vers la mer des Joncs et les enfants d’Israël partirent en bon ordre du pays d’Égypte. 19 Moïse emporta en même temps les ossements de Joseph car celui-ci avait formellement adjuré les enfants d’Israël, en disant: « Dieu ne manquera pas de vous visiter et alors vous emporterez mes os de ce pays. » 20 Ils décampèrent de Soukkoth et vinrent camper à Ètham, à l’extrémité du désert. 21 L’Éternel les guidait, le jour, par une colonne de nuée qui leur indiquait le chemin, la nuit, par une colonne de feu destinée à les éclairer, afin qu’ils pussent marcher jour et nuit. 22 La colonne de nuée, le jour et la colonne de feu, la nuit, ne cessaient de précéder le peuple.

1 L’Éternel parla ainsi à Moïse: 2 « Dis aux enfants d’Israël de remonter et de camper en face de Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer; devant Baal-Cefôn, à l’opposite, vous camperez au bord de la mer. 3 Pharaon se dira que les enfants d’Israël sont égarés dans ce pays; que le désert les emprisonne. 4 Et je raffermirai le cœur de Pharaon et il les poursuivra; puis j’accablerai de ma puissance Pharaon avec toute son armée et les Égyptiens apprendront que je suis l’Éternel. » Ils obéirent. 5 On rapporta au roi d’Égypte que le peuple s’enfuyait. Alors les dispositions de Pharaon et de ses serviteurs changèrent à l’égard de ce peuple et ils dirent: « Qu’avons-nous fait là, d’affranchir les Israélites de notre sujétion! » 6 Il fit atteler son char, emmena avec lui son peuple, 7 prit six cents chars d’élite et tous les chariots d’Égypte, tous couverts de guerriers. 8 L’Éternel fortifia le cœur de Pharaon, roi d’Égypte, qui se mit à la poursuite des enfants d’Israël. Cependant les Israélites s’avançaient triomphants. 9 Les Égyptiens qui les poursuivaient les rencontrèrent, campés sur le rivage; tous les attelages de Pharaon, ses cavaliers, son armée, les joignirent près de Pi-Hahiroth, devant Baal-Cefôn. 10 Comme Pharaon approchait, les enfants d’Israël levèrent les yeux et voici que l’Égyptien était à leur poursuite; remplis d’effroi, les Israélites jetèrent des cris vers l’Éternel. 11 Et ils dirent à Moïse: « Est-ce faute de trouver des sépulcres en Égypte que tu nous as conduits mourir dans le désert? Quel bien nous as-tu fait, en nous tirant de l’Égypte? 12 N’est-ce pas ainsi que nous te parlions en Égypte, disant: ‘Laisse-nous servir les Égyptiens?’ De fait, mieux valait pour nous être esclaves des Égyptiens, que de périr dans le désert. » 13 Moïse répondit au peuple: « Soyez sans crainte! Attendez, et vous serez témoins de l’assistance que l’Éternel vous procurera en ce jour! Certes, si vous avez vu les Égyptiens aujourd’hui, vous ne les reverrez plus jamais. 14 L’Éternel combattra pour vous; et vous, tenez-vous tranquilles! » 15 L’Éternel dit à Moïse: « Pourquoi m’implores-tu? Ordonne aux enfants d’Israël de se mettre en marche. 16 Et toi, lève ta verge, dirige ta main vers la mer et divise la; et les enfants d’Israël entreront au milieu de la mer à pied sec. » 17 De mon côté, je vais affermir le cœur des Égyptiens pour qu’ils y entrent après eux; et alors j’accablerai Pharaon et son armée entière, ses chars et sa cavalerie. 18 Les Égyptiens reconnaîtront que je suis l’Éternel, quand j’accablerai Pharaon, ses chars et ses cavaliers. » 19 Le messager de Dieu, qui marchait en avant du camp d’Israël, passa derrière eux, la colonne nébuleuse cessa d’être à leur tête et se fixa en arrière. » 20 Elle passa ainsi entre le camp égyptien et celui des Israélites: pour les uns il y eut nuée et ténèbres, pour les autres la nuit fut éclairée; et, de toute la nuit, les uns n’approchèrent point des autres. 21 Moïse étendit sa main sur la mer et l’Éternel fit reculer la mer, toute la nuit, par un vent d’est impétueux et il mit la mer à sec et les eaux furent divisées. 22 Les enfants d’Israël entrèrent au milieu de la mer, dans son lit desséché, les eaux se dressant en muraille à leur droite et à leur gauche. 23 Les Égyptiens les poursuivirent et tous les chevaux de Pharaon, ses chariots, ses cavaliers, entrèrent à leur suite au milieu de la mer. 24 Or, à la dernière veille, l’Éternel fit peser sur l’armée égyptienne une colonne de feu et une nuée et jeta la perturbation dans l’armée égyptienne 25 et il détacha les roues de ses chars, les faisant ainsi avancer pesamment. Alors l’Égyptien s’écria: « Fuyons devant Israël, car l’Éternel combat pour eux contre l’Égypte! » 26 Le Seigneur dit à Moïse: « Étends ta main sur la mer et les eaux rebrousseront sur l’Égyptien, sur ses chars et sur ses cavaliers. » 27 Moïse étendit sa main sur la mer et la mer, aux approches du matin, reprit son niveau comme les Égyptiens s’élançaient en avant; et le Seigneur précipita les Égyptiens au sein de la mer. 28 Les eaux, en refluant, submergèrent chariots, cavalerie, toute l’armée de Pharaon qui était entrée à leur suite dans la mer; pas un d’entre eux n’échappa. 29 Pour les enfants d’Israël, ils s’étaient avancés à pied sec au milieu de la mer, ayant les eaux, comme un mur, à leur droite et à leur gauche. 30 L’Éternel, en ce jour, sauva Israël de la main de l’Égypte; Israël vit l’Égyptien gisant sur le rivage de la mer. 31 Israël reconnut alors la haute puissance que le Seigneur avait déployée sur l’Égypte et le peuple révéra le Seigneur; et ils eurent foi en l’Éternel et en Moïse, son serviteur.

1 Alors Moïse et les enfants d’Israël chantèrent l’hymne suivant à l’Éternel. Ils dirent: « Chantons l’Éternel, il est souverainement grand; coursier et cavalier, il les a lancés dans la mer. 2 Il est ma force et ma gloire, l’Éternel! Je lui dois mon salut. Voilà mon Dieu, je lui rends hommage; le Dieu de mon père et je le glorifie.3 L’Éternel est le maître des batailles; Éternel est son nom! 4 Les chars de Pharaon et son armée, il les a précipités dans la mer; l’élite de ses combattants se sont noyés dans la mer des Joncs. 5 L’abîme s’est fermé sur eux; au fond du gouffre ils sont tombés comme une pierre. 6 Ta droite, Seigneur, est insigne par la puissance; Ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi. 7 Par ta souveraine majesté tu renversas tes adversaires; tu déchaînes ton courroux. Il les consume comme du chaume. 8 Au souffle de ta face les eaux s’amoncellent, les ondes se dressent comme une digue, les flots se figent au sein de la mer. 9 Il disait, l’ennemi: ‘Courons, atteignons! Partageons le butin! Que mon âme s’en repaisse! » Tirons l’épée, que ma main les extermine!…’ 10 Toi, tu as soufflé, l’océan les a engloutis; ils se sont abîmés comme le plomb au sein des eaux puissantes. 11 Qui t’égale parmi les forts, Éternel? Qui est, comme toi, paré de sainteté; inaccessible à la louange, fécond en merveilles? 12 Tu as étendu ta droite, la terre les dévore. 13 Tu guides, par ta grâce, ce peuple que tu viens d’affranchir; tu le diriges, par ta puissance, vers ta sainte demeure. 14 A cette nouvelle, les peuples s’inquiètent, un frisson s’empare des habitants de la Philistée. 15 A leur tour ils tremblent, les chefs d’Édom; les vaillants de Moab sont saisis de terreur, consternés, tous les habitants de Canaan. 16 Sur eux pèse l’anxiété, l’épouvante; la majesté de ton bras les rend immobiles comme la pierre, jusqu’à ce qu’il ait passé, ton peuple, Seigneur! Qu’il ait passé, ce peuple acquis par toi; 17 Que tu les aies amenés, fixés, sur ce mont, ton domaine, résidence que tu t’es réservée, Seigneur! Sanctuaire, ô mon Dieu! Préparé par tes mains. 18 L’Éternel régnera à tout jamais! » 19 Car, les chevaux de Pharaon, chars et cavalerie, s’étant avancés dans la mer, l’Éternel en avait refoulé les eaux sur eux, tandis que les enfants d’Israël marchaient à pied sec au milieu de la mer. 20 Miryam, la prophétesse, soeur d’Aaron, prit en main un tambourin et toutes les femmes la suivirent avec des tambourins et des instruments de danse.21 Et Miryam leur fit répéter: « Chantez l’Éternel, il est souverainement grand; coursier et cavalier, il les a lancés dans la mer… » 22 Moïse fit décamper Israël de la plage des joncs et ils débouchèrent dans le désert de Chour, où ils marchèrent trois jours sans trouver d’eau. 23 Ils arrivèrent à Mara. Or, ils ne purent boire l’eau de Mara, elle était trop amère; c’est pourquoi on nomma ce lieu Mara. 24 Le peuple murmura contre Moïse, disant: « Que boirons-nous? » 25 Moïse implora le Seigneur; celui-ci lui indiqua un bois, qu’il jeta dans l’eau et l’eau devint potable. C’est alors qu’il lui imposa un principe et une loi, c’est alors qu’il le mit à l’épreuve 26 et il dit: « Si tu écoutes la voix de l’Éternel ton Dieu; si tu t’appliques à lui plaire; si tu es docile à ses préceptes et fidèle à toutes ses lois, aucune des plaies dont j’ai frappé, l’Égypte ne t’atteindra, car moi, l’Éternel, je te préserverai. »

PessaH, fondation du peuple juif et questionnement…

Pour approfondir, améliorer ou simplifier votre seder, rendez-vous sur ce lien.

CROIRE OU CHERCHER ?

La croyance n’est pas une spécialité juive.

La croyance est un élément central du christianisme ou de l’islam. Par assimilation, on pourrait penser qu’elle est également un élément central de la troisième religion abrahamique, le judaïsme.

Pourtant, c’est plutôt la contestation qui est fondatrice de la pensée et de la pratique juive. La fête de PessaH qui sera célébrée dans quelques jours est la première des fêtes juives, fondatrice à la fois du calendrier et du peuple.

Le nom de la fête signifie le passage, celui de l’ange de la mort au-dessus des maisons des hébreux, pour leur éviter la dixième plaie, celle de la mortalité des premiers nés. Des hébreux ? Vraiment ? Le fondement serait donc ethnique ? Cette conception commune est fautive. Ce ne sont pas les hébreux qui ont été épargnés, mais les contestataires. Ceux qui étaient prêts à refuser l’idolâtrie génocidaire de la société égyptienne. Ceux qui avaient affichés « mort pour la France » sur les « Affiches Rouges », ceux qui avaient marqué leurs portes avec du sang d’un agneau, sacrifié leur sécurité en niant le caractère sacré une divinité d’Egypte. Tous ceux-là furent épargnés, hébreux ou égyptiens. PessaH est la célébration du « passer outre », dépassement des croyances lorsqu’elles sont mortifères. Du courage de se tourner vers un autre avenir, même s’il nous met dans l’incertitude.

 

DES INTERROGATIONS PLUTÔT QUE DES DÉCLARATIONS DE FOI

 

La fête de PessaH commence par une cérémonie un peu particulière. On y raconte la « hagada », le conte de PessaH. Bien sûr, au fil du temps, ce texte a été mis par écrit, mais uniquement pour soutenir la transmission de son oralité. « Et tu raconteras à ton enfant » est l’injonction centrale mentionnée dans l’Exode (13 :8). Raconter, à titre personnel, et non pas lire. « et tu raconteras à ton enfant ce jour-là, c’est pour tout cela que l’Eternel a agit pour moi lorsque je suis sorti d’Egypte. » Le conte se fait à la première personne, parce qu’il nous implique, parce qu’il nous interroge aujourd’hui. Suis-je vraiment sortie d’Egypte à titre personnel ? Cette affirmation ne renvoit pas à une vérité présupposée en laquelle il faudrait croire, mais en une proposition sur laquelle nous sommes amenés à nos interroger.

 

DES QUESTIONS PLUTÔT QUE DES RÉPONSES

 

Nous voyons que cette affirmation contestable est à l’origine des questionnements pascals. D’autres procédés sont mis en œuvre pour poursuivre ces interrogations.

La hagada parle de quatre enfants différents, posant quatre types de questions. Elle invite ainsi à d’identifier à l’un ou l’autre des enfants, à valider la diversité et la différence, à légitimer toutes sortes de questions. Le sage est légitime, mais le rebelle, le simple, et le silencieux ne le sont pas moins. Nous mentionnons également des sages qui célébraient la fête autour du premier siècle, et passèrent toutes la nuit à étudier le récit. Ainsi, les enfants ne sont pas les seuls à chercher le sens du texte, la question est également la couronne des sages. Le « Ma nichtana », l’un des chants les plus connus de la fête, est récité par le plus jeune enfant. Il signifie : « En quoi cette nuit est-elle différente ? » et les réponses qui y sont citées sont autant de nouvelles interrogations. Les différences, l’absence de pain levé, la consommation d’herbes amères, le trempage de ces herbes dans des liquides, le fait de manger accoudés, nous invitent à chercher des explications, les participants formuleront librement différentes hypothèses. La pratique, ici comme d’une façon générale dans la tradition juive, appelle et accompagne la pensée. Pour garder le dynamisme de cette pensée, de nouveaux gestes ont été introduits, comme l’ajout d’une orange sur le plateau de la fête, ou une coupe d’eau en l’honneur de Myriam la Prophétesse, posée à proximité de la coupe du Prophète Elie. Pourquoi ? Entre autre, pour susciter de nouvelles questions, dont la portée va bien au-delà encore des réponses que nous pourrions évoquer. Plus que la croyance, c’est l’engagement dans la poursuite de notre recherche commune qui cristallise l’identité juive.

 

Les offices du chabbat

Il existe de nombreuses raisons de venir aux offices du chabbat. Rencontrer des amis, prendre un moment pour soi-même, couper avec la routine de la semaine, entendre un enseignement.

Certains connaissent tout l’office et chantent de aleph à tav, d’autres ne connaissent pas du tout et se laissent porter par les airs et l’ambiance communautaire, on peut lire en français, ou en hébreu.

Pour ceux qui veulent affiner leur participation aux chants, voici différentes playlist adaptées selon votre niveau d’hébreu, sans aucune prétention, mais qui reprennent presque l’intégralité des offices.

Have fun!

enfants (erev shel yeladim)

jeunes préparant leur BM (Kesher)

niveau débutant

niveau moyen

niveau avancé vendredi soir

niveau avancé samedi matin

Et la méthode maintenant classique « l’hébreu c’est facile »

Pourquoi la Torah ne nous dit pas quoi faire?

Effectivement, il serait tellement plus simple de naître avec un mode d’emploi simple de la vie. Certains, d’ailleurs, présentent la loi juive comme la règle à suivre pour être heureux, comme s’il n’existait qu’une seule façon d’être heureux ou de coopérer. Les textes ci-dessous seront l’une de nos inspirations de réflexion ce mercredi au café des Psaumes.

Vous pouvez télécharger la feuille d’étude sur le lien suivant: cours-talmud-5778-6

Talmud de Jérusalem Sanhédrin chap. 4 22a  puis Talmud Babylonnien Baba Metsia 59b

Rabbi Yanaï a dit si la Torah avait été donnée toute tranchée elle n’aurait pas eu de pied pour se tenir quel est le sens dieu a parlé à Moïse en disant maître du monde fais moi connaitre la hahaHa il lui a dit derrière les nombreux il faut s’incliner nombreux sont ceux qui acquittent ou nombreux sont ceux qui condamnent c’était nécessaire pour que la Torah soit sollicitée de 49 faces impures et 49 faces pur d’où et son drapeau

 

Et c’est le four de AHnai. Qu’est-ce que AHnaï ? Rabbi Yéhouda a dit au nom de Chemouel, qu’il a fait le tour de toutes ces choses-paroles comme le serpent et a décrété que c’était impur.  On a enseigné dans la michna : En ce même jour, Rabbi Eliezer a répondu tous les arguments du monde et ils ne l’ont pas accepté.  Il leur a dit « Si la halaHa est comme moi, ce caroubier le prouvera. » Le caroubier s’est déraciné de sa place de 100 ama, et certains disent de 400 ama.  Ils lui ont dit : « On n’amène pas de preuve du caroubier. » Il a repris et leur a dit « Si la halaHa est comme moi, cette source le prouvera. » La source d’eau est revenue vers l’arrière.  Ils lui ont dit : « On n’amène pas de preuve d’une source d’eau. » Il a repris et leur a dit : « Si la halaHa est comme moi, les murs de la maison du commentaire le prouveront ». Les murs de la maison d’étude se sont inclinés pour tomber.  Rabi Yéchoua leur a fait des reproches et leur a dit « Si les élèves des sages se vainquent mutuellement dans la halaHa, vous, à quoi êtes-vous bons ? » Ils ne tombèrent pas par respect pour Rabi Yochoua et ils ne se redressèrent pas par respect pour Rabbi Eliézer et ils sont encore inclinés et debouts. Il a repris et a dit « Si la halaHa est comme moi cela sera prouvé par le ciel. » Une voix du ciel est sortie et a dit « Quel est votre problème avec Rabi Eliézer alors que la halaHa est comme lui en tout lieu. »  Rabi Yochoua se leva et dit « Elle n’est pas dans le ciel. » Qu’est-ce que cela signifie « Elle n’est pas dans le ciel » ? Rabbi Yérémia a dit : « La Torah a déjà été donnée du Mont Sinaï, on n’obéit pas à une voix du ciel, ainsi que tu as déjà écrit au Mont Sinaï dans la Torah : « Incliner derrière la majorité ».  Rabbi Natan a demandé à Elie « Que faisait le Saint, béni soitil, à ce moment-là ? » Il lui dit : « Il riait et disait mes enfants m’ont vaincu mes enfants m’ont vaincu ».

 

Cantique des cantiques 2 :4 Il m’a conduite dans le cellier, et sa bannière qu’il a étendue sur moi, c’est l’amour.

 

Exode 23 :2

Ne suis point la multitude pour mal faire; et n’opine point, sur un litige, dans le sens de la majorité, pour faire fléchir le droit.

 

א »ר ינאי אילו ניתנה התורה חתוכה לא היתה לרגל עמידה מה טעם וידבר ה’ אל משה אמר לפניו רבונו של עולם הודיעני היאך היא ההלכה אמר לו אחרי רבים להטות רבו המזכין זכו רבו המחייבין חייבו כדי שתהא התורה נדרשת מ »ט פנים טמא ומ »ט פנים טהור מיניין ודגל »ו.

וזה הוא תנור של עכנאי מאי עכנאי אמר רב יהודה אמר שמואל שהקיפו דברים כעכנא זו וטמאוהו תנא באותו היום השיב רבי אליעזר כל תשובות שבעולם ולא קיבלו הימנו אמר להם אם הלכה כמותי חרוב זה יוכיח נעקר חרוב ממקומו מאה אמה ואמרי לה ארבע מאות אמה אמרו לו אין מביאין ראיה מן החרוב חזר ואמר להם אם הלכה כמותי אמת המים יוכיחו חזרו אמת המים לאחוריהם אמרו לו אין מביאין ראיה מאמת המים חזר ואמר להם אם הלכה כמותי כותלי בית המדרש יוכיחו הטו כותלי בית המדרש ליפול גער בהם רבי יהושע אמר להם אם תלמידי חכמים מנצחים זה את זה בהלכה אתם מה טיבכם לא נפלו מפני כבודו של רבי יהושע ולא זקפו מפני כבודו של ר »א ועדיין מטין ועומדין חזר ואמר להם אם הלכה כמותי מן השמים יוכיחו יצאתה בת קול ואמרה מה לכם אצל ר »א שהלכה כמותו בכ »מ עמד רבי יהושע על רגליו ואמר לא בשמים היא מאי (דברים ל) לא בשמים היא אמר רבי ירמיה שכבר נתנה תורה מהר סיני אין אנו משגיחין בבת קול שכבר כתבת בהר סיני בתורה (שמות כג) אחרי רבים להטות אשכחיה רבי נתן לאליהו א »ל מאי עביד קוב »ה בההיא שעתא א »ל קא חייך ואמר נצחוני בני נצחוני בני

הֱבִיאַנִי אֶל-בֵּית הַיָּיִן, וְדִגְלוֹ עָלַי אַהֲבָה.

 

לֹא-תִהְיֶה אַחֲרֵי-רַבִּים, לְרָעֹת; וְלֹא-תַעֲנֶה עַל-רִב, לִנְטֹת אַחֲרֵי רַבִּים—לְהַטֹּת

 

לֹא-תִהְיֶה אַחֲרֵי-רַבִּים, לְרָעֹת; וְלֹא-תַעֲנֶה עַל-רִב, לִנְטֹת אַחֲרֵי רַבִּים–לְהַטֹּת