5780: partager les fêtes + réflexions sur Roch hachana

Ce soir, chabbat; dimanche soir, Roch hachana, c’est parti pour le lancement d’une nouvelle année!

Avec Roch hachana, ce sont les 10 jours du retour sur soi qui commencent, les asseret yémé hatéchouva, עשרת ימי התשובה. Nous les inaugurerons par les merveilleux offices de notre communauté, avec notre Hazan Hélène Blajan, pour les deux soirs et les deux matins. Puis l’année sera lancée, avec les trois fêtes de pèlerinage, Soukot, PessaH et chavouot.

Serez-vous présent? Si tous le savez déjà, faites-moi savoir dés à présent que nous pourrons ensemble former minian. Si vous ne le savez pas encore, vous pouvez mettre les dates des fêtes dans vos agendas pour les « pré-réserver » puis vous inscrire quand vous aurez davantage de précisions. Ainsi, je peux me réjouir à l’avance de votre présence: Doodle pour que nous sachions comment se fera le minian

Merci à toutes, merci à tous, pour cette merveilleuse année 5779. Et en avant pour la suite!

Quelques réflexions sur Roch hachana :

Cessons de croire : réfléchissons ! (dracha de Roch hachana 5779)

La Tsédaka, Changer le monde: Dracha de Roch Hachana 5778

Nous sommes le chant du monde… Dracha Tichri 5777

Pour commencer, ouvrir les yeux… Roch hachana 5776

Embrasser le passé, Chérir l’avenir – pédagogie de Roch Hachana

Bonne lecture et chabbat chalom!

 

Paracha BéahalotéHa : Que la lumière soit!

Ce qui est bon doit être facile. Ce principe de psychologie et d’organisation (nudging) de base se transpose à la vision juive de l’enseignement. L’enseignement ne se fait pas dans l’effort, mais dans l’exemple et le naturel. La flamme qu’allumait Aaron devait avoir le temps de « s’élever » par elle-même. Lorsque tout est prêt, les événements attendus se produisent naturellement. Au contraire, lorsque tout empêche un événement, il ne saurait se produire. Sans bougie, sans mèche, avec une mèche mouillée, avec des mouvements brusques, la flamme de l’enseignement et la flamme de l’amour de la Torah ne sauraient s’allumer.

Ce chabbat, nous concluons un cycle d’étude, bravo à tous les étudiants qui ont « aplani le terrain », « ouvert les portes » et qui ont évité tous les obstacles, pour créer encore un nouveau maillon de la chaîne dans la transmission du judaïsme.

Liens et sources :
Paracha Beha’aloteHa : Le bon vieux temps reviendra-t-il? (2016)
Nostalgie d’un passé remanié, rappel de l’histoire, remaniement du passé également de la part de dieu « je me souviens du temps de ta jeunesse », Brassens : le temps passé, la Manne et son questionnement, le sifri et le regret de la dépendance,schopenhauer l’art d’avoir toujours raison, l’importance de faire face au passé, birkat hagomel,

Parasha Beha’aloteHa : D’autres façons de faire bien ? (2015)
Comment fêter PessaH en cas d’empêchement, demande d’une deuxième chance, Moïse admet qu’il ne sait pas, Dieu trouve des solutions, on ne renonce pas mais on s’adapte, hanouka-soukot, baba batra transition de la prophétie au temple, ménaHot la table familiale remplace les offrandes au temple,

 

 

Psaume 24

(ז) שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וְהִנָּשְׂאוּ פִּתְחֵי עוֹלָם וְיָבוֹא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד.

(ח) מִי זֶה מֶלֶךְ הַכָּבוֹד יְהוָה עִזּוּז וְגִבּוֹר יְהוָה גִּבּוֹר מִלְחָמָה.

(ט) שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וּשְׂאוּ פִּתְחֵי עוֹלָם וְיָבֹא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד.

(י) מִי הוּא זֶה מֶלֶךְ הַכָּבוֹד יְהוָה צְבָאוֹת הוּא מֶלֶךְ הַכָּבוֹד סֶלָה.

מ »ג ישעיהו סב י

עִבְרוּ עִבְרוּ בַּשְּׁעָרִים פַּנּוּ דֶּרֶךְ הָעָם סֹלּוּ סֹלּוּ הַמְסִלָּה סַקְּלוּ מֵאֶבֶן הָרִימוּ נֵס עַל הָעַמִּים.

 

PessaH à la synagogue: minis offices sympathiques

Chers amis, membres et followers,

Voici les horaires et le programme pour PessaH.
Si vous hésitez… Venez, et confirmez-le moi si possible, par exemple dans les commentaires de cet article, je saurai ainsi que nous avons minian sans problème.
Bonne fin de préparatifs à toutes et toutes.

NB: Les offices du soir sont très courts, comme le prévoit la tradition, nous quitterons la synagogue à 19h15 et chacun aura le temps de rejoindre son seder. Petite étude avant, pour ceux qui veulent.

  1. Offices de PessaH à la synagogue:PessaH 1 :
    Vendredi 19/04 de 18h45 à 19h15, accueil dés 18h15 avec une petite étude sur la fête
    Samedi 20/04 à 10h accueil à 9h45
    • Torah: préparatifs du pessaH de la sortie d’Egypte
    • Haftara: préparatifs du pessaH de l’entrée en Israël
    • Lecture Biblique : début du cantique des cantiques
  2. PessaH 7 :
    Jeudi 25/04 de 18h45 à 19h15, accueil à 18h15 pour ceux qui le souhaitent avec une petite étude sur la fête
    Vendredi 26/04 de 10h à 12h, accueil à 9h45
    • Torah: chant de Moïse et de Myriam à l’ouverture de la mer
    • Haftara: chant de délivrance de David
    • Lecture Biblique : fin du cantique des cantiques

Et toujours:

  1. Hagada courte et très simplifiée que vous pouvez télécharger ici: hagada simplissime à télécharger
  2. Une vidéo qui vous montre comment utiliser cette hagada et comment apprendre les chants:
  3. Recueil de textes pour enrichir votre seder: Ouvrir la porte à l’inattendu            André Néher, L’Exil de la parole p.58 et s., Description du plat du Seder          Léo Cohn, Alors seulement assez pour nous !       Edmond Fleg, Renoncer au Hamets, renoncer à la violence      Floriane Chinsky, 14 étapes pour une libération            Floriane Chinsky, Tout ce qui me suffit         Floriane Chinsky, Télécharger ce document à imprimer sur ce lien: pensées pour pessaH
  4. Texte de la hagada intégral (Bloch) telecharger ici
  5. Haggada Bloch abrégée: hagada courte bloch
  6. Chants en translittération pour que chacun puisse suivre, et chants de libération divers (français, anglais, yiddish): Chants du seder de PessaH
  7. Midrach illustré: différentes visualisations des 4 enfants à imprimer pour que vos invités de tous âges et de toutes origines puissent discuter des différences entres les êtres humains et également de nos points communs: 4-enfants
  8. Tableau pour compter le Omer et avancer pas à pas jusqu’à Chavouot:compter le omer

 

J-7 – Tout pour PessaH en famille ou en communauté!

PessaH, quelle fête merveilleuse, familiale, assez structurée et pourtant très flexible!

On peut lire toute la haggada en hébreu, du début à la fin, ou bien lire une partie en français, on peut insister sur les chants, ou sur la réflexion, on peut se laisser guider par un responsable du seder répartir les différentes étapes ente les participants, ou faire un tour de talble, « quelle a été ta plus grande épreuve? », « quel a été dans ta vie la chose que tu as identifiée comme un « miracle » et pourquoi? », « de quelle façon as-tu progressé vers la liberté cette année? » ou « comment voudrions-nous contribuer à renforcer un monde où aucun type d’esclavage n’aurait plus cours? ».

L’important, c’est d’être ensemble, et de RA-CON-TER, prendre le temps.

Pour vous accompagner dans la préparation de votre seder personnel ou du seder communautaire, voici quelques outils bien utiles, à imprimer ce week-end, pour s’en imprégner avant la fête. Paratagez la vidéo « guide de pessah » avec vos invités pour qu’ils se préparent eux-mêmes à la fête!

  1. Hagada courte et très simplifiée que vous pouvez télécharger ici: hagada simplissime à télécharger
  2. Une vidéo qui vous montre comment utiliser cette hagada et comment apprendre les chants:
  3. Recueil de textes pour enrichir votre seder: Ouvrir la porte à l’inattendu            André Néher, L’Exil de la parole p.58 et s., Description du plat du Seder          Léo Cohn, Alors seulement assez pour nous !       Edmond Fleg, Renoncer au Hamets, renoncer à la violence      Floriane Chinsky, 14 étapes pour une libération            Floriane Chinsky, Tout ce qui me suffit         Floriane Chinsky, Télécharger ce document à imprimer sur ce lien: pensées pour pessaH
  4. Texte de la hagada intégral (Bloch) telecharger ici
  5. Haggada Bloch abrègée: hagada courte bloch
  6. Chants en translittération pour que chacun puisse suivre, et chants de libération divers (français, anglais, yiddish): Chants du seder de PessaH
  7. Midrach illustré: différentes visualisations des 4 enfants à imprimer pour que vos invités de tous âges et de toutes origines puissent discuter des différences entres les êtres humains et également de nos points communs: 4-enfants
  8. Tableau pour compter le Omer et avancer pas à pas jusqu’à Chavouot:compter le omer
  9. Offices de PessaH à la synagogue:PessaH 1 :
    Vendredi 19/04 de 18h45 à 19h15, accueil dés 18h15 avec une petite étude sur la fête
    Samedi 20/04 à 10h accueil à 9h45
    • Torah: préparatifs du pessaH de la sortie d’Egypte
    • Haftara: préparatifs du pessaH de l’entrée en Israël
    • Lecture Biblique : début du cantique des cantiquesPessaH 7 :
    Jeudi 25/04 de 18h45 à 19h15, accueil à 18h15 pour ceux qui le souhaitent avec une petite étude sur la fête
    Vendredi 26/04 de 10h à 12h, accueil à 9h45
    • Torah: chant de Moïse et de Myriam à l’ouverture de la mer
    • Haftara: chant de délivrance de David
    • Lecture Biblique : fin du cantique des cantiques

 

téléchargez le flyer de cette année ici

 

Fin de pessaH, ce soir et demain, traverser la mer!

Ce soir et demain, PessaH touche à sa fin dans le monde libéral ainsi que pour tous les courants en Israël. Pour ceux qui suivent la pratique orthodoxe en dehors d’Israël, la fin est samedi soir. Compte tenu de la succession immédiate du dernier jour de PessaH et de Chabbat, le retour au pain levé et au Hamets sera pour samedi soir pour tout le monde, par nécessité et non pas seulement par solidarité.

Ce soir l’office est très court, commençant avec un psaume puis directement baréHou. Nous ferons la Amida de fête et compterons le sixième jour du Omer.

Demain matin l’office (de 10h à 12h15) s’inscrit dans la joie et le chant, avec le hallel, la lecture de la torah, la haftara et nous conclurons la lecture du cantique des cantiques commencée la semaine dernière.

La lecture de la Torah, que vous retrouverez en fin d’article, elle reprend les épisodes liés à la sortie d’Egypte et en particulier le « chant de la mer », Chirat hayam, le premier des trois chants de la Torah (avec Chirat habéér et haazinou). La haftara tirée du livre de Samuel (Samuel II 22,1-51) est également une ode de reconnaissance, le chant de David. La lecture du Cantique des cantiques conclura notre joie.

Bons préparatifs à chacun et chacune et joyeuse conclusion de PessaH! חג שמח

Exode: 13:17 – 15:26

17 Or, lorsque Pharaon eut laissé partir le peuple, Dieu ne les dirigea point par le pays des Philistins, lequel est rapproché parce que Dieu disait: « Le peuple pourrait se raviser à la vue de la guerre et retourner en Égypte. » 18 Dieu fit donc dévier le peuple du côté du désert, vers la mer des Joncs et les enfants d’Israël partirent en bon ordre du pays d’Égypte. 19 Moïse emporta en même temps les ossements de Joseph car celui-ci avait formellement adjuré les enfants d’Israël, en disant: « Dieu ne manquera pas de vous visiter et alors vous emporterez mes os de ce pays. » 20 Ils décampèrent de Soukkoth et vinrent camper à Ètham, à l’extrémité du désert. 21 L’Éternel les guidait, le jour, par une colonne de nuée qui leur indiquait le chemin, la nuit, par une colonne de feu destinée à les éclairer, afin qu’ils pussent marcher jour et nuit. 22 La colonne de nuée, le jour et la colonne de feu, la nuit, ne cessaient de précéder le peuple.

1 L’Éternel parla ainsi à Moïse: 2 « Dis aux enfants d’Israël de remonter et de camper en face de Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer; devant Baal-Cefôn, à l’opposite, vous camperez au bord de la mer. 3 Pharaon se dira que les enfants d’Israël sont égarés dans ce pays; que le désert les emprisonne. 4 Et je raffermirai le cœur de Pharaon et il les poursuivra; puis j’accablerai de ma puissance Pharaon avec toute son armée et les Égyptiens apprendront que je suis l’Éternel. » Ils obéirent. 5 On rapporta au roi d’Égypte que le peuple s’enfuyait. Alors les dispositions de Pharaon et de ses serviteurs changèrent à l’égard de ce peuple et ils dirent: « Qu’avons-nous fait là, d’affranchir les Israélites de notre sujétion! » 6 Il fit atteler son char, emmena avec lui son peuple, 7 prit six cents chars d’élite et tous les chariots d’Égypte, tous couverts de guerriers. 8 L’Éternel fortifia le cœur de Pharaon, roi d’Égypte, qui se mit à la poursuite des enfants d’Israël. Cependant les Israélites s’avançaient triomphants. 9 Les Égyptiens qui les poursuivaient les rencontrèrent, campés sur le rivage; tous les attelages de Pharaon, ses cavaliers, son armée, les joignirent près de Pi-Hahiroth, devant Baal-Cefôn. 10 Comme Pharaon approchait, les enfants d’Israël levèrent les yeux et voici que l’Égyptien était à leur poursuite; remplis d’effroi, les Israélites jetèrent des cris vers l’Éternel. 11 Et ils dirent à Moïse: « Est-ce faute de trouver des sépulcres en Égypte que tu nous as conduits mourir dans le désert? Quel bien nous as-tu fait, en nous tirant de l’Égypte? 12 N’est-ce pas ainsi que nous te parlions en Égypte, disant: ‘Laisse-nous servir les Égyptiens?’ De fait, mieux valait pour nous être esclaves des Égyptiens, que de périr dans le désert. » 13 Moïse répondit au peuple: « Soyez sans crainte! Attendez, et vous serez témoins de l’assistance que l’Éternel vous procurera en ce jour! Certes, si vous avez vu les Égyptiens aujourd’hui, vous ne les reverrez plus jamais. 14 L’Éternel combattra pour vous; et vous, tenez-vous tranquilles! » 15 L’Éternel dit à Moïse: « Pourquoi m’implores-tu? Ordonne aux enfants d’Israël de se mettre en marche. 16 Et toi, lève ta verge, dirige ta main vers la mer et divise la; et les enfants d’Israël entreront au milieu de la mer à pied sec. » 17 De mon côté, je vais affermir le cœur des Égyptiens pour qu’ils y entrent après eux; et alors j’accablerai Pharaon et son armée entière, ses chars et sa cavalerie. 18 Les Égyptiens reconnaîtront que je suis l’Éternel, quand j’accablerai Pharaon, ses chars et ses cavaliers. » 19 Le messager de Dieu, qui marchait en avant du camp d’Israël, passa derrière eux, la colonne nébuleuse cessa d’être à leur tête et se fixa en arrière. » 20 Elle passa ainsi entre le camp égyptien et celui des Israélites: pour les uns il y eut nuée et ténèbres, pour les autres la nuit fut éclairée; et, de toute la nuit, les uns n’approchèrent point des autres. 21 Moïse étendit sa main sur la mer et l’Éternel fit reculer la mer, toute la nuit, par un vent d’est impétueux et il mit la mer à sec et les eaux furent divisées. 22 Les enfants d’Israël entrèrent au milieu de la mer, dans son lit desséché, les eaux se dressant en muraille à leur droite et à leur gauche. 23 Les Égyptiens les poursuivirent et tous les chevaux de Pharaon, ses chariots, ses cavaliers, entrèrent à leur suite au milieu de la mer. 24 Or, à la dernière veille, l’Éternel fit peser sur l’armée égyptienne une colonne de feu et une nuée et jeta la perturbation dans l’armée égyptienne 25 et il détacha les roues de ses chars, les faisant ainsi avancer pesamment. Alors l’Égyptien s’écria: « Fuyons devant Israël, car l’Éternel combat pour eux contre l’Égypte! » 26 Le Seigneur dit à Moïse: « Étends ta main sur la mer et les eaux rebrousseront sur l’Égyptien, sur ses chars et sur ses cavaliers. » 27 Moïse étendit sa main sur la mer et la mer, aux approches du matin, reprit son niveau comme les Égyptiens s’élançaient en avant; et le Seigneur précipita les Égyptiens au sein de la mer. 28 Les eaux, en refluant, submergèrent chariots, cavalerie, toute l’armée de Pharaon qui était entrée à leur suite dans la mer; pas un d’entre eux n’échappa. 29 Pour les enfants d’Israël, ils s’étaient avancés à pied sec au milieu de la mer, ayant les eaux, comme un mur, à leur droite et à leur gauche. 30 L’Éternel, en ce jour, sauva Israël de la main de l’Égypte; Israël vit l’Égyptien gisant sur le rivage de la mer. 31 Israël reconnut alors la haute puissance que le Seigneur avait déployée sur l’Égypte et le peuple révéra le Seigneur; et ils eurent foi en l’Éternel et en Moïse, son serviteur.

1 Alors Moïse et les enfants d’Israël chantèrent l’hymne suivant à l’Éternel. Ils dirent: « Chantons l’Éternel, il est souverainement grand; coursier et cavalier, il les a lancés dans la mer. 2 Il est ma force et ma gloire, l’Éternel! Je lui dois mon salut. Voilà mon Dieu, je lui rends hommage; le Dieu de mon père et je le glorifie.3 L’Éternel est le maître des batailles; Éternel est son nom! 4 Les chars de Pharaon et son armée, il les a précipités dans la mer; l’élite de ses combattants se sont noyés dans la mer des Joncs. 5 L’abîme s’est fermé sur eux; au fond du gouffre ils sont tombés comme une pierre. 6 Ta droite, Seigneur, est insigne par la puissance; Ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi. 7 Par ta souveraine majesté tu renversas tes adversaires; tu déchaînes ton courroux. Il les consume comme du chaume. 8 Au souffle de ta face les eaux s’amoncellent, les ondes se dressent comme une digue, les flots se figent au sein de la mer. 9 Il disait, l’ennemi: ‘Courons, atteignons! Partageons le butin! Que mon âme s’en repaisse! » Tirons l’épée, que ma main les extermine!…’ 10 Toi, tu as soufflé, l’océan les a engloutis; ils se sont abîmés comme le plomb au sein des eaux puissantes. 11 Qui t’égale parmi les forts, Éternel? Qui est, comme toi, paré de sainteté; inaccessible à la louange, fécond en merveilles? 12 Tu as étendu ta droite, la terre les dévore. 13 Tu guides, par ta grâce, ce peuple que tu viens d’affranchir; tu le diriges, par ta puissance, vers ta sainte demeure. 14 A cette nouvelle, les peuples s’inquiètent, un frisson s’empare des habitants de la Philistée. 15 A leur tour ils tremblent, les chefs d’Édom; les vaillants de Moab sont saisis de terreur, consternés, tous les habitants de Canaan. 16 Sur eux pèse l’anxiété, l’épouvante; la majesté de ton bras les rend immobiles comme la pierre, jusqu’à ce qu’il ait passé, ton peuple, Seigneur! Qu’il ait passé, ce peuple acquis par toi; 17 Que tu les aies amenés, fixés, sur ce mont, ton domaine, résidence que tu t’es réservée, Seigneur! Sanctuaire, ô mon Dieu! Préparé par tes mains. 18 L’Éternel régnera à tout jamais! » 19 Car, les chevaux de Pharaon, chars et cavalerie, s’étant avancés dans la mer, l’Éternel en avait refoulé les eaux sur eux, tandis que les enfants d’Israël marchaient à pied sec au milieu de la mer. 20 Miryam, la prophétesse, soeur d’Aaron, prit en main un tambourin et toutes les femmes la suivirent avec des tambourins et des instruments de danse.21 Et Miryam leur fit répéter: « Chantez l’Éternel, il est souverainement grand; coursier et cavalier, il les a lancés dans la mer… » 22 Moïse fit décamper Israël de la plage des joncs et ils débouchèrent dans le désert de Chour, où ils marchèrent trois jours sans trouver d’eau. 23 Ils arrivèrent à Mara. Or, ils ne purent boire l’eau de Mara, elle était trop amère; c’est pourquoi on nomma ce lieu Mara. 24 Le peuple murmura contre Moïse, disant: « Que boirons-nous? » 25 Moïse implora le Seigneur; celui-ci lui indiqua un bois, qu’il jeta dans l’eau et l’eau devint potable. C’est alors qu’il lui imposa un principe et une loi, c’est alors qu’il le mit à l’épreuve 26 et il dit: « Si tu écoutes la voix de l’Éternel ton Dieu; si tu t’appliques à lui plaire; si tu es docile à ses préceptes et fidèle à toutes ses lois, aucune des plaies dont j’ai frappé, l’Égypte ne t’atteindra, car moi, l’Éternel, je te préserverai. »

Fêtes 5778: Prenez date!

Alors que l’année commence, nous pouvons déjà nous préparer aux rendez-vous festifs de 5778.

Les offices de fêtes sont particuliers :

  • L’office du soir est très court (environ 40mn) et se prête bien à un moment de recueillement ou à un moment familial accessible aux enfants.
  • L’office du matin comprend les beaux chants du Hallel, ainsi que des éléments particuliers, comme l’utilisation du loulav à Soukot par exemple. Ce sont des moments plus intimes car il est difficile à certains d’entre nous de prendre congé de leur travail. Si vous en avez la possibilité, organisez-vous dès que possible pour que nous puissions compter sur vous pour le minian.
  • L’office du matin comprend également un Yzkor à la mémoire de nos chers disparus, vous pouvez venir dire leur nom à la synagogue.

Pour avoir accès aux derniers détails, vous pouvez vous abonner à ce site.

Si vous voulez nous aider, inscrivez-vous également sur le doodle suivant, pour que nous sachions que nous pouvons compter sur vous, que nous puissions éventuellement vous contacter pour vous proposer à l’avance l’un ou l’autre honneur. http://doodle.com/poll/zkkemh3fckhqc9vd

  1. Mercredi 20 sept 18h45, 21 sept 10h et 18h45, 22 septembre 10h                                                                                               Rosh hashana
  2. Vendredi 29 sept soir et samedi 30 sept matin                Kipour
  3. Mercredi 4 oct (18h45) / jeudi 5 oct (10h)                      Soukot
  4. Mercredi 11 oct (18h45) /jeudi 12 oct (10h)                   SimHat Tora
  5. Mercredi 28 fevr (18h45) / jeudi 1e mars (10h)              Pourim
  6. Pessah 30 et 31 mars (chabbat) (10h)                              PessaH
  7. Jeudi 5 avril (18h45) / jeudi 6 avril (10h)                        Fin de PessaH
  8. Samedi 19 mai (18h45) / dimanche 20 mai (10h)           Shavouot

Le retour des fêtes : une incertitude rassurante

Shavouot, c’est ce soir et demain!

Voici quelques réflexions pour accompagner notre entrée dans la fête.

Hag SaméaH à toutes et à tous. חג שמח לכלם

Le rituel est-il là pour nous réconforter ou pour nous mobiliser ? Nous entraine-t-il dans la routine ou nous invite-t-il au contraire au changement ?

Les grands concepts de la prière et du cycle de l’année nous ouvrent des chemins de réflexion.

Notre prière centrale se nomme « amida », עמידה, « station debout ». Elle nous invite à « prier debout », et si son nom n’évoque pas tout à fait le mouvement (haliHa, הליכה), il ne se cantonne pas non plus à l’immobilisme (yeshiva, ישיבה).

L’attitude que nous observons dans ce moment de recueillement est effectivement dynamique. Au début de la  Amida, nous nous orientons géographiquement vers Jérusalem, « Yérouchalaïm »,  ירושלים  la ville de la paix et de l’espoir, la ville des grands rassemblements de pèlerinages du passé, qui est également la ville de l’espoir des retrouvailles fraternelles universelles de la période messianique. Par là-même, nous nous orientons également spirituellement vers les plus hautes de nos valeurs, faisant entrer en résonance et en raisonance, le « matspen »,מצפן  et le « matspoun », מצפון, la boussole et la conscience.

A l’occasion de nos fêtes, la Amida garde sa structure, tout en s’habillant de passages relatifs aux fêtes en guise de « vêtements de splendeur » semblables à ceux que nous portons dans les occasions joyeuses.

Nous nous orientons vers Jérusalem, nous reculons de trois pas, puis nous avançons à nouveau. Ces gestes nous ramènent donc  au même point, et pourtant, nous avons évolué dans notre positionnement intérieur. En reculant, nous souhaitons symboliquement prendre du champ par rapport aux questions contingentes de notre vie, en nous avançant à nouveau, nous espérons nous rapprocher de l’essentiel. Pendant la Amida elle-même, nous nous inclinons, nous nous élevons sur la pointe des pieds, nous nous tournons les uns vers les autres, et l’alternance de ces gestes symbolise le mouvement intérieur qui nous accompagne sans cesse, et qui conjugue stabilité et souplesse.

De la même façon, à chacune de nos fêtes, nous revenons en quelque sorte au positionnement qui était le nôtre exactement un an auparavant, lorsque nous célébrions ce même rendez-vous sacré. Et pourtant, nous ne sommes pas les mêmes après une année entière de vie, d’actions, de réalisations, de questions et d’étude. Comme le dit le philosophe, celui qui se baigne dans la même rivière, se régénère pourtant dans une eau sans cesse renouvelée.

En forme de pirouette, nous pourrions dire que le rituel nous invite à faire entrer le changement dans la routine, à intégrer l’évolution dans la tradition. Le quotidien se pare du charme sacré du « tout est possible », l’exceptionnel s’abrite dans la chaude étoffe du « rien de nouveau ».

Le changement fait partie de nos vies, de la naissance à la mort dans notre vie privée, de la naissance de notre peuple à ses évolutions géographiques, historiques et organisationnelles dans le domaine du collectif.

Nos trois fêtes de pèlerinage en témoignent, puisqu’elles ont pu revêtir au cours de l’histoire des significations différentes. Elles ont été des fêtes agricoles, sans doute issues de célébrations païennes puis sont devenues des fêtes de culte au temple. Elles ont reflété une réalité historico-mythique, se sont transformées en rassemblement communautaires après le choc de la destruction du temple, avant de voir leur signification spirituelle et symbolique prendre le dessus, elles revêtent parfois aujourd’hui un sens laïc au sein d’institutions telles que les mouvements de jeunesse juifs laïcs et les kiboutsim. Avant tout, elles font fonction de liant familial et de rendez-vous identitaires.

Pourquoi intégrer cette perspective historique est-il si difficile pour certains ? Peut-être parce que nous aimerions parfois avoir des certitudes, nous voudrions parfois pouvoir adhérer à des choses tangibles, à des « dieux concrets », représentés, immuables ; la tentation de l’idolâtrie est peut-être inhérente à la nature humaine, qui cherche à se rassurer. Ce faisant, la nature humaine se replie au lieu de se déployer, et prépare sa propre réduction comme le veau d’or qui finit en poussière. Elle aspire au contraire au déploiement et au redéploiement de la révélation du Sinaï, toujours mentionnée au présent dans les bénédictions de la Torah.

Mais où puiser la force de résister aux attraits des certitudes ?

Par sa répétition, le cycle des fêtes, le makhzor מחזור  – mot également employé pour désigner le rituel que vous tenez dans vos mains – nous inscrit dans un rythme rassurant. Il permet au jeune enfant de se représenter de mieux en mieux le passage des longues années de sa vie. Il permet aux plus âgés de prendre la mesure de la rapidité de la succession des ans.

Le Makhzor est un cycle d’un an, une année, Chana en hébreu שנה. Chana signifie à la fois « répéter pour apprendre »,  לשנןet « changer », לשנות. La racine de ce mot est « Hazar », « revenir », car les fêtes reviennent sans cesse, mais ce cycle s’inscrit dans une dynamique qui va de l’avant, le « chemin juif », la « halaHa » הלכה.

Effectivement, la tradition juive nous « fait marcher », et particulièrement à l’occasion des « trois fêtes de pèlerinage », les « chaloch régalim », שלוש רגלים, les « trois pieds » en traduction littérale. Pour nous faire avancer, elle nous demande de nous appuyer sur la régularité du pas, et si le pied qui peut nous mener loin porte le nom de regel, רגל, l’habitude est désigné de celui de « hergel », הרגל. Et bien que l’étymologie n’autorise pas ce rapprochement, mentionnons (au passage) que ces chemins sont pour nous ceux de la joie, que les « regalim » ont pour fonction de nous « régaler » ! Nous avons l’habitude de nous déplacer, et notre mouvement s’inscrit dans cette tradition du renouveau qui est la nôtre, en tant non que juifs « errants », mais que juifs voyageurs.

Après le cycle des fêtes vient celui du mois, du « Hodech », חודש du « renouvelé », puisque le mois renait chaque foi à nouveau en compagnie de la nouvelle lune, sans cesse semblable et sans cesse différente. Le chabat, שבת   dont le nom même signifie « arrêt », nous invite chaque semaine à la rupture d’un rythme quotidien, qui lui-même malgré son retour incessant s’inscrit dans le changement permanent comme le dit la prière du soir : « Eternel, tu renouvelles chaque jour et en permanence l’œuvre de création du monde. »

Que signifie donc notre rituel ? Comme le dit l’enfant « méchant » de PessaH, « Qu’est-ce que ce travail pour vous ? ». Pour nous, le retour de nos fêtes cycliques, de nos trois fêtes de pèlerinage, est une invitation sans cesse réitérée à nous abriter dans la chaleur des traditions séculaires pour nous délivrer des pressions du quotidien, et pour nous resituer dans un autre type de vulnérabilité : celui du partage des questions essentielles. Soutenus par le rythme rassurant de la communauté en prière, nous retrouvons l’audace de créer de nouveaux chemins de pensée. Sur cette « ancienne-nouvelle » terre, cette altneuland qu’est l’univers de la sagesse juive, nous nous tournons vers l’infini des possibles de l’humain, qui fait face à l’infinité des facettes du divin, représenté par un Dieu qui se donne pour nom : « Je serai ce que je serai ».

Qui peut savoir ce que nous deviendrons, chacun et chacune, ou ce que sera le peuple juif, dans l’avenir proche et lointain ? Mais nous avons au moins la certitude que cette identité en devenir perpétuel est sculptée par le meilleur de nous-mêmes à travers les siècles, grâce aux retrouvailles intenses et nourrissantes que nous ménage notre calendrier.