🕯️🕯️ Ce chabbat: 🌈office des enfants + 📜Au cœur des sources + 🧙‍♀️Femmes dans l’Exode

🕯️🕯️ Ce chabbat, nous poursuivons dans le livre de l’Exode-שמות-Les noms, à cette occasion, trois propositions:

🌈 Rejoignez l’office des enfants, profitez-en pour travailler votre hébreu en regardant les miniones vidéos de la playlist VIDEO EREV CHEL YELADIM ici sur ce lien , téléchargez à votre guise PDF page sur laquelle les enfants travailleront ici

 

📜   Plongez au cœur des sources en étudiant la VIDEO PARACHA DE LA SEMAINE SUR JEM  ainsi que l’étude du commentaire de Rachi sur la paracha de la semaine TUTO ÉTUDIER RACHI/VAERA 1 ainsi que TUTO ÉTUDIER RACHI/VAERA 2 et tous les autres commentaires des parachiot de l’exode sur cette playlist

🧙‍♀️   Découvrez le score de la paracha Vaéra et découvrez qui était Vera Rubin à travers mon post instagram.

🕯️🕯️ Ce chabbat: 🔤Défi lecture + 📜Au cœur des sources + 🧙‍♀️Femmes dans l’Exode

🕯️🕯️ Ce chabbat, nous ouvrons le livre de l’Exode-שמות-Les noms, à cette occasion, trois propositions:

🔤    Relevez le défi lecture, téléchargez cette feuille, ici, coloriez-là, étudiez le sens des mots avec cette vidéo, ici, amenez-votre feuille coloriée à la synagogue et comparez avec les autres, lisez les mots coloriés à voix haute, après avoir révisé avec ces vidéos, ma tovou-adon olam ici et bénédictions du matin ici.

📜   Plongez au cœur des sources en étudiant Rachi dans le texte avec cette vidéo et tous les autres commentaires des parachiot de l’exode sur cette playlist

🧙‍♀️   Prenez conscience de l’invisibilisation des femmes dans la Torah et dans la société globale et participez au débat en commentant mon post instagram.

Et pour finir, suggestion de conférence en ligne avec les Femmes du Mur : https://streamyard.com/watch/FGqgeV4zxXTd

🕎Vous avez tout ce qu’il faut pour célébrer Hanouka?

Bonjour mes ami.es! Hanouka commence dimanche. Vous êtes prêt.es?

Pour vous soutenir dans vos fêtes amicales, familiales, etc: Allumage communautaire à 17h à Surmelin. Amenez votre Hanoukia pour allumer ensemble!
Autre nouveauté: Pour augmenter la cheleur de la fête, rejoignez le groupe Hanouka Ensemble. Il vous permettra de rejoindre un zoom d’allumage, tous les soirs à 20h. Vous pouvez également vous joindre au zoom en groupe.
Allumer, ce n’est pas compliqué. On peut le faire au niveau super light (juste allumer une bougie) ou au niveau ultra-pro (avec chandelier spécial, beignets, toupie, chants). Le plus important, c’est de ne pas se laisser impressionner. Voici le mode d’emploi:

En une phrase, l’allumage officiel des bougies de Hanouka consiste dans le fait d’

  • allumer,
  • entre la tombée de la nuit et la fin de la circulation piétonne dans les rues,
  • des bougies multicolores ou pas,
  • au moins une bougie chaque soir et selon l’opinion acceptée de Hillel une bougie puis deux puis trois etc.,
  • placées près de la fenêtre ou près de la porte en face de la mézouza,
  • dans un bougeoir spécial ou pas,
  • pendant 8 jours, à partir de ce soir,
  • en prononçant les deux bénédictions traditionnelles,
  • et à passer 30 minutes joyeuses près des bougies,
  • qu’on soit un homme ou une femme.

Les deux bénédictions sont:
BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam acher kidéchanou bémitsvotav vétsivanou léhadlik ner chel Hanouka,
BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam chéassa nissim laavoténou bayamim hahem bazéman hazé,
On ajoute le premier soir :
BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam cheHéyanou vékiyémanou véhiguianou lazéman hazé.

Pour alimenter les discussions autour des bougies, les chants, les jeux, voici deux éléments exclusifs de cette année, ainsi que toutes les ressources des années précédentes:
Nouveauté: Vidéo Hanouka, midrach, antisémitisme et écoute mutuelle
Les essentiels: télécharger la feuille de chant en français, hébreu et translittération ici. Chants de Hanouka   Chants complémentaires de Hanouka
Vidéos: Voir des vidéos sur les chants pour les apprendre ici. Vidéo d’accompagnement des chants de Hanouka et des chants complémentaires
Vidéo Paracha de la semaine et Hanouka ici,       Vidéos Boker Tov spécial Hanouka ici
Vidéos avec des activités pour Hanouka ici (Hanouka mode d’emploi)
Des chants de Hanouka avec les paroles en hébreu dans les sous-titres vidéo 1, vidéo 2, vidéo 3

Textes: Deux textes sur les origines de la fête : Hanouka, fête de la lumière universelle,  et Hanouka, fête historique et légendaire
Un petit texte de réflexion: Célébrons les miracles de demain, un article: Hanouka, Hareng, Messie et Liberté, 
Une étude pour réfléchir à notre façon de faire l’allumage: Texte pour embellir l’allumage
Des jeux pédagogiques autour des bougies, disponible sur ce lien.

Hag OURIM SaméaH! חג אורים שמח

Concours d’histoires de Hanouka

Nous avons sans doute toutes et tous notre version de l’histoire de Hanouka. Quelle est votre version? Lancez-vous, enregistrez-en une, même avec votre téléphone, et partagez-moi votre version par email. La plus spéciale et pétillante sera publiée sur ma chaine youtube. Pour vous inspirer, ma création (très humble) de ce week-end, créée en live pour une petite fille, et une vidéo pro avec des humoristes et une rabba canadienne. Dites-moi dans les commentaires ce que vous pensez de ces vidéos. Alors, aurai-je également le plaisir d’entendre votre version? Vous relevez le défi?

Ma petite histoire sur-mesure:

 

La vidéo plus pro et très drôle tout en étant très juste, en anglais, sorry!

Bons préparatifs pour dimanche  (1ere bougie), et bienvenue à la synagogue à 15h pour le conte et à 17h30 pour l’allumage à 18h.

💃🏽👯🏾‍♂️🕺🏾Journée Internationale des droits des enfants, manifestation contre les violences faites aux femmes… Et parachat Hayé Sarah

Je ne résiste pas à partager avec vous, quelques minutes avant chabat, la vidéo de Anne-Cécile Mailfert Fondatrice de la Fondation des femmes, ancienne Porte-parole d’Osez le féminisme. Alors que Sarah est morte de la violence faite à Isaac, et qu’elle est honorée cette semaine, voici quelques vidéos qui parlent d’elles, dans notre paracha ou les deux précédentes. La manifestation demain est à République à 14h… Je suis à Montpellier, mais j’en parlerai ce soir.
שבת שלום

🕯️🕯️Ce Chabbat… A Montpellier

Ce chabbat, rendez-vous à Montpellier avec Kéhilat Kedem. Les repas du vendredi soir et du samedi matin nous permettront de discuter de la Torah et des Offices. Comment comprenons-nous ces notions aujourd’hui? Qu’ont-elles signifié dans le passé? Que pourraient-elles devenir? Vendredi office à 19h, dîner à 20h15; Samedi office à 10h30 et déjeuner à 12h30. Info sur la communauté libérale de Montpellier ici: http://communauté-juive-montpellier.fr/

Le soir, je retrouverai celles et ceux qui le veulent au Salon du Livre des Mondes juifs (infos ici)

Prévenez vos ami.es du sud de la France, et si vous nous rejoignez, n’hésitez pas à me faire signe en dessous de cet article par exemple.

Feuille de source concernant la Torah:sources-pour-quest-ce-que-la-torah    sources-pour-quest-ce-que-la-torah

Feuille de sources concernant la Tefila:sources-pour-quest-ce-que-la-tefila   sources-pour-quest-ce-que-la-tefila

En bonus, une petite vidéo intéressante sur la naissance de la Bible.

👍🏻👍🏽👍🏿👎 Oui, Oui, Oui et non… Discours Kipour 5783

Bonne année 5783! Kipour est à Olympe de Gouges, ce soir 19h, demain 10h. Si vous n’avez pas de place, vous pourrez régler la situation sur place. Accueil « visiteurs » entre 14h et 16h.

(rejoignez le groupe OUI ici), (rejoignez le groupe NON ici)

—-Nos besoins vitaux —-

Parlons tout d’abord de l’essentiel : nos besoins vitaux, les besoins vitaux des autres, le cake aux légumes d’après kipour. Nous parlons toutes la journée de kipour du livre de la vie, la vie est une chose très concrète.

Selon la pensée infirmière de Virginia Henderson en 1947, les besoins vitaux sont les suivants : Respirer, boire et manger, éliminer, posture et mouvement, repos et sommeil, se vêtir, température corporelle, protéger sa peau, sécurité physique, communiquer, être fidèles à nos convictions et valeurs, agir librement, s’amuser, apprendre. Il est intéressant de noter que le judaïsme a justement des formules-bénédiction pour mettre en valeur toutes ces choses.

Reprenons-les, ces besoins sont-ils satisfaits pour vous ? Sur lesquels faut-il travailler ? Qui pourrait faire mieux sur respirer ? Boire et manger ?… (levez la main ?)

Maintenant que nous avons parlé de l’essentiel, parlons du fondamental : Comment faire pour que ces quatorze besoins soient sécurisés de façon pérenne ? Pouvons-nous le faire seul.e ? Avons-nous besoin des autres ? D’autres personnes ont-elles besoin de nous ?

Sommes-nous dépendant.es des autres pour Respirer ? Boire et manger ? … (levez-la main ?)

La gestion des besoins de base demande de l’intelligence et de la rationalité. Nous faisons appel à l’intelligence et à la rationalité aujourd’hui, en ce jour de Kipour, de jugement, de remise en question, de réflexion. Aujourd’hui, c’est le bon moment pour réfléchir.

Nous ferons appel à l’intelligence et à la rationalité demain et tous les jours de l’année, la première phrase de la Amida de semaine nous le rappellera : Tu es une source d’abondance, nos forces, principe du monde, qui nous enseigne le discernement.

Nous ferons appel à l’intelligence concernant la gestion des besoins demain, et tous les jours de l’année, chaque fois que nous ferons un repas puisque nous dirons dans la bénédiction de la nourriture qui suit le repas : « Tu es une source d’abondance, nos forces, principe du monde, qui nourrit tout ». Si la force de vie créatrice du monde donne tout ce qu’il faut pour que tout le monde soit nourrit (et respire, élimine, maintienne ses postures…), alors à nous de ne pas bloquer les ressources, de les faire circuler, de les partager avec intelligence.

—- stratégies pour nos besoins vitaux —

Pour ce faire, en tant que juif et juives, nous avons plusieurs stratégies :

Statégie 1 : suivre la tradition (qui vote pour ?) ; Stratégie 2 : ne pas suivre la tradition (qui vote pour ?) ; Stratégie 3 : suivre et ne pas suivre la tradition (qui vote pour ?). Qui a levé la main trois fois 😉 ?

La tradition a la vie dure. Elle se bat sans cesse contre la raison. Je vous en donne un exemple une maHloket qui déchire l’Italie.

Blague réelle italienne : Non, ce n’est pas le débat entre Mario et Luigi. Mais entre Antonello et Giorgio. Giorgio Parisi prix nobel de physique 2021, a soutenu en septembre qu’il fallait mettre un couvercle sur les pâtes et conserver une ébullition minimum. Antonello Colonna, chef italien, a répliqué qu’en agissant ainsi, les pâtes seraient caoutchouteuses.

Quel est le problème de Antonnello Colonna ? Il détient une tradition, il y croit, il ne peut pas dire « oui » au changement, à la réalité. Il pense que son avis représente la vérité. Il « colle » à sa croyance.

Faut-il suivre la tradition ou NE PAS suivre la tradition ?

J’ai pour vous une petite histoire qui illustre cela :

Blague de la tradition de se disputer sur une tradition

Qui la connaissait ? Qui a une meilleure version ?

Cette blague est plus profonde qu’elle ne semble. Se disputer est une tradition très ancienne, c’est l’idée de maHloket qui selon certain.es a été la base de la naissance du judaïsme. Se disputer intelligemment c’est dire « oui » à ce qu’on croit, dire « oui » à ce que l’autre croit, et dire « oui » au droit d’être en désaccord. Se disputer, cela signifie investir. Le contraire de se disputer, c’est abandonner. Ou c’est rejeter l’autre. Ou c’est se soumettre à la pensée de l’autre. Ou c’est être dans l’indifférence.

Se disputer, c’est être engagé à la fois par rapport à ce qu’on dit et par rapport à l’autre qui s’y oppose. L’engagement est la valeur juive par excellence, elle se dit « Amen » et « Hinéni ». Amen ne signifie jamais « j’y crois », ne signifie pas toujours « je suis d’accord », mais il signifie toujours « je t’ai entendu ».

L’engagement est la vraie valeur juive, peut-être la seule. (Vous êtes d’accord ?)

Je vous en donne un exemple

Blague du dieu auquel on ne croit pas

Qui la connaissait ? Qui a une meilleure version ?

Cette blague est plus profonde qu’elle ne semble. Elle met l’engagement au centre, avec la réponse très énergique des parents. Mais elle ne met pas la croyance au centre, puisque ce dieu unique qu’on défend, on n’y croit pas.

Le fait de ne pas « coller » à nos croyances est à mon avis la deuxième grande valeur juive. (Vous êtes d’accord ?). avoir du recul.

— un dieu unique = oui, oui, oui et non—

Nous racontons que nous défendons un dieu unique auquel nous ne croyons pas, un dieu un, éHad, universel, lié à tous les vivants. Cette image symbolise l’unité et le lien entre tous les vivants. Hayim, comme nous le dirons à de nombreuses reprises dans le textes, en parlant de Elohim Hayim, force de vie en demandant d’être inscrit.es dans le livre de la vie, le sefer haHayim. Il y a une chose, peut-être, qui est absolue, et ce serait la force de vie. Tout le reste n’est pas plus vrai que son contraire.

Par exemple : « j’ai besoin de calme » est vrai. « J’ai besoin de vie et de bruit et de stimulation » est vrai. Le calme est pourtant le contraire du bruit et de la stimulation. Mais nous avons besoin des deux.

Si j’idolâtre le calme quand j’ai besoin de calme, que je vénère le mouvement quand j’ai besoin de stimulation, je sers alternativement des dieux opposés. Quand j’ai besoin de calme, je combats les « excités », quand j’ai besoin de vie, je combats les « amorphes ».

Avoir un seul dieu, et ne pas y croire, c’est ouvrir les yeux à des réalités différentes et les concilier. Oui, on peut avoir besoin de calme, oui, on peut avoir besoin de dynamisme, oui, il y a des solutions pour vivre le calme et pour vivre le dynamisme. Dire qu’on a qu’un seul dieu, c’est dire que la vie englobe le calme et le dynamisme, c’est dire oui au calme, oui au dynamisme.

On voit cela dans différents passages du Talmud, qui ont été repris en une blague célèbre.

Blague du rabbin qui dit oui

Cette blague est plus profonde qu’elle ne semble.

Elle pose bien sûr le principe de faire de la place aux opinions différentes. Mais elle pose aussi une critique : comprendre les différents points de vue ne suffit pas, il faut aussi les mettre face à face concrètement pour trouver des solutions.

Et aussi, parfois, dire non. Non à la mort, à la transgression des besoins vitaux. Non au manque d’air, de nourriture et de boisson, de lieux pour faire ses besoins dans la dignité, non à l’interdiction du mouvement, à l’impossibilité de se reposer, au manque de vêtements, de température corporelle appropriée, de soin de la peau, de sécurité physique, de communication, de liberté d’action, de fantaisie et d’apprentissage.

— oui et non —

Dire oui, c’est éviter la guerre, dire oui à soi et oui à l’autre. Dire non, c’est faire la guerre à l’inadmissible.

Dire oui, c’est éviter la guerre, dire oui à soi et oui à l’autre. Hillel, la CNV, l’AT et l’écologie proposent de dire de grands OUI.

Hillel demande de se dire oui à soi-même, oui à l’autre, oui à l’action dans le monde : si je ne suis pas pour moi qui le sera, si je ne suis que pour moi, que suis-je, si je ne suis pas pour le monde maintenant, quand ?

Oui à résumer toute la torah, oui à la développer : « voici toute la torah…. Va et étudies. »

La CNV encourage à dire oui à mes besoins, oui aux besoins des autres, oui à des façon intelligentes de rendre les deux compatibles.

L’AT propose de dire Oui à mes valeurs, oui à ma rationalité, oui à ma sensibilité.

Ecologie : dire oui aux besoins des humains, aux besoins des animaux qui sont 100 millions de fois plus nombreux que nous, dire oui à l’existence des micro-organismes qui sont 100 milliards de fois plus nombreux que les animaux.  1010, 1018,1030

Dire non, c’est faire la guerre à l’inadmissible. Voici les NON de Hillel, la CNV, l’AT et l’écologie.

Hillel : non à faire du mal à son prochain

CNV : non aux rapports de pouvoir les un.es sur les autres

AT : non à la manipulation et aux jeux psychologiques

Ecologie : non aux guerres perdues d’avance contre le vivant qui s’adapte sans cesse, contre nous ou avec nous. (la France est l’un des plus gros utilisateurs et exportateurs de pesticides au monde)

Et nous, ici, nous sommes là pour faire le point sur les « oui » et sur les « non » de notre vie.

En m’écoutant, vous avez dit « Oui » à ma pensée, et il est temps maintenant de dire « oui » à la vôtre. Je vous propose trois façon de le faire.

1 – parlez 2mn entre vous, de vos besoins, de vos idées sur ce que j’ai dit, de vos espoirs et projets pour 5783 (prenez soin de partager la parole et l’écoute équitablement, pour vous dire oui à vous autant que vous dites oui à l’autre)

2 – partagez vos réactions sous l’article que je viens de publier sur mon site, rabbinchinsky.fr

3 – rejoignez les deux groupes télégrammes que j’ai créés pour cela : l’un s’appelle oui (rejoignez le groupe OUI ici), l’autre s’appelle non (rejoignez le groupe NON ici)

C’est parti, voulez-vous dire oui cette année ? à quoi ? comment ? Voulez-vous dire non ? à quoi ? comment ?

En cette année 5783, que nos besoins vitaux soient satisfaits, par chance, par décision, par entraide.

En ce Kipour 5783, que nos pensées et décisions servent la vie, pour que nous nous inscrivions, chacun, chacune, dans le livre de la vie. Pour que nous nous inscrivions, ensemble, dans un engagement pour la vie. Téléchargez en PDF discours-kipour-2022

🕯 Kipour – mémoire des proches disparus, Yzkor

Pour Kipour, nous mentionnons les noms de nos proches. Le grand temps de rappel des noms est au moment de Yzkor, les psaumes, le el malé raHamim et le kadich sont récités cette année vers 17h30, à la salle Olympe de Gouges, 15 Rue Merlin, 75011. Les noms sont collectés sur ce lien, à remplir svp.

Au cours des autres offices, vous pouvez également mener une action en leur honneur, pour la mémoire et la transmission. Vous pouvez proposer à d’autres membres de votre famille de le lire avec vous, fratrie, conjoint.e, enfants, petits-enfants, trois générations… de le lire avec vous. Vous pouvez également être appelé.e à ouvrir les portes de l’arche, éventuellement avec une personne de votre choix. De 14h à 16h, la salle n’est généralement pas pleine, et les bénévoles ont un peu de temps pour vous accueillir. Si vous n’êtes pas des habitués et que vous voulez voir comment Kipour se passe, cela peut constituer une bonne introduction.

Pour que les noms soient mentionnées et que nous puissions vous proposer des textes ou l’ouverture des portes si vous le souhaitez, remplissez svp le formulaire suivant: https://framaforms.org/rappel-des-noms-kipour-1664459025

Que les noms des personnes que nous chérissons et qui nous ont quittées soient pour nous des bénédictions, et que leur mémoire soient avec nous pour l’année à venir.

Joie et responsabilité… Discours Roch hachana 5783

Bonne année 5783! Roch hachana est à SURMELIN à 18h30 accueil à 18h (Kipour sera à la Bastille) Demain 10h. Lundi soir 18h30, mardi matin 10h.

Être fortes et forts exige un sentiment de pouvoir agir, d’importance de nos actions, de responsabilité.

Si nous sommes fort.es et responsable, nous pouvons faire changer le monde, en bien. La responsabilité renforce.

Mais quand nous voyons l’état du monde, et la difficulté de notre quotidien, nous savons que nous avons échoué. Si nous étions responsables, alors nous sommes coupables. La culpabilité affaiblit.

Nous sommes très vite passé.es de la force à la faiblesse, de la responsabilité à la culpabilité.

Comment briser cette logique ?

On pourrait renoncer à la responsabilité, et accepter les choses telles qu’elles sont. Ce n’est pas la voie du judaïsme.

Pas celle du judaïsme biblique : Eve s’est emparée du fruit de la connaissance, Sarah a résisté à Pharaon…

Ce n’est pas la voie du judaïsme talmudique : rabbi juda le prince a mis la torah orale par écrit, rabbi yochoua s’est opposé à dieu

Ce n’est pas la voie du judaïsme historique : Josias et Houlda ont authentifié un livre de la torah, Ezekiel a inventé un dieu universel, NeHémia s’est battu pour le retour à Sion.

La passivité n’est pas la solution juive.

On pourrair renoncer à la réalité, vivre dans le déni, nier nos échecs.

Cependant, le constat d’échec est incontournable. L’ère de justice de fraternité de sororité universelle, objectif du judaïsme, n’est pas là, il s’en faut de beaucoup. Elle n’est pas au cœur des préoccupations politiques, et elle est menacée par la crise climatique grandissante.

Le déni n’est pas une solution juive.

Alors comment faire ? Car il faut une solution, on ne peut pas rester dans la culpabilité. Sans solution, nous serons inévitablement aspirés dans la passivité ou dans le déni !

Les jours de tichri nous proposent un chemin, un programme en quatre temps :

1 – faire le bilan exact de nos réussites et de nos échecs : C’est roch hachana, mettre une « tête » à notre année, redéfinir nos objectifs. Définir un objectif réalisable : dix jours qui nous ressemblent davantage, conclus par un jour d’épreuve raisonnable, un défi que nous savons pouvoir relever.

2- vivre dix jours en application du meilleur de nos capacités d’actions, pratiquer l’introspection (la téfila), la réflexion (téchouva), l’action d’entraide, donner à d’autres de quoi se nourrir et de quoi vivre (tsédaka).

3- pleurer amèrement sur tout le gâchis de nos vies et le gâchis du monde, c’est yom kipour, jeuner pendant 25h (si on peut), mettre nos corps, notre mental et notre émotionnel en relation avec la culpabilité et l’échec.

4- être fier.es d’avoir relevé le défi, manger, construire des cabanes (soukot), agiter des bouquets (loulav), inviter des amis imaginaires (ouchpizin) et réels (orHim).

Ce programme pourrait nous consoler et nous remettre en selle.

Il y aurait bien une autre solution, on pourrait juste être heureu.xes de nos vies

Bonne idée, et le système des bénédictions nous y invite, mais notre histoire implantée à la croisée des violences ne nous laisse pas en paix. La position de Canaan entre l’Egypte, l’assyrie et la babylonie, la position des juifs entre le christianisme et l’islam, entre le religieux et le militantisme, entre l’empathie pour tous les exilés du monde et l’instinct de survie…

Et notre choix éthique juif non plus ne nous permet pas de relâcher la pression. Au contraire, nous cultivons le lien, la liaison, le fait de rattacher des opposés. Nous recherchons, en même temp, différentes réalités. Nous sommes dans le « en même temps », nous sommes à la fois heureux.es et graves en cette soirée de roch hachana, nous sommes à la fois optimistes et désespéré.es, à la fois ensemble et seuls.

Le courage du vrai « en même temps »

Ce mot a été galvaudé, mais nous le vivons depuis des millénaires, non pas dans les idées seulement, mais sur le terrain, dans la vie, au quotidien, dans les plus grandes réflexions comme dans les plus petits actes. Pour vivre cela en réalité, il faut faire vivre les principes dans le réel. De grands mots, comme « en même temps l’écologie et en même temps la solidarité », s’ils restent dans le vide et préparent la mort de populations entières, aujourd’hui et demain, n’est pas un « en même temps », pas un « et » « et » mais un « ni ni », ni la solidarité, ni l’écologie. Lorsqu’elles planent dans le vide, les promesses sont des insultes.

Prenons un exemple une vraie politique d’implantation de la solidarité :

L’amour du prochain.e, belle idée. Mais que vaut ce mot quand des personnes dans la rue au pied de chez nous, meurent de faim, loin de chez nous meurent et de cheveux hors, sur le chemin de chez nous meurent de notre exclusion ? Au contraire la première condition de l’amour, c’est la vie. Si on parle d’amour de l’autre, nous devons l’aider à avoir le nécessaire. Alors le judaïsme parle de la tsédaka, le don-partage, et demande de le réaliser. Mais réalisée juste une fois, cette action ne suffit pas, on l’institutionnalise, c’est le commandement de tsédaka. Encore faut-il que tout le monde connaisse ce commandement, donc on l’enseigne, on en parle tous les matin dans les synagogues, c’est l’enseignement de la tsedaka. Et pour lui donner de la valeur, on en fait une question de survie pour tous et toutes : on déclare solennellement : la « tsédaka sauve de la mort », on écrit des histoires qui racontent cela, c’est la storytellingation de la tsedaka. Et finalement, on associe la tsédaka à un moment décisif de l’année juive, les dix jours de reprise en main, asseret yémé hatéchouva, c’est la célébration publique de la tsédaka. Pour faire bonne mesure, on reprend la notion pour la proclamer solennellement dans le texte phare de tichri : ountané tokef, et on déclare (hélène ? outéchouva outéfila outsédaka maavirin…)

Autre exemple. Un politique de l’écologie :

Le respect des ressources. Mais ce respect, il faut le faire vivre au cas par cas, le judaïsme michnique met en place les bénédictions liées aux plaisirs. Ainsi, le plaisir lié aux ressources est valorisé, la responsabilité vis-à-vis des ressources est enseigné, et réactivé à chaque fois qu’une personne consomme quelque chose. Ce n’est pas de l’écologie soi-disant punitive. C’est la vraie joie liée à la consommation de vraies bonnes choses dont on a vraiment besoin. A cela on associe des histoires, le commandement divin au premier humain de « garder et cultiver » le jardin, l’histoire de rabbi Elazar qui faisait pousser des légumes et fruits de toutes les variétés, un ajoute des fêtes du lien avec la nature, soukot, tou bichevat. Et on associe cette notion également à la première fête de l’année juive, roch hachana devient la fête de la création du monde, de la nature et de l’être humain.

Et on associe ensuite les deux notions, en alliant le repos septenal de la terre qui la protège et la pause septenale des injustices sociales avec la cessation de la production agricole massive et le retour de toutes et tous au glanage, et qui justement était proclamé à soukot, dans 15 jours.

Alors, ces deux mesures se soutiennent, on est dans le vrai en même temps. En même temps le repos personnel, en même temps le repos collectif, en même temps le respect de la nature, en même temps le respect des humains, en même temps les idées, en même temps les pratiques, en même temps les élans du cœur, en même temps les réglementations collectives.

De la même façon, si nous voulons faire entrer des valeurs et des pratiques dans nos vies, il faut les envisager dans toutes leurs dimensions et les mettre en place dans toutes leurs dimensions.

Si on s’arrêtait à mentionner l’amour du prochain.e, nous serions quelque part entre l’hypocrisie et la pensée magique. En mettant en place un cadre de vie digne, posé comme la fierté de notre identité, nous sommes dans le réel.

Sauf que nous ne le faisons pas. Parce que nous sommes impuissant.es, nous ne sommes pas ministres de l’économie, ou de la solidarité, ou du logement, nous pouvons donner un peu d’argent ou héberger l’une ou l’autre personne, mais cela ne suffira pas. Nous pouvons mettre des couvercles sur les casseroles pour réduire la crise énergétique, la guerre en ukraine et le changement climatique, mais cela ne suffira pas. Donc, impuissant.es ?

Oui et non.

Non, nous ne sommes pas impuissant.es, parce que nous pouvons vraiment faire changer les choses, si, en sortant de la synagogue ce soir, nous prenons nos repas de roch hachana et nous les amenons place de la bastille pour les manger toustes ensemble, et nous ne partons pas avant qu’une politique climatique et une politique sociale soient en place, oui, il y aura du changement. (et quelle fierté)

Mais si, nous sommes peut être impuissants, parce que je ne crois pas que nous allons le faire… ou bien si ? Non ? Et le messie ne viendra pas, le messie c’est nous toutes et tous, et nous avons besoin de ce collectif pour agir, et si le collectif n’est pas mur, que faire seul ?

Alors à Kipour peut-être ? A la fin du jeune ? Qui est partant.e ?

Heureusement, heureusement, que nous acceptons la responsabilité, que nous acceptons la réalité de notre échec et la culpabilité qui va avec, qui revient par cycles, et heureusement heureusement, que nous avons de merveilleuses fêtes et célébrations pour nous consoler, pour alléger la culpabilité, pour nous redonner la force de toujours revenir à la responsabilité joyeuse.

Alors continuons à nous mettre la pression, par exemple avec l’aide de ountané tokef, continuons à prendre acte de nos échecs par exemple avec le vidouï, continuons à nous réveiller avec le chofar, continuons à nous réconforter avec la joie des rassemblements synagogaux.

Continuons à nous juger et faire notre bilan dans la joie avec roch hachana, à agir pour le bien avec les dix jours de retour/expression/partage, à vivre notre impuissance avec kipour, et à vivre notre puissance avec Soukot et simHat torah.

Continuons à nous stimuler avec la pomme acide et à nous réconforter avec le miel si doux.

Comme les temps sont difficiles, je crois que renforcer un peu la douceur n’est pas superflu, alors je vous donne un petit cadeau sous forme de conte pour la route, je vous révèle un petit secret des rabbins : Dieu triche. Nous ne sommes peut-être pas à la hauteur, mais le créateur du monde triche en notre faveur.

Le prophète osée dit :

12 Faites vos semailles selon la justice et vous moissonnerez selon la loi d’amour; tracez-vous des sillons. C’est l’heure de se mettre en quête de l’Eternel, pour qu’il vienne verser sur vous le salut.

 זִרְעוּ לָכֶם לִצְדָקָה קִצְרוּ לְפִי-חֶסֶד, נִירוּ לָכֶם נִיר; וְעֵת, לִדְרוֹשׁ אֶת-יְהוָה, עַד-יָבוֹא, וְיֹרֶה צֶדֶק לָכֶם.

Le midrach téhilim raconte :

Rabbi Juda et rabbi NéHémia ont dit : la qualité de détresse est stérile et ne produit pas de fruits, la qualité du bien produit des fruits, comme il est dit : semez selon la justice et récoltez dans la bonté. Que fait le saint béni soit-il ? Il prend de l’être humain ses fautes et revient et lui donne un salaire. Rabbi Elazar dit : le plateau de la balance est truqué, ici des fautes, là des mérites. Que fait le saint béni soit-il ? il fait pencher du côté de la bonté comme il est dit : a toi éternel appartient la bonté (ps 62 :13). Rabbi Yossi dit au nom de rabbi Hanina : Que fait hkbh ? Il enlève un des bulletins de dette et tout de suite la balance penche comme il est dit « supporte la faute et dépasse la transgression » (MiHa 7 :18). Rabbi NeHémia dit : si une personne envisage de commettre une transgression hkbh ne la compte pas avant qu’il ne l’ait réalisée, et si elle envisage de faire une bonne action et qu’il n’y parvient pas, jusqu’à ce qu’il la fasse hkbh l’écrit immédiatement comme s’il l’avait réalisée comme il est dit : « et il entendit et il écrit le livre des souvenirs devant lui pour les personnes qui respectent l’Eternel et qui prennent en compte son nom » (MalaHie 3 :16)

מדרש תהלים (בובר) מזמור ל – הטיית כף המאזניים לחסד 

ר’ יהודה ור’ נחמיה אמרו: מדת פורעניות עקרה ואינה עושה פירות, מדה טובה עושה פירות, שנאמר: « זרעו לכם לצדקה קצרו לפי חסד » (הושע י יב). מה הקב »ה עושה? גובה מן האדם עוונותיו, וחוזר ונותן לו שכרו … ר’ אלעזר אומר: כף מאזנים מעויין הוא, כאן עונות כאן זכיות. מה הקב »ה עושה? מטה כלפי חסד, שנאמר: « ולך ה’ חסד » (תהלים סב יג). ר’ יוסי ב »ר חנינא אמר: מה הקב »ה עושה? חוטף שטר חוב אחד מן העונות ומיד הכף מכריעות, שנאמר: « נושא עון ועובר על פשע » (מיכה ז יח). ר’ נחמיה אמר: חשב אדם לעבור עבירה, אין הקב »ה חושבה עד שיעשנה. ואם חשב לעשות מצוה ולא הספיק לעשותה, עד שלא עשאה, מיד הקב »ה כותבה כאילו עשאה, שנאמר: « וַיִּשְׁמָע וַיִּכָּתֵב סֵפֶר זִכָּרוֹן לְפָנָיו לְיִרְאֵי ה’ וּלְחֹשְׁבֵי שְׁמוֹ » (מלאכי ג טז).17

Dimanche soir, Roch hachana… Quelques ressources avant l’entrée du chabat

Bonne année 5783! Roch hachana est à SURMELIN (Kipour sera à la Bastille)

N’hésitez pas à vous habiller de blanc et de sourire, à préparer pomme et miel…

Dimanche soir 18h30, Lundi 10h: Roch hachana 1, dans la solennité de la fête

Lundi18h30, mercredi 10h: Roch hachana 2, pour poursuivre avec convivialité

RV ce soir à Surmelin pour l’office de chabbat à 18h30

Seder de Roch hachana à télécharger seder-roch-hachana

Playlist autour des prières sur youtube

Prières de Tichri /// Moment de pensée et de prière, Boker-Tov/seliHot

Drachot des années passées par écrit:

Textes divers:

Sources diverses: