Sauver le monde, c’est tout un art! Rachi, ce samedi 5 décembre

Comment sauver le monde?

La généalogie du « sauveur » est racontée dans notre paracha.

Tamar, sans son malheur et sa solitude, décide de se rendre justice.

Défiant les dangers et les codes sociaux, elle impose son droit à participer à l’avenir du peuple hébreu et devient la pierre angulaire de la généalogie du tikoun olam.

Quelle a été la recette de l’héroïsme de Tamar, qui rend possible tous les espoirs?

Notre paracha nous invite à cultiver l’art de l’espoir et de la solution « créative ».

Rachi nous détaille les ingrédients qui la composent.

Pour que nos efforts soient inspirés par une grande dame de la tradition toraïque.

La feuille de source est disponible ici: 4 Rachi Vayechav Sauver le monde

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et …שבת שלום

Aimer, c’est tout un art! Rachi, ce samedi 7 Novembre

Qu’est-ce que l’amour? L’amour pour une personne, pour un projet, pour un espoir d’avenir?

Comment Rebecca rencontre-t-elle Isaac?

Au coeur de leur histoire, leurs deux personnalités, bien sûr, mais également beaucoup d’autres personnages de différentes nature.

Quelle a été la recette de cette première rencontre? Que nous dit-elle de l’amour?

Notre paracha nous invite à cultiver l’art de l’alliance.

Rachi nous détaille les ingrédients qui la composent.

La feuille de source est disponible ici: 3 Rachi Haye Sarah Aimer

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et …שבת שלום

Créer l’humain, c’est tout un art! Rachi, ce samedi 10 octobre

Rachi nous invite à étudier la paracha Béréchit

Qui a créé le premier humain, adam harichon, le premier « homme-femme »?

Dieu, sans doute, mais il n’était pas seul.

Quelle a été la recette de la création de l’être humain? Et quel est la meilleure façon de continuer à créer de l’humain aujourd’hui?

Notre paracha nous invite à cultiver l’art de la création de soi-même.

Rachi nous détaille les ingrédients qui la composent.

Pour que nos efforts et leurs réussites aient un parfum délicieux.

La feuille de source est disponible ici: 2 Rachi Béréchit Créer l’humain

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et …שבת שלום

Célébrer le passé et le futur, c’est tout un art! Rachi, ce samedi 5 septembre

Faire le point, faire une petite pause, prendre le temps de regarder en arrière, de contempler le chemin parcouru, de se réjouir des résultats de nos efforts…

La célébration est essentielle dans nos vie, elle est l’un des plus beaux moteurs de changement et d’évolution.

Notre paracha nous invite à cultiver l’art de la célébration.

Rachi nous détaille les ingrédients qui la composent.

Pour que nos efforts et leurs réussites aient un parfum délicieux.

La feuille de source est disponible ici: 1 Rachi ki tavo célébrer

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et …שבת שלום

Téchouva pédagogique!

Les vacances nous offrent en cadeau une relation parentale libérée des contraintes du quotidien.
Elles nous permettent de préparer l’année à venir, et en particulier les événements de la rentrée.

La rentrée juive est un soutien pédagogique extraordinaire aux valeurs que nous défendons auprès de nos enfants.

Tichri nous invite à approcher la pensée et l’étude des questions fondamentales de la vie avec joie, c’est SimHat Torah, la fête des enfants dans laquelle les grands trouvent une liberté du bonheur partagé.
Tichri nous introduit également dans l’introspection, la critique bienveillance de nous-même. Ce sont les « jours redoutables », Roch Hachana et Yom Kipour, des fêtes pour adultes, grâce auxquelles les enfants peuvent apprécier l’importance que nous accordons au fait de toujours chercher à « grandir » et à nous améliorer, quel que soit notre âge.

Nous avons développé ces questions dans les deux précédents articles.
Voyons comment notre exemple peut également inspirer nos enfants dans leur cheminement.

En tant que parent, nous pouvons choisir de partager nos espoirs, nos réussites et nos échecs avec nos enfants, dans une mesure adaptée à leur compréhension bien sûr.

C’est une façon certaine de leur témoigner du respect que nous avons pour l’introspection, de la bienveillance avec laquelle nous jugeons nos échecs et nos imperfections, de l’importance à nos yeux de toujours chercher à mieux faire, sans juger.

Les textes de Roch hachana sont emplis de ces invitations à la bienveillance et à l’amélioration:
Si nous avons commis des erreurs, c’est sans le vouloir.
Nous nous invitons par le chofar, l’étude des textes, l’immersion dans un mikvé, et les offices, à recommencer à nous construire avec de nouvelles forces.
Tel est le sens de cette « téchouva », ce retour au meilleur de nous-même, que nous entreprenons à l’occasion des fêtes de Tichri.

Un autre élément fondamental de cette période est la réconciliation.
Chacun est censé demander pardon, reprendre sur de nouvelles bases non seulement au niveau personnel mais également au niveau relationnel.
Cet aspect n’est pas toujours évident à mettre en œuvre car nos partenaires amoureux, amicaux, familiaux ou professionnels ne sont pas toujours ouverts à cette question.

On peut, en souhaitant une bonne année aux uns et aux autres, ouvrir la discussion avec prudence. « Je voulais te souhaiter une bonne année, nous avons passé du temps ensemble en tant que collègues, et à l’occasion de cette fin d’année, je me demandais si nous pourrions améliorer notre façon de travailler ensemble ? Peut-être as-tu eu l’occasion d’y penser ? Voudrais-tu que nous en parlions à l’occasion ? »
Bien sûr, il nous appartient d’être juges de l’opportunité d’ouvrir ce dialogue et de le conduire au mieux.
Tichri nous invite à nous interroger sur la meilleure attitude à adopter pour permettre une fluidification des relations.

Pour ce qui est de nos enfants, la question est plus simple puisque nous nous appuyons sur notre devoir d’éducation pour leur transmettre ce qui nous tient à cœur. En principe, ils sont convaincus de notre bienveillance à leur égard.

Nous pouvons alors probablement soulever certaines questions. Le principe du fait que nous les aimons et que nous les acceptons dans les différentes composantes de leur personnalité doit être posé de façon évidente. Ceci établi, il est légitime de partager nos expériences…
Qu’aimons-nous dans leur attitude ? Qu’est-ce qui nous est difficile ? Et eux, qu’aiment-ils ? Quels seraient leurs désirs ? Il est normal d’avoir des désaccords, tout ne doit pas être résolu.

Il est des questions à propos desquels nos enfants n’ont pas la maturité pour définir leur meilleur intérêt, et d’autres pour lesquelles nous pouvons de façon discrétionnaire décider de ce qui est ou non acceptables dans nos murs. Ils ont le droit de ne pas être d’accord, et peuvent choisir la meilleure façon pour eux de gérer leur désaccord. Mais dans beaucoup de cas, il est possible d’identifier les besoins de chacun et de trouver les stratégies adéquates pour les satisfaire d’une façon acceptable par le collectif familial en général et par les parents en particulier.

Quel meilleur temps que les vacances, ce moment ensemble, ce moment sans contraintes, pour poser les bases d’un renouveau personnel et relationnel ? Nous pourrons alors ancrer toutes ces discussions et toutes ces décisions en les écrivant, en les racontant, en venant en parler au rabbin et de toute façon qui puisse vous convenir.

N’hésitez pas en tout cas à me faire part de vos commentaires, pour que nous puissions partager nos expériences !

Bonnes vacances 5775, et très bons préparatifs pour 5776 !

Fabriquer du sacré, sans jamais se sacrifier ! Paracha Vayikra

Nous aimons nous sentir généreux et altruistes, agir seulement dans l’intérêt du bien, mais nous n’y arrivons pas toujours.
La paracha Vayikra nous parle des sacrifices, ces actes qui doivent nous permettre de « rattraper nos erreurs ».
Pourtant, nous nous souvenons que les premières offrandes et les premiers sacrifices ont mené au premier meurtre, au premier fratricide. Caïn, l’initiateur de la première offrande, a tué son frère Abel, justement à cause de « guerres d’offrandes ».

Alors, le sacrifice nous mène-t-il au pardon de la faute, comme le dit Vaykra, le lévitique, ou à la faute suprême, comme le dit la Génèse ? Les offrandes à Dieu amènent-elles la paix ou bien la guerre ?
Ces questions sont plus que jamais d’actualité.
Les sacrifices servent-ils à quelque chose, et si oui, à quoi ?

Lorsque les pirké avot disent « le monde repose sur trois choses », les trois choses mentionnées sont (selon chimon hatsadik): Torah, Avoda, Guémilout Hassadim.
Torah, l’étude, la guémilout Hassadim, le fait de faire du bien autour de soi et la Avoda.
על שלושה דברים העולם עומד–על התורה, ועל העבודה, ועל גמילות החסדים

Qu’est-ce que la Avoda ? Il s’agit du « service », de ce que nous faisons « pour Dieu », du culte que nous faisons au temple à l’époque où il existait et le « service du cœur », la prière, que nous chantons ensemble à la synagogue à notre époque.
Le monde reposait sur les sacrifices et repose sur le service du cœur qui l’a remplacé.

Les sacrifices au temple avaient des objectifs divers : Les olot marquaient les transitions de la vie, les naissances, les conversions, les guérisons… Les chélamim étaient les offrandes festives, consommées par toute la famille au temple. Les Hatat étaient amenée pour tourner la page après avoir commis une faute. Le acham s’adressait aux réparations, en plus des offrandes quotidiennes qui permettaient aussi aux prêtres de se nourrir.

Aujourd’hui encore, nous avons besoin de marquer les transitions, d’investir dans les fêtes en famille et entre amis, de réparer nos erreurs, de nous pardonner, et de faire vivre nos maîtres, nos enseignants, nos penseurs et nos thérapeutes et médecins.

Cela nous permet de nourrir à la fois le bonheur et la précision morale.
Cela nous permet de rendre nos vies sacrées, sacer-fere, dans toutes leurs dimensions, joyeuses et douloureuses.
Cela nous rapproche, karev, de nous-mêmes et des autres.

Se sacrifier, c’est se mettre dans une position de faiblesse, et peut-être aussi attendre des autres une reconnaissance, se mettre en état de victime, pousser les autres à une condition de persécuteur ou de sauveur, le trio infernal et fluctuant que démonte la théorie des jeux de l’analyse transactionnelle. Le « sacrifice » victimaire appelle le meurtre ou le suicide, comme dans l’histoire de Caïn et Abel, comme les meurtriers sacrifiés qui commettent des attentats.

Faire un Korban, ce n’est pas sacrifier quoi que ce soit, faire une offrande, ce n’est pas perdre quelque chose. C’est établir une proximité à travers le marquage des transitions de la vie, à travers la consommation de repas ensemble, à travers le rapprochement avec nos valeurs.
Notre tradition refuse le sacrifice au sens martyrologique du terme et nous invite au contraire à nous rapprocher, à faire des kornanot.

Puissions-nous toujours agir dans la liberté en rendant nos vies sacrée, avec l’aide de la merveilleuse pensée de notre tradition.
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Alors interrogeons-nous. Qu’est-ce qui aujourd’hui nous permet de nous rapprocher ? De nous rapprocher de notre idéal moral en réparant nos faiblesses ? De nous rapprocher de nous-mêmes en nous pardonnant nos faiblesses ? De nous rapprocher des autres en partageant des moments de joie avec nos proches, et avec les « étrangers » ceux qui sont un peu moins proches et peuvent avoir besoin eux aussi de notre chaleureuse amitié ?
La table familiale est censée remplacer l’autel depuis la destruction du temple. Lui donnons-nous cette fonction ? Suffit-elle à nous rapprocher ?
La prière est réputée remplacer le service des offrandes au temple. Arrivons-nous à l’investir de cette façon ? Y aurait-il d’autres choses à faire ?
L’étude nous permet-elle de nous élever comme nous le voudrions ? L’écoute attentive d’un rabbin suffit-elle à nous redonner courage ?
Que pouvons-nous faire pour ne jamais être des victimes, mais toujours des personnes qui prennent en main le caractère sacré de chaque instant de notre vie ?
Voici quelques questions à partager…

Célébrons les miracles de demain !

Reprenez votre toupie de Hanouka. Les lettres noun, guimel, hé, ornent trois de ses côtés. Elles représentent les mots Ness (un miracleנס), Gadol (grand גדול), haya (il y eut היה). Mais quelle est la quatrième lettre ? S’agit-il d’un  pour Po (ici פה, pour les toupies israéliennes) ou d’un Chin pour Cham (là-bas שם, pour les françaises) ?

L’allumage des bougies à nos fenêtres a pour but la publication DU miracle. « LE miracle » ? Oui, mais lequel ?

Célébrons-nous le prodige d’une huile qui brûle sans se consumer, la ménorah du Temple à l’époque hasmonéenne, d’après le Talmud ? La victoire sur des ennemis plus nombreux, les makabim ayant vaincu les grecs, comme dans le Al hanissim ? La ré-inauguration du Temple, selon le livre des makabim ? Notre survie physique et spirituelle malgré les épreuves de l’histoire ? La renaissance de l’Etat d’Israël ? Célébrerons-nous également les petits miracles du quotidien, celui d’une personne qui franchit pour la première fois le seuil d’une de nos synagogues, d’un enfant qui trouve le courage de prendre sa place le jour de sa Bar/bat Mitsva, celui d’une main qui se tend quand on en a besoin ?

Nous chanterons cette année encore « sévivon sov sov » en famille et en communauté. Finirons-nous la chanson par « un grand miracle eut lieu là-bas », en Israël ou « ici », en France, et dans tous les pays ou l’existence juive poursuit son cours? Penserons-nous uniquement aux miracles de ces jours-là,  בימים הה, ou également à ceux qui se déroulent à notre époque, בזמן הזה ? A ceux réalisés par nos ancêtres pour que nous existions ? Ou à ceux qui restent à accomplir pour faire vivre un judaïsme de bonheur et d’engagement pour les générations futures ?

L’idéal juif est encore en chemin, et nous en sommes les porteurs.

Hag Ourim SaméaH ! Bonne fête des lumières ! Bonne construction communautaire !