Les femmes aussi sont en deuil…

Notre attitude face à la mort est l’une des marques de notre humanité. La tradition juive insiste sur l’importance de la transmission, de la continuité, les rituels du deuil juif s’inscrivent dans cette démarche. (pour en savoir plus sur les enterrements dans le judaïsme, vous pouvez consulter le site lévaya)
Le Kadich en tant que prière des endeuillés joue dans cet édifice un rôle central.
Il permet de rendre hommage à ceux qui sont partis, de témoigner de notre fidélité à leur mémoire, de nous inscrire dans la continuité de leur enseignement, de remettre en ordre avec eux les accrochages relationnels, petits ou grands.
Le Kadich permet également de se positionner face à la douleur de la perte et de recevoir le soutien de ses proches et de la communauté.
D’une façon directe, le Kadich participe au commandement d’honorer ses parents et d’enterrer les morts.

Il va de soi que ces considérations touchent aussi bien les femmes que les hommes, les filles que les fils, les épouses que les époux, les mamans que les papas.

Pour faire face au mieux aux moments difficiles, il est souhaitable d’aplanir la route, de lever les obstacles, et en particulier l’obstacle qui est posé devant les femmes dans ces moments tellement fragiles.

Une étude du sens du Kadich fait apparaitre immédiatement l’importance qu’il revêt pour toutes et tous, les femmes aussi bien que les hommes.
Un examen rapide des sources de halaHa révèle que le Kadich leur est absolument accessible.

Il nous appartient de nous préparer pour lever cet obstacle.
En tant qu’endeuillée, en tant qu’amies et amis d’endeuillées, en tant que personne éphémère qui mourra un jour.

En tant qu’endeuillées, voulons-nous dire le Kadich dans une synagogue qui nous accepte? Une synagogue libérale ou massorti? Laquelle? Comment préparer le sens et s’intégrer à une communauté qui nous donne une place?
Si nous sommes rattachées à une synagogue orthodoxe, envisageons-nous de nous battre pour dire le kadich? De le dire avec nos alliés masculins dans l’entrée de la synagogue? De le dire chez les femmes avec quelques amies qui répondent? De le dire à la maison?

En tant qu’amies et amis, voulons-nous soutenir nos amies endeuillées? Leur proposer de répondre à leur Kadich? Les encourager à franchir les portes d’une synagogue qui les accueille? Les aider à envisager ce qui est le plus juste pour elles?

Enfin, en tant que personnes mortelles, hommes et femmes, voulons-nous laisser des instructions pour nos proches, après notre mort? Voulons-nous leur demander d’être égalitaires? De respecter nos filles/mères/épouses?

Les textes suivant ont nourri nos réflexions, et peuvent nous permettre de les approfondir:

Texte simple en français qui permet de dépasser les idées reçues en première approche:
halakha-les-femmes-peuvent-reciter-le-kaddish

Wikipédia sur le Kadich en français (il est intéressant que la partie concernant l’évolution du Kadich ainsi que le droit des femmes à dire le Kadich n’a pas été traduite de l’hébreu)

Articles assez complets et assez justes sur le Kadich et sur la place des femmes
https://miseentrentaine.wordpress.com/2011/05/17/yentl-ou-le-kaddish-des-femmes/
http://www.lavoiedemyriam.fr/news/une-femme-peut-elle-reciter-le-kaddish-/

Réponse orthodoxe qui s’assouplit au fil des questions
http://www.cheela.org/priere/65681–kaddish-jeune-femme

responsa complète sur une question invoquée pour refuser la participation des femmes:
http://www.massorti.com/La-voix-des-femmes

En Hébreu

Psak halaHa de l’organisation Beit Hillel, orthodoxe moderne:
http://www.beithillel.org.il/show.asp?id=60598#.Vl3Ou-LbDYg
Article Kadich:
https://he.wikipedia.org/wiki/%D7%A7%D7%93%D7%99%D7%A9

Responsa très complète en hébreu sur la question :
http://www.responsafortoday.com/vol3/6.pdf

En anglais:

Responsa résumée de la précédente: https://poursurmelin.wordpress.com/women-kaddish-responsa/

Dieu est-elle plus féministe que nous ? La preuve par Sarah x Rebecca

Téléchargez en cliquant ici la feuille de sources:Feuille de source du premier cours: Notions fondamentales, Torah et Rachi, interventions divines en faveur de Sarah

Avez-vous lu attenAffiche culture juive féministetivement l’histoire de Sarah? Et celle de Rebecca?

N’êtes-vous pas intrigués par tous ces éléments étranges de l’histoire de nos matriarches? Pourquoi les anges qui viennent voir Abraham s’inquiètent-ils autant de Sarah? Pourquoi Dieu s’adresse-t-il à Rebecca et non à Isaac à propos de leur descendance?

Ces questions et beaucoup d’autres nous permettent de réfléchir sur le positionnement du dieu de la Torah à propos des questions féministes.

Ce premier cours sera donc placé sous le signe de la Torah écrite, du pentateuque, avant que nous passions aux approches talmudiques.

 

Avez-vous eu l’occasion de remarquer comment le dieu de la Torah défend la cause des matriarches ?

Connaissez-vous les héroïnes du Talmud ? Avez-vous étudié les arguments de halaHa pour ou contre la participation des femmes dans la pratique juive au quotidien ?
La « religion » est-elle en retard en matière de féminisme ?
Comment renforcer la collaboration entre les citoyens et les citoyennes de l’identité juive ?
L’étude des sources nous donnera des arguments pour mieux défendre les valeurs modernes de notre tradition…

Accueil       19h45
Cours         20h/21h30

Quelques articles en anglais:

  1. http://www.truah.org/resources-91356/divrei-torah/362-the-story-of-sarah-and-hagar-through-a-feminist-lens.html
  2. http://www.lilith.org/shop/download/v23i01_Spring_1998-13.pdf
  3. http://jwa.org/encyclopedia/article/sarah-midrash-and-aggadah
  4. http://www.aish.com/ci/w/48955426.html
  5. http://www.myjewishlearning.com/article/sarah-in-the-bible/
  6. https://en.wikipedia.org/wiki/Jewish_feminism
  7. http://nutorah.blogspot.fr/2011/11/chayei-sarah-accusing-torah-of-feminism.html
  8. http://www.chabad.org/theJewishWoman/article_cdo/aid/2235031/jewish/Was-Abraham-the-First-Feminist.htm
  9. http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1775817/jewish/Le-rle-des-femmes-dans-le-Judasme.htm

Les femmes et les hommes seront pardonnés!

Il ne me serait pas venu à l’idée de poser cette question.

Les hommes et les femmes sont-ils/elles égaux devant la transgression?

Et lorsqu’on m’a interrogé sur cet aspect de notre tradition, j’ai d’abord été perplexe.

Mais Roch hachana approche, et cette question nous permet de reprendre un peu les bases de ce qu’est le pardon dans le Judaïsme.

D’après la tradition juive, lorsqu’on commet une erreur, il fait la réparer, qu’on soit un homme ou une femme.

Si il s’agit d’une erreur que nous avons commise vis a vis d’autres personnes, il faut réparer les dommages causés et rechercher la pacification.

Si on a subi un comportement problématique il faut en parler avec la personne pour lui faire comprendre le problème et trouver une solution, car ne faut surtout pas garder de rancune ni être entraîné vers la vengeance, même a un niveau inconscient.

Les fêtes du début d’année, les fêtes du recommencement, roch hachana et kipour, nous invitent à réexaminer les fautes commises vis-à-vis du prochain, vis-à-vis de nos même, et vis-à-vis du rituel et les commandements et du divin. C’est l’étape de la pacification intérieure.

Nous devons également faire en sorte de garantir d’agir mieux la prochaine fois. C’est la téchouva.

Dans certains cas, à l’époque du talmud et au moyen âge et parfois même aujourd’hui, certains rabbins ont considéré qu’entre la relation avec son mari et la relation avec dieu une femme pouvait légitimement privilégier son couple ( ainsi que parfois la charge du ménage et des enfants! )

A notre époque, en France et ailleurs, les hommes sont conscients de l’importance de leur rôle pédagogique et n’ont plus ce genre d’exigence et s’ils en ont ils ont les moyens de les dépasser pour encourager leurs épouses a vivre librement leur spiritualité. Chacun avance librement verts la recherche de la meilleure façon de se respecter lui/elle même, de respecter son prochain, ses valeurs et sa spiritualité.